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 [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]

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Message [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Mer 21 Sep - 15:14
« Tu évites la tour des vents. » Une simple phrase. Une seule affirmation déclamée d'une voix atone. Aucun reproche. Nul jugement. Juste... cette seule phrase qui tourne en boucle dans mon esprit depuis lors que Sélène me l'a déclamée. Sans fioriture. Comme de coutume avec elle. Mes doigts lentement viennent glisser dans ma chevelure de feu, laissant les mèches écarlates se faire plus indomptables encore. Comment pourrai-je en toute sincérité déclarer le contraire ? Depuis combien de temps n'ai-je pas parcouru les jardins de la Tour des Vents ? Plusieurs semaines il me semble. Un peu avant que ma vue ne se rétablisse réellement. Pas tout à fait totalement. Mais surtout depuis... Depuis que ce vide s’est fait plus prégnant. Mon soupir s’échappe d’entre mes lèvres alors que mes iris ambrés viennent se poser sur l’animal qui demeure toujours à mes côtés. Un sourire vient glisser sur mes lèvres presque gêné. Malaisé. « Elle a raison... hein. » Je me suis isolé. Isolé des Oracles pour une raison que je ne parviens pas tout à fait à saisir, que j’appréhende à peine. C’est juste une sorte de... besoin. Un besoin inconscient, pas tout à fait logique aussi et dont je n’avais pas pris garde jusque là. Moi qui pourtant, suis d’une nature sociable, préférant la compagnie des autres à la solitude... Me voilà face à un bien étrange constat.

J’évite la Tour des Vents. Un peu moins les gens qui l’entourent, les ruelles animées de Rome quand bien même me suis-je plus souvent retranché entre les arbres des forêts et pinèdes alentours qu’au sein de la cité. Comme si... Comme si j’essayais vainement de retrouver ce qui m’avait été pris... Essayer, encore et encore. Inutilement. Ça ne me ressemble pas. Non, ça ne me ressemble pas d’agir ainsi, mais jusqu’alors, je n’avais jamais... ressenti ça. C’est... perturbant. Effrayant aussi. Je... ne comprends pas.

Doucement, la truffe humide de mon compagnon vient se glisser entre mes doigts, réclamant mon attention. Mes prunelles se détournent de nouveau sur lui, laissant un sourire timide glisser sur mes lippes alors que je lui offre quelques caresses en réponse en m’accroupissant à ses côtés. Je ne suis pas totalement seul. Pas totalement perdu non plus. Je sais où je suis actuellement même si... Même si... Mes paupières s’éteignent un instant avant que le chien blanc ne se fasse plus présent, sa tête venant me déstabiliser un instant. Sa queue fouettant l’air, il m’observe avant de s’avancer sur le chemin menant à cette fameuse tour que j’évite. Il se détourne, baisse sa tête entre ses pattes, l’air joueur, avant de s’élancer en trottinant. Mon soupir se fait presque pouffemment alors que je me redresse. Son comportement est plutôt explicite

« Avoue que les caresses de Sélène et de Célestia te manquent. Je pourrai presque être jaloux. » L’animal se détourne de sa route, revient vers moi en me tournant autour avant de repartir après une caresse de ma part. Mon sourire se fait un peu plus prégnant devant son comportement, et je lui emboite finalement le pas. Mes doigts viennent glisser sur mes paupières alors que je m’avance entre les ruelles de la cité. Le soleil commence déjà à décliner – j’y serai probablement un peu avant que le crépuscule ne soit levé – mais mes pensées n’effleurent que peu cette réalité. Je ne l’ai pas remercié pour ça. Je n’ai même pas pris un moment pour lui faire savoir que ses soins avaient fait leur office... Je sais qu’elle est présente. De nouveau.

Setanta est premier à s’avancer dans le temple, ne prêtant que peu d’attention à l’aspect de ce dernier, ne s’intéressant qu’à une seule présence – odeur. Moi, je ralentis pour en contempler l’architecture. Jusqu’alors, je ne m’étais que peu aventuré dans les différents temples de Lug, y préférant – par habitude – ses jardins luxuriants bien plus attirant. Étrange même que ma curiosité ne m’y ait jamais davantage poussé. Mon compagnon ne me laisse pourtant pas vraiment l’occasion de m’attarder. Je salue les servantes et m’excuses par la même – elles ne semblent pas forcément offusquées, bien qu’étonnée par ma présence. Néanmoins, on ne m’arrête pas, pas plus qu’on n’arrête le chien blanc qui me guide jusqu’à la Dame aux hérons. Et dès qu’il l’aperçoit, il s’y précipite presque. Mon sourire se fait plus affectueux alors que je m’avance plus lentement. Silencieux pour l’heure, contemplant juste la scène. « On dirait qu’il vous aime. » Je m’en amuse. Un amusement naturel, sincère, qui réchauffe mon cœur un instant. « Bonjour Dame Célestia. » Je me tais un instant, me souvenant du soleil déclinant... néanmoins ici, la lumière de l’aube parait demeurer malgré le crépuscule. « J’espère qu’on ne vous dérange pas. Setanta voulait vous voir. » Enfin... il n’était pas seul à vrai dire.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Jeu 22 Sep - 16:21
Après la rencontre à Rome, l'oiselle plongeait de nouveau entre doutes et hésitation. Alliés, ennemis. Des notions si difficilement tangibles, si changeantes. Sunilda paraissait sympathique aux yeux de l'Augure, représentant terrestre d'Apollon, pourtant celui-ci avait ordonné l'alliance avec Arès et l'attaque du Sanctuaire. Célestia ne connaissait toujours pas l'issue de cette bataille par ailleurs, Bran n'ayant pas recroisé sa route depuis.

La question tournait en boucle dans son esprit, mettant en lumière de possibles scénarios quant à la suite des événements : jouer un double-jeu avec les Berserkers signifiait aussi prendre des risques avec les troupes infernales, qui que soit leur commandant. Jouer un double-jeu avec Athéna impliquait de prendre d'autant plus de précautions, car elle maniait l'art de la bataille avec bien plus de ruse et d'arrières-pensées, probablement. La fille de Zeus après tout, avait remporté une précédente bataille et plié sous son joug plusieurs Tributs pour s'assurer la suprématie sur la Méditerranée. Il fallait redouter qu'elle y parvînt encore. Et ces Tributs alors, qu'en était-il ? Célestia savait pour le Berserker : tuée devant ses yeux, par une étrange manipulation de Silas des Gémeaux. L'Ase ? Aucune nouvelle. En vérité le manque criant d'informations sur les hommes du nord finirait par devenir un problème dans l'échiquier géant du monde. Trop d'inconnus accentuaient les dangers possibles. Quant au Tribut marina... Son passage aux geôles n'avait guère permis d'en apprendre plus.

Soudain un aboiement familier brisa ses réflexions en milliers d'éclats, lui faisant prendre alors conscience qu'elle observait le soleil depuis des heures depuis sa fenêtre dissimulée parmi les feuillages qui décoraient abondamment son temple. Les nymphes s'occupaient autour d'elle sans la déranger, et furent ravie de recevoir un visiteur, même à une heure aussi tardive. Elles s'esquivèrent une à une dans leurs appartements respectifs, le chemin libre pour le Merle et son familier dans cette jungle miniature de plantes et de pierres.

Setanta bondit presque dans les bras de la jolie blonde, et elle l'accueillit aussitôt par d'abondantes caresses, avant de pâlir violemment, rendant son teint plus crayeux encore qu'à l'accoutumée. Le chien suivait un maître. Le maître en question...

