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 Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]

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Message Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]   Dim 25 Oct - 17:36

Depuis peu, la routine de la citadelle avait été perturbée par l'arrivée d'émissaires inconnus. L'un d'eux s'en étant même pris aux berserkers - et plus précisément à un cardinal - avec comme idée originale de pénétrer de gré ou de force leur domaine pour faire face au Pontifex. Tout cela devenait ridicule ; combien de batailles les serviteurs d'Arès avaient perdues au cours de la guerre, et combien de temps encore le couteau se verrait remué dans la plaie par chaque quidam entrant en rapport avec eux ? Bien que la confrontation avait été avortée et que l'imprudent, remis à sa place, s'était éclipsée, Ludmila sortit de ses quartiers afin de gagner le territoire de la Pestilence et ainsi décrocher des réponses plus détaillées. Après tout leurs effectifs étaient minces depuis 545 et le Sanctuaire exerçait une pression constante depuis lors, sans parler du tribut qui handicapait plus encore les forces d'Arès et ne facilitait pas leur remise à pieds.
Par ailleurs, si la vandale avait été recalée cinq ans plus tôt par le précédent porteur de sa cuirasse - ce qui malgré son mécontentement d'alors l'avait probablement épargnée d'une mort certaine - elle représentait désormais le nouveau fer de lance de la citadelle. Le désir de servir les desseins de son dieu et de mettre un terme à cette situation disgracieuse qu'il rencontrait provoquait en elle quelques impatiences. Alors si du nouveau agitait les rangs bellicistes il s'avérait inenvisageable pour elle de ne pas prendre les devants afin de renouveler sa détermination d'aller de l'avant.

Équipée de sa cuirasse et sa hache maintenue par son ceinturon, elle se présentait donc devant le cardinal qui semblait enclin à la recevoir puis lui témoigna tout son respect d'un sobre salut militaire uniquement égayé par l'étincelle de son regard.

    Cardinal.
    Je suis lasse de tenir ma position dans la citadelle. Mes sœurs et moi savons que de nouvelles hostilités sont survenues devant la porte d'obsidienne et qu'on vous a manqué de respect. Je suis prête à me battre, non, je souhaite me battre et je ne sais si l'attente me conviendra encore longtemps...

Une moue agacée trahissait sa loyauté et accentuait l’exigence dans ses propos. En aucun cas ce ne serait à elle de décider mais dans sa franchise habituelle la Hyène préférait annoncer clairement les choses quand bien même cela ne tournerait pas dans ce sens puisque dans tous les cas, elle finirait par se coucher suite à la décision de son supérieur.

    Je ne sais pas qui étaient ces hommes ni s'il est prévu de les pourchasser mais si c'est bien le cas alors je suis plus que volontaire. Ça ou autre chose: Tant que je ne me retrouve pas un mois de plus à m'entraîner simplement pour ne pas rouiller!

Sa dextre vint se reposer sur le haut de sa hache alors qu'elle plongeait non sans un certain malaise son regard dans celui étrangement vide de son interlocuteur. Le principal venait d'être dit, ou plutôt libéré de l'esprit tumultueux de la berserker... Ce lieu était devenu son foyer tout comme son dieu était devenu son père, ou sa lubie. En dehors de tout cela elle n'avait plus rien, et plus le temps passait plus cet attachement se renforçait. Peut-être par défaut ? En tout cas c'était devenu une réalité. Et cette fois-ci les moyens ne lui faisaient pas défaut pour défendre ce qui lui était cher.