Elle se leva si brusquement qu'elle en renversa sa chaise. Sous la surprise, la Princesse aux mille oiseaux ne put s'empêcher de lever le bracelet de fleurs à son poignet tandis qu'Aedan s'avançait vers elle, visiblement gêné d'arriver là, comme un cheveu sur la soupe aurait-on pu croire. Un minuscule et unique bourgeon s'épanouissait au milieu des pétales fanés. La renaissance du Merle. Alors tout ce temps elle l'avait cru mort... à tort ? Ses lèvres formèrent en silence le nom du rouquin qui lui avait manqué dans son faux trépas, et elle s'élança à pas légers mais non moins vifs pour le serrer dans ses bras. Le heurt de leur corps ressembla à celui d'une plume tombée d'une falaise, sans violence, mais de si loin. Ses bras blancs se refermèrent sur dans son dos, son visage trouva le chemin de sa poitrine pour s'y nicher, envahi tout à coup par des larmes, de soulagement cette fois-ci. Elle leva les émeraudes de ses yeux vers son visage juvénile, et à défaut de posséder une taille suffisante pour déposer un baiser sur sa joue, elle y passa le bout des doigts. Le rêve semblait bien réel, la chair aussi douce que dans son souvenir, l'expression aussi timide.

A travers le rideau larmoyant, elle sourit de bon cœur, bien heureuse de le revoir avec ce teint rosé propre à l'Homme. Bien vite cependant, son attention fut détourné par le museau humide du blanc canidé, avide d'attention. Setanta éprouvait visiblement le même besoin d'affection après tout ce temps, aussi délaissa-t-elle un instant le jeune homme pour s'accroupir et caresser le docile animal tout son soûl.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Jeu 22 Sep - 18:57
J'observe la scène qui se déroule devant mes yeux avec une affection sincère. La délicate demoiselle offre à mon compagnon moult caresses dont il en apprécie chacune. Il est heureux de retrouver la dame aux hérons, et je ne m'en étonne pas le moins du monde. La belle a vraiment un don avec les animaux. Setanta pas moins qu'un autre visiblement. Pourtant, cette scène se fige alors que les prunelles verdoyantes de l'évêque viennent se poser sur moi. Il n'y a que le silence qui répond à sa surprise - sa stupéfaction même. Son teint de porcelaine se fait plus pâle encore alors qu'elle m'observe. Éberluée. La chaise sur laquelle elle s'était posée choit avec force, mais elle l'ignore. Elle l'ignore et contemple son bras avant de se précipiter vers moi. Surpris, je le suis tout autant qu'elle semble l'être ! Surpris par sa si soudaine réaction à laquelle je ne m'attendais pas le moins du monde. La belle vient m'étreindre alors qu'un sursaut me fait reculer d'un pas - un sursaut et probablement son élan également. Je... ne m'attendais vraiment pas à un tel accueil ! A une telle étreinte également. Setanta non plus d'ailleurs. « Célestia ? » La surprise qui m'habite m'en fait oublier ma politesse habituelle quand je m'adresse à elle, néanmoins, je n'y prends que peu garde, me contentant d'observer ce corps se pressant contre le mien et son visage larmoyant tourné vers le mien.

Elle pleure. J'en cligne plusieurs fois des paupières, comme pour m'assurer que ces larmes sont bien réelles. Et je ne peux que le constater, aussi troublé cela me laisse. Elle parait vérifier ma présence comme si... comme si j'avais disparu. Disparu un long moment - peut être même éternellement. « Je ne pensais pas que je me ferai ainsi accueillir. » Mes paroles paraissent légères et amusées, pourtant, elles ne dissimulent pas tout à fait la gêne qui vient couvrir mon visage - et faire légèrement troubler ma voix. J'éprouve un sentiment diffus de malaise face à ces larmes, d'incompréhension également et en même temps... une certaine joie que je ne comprends pas tout à fait. Pourquoi serai-je heureux de provoquer des pleures ? Ça ne me parait pas vraiment logique... Elle est vraiment toute petite. Elle parait si... fragile. Plus encore à mes yeux à cet instant, alors qu'elle s'accroche à moi. C'est... plutôt déstabilisant, en fait et en même temps... Une de mes mains vient glisser dans son dos, dans l'espoir de la rassurer, la soulager - d'interrompre ses pleures. Et j'essaye de comprendre son trouble en effaçant maladroitement du bout des doigts une larme perlant à ses yeux. Pourtant, elle sourit. Un sourire rayonnant, vraiment heureux. C'est à n'y rien comprendre !

Est-ce mon absence qui l'a inquiété ? Cela me parait tout de même quelque peu exagéré... Je ne me suis pas isolé si longtemps... non ? « Je vous ai inquiété ? » Une question innocente mais qui avait néanmoins son importance. « Si c'est le cas, il ne faut pas ! J'ai l'habitude de vadrouiller à droite et à gauche, je crois que j'ai un peu de mal à rester en place. » Ma main vient se glisser dans ma chevelure, comme pour en ôter la gêne alors que la dame, après un nouveau sourire, vient se pencher sur mon compagnon, lui offrant de nouvelles caresses. Il en est visiblement ravi. Quelque chose pourtant m'interpelle dans cette toute cette scène. Une... absence. Un vide. « Dame Célestia ? » Je n'ai pas entendu sa voix. Pas une seule fois, pas à un seul moment, ni pour m'accueillir, ni pour me répondre. Une intuition. « Que se passe t-il avec votre voix ? » J'avais vu ses lèvres bougées... Mais aucun son n'en était sorti à mon arrivée... cela ne me parait pas être son genre. La Célestia avec laquelle j'avais parlé n'était point avare en mot, contrairement à mon oncle qui se contentait du stricte minimum. Ce qui était toujours mieux que ce silence. Un silence trompeur mais néanmoins vibrant. Que s'est il passé durant mon absence...? Une peur grinçante.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Jeu 22 Sep - 19:56
Comme elle le prévoyait, la Gardienne vit naître incompréhension et embarras sur les traits du petit Merle après des retrouvailles pareilles. Il ne s'offusqua pas, pas plus qu'elle dans la situation inverse, mais aussitôt vinrent les questions, dont la plus délicate à expliquer. De ce qu'elle avait constaté lors de leur voyage à Kiev avec Bran, les druides ne portaient pas d'affection particulière à Apollon. Aller dire à l'un d'eux que le dieu solaire la privait de parole par punition ne rendrait sûrement pas leur allégeance facile, surtout Aedan avec qui elle avait sympathisé. Son oncle adoptait des réactions plus obscures, plus difficiles à prévoir, mais lui...

Tout d'abord, afin qu'il comprît son élan précédent, elle se releva et porta à hauteur de ses yeux le bracelet offert par lui-même. Au premier coup d’œil on pouvait voir la totalité de l'artefact fané, comme la vie qu'il aurait dû représenter. Toutefois, et là se trouvait la nuance à laquelle son attention s'accrochait maintenant, le petit bourgeon, caché par un pétale éteint, reprenait des couleurs. Lui seul comprendrait la signification du message, la peur qu'il générait chez la demoiselle.

L'instant suivant, la fille d'Apollon se tournait vers les feuillages, par le chemin emprunté à l'arrivée d'Aedan et son compagnon. Elle siffla quelques notes entre ses dents, et un instant plus tard arrivait une nymphe gracieuse qui s'inclina devant eux. Célestia lui fit signe d'approcher puis désigna sa gorge, ainsi qu'Aedan.

"Entendu, ma dame. Jeune seigneur, je m'appelle Lynia et je suis au service de Dame Célestia. Je vais servir d'interprète, car ma maîtresse a été privée de sa voix récemment. Parlez naturellement, je répondrai aussi précisément que possible."

L'évêque acquiesça d'un hochement de tête, reconnaissante. Heureusement qu'ils se trouvaient dans son temple, car tant d'effusions auraient pu passer pour une insulte au regard de son rang presque divin. Les nymphes, elles, seraient dignes de confiance, et sa maison le tombeau de leur échange s'ils le souhaitaient. Elle indiqua par geste ses yeux, puis ceux d'Aedan, après quoi l'interprète hésita un moment.

"Vos yeux... semblent aller bien. Et vous aussi. Vivant. Et le chien."