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Message Re: Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]   Lun 26 Oct - 18:46
A ce qu’on disait, les nouvelles allaient vite. Pas que cela surprenait le Cardinal, après tout chaque morceaux, chaque murs, chaque parcelles de la Citadelle du dieu Arès étaient reliées les unes aux autres, et rapidement, les informations faisaient le tour entre les différents Berserkers. Ainsi, l’on savait déjà qu’un étranger avait frappé aux portes d’Obsidienne et ne s’était pas privé de traiter les guerriers en place comme des moins que rien. Malgré les quolibets et les insultes supportés à son encore, tout le monde savait ici que la Pestilence et la Panthère avaient pris des coups avant de les rendre sans commune mesure. Mais restait l’humiliation, quand bien même Thivan s’en moquait éperdument. A sa manière, il avait fait respecter l’image des Berserkers d’Arès, par la violence de son poing et le cosmos barbare qu’il dégageait. Li Mei aussi, féline et sauvage, avait déchiré leur adversaire pour le rendre dingue de rage. Au final, l’affaire ne s’était pas si mal déroulée. Mais c’était les conséquences qui en découlaient qui inquiétait bien plus le Cardinal. Actuellement seul décisionnaire sur le Dédale de Chair et les armées d’Arès en l’absence du Pontifex, il n’avait pas non plus l’occasion de se reposer sur un collègue de même rang. La réflexion et la stratégie n’étant pas son fort, Thivan était dans une situation délicate qui commençait à l’ennuyer. A sa manière. Car rien chez lui ne démontrait un tel sentiment, tant il était infime, même dans son cœur. Mais il n’aurait pas dit non à un retour providentiel du Pontifex. En attendant, c’était à lui de décider. L’heure était grave, les choses se mettaient en place rapidement.

Sorti d’une réunion un peu particulière avec Li Mei à la suite de leur rencontre avec Eole, le Berserker abordait pour une fois un air moins sale et moins négligé qu’à l’accoutumée. L’on connaissait Thivan pour son apparence putride et le sang séché qui maculait sans cesse ses mains. Hors il semblait plus propre en ce jour. La conscience l’avait surement poussé à faire un peu attention, et réfléchir dans l’eau chaude d’un bain avait semblé presque agréable. Cependant, cela n’enlevait en rien chez lui cet air éternellement vide et neutre. Son regard d’un bleu d’azur ne reflétait presque aucune vie, c’en était quasi effrayant. Rentré tranquillement dans ses appartements pour continuer de réfléchir à la situation de son camp, le jeune homme n’eut guère le temps de se concentrer qu’un serviteur annonça une visite. Et puisqu’il était enclin à ne pas refuser celle-ci, il abandonna son occupation. Son air peu avenant, cette indifférence dans le regard, il accueillit vêtu aussi de sa Cuirasse la Berserker qui demandait à lui parler.

La Hyène. C’était sans doute la première fois qu’ils échangeaient des mots. L’un comme l’autre étaient plutôt reclus chacun de leur côté, et la situation actuelle ne nécessitait pas particulièrement de communication entre les rangs. C’était seulement de vue que Thivan se rappelait de cette femme, son nom pour l’instant, hé bien il ne l’avait pas. Les paroles de celle-ci néanmoins accrochèrent l’attention de Thivan, pourtant d’ordinaire si difficile à capter. Il pouvait percevoir un certain empressement, une patience qui s’effilochait, une envie de bien faire aussi. Plusieurs secondes s’écoulèrent une fois qu’elle eut fini de parler. Presque curieusement, le Cardinal s’approcha de la femme pour mieux l’observer, comme s’il sondait son cosmos. Le sien, quasiment toujours autour de lui comme une aura protectrice avait toujours cette saveur Pestilentiel, cette lourdeur maladive qui inspirait un malaise. Puis, alors que l’on n’attendait aucune réponse après ce silence, il éleva la voix, doucement.

« Aux vues des événements, je doute que les Berserkers restent dans l’inaction bien longtemps. » D’abord ces quelques mots, comme s’ils suffisaient à répondre aux attentes de cette guerrière farouche qui n’attendait qu’une chose, faire ses preuves et se battre. Pour Thivan, cela avait semblé suffisant, mais puisque rien ne vint à la suite de ses mots, il jugea qu’il devait continuer. « Le Pontifex n’a pas donné d’ordre, et puisqu’il est absent, c’est à moi de décider ce qu’il advient de faire. L’homme qui est venu ne sera pas poursuivit. Mais les informations qu’il a données promettent du mouvement. »

Devait-il en dire plus ? Etait-ce assez pour la jeune femme qui en demandait surement plus. Il ne disait rien de particulièrement concret, même s’il était son rôle de donner des ordres. Mais comment juger sa force, comment juger ses actes, lui qui ne la connaissait, lui qui ne pensait pas l’avoir jamais vu sur un véritable champ de bataille. Lui donner une mission ? En quel honneur, elle qui n’avait encore rien prouvé en particulier, Berserker oubliée. Pas que Thivan la jugeait là dessus, bien sur que non, cela ne lui était même pas venu à l’esprit. Mais contrairement à ce que l’on croyait, il n’était pas assez bête pour envoyer n’importe qui sur les missions qui se dévoilaient.

« Qu’est-ce qui conviendrait mieux à tes talents, Berserker ? Toi que je ne connais pas, dis moi, j’écoute ce que tu as à dire, puisque je dois décider. »

A nouveau, le regard bleu et vide de vitalité du Cardinal se plongea dans celui de la guerrière, pourtant intense et profond, que l’on pouvait presque s’y perdre. Une curiosité nouvelle animait cependant Thivan. Si l’on pouvait compter sur des troupes aussi motivée, les Berserkers avaient sans doute des chances de pouvoir se relever.
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Message Re: Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]   Lun 26 Oct - 20:00

Entre un Pontifex absent et un Cardinal tout juste plus bavard qu'un cadavre, la vandale ne savait comment témoigner son désir d'en savoir plus sans risquer de heurter sa hiérarchie. Fort heureusement son interlocuteur reprit la parole après avoir très certainement lu sur son visage l'insatisfaction qu'elle ne cherchait pas à dissimuler complètement. Ainsi elle pu apprendre que les étrangers leur avaient livré des informations qui conditionneraient leurs prochains mouvements. Une confidence qui la fit tiquer instantanément, même si elle ne répliqua pas aussitôt, soucieuse de ne pas paraître arrogante ni condescendante d'entrée de jeu pour se voir écartée des projets de son dieu une fois encore.
De plus son supérieur ne semblait pas en avoir fini – ce qui n'était pas si simple à deviner faute à son regard morne et sa voix monotone, les deux appelant plus naturellement aux silences pesants qu'aux rebondissantes tirades – et bientôt, il la défia en lui rappelant ses tristes conditions de bleusaille puis l'invita à justifier sa requête. Un froncement de sourcil confirma que la remarque l'avait atteinte, mais elle rétorqua toujours sur le même ton.

    Je suis ici depuis longtemps... et méconnue, c'est vrai.
    Mais ma cuirasse parle pour moi : Je suis une arme d'Arès.
    Et je pense que j'aurai plus de chance de me faire connaître au cœur d'une escarmouche qu'en me présentant et me justifiant auprès de chacun dans cette citadelle. L'action vaut mieux que les mots.

Ce n'était pas la première fois qu'elle s'imaginait dire ça, mais cette fois-ci, l'occasion de l'annoncer à un supérieur lui avait été donnée et cela résumait bien sa façon de voir les choses. Ludmila n'était pas une brute écervelée ni une peste se targuant derrière de grands airs ; mais on avait fait d'elle une combattante et maintenant ce mode de pensée lui paraissait naturel. Elle n'avait pas à séduire le Cardinal mais plutôt à lui faire comprendre qu'une soldate se dressait face à lui.

    Je ferai ce qu'il faut faire, Cardinal ! Sinon ma place ne serait pas auprès des berserkers. Insista t-elle avant de baisser les yeux, prise d'une brève hésitation à l'idée de revenir sur le précédent sujet. Je pourrai peut-être retrouver cet homme avant qu'il ne s'éloigne trop par exemple.
    Enfin je n'en sais rien.
    Pour être franche je suis assez surprise que cet incident dicte notre prochain plan de bataille... qu'un étranger débarque comme une fleur à nos portes, provoque un combat et se retire de lui-même en lâchant quelques informations... vraiment ?! Quelles qu'elles soient, sont-elles sûres ? Car c'est difficile à réaliser. Peut-être que le « laisser entrer » aurait été plus judicieux... au moins nous aurions pu le travailler au corps avant de lui donner le droit de sortir...

    J'ai à cœur la cause d'Arès... mais si cette histoire n'est qu'un grotesque subterfuge, de quoi on aura encore l'air ?!