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Ven 23 Sep - 12:57
Lentement, la demoiselle se redressa à mes mots. Nulles paroles ne vinrent troubler le silence se faisant de plus en plus éloquent, seul ses gestes me permettent de comprendre la situation. Sa main vient se relever devant moi, offrant à mon regard un bracelet végétal en bien triste état. Les fleurs se sont fanées - si on en omet une qui est seule à bourgeonner. « Oh. » Je crois comprendre... Je crois savoir la raison de ses pleures... et de son soudain soulagement. Avec douceur, ma main se pose au dessous de son poignet afin d'observer avec plus d'attention mon fade présent. Sur mon visage vient s'attarder un air un rien maussade. Ce bracelet n'était pas censé l'inquiéter, bien au contraire, il était là pour lui offrir un peu d'espoir. Lentement, ma seconde main vient recouvrir la sienne, la cause de son trouble disparaissant à sa vue. Après un flamboiement de mon cosmos et quelques paroles murmurées, je la retire afin qu'elle puisse contempler d'autres bourgeons s'ajouter à l'unique présent. Mes lippes s'ourlent d'un sourire qui se fait moins rayonnant qu'il n'aurait dû. Cette protection sera probablement moins efficace qu'avant. Avant... J'avais puisé dans le Sidh de quoi en alimenter la puissance, mais à présent que cette dernière m'est inaccessible... Je ne peux rien faire de plus que la nourrir de ma seule force tronquée. C'était... surement pour ça que les fleurs s'étaient flétries... Je suppose... « Désolé, je ne voulais pas vous inquiéter. Ce sera mieux maintenant. » Les fleurs mettront du temps à s'épanouir mais elles y parviendront de nouveau. « Je suis toujours là ! » Ma voix s'élève avec un peu plus d'entrain, avec un presque rire.

Oui. Malgré tout, je suis toujours là, bien vivant. Bien présent. Malgré tout. Malgré ce trouble.

Un sifflement délicat s'extirpa d'entre ses lèvres, seul son semblant pour l'heure y parvenir et fit apparaitre une femme à l'allure délicate - une de celle que j'ai aperçu en arrivant. La dame s'incline respectueusement devant moi et je salue de quelques paroles, avant qu'elle ne me réponde après quelques gestes de sa maîtresse. « Privée de sa voix ? » Mes prunelles viennent se poser sur la dame aux hérons, scrutatrices. Je n'ose imaginer se que je ressentirais privé de ma voix. Autant je n'ai pas craint les ténèbres de ma cécité, autant être muet m'effraie bien plus. « Comment cela vous est-il arrivé ? » Ma voix a perdu en octave - en chaleur également. De là d'où je viens, la parole est sacrée, bien plus que les mots couchés sur du papier.

De nouveaux gestes de l'évêque viennent s'ajouter à la conversation. L'entretenir. Une nouvelle question, qui, même sans la présence de cette interprète, aurait pu être comprise. Mes yeux. Mon sourire se fait plus doux alors que mes doigts viennent dégager une mèche de cheveux envahissant mon champ de vision. « Ils vont mieux oui. Merci. C'est en grande partie grâce à vous si j'ai récupéré la vue aussi rapidement. Sans vos soins, je pense que ça aurait pu être bien plus long. » Sans doute oui, j'en suis intimement persuadé. Et même si j'ai encore quelques moment où ma vision se floute, ça n'est en rien dommageable, problématique. Loin de là. Je suis suffisamment content de pouvoir observer de nouveau le monde. Un rire un rien malaisé s'échappe de mes lèvres alors que je continue plus maladroitement. Je m'en veux un peu de l'avoir inquiété inutilement. Moi aussi, j'aurai été bien peiné dans sa situation. « Et oui. Vivant tous les deux. Pour longtemps encore j'espère, j'ai une promesse à tenir ! » Oui. Une promesse mais ce n'est pas la seule raison. Il n'y a pas de honte à vivre... hein.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Ven 23 Sep - 15:58
Un nouveau sourire fleurit sur le visage de la belle, accompagnant la renaissance du bracelet de fleurs et de tout ce qui allait avec. Aedan, sa Lumière, son air timide et sa voix tantôt gaie, tantôt troublée. Le Merle et le Héron se connaissaient depuis peu de temps en définitive, quelques mois à peine, et pourtant la jeune femme tenait à lui comme à un frère, que comme Lykeios et Asclépios elle ne voulait pas perdre. Au-delà des liens de sang, les Oracles faisaient tous partie de sa famille et chacune de leur vie valait chèrement, c'est pourquoi les mots simples du rouquin l'apaisèrent grandement.

En prime, ses yeux voyaient bien et sa santé semblait bonne, ainsi que celle du chien blanc à ses côtés. Dans ces conditions, elle pouvait laisser sa tension retomber.

Sans surprise, il la questionna sur sa voix, et la nymphe interprète l'interrogea du regard. Dans les grandes lignes, toute la Tour savait pour son châtiment, sans forcément connaître le pourquoi et le comment de la chose. Alors, s'adressant directement au druide, elle leva le bras vers le plafond, désignant par là le Soleil au-dehors, qui à ce point du jour déclinait comme pour peser plus lourdement sur la révélation.

"Il s'agit d'un châtiment. A cause de... d'une prière ?"

La servante ne put s'empêcher un air perplexe, auquel Célestia répondit par un nouveau hochement de tête. Il serait plus difficile de donner des détails sans paroles à travers quelqu'un qui ne connaissait pas le fond de la situation, mais Aedan pourrait d'ores et déjà se douter de la nature du "crime" commis. Mimant ses similitudes avec l'Augure, elle chercha à préciser que la solution à son problème se trouvait auprès d'Adalrik, mais le nymphe ne saisissait pas bien si elle parlait d'une personne étrangère ou d'un membre de la Tour. Ce passage de l'histoire resterait donc flou pour l'instant.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Lun 26 Sep - 12:22
Les gestes de la belle reprirent. Elle pointa le plafond du bras - de la main - me laissant interpréter librement ce simple mouvement indiquant un tout bien plus grand. Le ciel. Ou plus probablement le soleil déclinant. Lug. Les êtres capables d'ôter un sens à une personne n'étaient pas si rare dans notre monde, moi même, j'en avais la capacité. Mais face à un allié, il ne me viendrait pas à l'esprit de l'utiliser. Etait-ce réellement la divinité solaire qui l'avait ainsi châtié, comme me le traduisait avec hésitation la servante de la dame aux hérons ? Un châtiment... « Lug vous a châtier pour une prière... » Ma voix se module pour se perdre en une interrogation vague qui demande une simple confirmation. Une prière. A qui, aurai je souhaité rajouter mais quelque chose me dit qu'il est préférable de taire cette question. Cette information. Si il l'a puni, je suppose sans trop me tromper que sa prière ne lui était pas destinée... Par respect pour elle, je ne la questionnerais pas davantage. « C'est un bien cruel châtiment. » Même si je suppose que cela aurait pu être bien pire. Oui. Bien pire.

Inclinant ma tête sur le côté en détaillant la suite de ses gestes, je ne peux m'empêcher de les trouver quelque peu plus... obscur. Sa servante cette fois ci ne m'aide pas vraiment aussi, je dois moi même me débrouiller avec ce jeu de mime. N'y aurait-il pas un moyen plus aisé pour communiquer ? Je me laisse aller à cette réflexion en contemplant la demoiselle qui s'explique... comme elle peut. Avec des gestes et des mimiques. Lire sur les lèvres aurait pu m'aider, hélas... je ne suis pas très douer pour cela non plus, si ce n'est pour des mots simples. Et mes pouvoirs ? J'y pense. J'ai le pouvoir d'ôter, moi également. Un pouvoir que le Merle possède en sa qualité de guide. Ôter pour apprendre. Pour comprendre, surtout. « Vous parlez... de l'Augure ? » Je suppose que c'est de lui qu'elle parle... Même si je peux pas vraiment l'assurer. Après, la logique voudrait qu'en tant que représentant de Lug, il puisse agir en ce sens... Après tout dépend des ordres qu'il a reçu de la divinité. « L'Augure peut lever cette punition, c'est ça ? » Ce n'est tout de même pas bien pratique de décoder tout ce qu'elle dit... Et cela doit également être le cas de sa propre servante qui peine par moment à comprendre. Un peu moins que moi cela dit, j'ai l'impression.