Cette fois-ci la Hyène s'était emballée, continuant de souffler toutes ses pensées sans réaliser que toute cette affaire n'était en aucun cas de son ressort et que ses doutes et contestations risquaient de paraître déplaisants. Ses lèvres se pinçaient alors qu'elle le réalisait, terminant d'un geste de la main.

    Pardonnez-moi.


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Message Re: Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]   Dim 1 Nov - 16:37
Bien évidemment que s’appuyer entièrement sur les dires d’un adversaire venu de nul part était une erreur et possiblement dangereux pour eux. Mais ce n’était pas comme si Thivan avait entièrement l’intension d’y prendre garde, bien au contraire. Il était bien le seul à tenir pour l’instant des informations de leur Pontifex. En tant que plus ou moins son bras droit et actuellement le gardien de la Citadelle, il savait que certaines choses se mettaient en place, et ce n’était pas les informations de ce Eole qui feraient toute leur marche de manœuvre ? Peut être avait-il l’air idiot, sans doute même, mais Thivan ne l’était pas, et on le sous estimait beaucoup pour cet air complètement mort qu’il avait dans le regard. Il n’était pas le cerveau, cette tâche revenait à Xanthe, mais il savait encore réfléchir logiquement.

Devant la réponse agitée et passionné de la Hyène, c’est un pauvre haussement d’épaule que le Cardinal l’accueillit. Ce n’était pas vraiment ce qu’il sous entendait suite à sa précédente remarque. A ses yeux, si Arès l’avait choisi et reconnu, alors il n’était pas en droit de juger ses compétences.

« Il n’était pas question de te faire reconnaître par tes paires. Si tu portes cette Cuirasse, je te reconnais déjà comme l’une des notre. Mais je préférais savoir ce qui convenait le mieux à tes compétences. »

Il cessa toutes paroles sur ces mots, comme si encore une fois cela suffisait à comprendre. Thivan savait où lui même voulait en venir, mais lâcher des informations, expliquer ses pensées et le cheminement de celles-ci étaient difficile. Parler n’était clairement pas son domaine de prédilection. A vrai dire, il n’eut pas besoin de rajouter grand chose, car la jeune femme devant lui partit dans un discours fort et peut être pas aussi respectueux de leur deux rangs hiérarchiques. Bien évidemment, comme Thivan s’en fichait éperdument, il n’en tint pas plus que ça rigueur à la Berserker qui de toute façon s’excusa à la fin de sa tirade. Il l’avait écouté, c’est vrai. Et ce qu’elle disait était juste, là dessus, il n’avait pas à dire le contraire. Mais elle s’était surement un peu trop vite emballé, surement parce qu’une nouvelle fois, il n’avait pas vraiment communiqué.

« Excusé. Mais je ne crois pas avoir dit que nous ferons de ces informations notre prochain plan de bataille, non ? Si elles s’avèrent juste, effectivement, il pourrait y avoir du mouvement, mais en l’occurrence, nous préparons d’autres choses, qui n’ont rien à voir avec la venue de cet étranger. Par ailleurs, le faire entrer n’était pas une option. Retiens le Hyène, les portes d’Obsidienne resteront clause pour quiconque souhaite entrer. »

Sur ces derniers mots, l’aura de Thivan avait semblé s’affirmer pour devenir peu à peu plus dense et plus forte. Son regard normalement vide s’était paré d’un voile plus intense, le bleu glaçait sur place, à tel point qu’il faisait détourner le regard. Là dessus, les ordres étaient clairs, un étranger, quel qu’il soit, ne passerait pas ces portes, à moins d’être inconscient. Nul n’était invité à entrer. L’intensité de ses yeux commença à se calmer, pour revenir à son état initial.