Mes doigts viennent glisser sur mon menton, ma mine se faisant plus circonspecte. Un soupir s'échappe de mes lèvres. « Ce n'est tout de même pas très pratique pour communiquer entre nous. » Je ne commente pas en soi la décision de Lug, quand bien même j'en trouve les répercutions bien lourdes, cependant... il faut avouer que c'est loin d'être facile. Et en même temps... ce n'est probablement pas le but de lui faciliter la vie. Ça n'en reste pas moins une punition. Mes bras se croisent sur mon torse alors que je continu de réfléchir, détaillant sans vraiment le voir le plafond. « Hum... » Ça ne me dérange pas en soi de parler seul, je le fais régulièrement - aussi étrange cela peut-il paraitre - mais il est tout de même plus confortable quand un échange peut se faire. « Vous pouvez toujours écrire sinon ? Je ne lis pas trop mal le latin même si ce n'est pas ma langue natale. » Ce n'est pas ma langue maternelle et quand bien même l'écriture n'est pas une priorité chez nous, mon Père m'en a enseigné les rudiments. Mes lèvres viennent s'ourler d'un sourire discret, oscillant entre reconnaissance et nostalgie. Avant, je n'aurai pas eu l'intérêt à décrypter cette langue mais il m'en avait appris la base, comme si... enfin, il avait probablement vu que j'en aurai l'utilité un jour. Et il est vrai que cet enseignement m'a bien servi durant mon voyage.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Mar 27 Sep - 20:13
Décidée à ne pas baisser les bras et délivrer son message jusqu'au bout, la belle blonde s'obstina en gestes lents pour bien mettre en évidence les ressemblances entre l'Augure et elle -et elle s'aperçut qu'il en existaient beaucoup, auxquelles elle ne prêtait pas forcément attention en temps normal, comme le fait qu'il portait d'amples vêtements relevant plus du style grec que de la civilisation romaine. Si elle ne parvenait pas à transmettre un message aussi simple, comment pourrait-elle se débrouiller par la suite pour quelque chose de plus compliqué, et sans doute plus important aussi. Rien que de repenser à la difficulté de communiquer la présence de Ludmila à Thafnout, elle en eut la nausée. Le châtiment imposée par Apollon l'handicapait bien plus qu'elle n'aurait cru...

Perspicace, Aedan parvint tout de même à tirer l'information principale de ses gesticulations. Elle acquiesça aussitôt férocement, en partie soulagée. Le Merle ne tarda pas à exprimer à voix haute ce qu'elle devait désormais garder sous silence : l'inconfort de cette position tant pour elle que son entourage. Écrire, bien sûr elle y avait pensé, mais la proximité d'un support pour cela ne durerait qu'un temps. Faute de trouver mieux, et réalisant qu'elle ne connaissait pas le niveau de lettrisme du jeune homme, elle fit signe à la nymphe d'apporter le nécessaire. Heureuse de pouvoir servir, la créature des forêts s'exécuta au pas de course, laissant un cours instant les deux oiseaux en tête à tête.

Étonnamment, chacun des Oracles semblait compatir à son sort, sans jamais désapprouver Apollon. Comme s'ils pensaient unanimement les mêmes choses du dieu solaire sans se les dire, et tout en gardant leur part de libre-arbitre pour eux-mêmes.

***Ma famille...***

De nouveau, mais avec moins de brusquerie qu'auparavant, elle vint enlacer Aedan. Le plus jeune de tous -hormis elle-même-, il ne manquait ni de sagesse ni de compassion, et sa Lumière parfois vacillante dans sa discrétion ne brillait que plus quand il se trouvait là.

***Quand j'aurais de nouveau ma voix, je te demanderai de voler avec moi.***

Une promesse muette qu'elle se fit à elle-même.

Après quelques minutes, la nymphe revint vers eux avec plusieurs morceaux de parchemins et un petit pot d'encre. Elle tendit un simple stylet à sa maîtresse en guise d'instrument scripteur puis, assurée que sa traduction devenait superflue, elle s'inclina et se retira aussi rapidement qu'elle était apparue. Célestia retourna près de la fenêtre et s'aida de son rebord pour sculpter d'une main de maître les lettres salvatrices. Tous les arts entre ses mains se paraient de grâce et d'excellence, et celui de l'écriture ne comptait pas comme exception. Après tout, son ascendance la dotait de facilités... divines dans ces domaines.

Elle commença par une simple phrase, un "Pouvez-vous lire ?" qu'elle traduisit en latin, en grec, et même en celte, dont la majorité des symboles lui étaient connus grâce aux mémoires de ses prédécesseurs. Elle se doutait que les druides tiraient leur origine des Britons et des peuples Gaulois voisins, notamment les habitants de la légendaire Brocéliande. Peut-être cette langue mettrait-elle Aedan plus à l'aise.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Jeu 29 Sep - 19:03
Un soupir de soulagement vient s'échapper de mes lèvres en constatant que mes hypothèses maladroites s'avèrent être une réalité. Je suis quelque peu rassuré d'avoir pu deviner à travers les gestes de la demoiselle, ce qu'elle voulait me révéler. Néanmoins, ça ne change pas grand chose à l'inconfort de sa situation, ainsi qu'à celle des personnes l'entourant. Non pas que je me plaigne, loin s'en faut, cependant, ça n'aide pas vraiment à communiquer convenablement. L'Augure pouvait donc lui lever cette punition... mais ça ne disait aucunement quand il le ferait. A vrai dire, je ne sais même pas depuis quand exactement elle est privée de sa voix... je n'ai que trop passé de temps loin de cette Tour... Et surtout des gens y demeurant.

Prenant acte de ma remarque, la belle donna visiblement l'ordre à sa servante de lui apporter de quoi écrire - ce qui nous aiderait bien au moins le temps qu'on trouve une meilleure idée... Ce qui n'était pas mon cas pour l'heure. De nouveau seul, la demoiselle m'offrit de nouveau une étreinte que... je ne compris pas tout à fait. Au moins était elle moins brusque que la première qu'elle m'offrit, à peine une poignée de minute plus tôt. Douce. Presque comme un remerciement muet. Je suppose que même si la parole est un bien précieux, elle n'est pas seule à pouvoir nous permettre de communiquer avec les autres. Mes doigts viennent glisser contre ma nuque, quelque peu gêné – mais moins que la première fois cela dit. A croire que je commence à m'habituer aux élans de la demoiselle. « Votre voix vous reviendra et vous pourrez rechanter de nouveau. » Comme avant. Ce serait dommage qu'elle n'en soit privée indéfiniment... Mais j'ai bon espoir. Je suis un optimiste. Et puis, quand bien même le crime commis semble être préjudiciable, Lug finira par mettre fin à son châtiment tôt ou tard. Sans cela... Sans cela, il ne se serait pas donné cette peine. Tout du moins, je le suppose.

La servante revient, donnant à sa maîtresse ce qu'elle lui avait réclamé avant de s'échapper aussitôt, sentant que sa mission était accompli à présent. Je la salue d'un signe de tête, la remerciant par la même alors que la dame aux hérons vient se poser de manière un peu plus confortable pour écrire. Les arabesques s'étalent sur le parchemin avec délicatesse, pour ne pas dire virtuosité. Cela n'a rien à voir avec ma propre écriture. Pouvez vous lire. Je souris et acquiesce. Je lui pointe la ligne écrite en latin, puis celle que je parviens le mieux à déchiffrer. « Celle ci et celle là. J'ai plus de facilité avec la dernière cela dit. » Je préfère le préciser afin de nous arranger tous les deux. « Je ne pensais pas que vous connaissiez aussi cette langue d'ailleurs. » Enfin, dans les faits, les termes se ressemblent mais il y a quelques particularités qui doivent venir de mes propres origines, mais c'est bien plus compréhensif qu'il n'y paraît.« Et vous écrivez très bien aussi. Je dois avouer m'appliquer bien moins dans ce genre d'exercice. » Un sourire amusé, quoi qu'un peu gêné vient ourler mes lippes. Ô, j'assume bien évidemment, je ne suis pas le plus à l'aise avec ce genre de travail, mais ça ne m'avait jamais empêché de m'y faire autant que possible.

« Donc, maintenant que nous avons trouver un moyen plus simple de communiquer, nous allons pouvoir reprendre. »
Un commentaire probablement inutile.« Que vous est-il donc arrivé pendant mon... » J'hésite un instant sur le terme à utiliser avant de reprendre, un peu gêné malgré tout. « absence.» Une absence néanmoins nécessaire.