« Ta dévotion pour la cause de notre seigneur Arès est admirable. J’ai peut être quelque chose à te confier, toi qui voudrait bouger. Je ne peux t’envoyer nul part pour l’instant, mais selon les informations de cet homme, un chevalier d’Athéna ne devrait pas tarder à venir. Part garder les portes, ne les quitte sous aucun prétexte, et nous verrons alors la vérité. » Ah, il ne parlait jamais autant, c’en était étrange même pour lui. Mais puisque cette guerrière insistait, et puisqu’elle semblait avoir les compétences, alors il lui donnerait ce qu’elle souhaitait. En attendant le retour de Xanthe. « Si jamais ce chevalier se présente à nous, accueille le comme bon te semble. Mais sous aucun prétexte, tu ne le laisseras entrer. »
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Message Re: Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]   Lun 2 Nov - 0:31

Si d'autres auraient certainement pu dégoter dans le tolérant sang-froid de la Pestilence une occasion de gagner du terrain et d'affirmer son caractère au risque de flirter plus encore avec l'irrespect, Ludmila, elle, se ravisa. Après tout elle ne le connaissait pas tant et un pardon n'en promettait pas forcément un second, quand bien même son interlocuteur semblait de marbre face à ce genre de comportement. A dire vrai, sur ce point ci elle appréciait son calme. Farkas l'avait habitué à l'humiliation permanente et bien que cette époque remontait puis que l'absence d'action concrète la poussait désormais à s'affirmer auprès de ses maîtres, elle appréciait cette barrière qui entourait la Pestilence ; peut-être que cela ne le protégeait pas de tout jugement, mais la vandale devinait qu'en se prêtant au jeu elle y gagnerait également en recul.
Aussi elle observa son supérieur sous un angle différent lorsque celui-ci répondit point par point à ses doutes sans se montrer le moins du monde atteint et y confirmant plutôt sa ligne de conduite. Toutefois la surprise la gagna une fois de plus lorsque le cosmos de Thivan se ravivait au gré de ses derniers propos – D'ailleurs elle ne parvint pas à tenir le regard alors qu'elle hochait la tête en signe de compréhension, lui donnant malgré elle un air penaud.

Le message avait été reçu, sans doute d'un côté comme de l'autre puisque l'homme se « radoucit » suite au signe affirmatif de la berserker, continuant de discourir tout en lui confirmant que ses souhaits étaient bienvenus. Mieux : Il l'affectait à l'entrée du domaine. Après le glacial excès cosmique qui avait accompagné cette insistance au sujet de la fermeture des portes, Ludmila ne put que relever les yeux afin de chercher inconsciemment confirmation dans ceux de son interlocuteur, avant de lui répondre.

    Alors je tiendrai l'entrée !
    Que ce soit pour être le premier témoin de l'arrivée d'un émissaire ennemi que je saurai prendre en charge ou du retour de notre Pontifex, cette tâche me ravie.

Ses doigts tapotaient la surface plate de sa hache sous l'excitation qui la gagnait à l'idée d’accueillir l'un ou l'autre – Chacune de ces situations promettait de l'action. Après tout, la patience ne lui faisait pas tant défaut que ça du moment qu'elle gardait une idée approximative du temps qui lui restait à filer avant de pouvoir sortir de son trou. Cependant, un détail dans les paroles de la Pestilence attisait d'autant plus sa curiosité. Oserait-elle grappiller encore quelques informations éventuelles ?
Non. Ce ne serait pas raisonnable.

    Hmm... Comme bon me semble, vous dîtes ? Braver l'arrogance d'un Saint n'est donc pas interdit si je comprends bien. Marmonnait-elle, l'air de rien, un mince sourire animant sa moue tout en sachant que sa remarque, si mise en application auprès de la délégation byzantine, déboucherait probablement sur une issue moins raisonnable encore que ce dont elle s'était imaginée jusqu'à présent. Si c'était vrai alors en effet l'action devrait bientôt être au rendez-vous, peu importe qu'un Saint se présente ou non à la forteresse. J'en prends note en tout cas, si je peux lier l'utile à l'agréable alors ça mérite réflexion ! Enfin... Je verrai.

S'acharner comme une brute sur un porte-parole innocent ne faisait pas vraiment parti des petits jeux de Ludmila mais si ce dernier n'était pas si innocent que ça et qu'il lui offrait par la même une occasion de se mettre en rogne, peut-être que l'usage de sa hache risquait de la démanger. Au moins maintenant elle savait que cela n'était pas un interdit.
Plus qu'à attendre ce fameux rancard... mince, voilà qu'elle espérait secrètement que les informations du précédent étranger soient vraies !