Dernière édition par Aedan le Jeu 6 Oct - 10:23, édité 1 fois
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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Sam 1 Oct - 19:38
Une touche de malice vint souligner le regard de la damoiselle tandis que le Merle pointait du doigt la langue celte. Son intuition servait au moins à cela, et elle se félicita de la fiabilité des connaissances de ses prédécesseurs. Aedan paraissait tout à la fois soulagé et gêné dans cette situation, chose qu'elle pouvait comprendre puisqu'elle-même ressentait le même inconfort, sans s'expliquer toutefois cette "absence" qu'il ne voudrait sans doute pas partager.

"J'ai été envoyé en mission à Carthage, conjointement à Thafnout et à deux berserkers. Nous ne savions pas ce qui nous attendait, et la situation n'était pas claire. En résumé, nous nous sommes séparés, et des druides noirs me sont apparus... Bien plus nombreux et plus puissants, ils m'ont contrainte à fuir, et de leur côté les autres ont rencontré des adversaires semblables. Le piège paraissait se refermer sur nous, bien trop vite, alors au nom de l'ancien pacte qui régissait Carthage, j'ai adressé une prière, non seulement à Apollon, mais aussi à Arès et Athéna... C'est cette dernière qui a répondu. Et c'est pour cette faute que notre dieu m'a punie. Athéna a eu accès à des informations qu'elle n'aurait jamais dû avoir... par ma faute. Le châtiment est justifié."

Célestia tendit le parchemin au Merle, son regard se voilant de culpabilité au souvenir de cette prière malvenue, de ces enfants qu'elle pensait sauver, de la Marque d'Athéna. Fort heureusement la punition d'Apollon s'accompagnait de la délivrance de ne plus servir d'yeux et d'oreilles à la Sagesse contre son gré. Tant qu'il s'agissait d'ennemis à la portée de l'Olympien, un remède pourrait exister. Quant à ceux qui descendaient de Gaïa en ligne presque directe... les Nyxides représentaient un problème de taille.

"Et toi, Aedan ? Me raconterais-tu cette "absence" qui te trouble tant ? Je sais que je suis probablement trop maladroite et trop jeune encore pour accomplir quelque chose qui aidera vraiment notre seigneur à avancer sur le chemin qu'il veut tracer pour l'humanité, mais je peux au moins écouter, et taire si besoin, ce qui te ronge. Je veux pouvoir vous aider, tous les Oracles, ainsi que mes frères. Je veux apaiser vos tourments, car à cela au moins je sais m'y prendre."

Elle scruta le visage du druide pendant qu'il lisait, espérant qu'il accepterait de se confier un peu et qu'elle pourrait l'aider. Il lui manquait sans doute beaucoup de connaissances encore, sur le Sidh, sur ses voyages, sur le légendaire Ordre de Merlin -Myrddin n'était pas réapparu depuis la tentative d'assassinat d'Adalrik, mais elle n'oubliait pas d'ouvrir les oreilles à son sujet à tout hasard. Pourtant elle n'abandonnait pas l'idée d'agir pour le Soleil, pour éclairer tous les Hommes et toutes les bêtes. L'harmonie entre les créatures de Gaïa primait, sa première mission parmi toutes, et s'il fallait pour cela qu'elle recueillît les larmes des peuples ou les secrets les plus sordides de ses frères et sœurs d'armes, elle y mettrait tout le zèle nécessaire et plus encore. Mais plus que par devoir, elle le ferait par amour pour toutes ces vies magnifiques qui brillaient jour après jour dans l'éclat du bonheur.

Renaissance et aube.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Jeu 6 Oct - 11:41
Malgré ma gêne évidente, la demoiselle reprit consciencieusement son exercice d'écriture, s'appliquant à m'expliquer avec ses mots couchés sur le papier, ce qui lui était advenu pendant mon... absence. Ce mot me coûtait malgré tout. A vrai dire, je ne l'avais pas totalement vécu comme tel dans mon cas, c'était plus un... isolement. Mais là n'était pas la question, et je revins à la graphie de la belle sans plus m'y attarder. Une écriture délicate et assurée, qui bien vite, vient me questionner. Un mot en particulier m'interpelle. « Des druides noirs ? Qu'entendez vous par là ? » Mes sourcils se sont froncés devant cette lecture que je ne suis pas certain d'apprécier. Son récit est explicite. Elle souligne chaque fait important sans se perdre, et explique finalement la raison de sa sentence. Ainsi, elle avait priée Athéna, la divinité des Saints. La seule qui lui avait répondu à ce moment là. J'en éprouve un certain désappointement. Il était préférable, à mon humble avis, que ce fut Athéna qui réponde et non pas Arès, néanmoins, je garde cette pensée pour moi, sachant pertinemment que mon avis n'a que peu d'importance. Je ne suis nullement un disciple de la guerre, pas plus que je n'en suis un des stratégies liés à cette dernière mais je ne suis pas aussi stupide. Aussi naïf. Le savoir est important. N'était-ce pas ce qu'on m'avait transmis toute ma vie durant ? Ce que Scythès même transmettait également...

« Vous avez fait se qu'il vous paraissait le plus approprié à cet instant. Ne vous en voulez pas trop Dame Célestia, la punition est là pour ça, non ? Le châtiment est justifié, certes, mais il est là pour payer votre faute. Vous ne pensez pas ? Ce qui est fait est fait. »
Je lui offre un sourire qui se veut encourageant. « C'est de nos erreurs que nous apprenons le mieux, même si les conséquences sont parfois bien lourdes à porter. » Moi aussi j'en sais quelque chose, et quand bien même j'éprouve parfois du remord, je sais qu'il est bien inutile. Parfois, hein. C'est hélas, bien plus simple à dire qu'à faire, je ne le sais que trop bien. Cela n'en reste pas moins important à répéter, autant que possible.

Une nouvelle feuille se tend vers moi - ou tout du moins la suite de ce que je pense être son récit mais il n'en est rien. Non, cette fois, elle me demande à moi quelque chose. Mon absence. Mes doigts glissent dans ma nuque, l'air quelque peu mal à l'aise. Elle veut m'aider, tout comme elle veut visiblement aider chaque oracle au sein de la Tour des vents, néanmoins... Ici, elle ne pourra rien y faire. Mais ça ne coûte rien de lui en expliquer la raison, elle a le droit de savoir au vu de l'inquiétude que cela lui a apporté. Mon regard se tourne un instant sur le bracelet de fleur ceignant son fin poignet avant que je ne prenne la parole. « Absence est un bien grand mot en réalité. On va dire que c'était plus un besoin d'isolement...» Oui, ça correspond un peu mieux à ce que j'ai ressenti, quand bien même pour les autres, cela ne veut rien dire de plus. Il n'y a probablement que mon oncle qui pourrait en comprendre toute la mesure. Ma main vient se poser sur mon torse un instant, comme pour en affirmer l'ampleur, pour rechercher vainement ce qui n'était plus. « J'ai... perdu quelque chose. Une partie de moi, de mon essence, m'est inaccessible aujourd'hui. C'est probablement la raison pour laquelle la protection que je vous avais offerte s'est amoindrie et que les fleurs se sont fanées. » J'avais utilisé les pouvoirs du Sidh. Enfin, mes pouvoirs y sont étroitement liés, en sont une composante... C'est plutôt difficile à expliquer simplement aussi, il est probablement préférable que je n'explicite pas davantage. Mes lippes s'ourlent d'un sourire qui se veut rassurant, quand bien même mes propos ne le sont pas forcément. « J'ai été amputé d'une partie de mes pouvoirs et... on va dire que j'ai essayé de les retrouver. » C'est le plus simple que je puisse faire.

Un rire un peu gêné vient s'extraire de mes lèvres, faire tressauter mes épaules. «Désolé, c'est un peu compliqué à expliquer ou à comprendre je suppose. Mais ça va aller. C'est juste un peu... dérangeant. » Effrayant, aussi.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Sam 8 Oct - 11:16
Silence. Le grattement du stylet s'interrompit le temps d'écouter, d'obtenir ce morceau de puzzle manquant pour comprendre le dépérissement du bracelet, l'escapade prolongée du druide. Nul besoin d'être un observateur chevronné pour comprendre que le rouquin ne disait pas tout, gêné, mal à l'aise. Pourquoi cette retenue ? Il devait savoir pourtant qu'elle ne le jugerait pas, surtout pas elle après sa mort prématurée à Kiev, son corps de statue éventré exposé à leurs yeux -les siens et ceux de Bran.

Parce qu'elle avait commencé sa réponse par là, la Princesse aux mille oiseaux reprit tout d'abord son explication sur les druides noirs :

"Je ne sais de quelles informations tu disposes, alors je vais reprendre depuis le début. Tu sais peut-être que Sire Adalrik a été attaqué peu après sa nomination à la Tour. Peu avant cela, un intrus est entré dans les jardins, pourchassé de près par un homme appelé Myrddin Wyllt. Ce dernier nous a expliqués qu'il cherchait l'héritier perdu d'Avalon, un certain Artorius Pendragon, afin de repousser les Masques de la Mort Rouge et de guider son peuple... L'intrus qu'il a abattu avec l'aide d'Apollon en personne était l'un de ces Masques.

Lors de ma mission à Carthage, l'une des berserkers a utilisé son pouvoir pour fouiller dans l'esprit de pèlerins et a trouvé les mots "Roisin Dubh". Ce langage celte m'a immédiatement fait penser aux Masques et à Myrddin, c'est pourquoi je suis allée à leur rencontre. Je n'en ai pas reçu la preuve formelle, mais je crois que les Masques et les Roisin Dubh ne font qu'un, et leur allégeance au dieu Carthaginois de l'Ombre ne fait aucun doute. Ils ont poursuivi un rituel sous mes yeux, avec des sacrifices humains... J'ai reconnu votre magie, à toi et Bran, mais elle sentait la mort et les ténèbres. Ce sont des druides tout ce qu'il y a de plus noir.
"

Elle laissa un espace plus large sur sa page afin d'indiquer qu'elle changeait de sujet et décida de ne pas passer par quatre chemins. Elle respectait bien sûr l'espace intime d'Aedan, ses secrets, ses mystères, mais par moments il semblait tout prendre sur lui là où se confier pouvait le libérer d'un peu de tout ce poids qu'il portait.

"C'est à cause du Sidh n'est-ce pas ? Même si mon enveloppe charnelle était brisée, mon âme a entendu Bran le préciser à Thanatos. J'ai encore du mal à saisir la nature de cette dimension, mais notre bref passage là-bas m'a montré combien vos pouvoirs y sont liés. Le Sidh inaccessible, tu as une source d'énergie en moins, est-ce exact ? Je peux le comprendre Aedan. Ce n'est pas agréable, je m'en doute. Pas plus que d'être marquée par la divinité qui représente son parfait opposé. Ni même de remercier cette même divinité... Cela est inscrit dans mon essence, je dois honorer les dieux comme mes maîtres, comme les Créateurs, même si je déteste avoir à m'incliner devant une personne comme Thanatos. Je l'ai pourtant fait. Alors, n'aies crainte de parler en ma présence. Je ne te condamnerai pas, ni toi ni personne. Ne te sens pas si embarrassé..."


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Lun 10 Oct - 14:16
Des druides noirs. Cette dénomination ne m'est pas particulièrement familière, aussi, c'est avec une légère suspicion que j'attends la réponse de la demoiselle à la chevelure d'or. Du trouble également. Le blanc est la couleur des druides. Elle est une teinte sacrée - la couleur de mon Père qui le pare tout entier. Associer le noir et un druide me parait plus que malvenue... Plus qu'étrange aussi, d'ailleurs. Et cela n'augure surtout rien de bon. De nouveau, la demoiselle reprend sa plume pour écrire tout ce qu'elle ne peut pas dire, vivement, avec dextérité. Elle ne s'arrête qu'un instant pour reprendre un peu plus bas avant de finalement me donner la feuille sur laquelle se tient 2 paragraphes qui ne sont pas forcément liés l'un à l'autre. Je lis le premier pour commencer, celui qui m'explique ce qu'elle entend par druides noirs et sa rencontre avec eux. Myrddin. Avalon. Pendragon. Il y a des mots familiers, d'autres qui le sont moins mais je parviens à enregistrer la plupart des informations qui me paraissent pertinentes. « Des sacrifices humains... » Cela me fait froid dans le dos. Ma voix pourtant se fait lointaine, réfléchie. Mon Père ne m'a jamais enseigné ce genre de rituel, se contentant de ceux sacrifiant des bêtes néanmoins, je sais que cela a existé dans un passé pas forcément si lointain pour lui. J'avoue ne pas être à l'aise avec ce genre de pratique. Stupidement sans doute. Une magie semblable mais empreinte de mort et de ténèbres... Des druides noirs. « Je vois... » Un peu. En partie peut-être. Seulement. Je suis intrigué et en même temps, je ne peux empêcher une colère sourde naître en moi.

C'est comme si l'on pervertissait une part de moi même. Mes cultes et mes croyances. Ma raison d'être. Les druides ne devraient pas être comme ça. Tout du moins est-ce ainsi que je vois les choses. Nous sommes de garants d'un équilibre déjà bien précaire, nous ne devrions pas osciller aussi violemment d'un côté... ou même de l'autre. Je suppose... qu'il y a encore trop de lumière en moi...

La suite de l'écrit de la dame me touche davantage. Me concerne réellement surtout. C'est à cause du Sidh. Je ne peux pas dire le contraire mais je m'étonne un peu qu'elle en ait déduit cela aussi vite. Néanmoins... Il n'y a pas que ça. Ses déductions sont loin d'être fausses, mais elles sont... incomplètes. Je lui offre un sourire malaisé après ma lecture, un soupir léger venant s'y rajouter. Je ne crains pas de parler en sa présence, c'est juste que... c'est difficile à avouer. Je lui rends sa feuille, mes doigts venant glisser sur ma nuque avant que je ne fasse quelques pas de côté. Peut-être par embarras ou parce que j'ai l'habitude d'être en action, que je réfléchis mieux comme ça. « Désolé. Ce n'est pas naturel pour moi de parler de ce genre de chose avec une personne extérieur. Ne m'en voulez pas Dame Célestia, ce n'est pas contre vous. » Je lui offre un sourire désolé. en guise d'excuse. « J'ai passé trop de temps avec des êtres qui n'ont pas besoin que j'explique mes états d'âme. » Mon oncle et mon père m'ont toujours compris, ont toujours lu en moi assez aisément. En tout cas, dès lors que ça concernait mes... pouvoirs, pour ainsi dire. Leurs essences est semblables.

« Ce n'est pas seulement une source d'énergie. »
Ma tête s'incline sur le côté, recherchant les mots qui pourraient le mieux décrire le Sidh pour moi. C'est... compliqué. Ma main se pose sur mon torse. Mes paupières s'éteignent. « Le Sidh est une composante de mes pouvoirs. Il est lié à moi comme je le suis à lui. Je le sens toujours. Juste là. Normalement... » Mais il n'y a plus que du vide actuellement. Mes prunelles ambrées refont face à la lumière mais elles ont perdu une part de leur éclat. Perdues. « Je suis un être du Seuil, Dame Célestia. Ma place est entre les deux mondes. J'en suis un gardien, tout comme l'est mon Père et mon Oncle. » Comment garder ce qui n'est plus ? Je crains pour ce monde. Pour ce lieu qui, bien qu'empli de danger, n'en est pas moins merveilleux par bien des aspects. Mon devoir est d'en protéger l'harmonie. Mes doigts viennent enserrer mon bras, mon regard venant embraser un décor que je ne vois pas vraiment. Ce temple est pourtant magnifique. « Le Sidh c'est un peu comme un refuge pour moi... » Mon sourire a perdu de sa joie - se fait bien pitoyable. J'en ris un instant. « Quand j'étais un peu plus jeune, je le craignais. Je craignais son attirance. Enfant, ses gardiennes m'y avaient invité, elles voulaient me garder auprès d'elles, elles aiment bien mon essence... Mais quand mon père m'a retrouvé, il était si furieux ! Tellement que j'ai fini par craindre le Sidh de peur de le decevoir encore plus. » Mon sourire se fait nostalgique. Une petite histoire d'enfance contée d'une voix lointaine, presque amusée. Un peu douloureuse. « Avec le temps, j'ai compris qu'il n'était pas furieux, ou déçu. Il avait juste eux horriblement peur de ne jamais pouvoir me retrouver. » Et alors que je le craignais fut une époque, à présent, son absence me terrifie.