    En tout cas je comprends mieux votre calme. On dirait bien que les hostilités sont plus proches que je le pensais... Moi je ne demande qu'à servir ailleurs qu'en dernière ligne, alors, j'espère vous démontrer mes capacités cette fois-ci et vous donner le luxe de penser à moi lors des prochaines.

Termina t-elle en esquissant un sourire satisfait. Cette perspective la réjouissait et il fallait croire que l'enthousiasme l'emportait sur le doute concernant la bataille. Depuis le temps qu'elle s'entraînait ici, le besoin de se tailler une réelle expérience contre des ennemis extérieurs devenait pressant. Si elle ne pouvait faire payer à Farkas la ruine de sa confiance en soi, maintenant elle pouvait certainement l'effacer dans le feu des combats contre des adversaires de poids – Et elle y comptait bien.


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Message Re: Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]   Jeu 19 Nov - 1:48
Si Thivan n’était pas du tout à cheval sur les règles de respect, de tolérance, de sympathie ou même de hiérarchie au sein du dédale, il avait néanmoins vite compris que pour imposer une décision ou un ordre, rien ne valait mieux que l’explosion de son cosmos particulièrement mauvais. L’intensité qui s’en échappait, l’aura malsaine et maladive, la froideur de mort et de peste qui l’entourait, tout cela avait tendance à vite faire taire les réfractaire aux ordres qu’il donnait. Et ce n’était pas faute d’en donner quasiment aucun, laissant ce plaisir au Pontifex, mais lorsque ça arrivait, il ne pouvait se permettre de laisser les choses lui échapper. Puisque Xanthe lui avait confié la tâche de veiller sur la Citadelle, alors il le ferait, même si ça impliquait de se rendre plus autoritaire, chose que le Berserker ne faisait jamais, et ne pouvait prétendre avoir beaucoup fait. Imposer à la Hyène de ne laisser entrer personne sous aucun prétexte était la seule chose qui avait vraiment de l’importance au final. Un autre aurait pu lui demander, il le lui aurait surement accordé de la même manière. Mais les portes… oui, elles devaient rester clauses, aucun étranger ne devait en passer la frontière sans une véritable autorisation, celle du Pontifex, ou à défaut, la sienne.

Restant parfaitement stoïque en attendant que la Hyène reprenne, si question elle avait, il ne réagit pas immédiatement aux marmonnements qu’elle laissa échapper. Il les prit pour ce qu’ils étaient d’abord, puis, comme cela semblait judicieux de préciser, il apporta quelques mots supplémentaires.

« Tu es autorisée à l’accueillir comme tu veux, oui. N’hésite pas à le remettre à sa place s’il faut. Il apprendra que les Berserkers, même après la défaite, mordent toujours. » Pas qu’il était vraiment lié à la cause d’Arès malgré son statut de Cardinal – du moins ce n’était pas le cas à son arrivée – mais l’idée de montrer à l’ennemi que les troupes n’étaient pas aussi soumises qu’il le pensait n’était pas plus mal. Une bonne manière de les surprendre. La guerre de toute façon était imminente, il ne fallait plus se leurrer. « Amuse toi avec lui. »

C’était toujours bon de le préciser. Après tout, le Saint qui venait les voir chercherait surement à les rabaisser comme l’avait fait l’étranger venu quelques jours plus tôt. L’insulte était facile, mais si c’était pour eux une manière de s’assurer que les perdants restent tranquilles, ils se foutaient bien le doigt dans l’œil. Personne ne s’en doutait, peu même parmi les Berserkers savaient, mais bien des plans se mettaient en marche grâce à l’arrivée du Pontifex. Thivan qui en était presque son plus proche soldat savait certaines choses, notamment pourquoi il ne devait pas encore quitter la Citadelle, mais c’est là des affaires qu’il n’est pas encore temps de raconter. Pas encore.