« Je ne sais pas si c'est très clair pour vous, mais je ne pense pas pouvoir faire mieux pour m'expliquer. » Un sourire embrassé. Non. Je ne pense pas.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Mar 11 Oct - 20:52
Une fois encore, la nymphe se fit la parfaite destinataire du récit du Merle. Elle avait fait au mieux pour expliquer aussi clairement que possible en peu de mots, afin de ne pas l'embarrasser de superflu. Toutes ces énigmes et ces questions sans réponse le demeureraient donc. Pour l'heure, celle sur laquelle Aedan s'efforçait de l'éclairer prenait une toute autre forme. A l'entendre, le Sidh faisait partie de son essence. L'oiselle comprit alors un peu et posa la main sur son propre cœur. Si on la privait de sa propre Lumière... Lui pourtant, était humain, continuait de vivre. Elle... ignorait les conséquences qu'un tel déchirement pourrait occasionner sur sa personne. Un jouet qui se brise.

D'un hochement de tête elle indiqua au rouquin qu'elle avait compris. Nul besoin de s'étaler davantage sur un sujet qui le perturbait visiblement. Décidant d'enchaîner sur l'autre sujet, elle reprit son parchemin et noircit de nouveau la page :

"Avalan, Artorius Pendragon, sais-tu quelque chose à ces sujets ? Mes informations se résument à peu de choses pour l'heure : que Myrddin recherche cet homme, qu'il est sous la protection de notre maître ainsi que la terre sacrée des druides... J'aimerais pouvoir l'aider dans sa quête, trouver l'héritier du royaume et le lui envoyer. Malheureusement je n'ai rien ouïe à son sujet et, consignée dans la Tour, je ne peux guère sortir chercher des informations. Pas plus loin que Rome et ses alentours proches du moins."

Elle repensa à sa rencontre avec Ludmila au port d'Ostie. Peut-être valait-il mieux informer les autres Oracles de cette démarche de sa part, afin d'éviter de mauvaises surprises. Elle trempa donc de nouveau sa plume.

"Connais-tu également une personne du nom d'Arbhaal ? J'ai rencontré une berserker il n'y a pas si longtemps... Celle de Kiev en vérité. Plutôt que de déclencher des hostilités qui auraient pu nuire à Apollon, je lui ai proposé un marché simple : elle prendrait sur elle pour se montrer aimable envers les siens quelques heures, et en échange je recherchais cette personne. J'imagine que tu trouves cela naïf de ma part, mais j'ai essayé d'instaurer simplement un minimum de confiance entre nos "alliés" et nous... A ton avis, ai-je mal fait ?"


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Dim 16 Oct - 12:27
Embarrassé, je le demeure. Silencieux après mon récit également, ne pouvant m'empêcher de penser à ce qui était à présent perdu je ne sais où. Je crains cette absence. Et j'aimerai... J'aimerai que mon Oncle soit à mes côtés. M'explique. Me... rassure. C'est plutôt puéril de ma part de penser à cela. Mon oncle a bien d'autre chose à faire que de s'occuper de moi comme on le ferait d'un enfant craignant les ténèbres de la nuit. Il faut que je trouve une réponse par moi même. Sans faire appel à qui que ce soit. Ni mon père, pas plus que mon oncle. Ils ne seront pas toujours là pour m'aider après tout. J'offre un sourire vacillant à la demoiselle, pour la rassurer sans doute, peut être pour simplement ne pas l'inquiéter davantage. Je ne connais pas la teneur de ses pensées, mais il est inutile de la troubler plus qu'elle ne l'est déjà de part ce qui m'arrive actuellement. C'est déjà bien assez... envahissant comme ça.

De nouveau, sa main s'agite, écrivant de nouvelles arabesques sur son parchemin. Un long texte qu'elle me tend une fois achevé et que je lis attentivement. Avalon. Artorius Pendragon. Myrdddin... Certain nom, certain mots me sont plus familiers que d'autres. Ce que je sais... Je crains malheureusement de la décevoir, quand bien même ai-je un statut qui aurait probablement dû lui en apprendre davantage. « Ce sont des mots et des noms familiers. Avalon est une terre sacrée, son nom est souvent évoqué dans les balades des bardes. Elle y est décrite comme une île lointaine et sacrée gardée par des femmes. Je crois qu'on la surnomme aussi l'île aux pommes. Pour ainsi dire, l'île de la connaissance pour nous... » Mes doigts viennent glisser sur mon menton alors que je laisse mes pensées vagabonder, rechercher dans ma mémoire d'autres informations qui me font visiblement défauts. « Je ne connais pas d'Artorius Pendragon, je le crains... Pendragon... » Est ce que ce nom me dit quelque chose ? Dragon. Un nom pour le moins évocateur, dira t-on. Peut-être est-cela qui m'interpelle. Sans doute oui.

« Je ne pense pas vous êtes très utiles pour l'heure à ce sujet... » Une pause avant que je ne reprenne doucement. « Même si je fais parti de la caste des Druides, je suis encore inexpérimenté sur bien des points... Mon Oncle pourrait peut être répondre à certaines de vos questions, il en sait bien davantage que moi. » Mon inexpérience est criante, et même si mon savoir n'est pas si désolant, à cet instant, je dois bien avouer qu'il l'est... assurément.

« Le nom d'Arbhaal m'est inconnu. Je suis désolé Dame Célestia, je ne vous suis pas très utile. » J'en ris avec douceur. Inutile d'en faire toute une histoire. Je ne peux tout connaitre du monde qui m'entoure. Pas encore. « Mais pour répondre à votre question, je ne pense pas que vous ayez mal fait. Faire couler le sang vainement, je pense que c'est là plus un mal qu'un bien, et qu'il est toujours préférable d'éviter. » Mon regard se baisse, vient contempler le canidé immaculé qui demeure à nos pieds, couché. Des images dansent devant mes yeux. Des images de sang et de carnage. De folie. Puis les ténèbres. « Le sang a été suffisamment versé inutilement. » Un silence évocateur. Kiev. Cette bataille restera gravée dans ma mémoire.

Inutile pourtant de s'y attarder. D'y demeurer... n'est ce pas ? Tu es en vie. « Vous pouvez sortir n'est ce pas ? Alors que diriez vous de changer un peu d'air ? Le crépuscule offre des rencontres surprenantes vous savez. J'y ai rencontré un Vautour, une fois. » Je lui souris, lui offrant ma main comme pour l'inviter à me suivre dans un autre espace. Un autre temps. Le crépuscule... Le seuil.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Dim 23 Oct - 11:02
La Belle écoute, emmagasine les informations. Ce sont peut-être ces détails anodins qui lui fourniront des indices par la suite. Pour l'heure Aedan semble à s'acharner à se dire inutile mais au moins il répond, fait de son mieux pour compléter le puzzle. Et il évoque le Bran Ruz, celui qui se présente comme la Réponse. Avec un titre pareil, pour sûr qu'il saurait plus, lui.

La relation entre l’Épervier et le Héron, si on pouvait la qualifier comme telle, relevait d'une étrangeté totale aux yeux de la nymphe. Ni amis ni en froid, ils se parlaient rarement, se croisaient rarement aussi, comme s'ils s'évitaient l'un et l'autre, et probablement que la nature lumineuse de la fille d'Apollon dérangeait Bran comme son côté plutôt obscur la mettait mal à l'aise. Pourtant, en tant qu'Oracles, en tant qu'évêques, en tant qu'égaux, il faudrait bien qu'ils se reparlassent à un moment ou un autre. Et ce jour-là, Célestia l'emploierait à chercher des réponses, en échange d'informations éparses qu'elle aurait réuni. Peut-être enfin, sous l’œil attentif de l'Augure, trouveraient-ils quelques clefs de ce futur encore flou et bouleversé annoncé par leur dieu.