« Elles ne sauraient tarder en effet. Et je ne doute pas que si tu accueilles comme convenu le Saint censé venir ici, les choses ne se mettent un peu plus en marche. Mais nous verrons en temps voulu je suppose. Je dois t’avouer que moi même je ne suis pas au courant de tout. »

Par souci de sécurité sans doute, Xanthe se gardait bien de toute révéler, et on ne pouvait lui reprocher. Les choses en étaient ainsi, Thivan obéissant seulement à ce qu’on lui demandait, rien de plus, rien de moins. Le reste, Ludmila en savait bien assez pour la mission qui serait la sienne. Sans plus de vivacité dans le regard, il répondit à sa pseudo demande, cachée sous ses mots finement tournés, si l’on pouvait dire.

« Nous verrons. Mais ta motivation fait de toi un candidat plus intéressant que d’autres. Si une mission me parvient, sans doute penserais-je à toi. D’ailleurs, plus tôt qu’on ne pourrait le croire, hum… » La phrase resta un instant en suspend, le Berserker levant les yeux au ciel comme s’il semblait réfléchir, resongeant à quelque chose qu’on lui avait dit quelques temps auparavant. « … Si je m’en souviens je te dirais. »

Aussi simple que ça, aucune honte d’avoir oublié un élément qui pouvait être important. La chose lui reviendrait, sans aucun doute, mais en l’instant, il avait d’autres affaires à voir, d’autres personnes à qui parler, et ce n’était pas ce qui l’enchantait le plus. Mais soit, il était actuellement avec la Hyène, il pouvait encore lui accorder un peu de temps, si d’autres questions elle avait. Une interrogation d’ailleurs vint à l’esprit du Cardinal, qui ne se gêna guère pour la poser.

« Et dis moi, pourquoi autant d’entrain à passer en première ligne ? »
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Message Re: Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]   Mer 2 Déc - 19:26

Cette fois-ci Ludmila avait obtenu toutes les réponses à ses questions.
Du traitement du potentiel émissaire adverse au retour imminent du chaos, finalement le Cardinal malgré son sang froid et son cosmos intimidant ne se dressait pas tel un rempart face aux interrogations. Il y répondait même d'un air quasi-détaché, ce qui la surprenait, elle qui n'attendait que ça ! Peut-être possédait-il un meilleur recul. D'ailleurs, derrière le flot de réponses apparaissait une question sur la provenance de toute cette motivation qui agitait l'esprit de la Hyène. Celle-ci ne pouvait que démarrer sa réponse par une évidence, en plus d'avoir un paquet d'autres choses à dire sur le sujet. Mais elle se contenterait d'une mince partie afin de ne pas entailler la confiance qu'elle souhaitait que l'on place en elle.

    Cardinal.
    Je n'ai pas passé dix ans à en apprendre plus sur ce monde que le commun des mortels et à m'entraîner à l'art du combat pour me retrouver ailleurs que là où il faut se battre... Nos ennemis étaient déjà mes ennemis avant même que je sache tenir une lame... mon peuple a été vaincu et d'une certaine manière asservi. Pour ma part je me suis retrouvée asservie ici, trompée comme jamais par celui qui portait ma cuirasse.

    J'ai beau le haïr jusque dans les limbes pour ce qu'il était, je ne suis pas du genre à me laisser abattre définitivement : Maintenant j'appartiens à Arès. Et j'en suis fière, car c'est grâce à lui que j'ai pu devenir une guerrière capable d'aller au bout de ses idées, sans craintes.

    Aujourd'hui mes ennemis n'ont pas changé.
    Et je n'ai pas l'intention de me laisser berner par la Paix qu'ils crachent à tout va pour couvrir leur arrogance...

Croisant les bras dans une attitude renfrognée, la vandale marqua une pause.
Des rancunes, elle en conservait plus d'une, assurément. D'ailleurs si elle offrait de plus en plus de preuves d'impatience ou que certains sautes d'humeur la trahissaient quelque peu dans son zèle, c'était bien parce qu'elle se cantonnait à une retenue certaine le reste du temps. Elle ne disposait pas d'autant de sang-froid que ce Thivan et face à tant de démangeaisons, l'envie de gratter sa hache ici ou là se faisait réellement pressante.

    Si ce que vous me dîtes est vrai alors je relèverai chacun de vos défis avec plaisir, Cardinal... Sur ce, à moins que vous ayez autre chose me concernant je n'encombrerai pas plus votre temps ! Merci de m'avoir reçu.

Après tout elle s'était montrée suffisamment culottée pour la journée. S'éterniser ici alors que plus rien ne la retenait ici à part le bon vouloir de son supérieur n'améliorerait pas son image – Encore que même l'ennui semblait indétectable dans le visage taciturne de celui-ci. Même s'il savait appuyer certaines émotions de par son cosmos effroyable, elle n'allait pas attendre d'y être confrontée à une seconde reprise pour se décider à lui lâcher la grappe...
Elle patienta donc un instant, prête à le saluer puis se retirer si ce dernier estimait ne plus rien avoir à redire. Ce qui était le plus probable au vu du personnage.


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Message Re: Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]   Sam 12 Déc - 20:00
Malgré le profond air détaché qu’il affichait à chaque instant, Thivan savait faire preuve parfois de curiosité. Plus qu’on ne le croyait en vérité. Pas que l’histoire des autres l’intéresse plus que ça, mais savoir pourquoi Ludmila tenait tant à se mettre en avant et aller en première ligne l’intriguait et la rendait potentiellement plus intéressante. Potentiellement. Après tout, on parlait la des pensées du Cardinal et beaucoup n’étaient pas sans savoir combien il était difficile de le comprendre et surtout de suivre le cours de ses pensées. Avec détachement, sans quitter des yeux la jeune femme devant lui, il attendit sa réponse, accueillit les paroles avec un grand vide. Pourtant il écoutait bel et bien. Pour autant, il n’était pas prompt à comprendre tous les arguments, sinon que sa volonté de fer, réveillée avec les années passées ici avait fait d’elle la guerrière que le Dédale connaissait. Le reste, c’était un point de vu qu’il ne partageait pas, la vengeance, la revanche, l’inimité face à d’autres… tout cela était bien inconnu au Cardinal de la Pestilence, depuis trop longtemps détaché de ce que faisait les émotions humaines pour n’en ressentir qu’un minimum. La rancœur n’était pas une chose qu’il utilisait et pourtant son passé lui avait montré mainte fois qu’il aurait pu la faire sienne. Mais il en était incapable. A ses yeux tout le monde était semblable, à ses yeux tout le monde pouvait mourir. Il n’avait pas de haine, il ne détestait personne. Comme la maladie, il s’en prenait à quiconque se trouvait sur son chemin, sans faire le moindre distinguo.

« Tes ressentiments te poussent à aller plus loin, c'est bien. »


Ce n’était même pas là une question, une simple remarque, une constatation. Un résumé simple de ce qu’elle avait dit exprimé avec une neutralité glaçante. Soit, sa réponse était bien assez satisfaisante et tant que la haine qu’elle portait ne lui faisait pas commettre des erreurs, alors il n’avait rien à dire sur son attitude et ses manières de faire. Mais il se garda bien de lui révéler ce fragment de sa pensée, après tout il n’était pas le Cardinal de cette Berserker, elle ne faisait pas partie de son armée. Nuls doutes que si celui-ci avait été là en l’instant, la jeune femme ne se serait pas embêté à aller voir Thivan pour obtenir ce qu’elle souhaitait depuis longtemps : de l’action.

« C’est moins un défi qu’un devoir. » Lança-t-il seulement comme réponse à la dernière réplique de Ludmila.

Il ne lui donna pas congé réellement par la parole, mais puisque lui même se détourna pour retourner à ses occupations, elle pouvait supposer sans grandes difficultés qu’il n’avait rien de plus à lui dire. Ce qui était vrai, les discussions n’étaient clairement pas son activité préférée, et puisqu’elle même souhaitait en terminer, il n’était pas celui qui la forcerait à continuer. Ainsi se terminait simplement cette entrevue, une interlude pour Thivan qui allait devoir reprendre son travail, lui le gardien actuel de la Citadelle en l’absence du Pontifex. Il espérait bien que ce dernier ne tarde pas trop à se montrer…
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Les nerfs ou la guerre [Pv: Thivan]
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