Après un moment à penser chacun à l'évidente cruauté de Kiev, le petit Merle s'anima et prit l'initiative de proposer une balade. Un simple bol d'air, pour lui qui semblait bien mal digérer la bataille pour le réveil d'Arès. Elle sourit à l'évocation du vautour, en se rappelant qu'au crépuscule c'était un loup géant qu'elle avait trouvé, et plus que cela, un frère. Après cela, elle croyait volontiers au charme du crépuscule, si semblable à celui de l'aube, mis à part qu'il annonçait le repos là où son temps favori prédisait la vie et l'activité.

Se prêtant volontiers au jeu, elle roula ses derniers parchemins, reboucha sa petite fiole d'encre et posa sa main libre dans celle du jeune homme. Elle prit le devant de la marche pour le guider à travers la multitude de plantes qui les cachait aux yeux extérieurs jusqu'à l'entrée de son temple, se laissa ensuite mener à son tour. Depuis le seuil de la Lumière.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Ven 4 Nov - 14:42
A vrai dire, je ne sais pas pourquoi j'ai proposé cette balade à la demoiselle. Probablement plus moi, que pour elle. J'aime pourtant la sérénité de la Tour des Vents. J'en avais d'ailleurs presque oublié l'atmosphère apaisante qui se dégageait de ces lieux, baignés par la lumière de Lug. Une douceur loin de me déplaire, cela va s'en dire. Le manque est toujours présent cependant. Toujours là dans un coin de mon esprit, quand bien même je fais en sorte de le dissimuler, de l'enfermer dans un recoin de mon esprit. Une difficile tâche à laquelle je me soumets, et qui, je dois bien l'avouer, ne marche qu'à moitié. Je veux avancer. Oui... Avancer, c'est bien le mot. Ici ou ailleurs, mais pour l'heure, je ne trouverai aucune réponse ici alors... autant aller ailleurs. Au delà du crépuscule. Après tout, c'est là mon heure. L'heure du Merle qui accueille de son chant le début de la nuit. « Le Crépuscule est mon heure, vous savez. L'heure du Merle. C'est à cette heure que son chant éveille et guide. Il appelle le crépuscule. » Son heure. Celle dans laquelle, finalement, je me sens le mieux. Étonnement. Je suis pourtant un être de la lumière... de Feu. Un rire vient glisser hors de ma gorge alors que je laisse la demoiselle me guider à travers son domaine. Une main si frêle dans la mienne bien, plus grande, pourtant, elle demeurait assurée. Toujours. Malgré ses doutes et ses propres malaises. Malgré le châtiment pesant lourdement sur elle.

Une véritable lumière qui s'avance... L'aube et le crépuscule. « Au final, nous sommes semblables et en même temps bien différents... » Un sourire vient ourler mes lèvres avant que je ne m'avance au devant d'elle une fois la limite de son domaine atteinte. Juste... s'éloigner, profiter de cet éclat incertain, rougeoyant dans les cieux obscurcis. Bientôt, les étoiles allaient poindre, tapisser de diamant le ciel. Elle ne pourrait me répondre... Je vais être seul à parler durant cette balade mais... ce n'est pas grave. Setanta nous devance et déjà, nous atteignons les limites du domaine de notre dieu. Juste... Juste pour voir autre chose. Voir les rues se vider lentement, les dernières lueurs du soleil s'échapper à l'horizon... Oui. Juste ça. Voir l'endormissement et l'éveil. Les ténèbres ne m'ont jamais effrayé. Elles recèlent de nombreux mystères... et d'autres choses. Des créatures qui profitent de cet instant pour sortir au grand jour.

Un instant, je m'arrête alors que le temps suspend son vol. Les derniers éclats du soleil disparaissent, laissant la lune prendre sa place. Je ne suis pas sans savoir que la sœur jumelle d'Apollon la personnifie cependant... Qu'importe. Lug est un tout. Un cycle immuable. « Je vais vous raccompagner. » Je lui souris. Je n'ai pas compté le temps, mais la lune est déjà haute lorsque je déclame cela. Il est temps. Cette nuit, je ne dormirai pas ici. Lorsque nos pas s'arrêtent, c'est pour nous arrêter devant Son royaume. « J'espère que la prochaine fois, je pourrai de nouveau vous entendre chanter. » Je l'espère réellement. « Que vos rêves soient bons. » Setanta sait. Il profite d'une dernière caresse de la dame avant que je ne m'éloigne par delà les ruelles pour rejoindre ma place.


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Message Re: [Août 550] Le Silence de l'Aube [PV Célestia]   Lun 7 Nov - 11:31
Le regard posé sur les chatoyants tons de rouge, de jaune, d'orange et de rosé, la Belle tire la même conclusion que celle énoncée à voix haute par son compagnon. S'il y a deux phases dans le jour très semblables, il s'agit de l'aube et du crépuscule. Deux points-clefs du cycle, qui marquent le début et la fin, la naissance et la mort, la définition même d'une vie.

Sans peur, la nymphe écoute le chant du Merle qui s'élève. Il parle seul mais cela ne le dérange guère. Il est là pour la guider, alors pourquoi attendrait-il une réponse ? Célestia glisse un regard bienveillant sur lui et le détaille un peu plus attentivement : cette fin-là, cette mort qu'il annonce ne semble que douceur et légèreté. Elle ne dit pas "Tout est fini." comme on pourrait le croire, comme le donnent à penser les autres représentants de la mort tels que Thafnout ou Bran. Celle qui chante dans les lèvres d'Aedan annonce plutôt le sommeil. Quelques heures hors du temps, vécues et à la fois ignorées, oubliées, afin de retrouver ses ressources pour mieux renaître le lendemain. D'une certaine façon, les deux jeunes gens ont déjà mis en pratique cette mort-là : lorsqu'elle a chanté pour lui, pour permettre à sa vue de revenir, il s'est endormie, et il allait mieux quand ils se sont revus.

Un instant pourtant, la jolie blonde ne peut s'empêcher de se sentir seule. De tous les Oracles qui officient à la Tour, elle semble être la seule dévouée à la pleine lumière. Aphélion n'a toujours retrouvé porteur, et sans le zénith il n'y a guère qu'elle pour éveiller les âmes à leur renaissance. Peut-être est-ce la raison pour laquelle Apollon l'a créée de toutes pièces lui-même. Son feu intérieur ne meurt pas, jamais. Malgré les doutes et les échecs, Célestia demeure, tel le Soleil lui-même, invariablement hissé dans le ciel à chaque nouveau jour.

Semblables, et en même temps bien différents.

Ils cheminent ainsi dans les rues assoupies de la Ville Éternelle pendant un long moment, bien après l'heure habituelle de l'Aube, qui elle aussi doit reprendre des forces. Elle ne craint pas les ténèbres, car c'est son rôle d'en surgir, de rattraper le fil du temps et de répandre la Lumière autour d'elle. De plus, elle y a déjà fait des rencontres intéressantes. Aedan est toutefois conscient de sa faiblesse dans ce temps de la nuit et décide de rentrer. Elle obtempère tranquillement et ils continuent de marcher. Par moments leurs cheveux s'entremêlent, dans un ballet roux et or, non sans rappeler les flammes du Soleil qui se disputent et jouent ensemble. Décidément ils forment un beau duo.

Les heures ont passé et les revoilà en Orient, à l'heure de se séparer. Le Héron s'incline, espère également. Chanter est l'un de ses plus grands plaisirs, et partager sa voix n'en est que plus agréable. Toujours trop petite pour l'atteindre à sa guise, elle porte deux doigts ses propres lèvres et y dépose un baiser, que sa main portera à la joue du druide avec un sourire malicieux. Elle articule lentement un "Les tiens aussi" qu'il devrait comprendre sans trop de difficulté au vu des circonstances, puis le regarde s'en retourner. A son tour elle regagne son temple, où la nuit règne pour l'heure. Et à son réveil, elle ira dissiper ce manteau d'encre pour tracer de nouveau le chemin du char héliaque, en silence.

Le silence de l'Aube, coloré de mille nuances de chaleur et d'espoir.


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