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 [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]

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ScythèsavatarArmure :
Cancer
Message [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Mer 25 Nov - 19:13
Sa jambe se mit à fléchir, son genou venant lourdement toucher le sol de la Maison du Capricorne. Le Cancer venait de traverser neuf des maisons que gardaient ses frères d’armes, mais ne s’était arrêté à aucune d’entre elle. Celle-ci n’était pas plus sa destination, et devait être traversée comme toutes les autres. Pourtant, le poids du corps de son ami le plus chère qu’il portait sur ses épaules venait le rattraper. Au-delà de ses muscles qui le faisaient souffrir, c’était bien la peine qui le faisait chavirer et perdre pied.

Lorsqu’en cette journée le soleil s’était levé sur le Sanctuaire, jamais il n’aurait pensé que le Ciel le pousserait à surmonter l’une de ses plus dures épreuves. Dès lors qu’il avait vu l’étoile rouge transpercer la constellation du Capricorne, tout s’était accéléré à un rythme inquiétant, comme-ci ces cinq années de paix qu’ils avaient apporté n’était qu’une brève pause dans l’attente de quelque chose de bien pire. Tout s’était joué en quelques instants, ne pouvant que faire regretter ses années perdues à surveiller une Maison, alors que le monde se préparait à vivre ses heures les plus terribles. La visite du Grand-Pope Bélisaire, la garde du chapelet, la mort du gardien des cinq pics. Cela n’avait été qu’un prélude, le calme avant une tempête qui n’attendait que de se déchainer. Et les rafales du Sombre Monarque étaient percutantes, elles ne trompaient pas. C’est la mort qu’il apportait, et c’est par la mort qu’il s’annonçait. C’était Shin, son plus vieil ami, qui en fit les frais.

Le visage de Scythès semblait sévère, impassible, pourtant il était de nouveau le même que cinq années plus tôt, dans les ruines de Rome, après la bataille contre les Bersekers d’Arès. Un homme qui avait vécu toute sa vie avec la mort autour de lui, et qui pourtant parfois n’arrivait plus à la surmonter, à la respecter. Il avait vu nombre de ses frères mourir durant ces sept jours, et si ce n’est Bélisaire que la Déesse avait appelé à servir d’une autre façon, il ne restait plus que Nimuë des Poissons et lui. Cette génération continuait de s’éteindre, et celui que Scythès aimait penser comme son plus grand représentant venait de rejoindre ceux qui avaient succombé avant eux. De sa perte incombait à Scythès de l’honorer et de continuer sa mission. C’était la raison pour laquelle il avait traversé toutes ses marches, portant l’armure du Cancer, soulevant son ami portant celle de la Balance. Il n’avait plus laissé personne le toucher depuis son arrivée à Rodorio, et c’était devant le Grand-Pope qu’il pensait devoir l’amener, afin qu’il puisse le voir de ses yeux. Ensuite, l’armure retournerait à sa place, et Scythès emmènerait Shin à celle qui est la sienne. Son corps vers un repos bien mérité, son esprit dans un autre monde où il commencerait une nouvelle lutte. Un combat bien plus terrible que celui que l’on endurait sur terre, la souffrance éternelle dans le monde du Souverain des Enfers.

Puisant dans ses forces, conscient qu’il ne pouvait lui non plus se détourner de sa lutte, il releva la jambe et se remit en route. Il traversa la Maison du Capricorne sans chercher à y trouver son propriétaire, il n’était pas là pour ça. A vrai dire, il n’aurait répondu à personne à ce moment précis, son esprit étant trop tourmenté pour daigner s’occuper d’autre chose que sa tâche. Un pas après l’autre, il parcouru les maisons restantes, jusqu’à arriver enfin devant le Temple du Grand-Pope. Il n’adressa pas un regard aux gardes qui en gardaient l’entrée, poursuivant sans s’arrêter sa lente et lourde marche jusqu’au trône du plus haut représentant d’Athéna. Une fois arrivé devant lui, il posa un genou à terre, le corps de Shin toujours sur les épaules et fermement tenu par ses bras. Silencieusement, il déposa le corps du chevalier d’or de la Balance devant lui, le visage bien à découvert même si l’armure ne trompait de toute façon pas sur son porteur. Son regard resta rivé quelques instants de plus sur son ami, continuant à raviver la perte, mais Scythès se reprit rapidement, redonnant à son visage tout le sérieux dont il avait l’habitude. Relevant la tête vers Bélisaire, il prit la parole.


- « L’ennemi invisible que nous avons tant et tant combattu ne sera pas toujours silencieux ». Peu de fois le soleil s’est levé depuis le jour où vous m’avez dis ces mots. Notre ennemi n’est toujours pas visible, pourtant déjà il a parlé. C’est par la mort de Shin qu’il nous envoie son premier message.

Se redressant, il contourna Shin et marcha calmement vers Bélisaire, sans attendre qu’on lui fasse signe de se lever. Le Cancer n’avait jamais été un amoureux du protocole, et le Grand-Pope le connaissait bien maintenant. L’heure n’était pas à ce genre de futilité, Hadès avait frappé, et il s’agissait de réagir. A cet instant, il voyait en Bélisaire l’homme qu’il avait connu cinq années plus tôt, plus proche d’un frère d’arme que de ce qu’on pouvait froidement appeler un supérieur.

- Comme nous le craignons, mon ami, le Sombre Monarque est de retour. Le corps de Shin nous est revenu, par la volonté d’un prétendu ancien chevalier d’or du Bélier. J’ai cherché la lumière dans ses paroles, je n’y ai vu que l’ombre. J’ai vu de mes yeux l’armure de Shin réagir et défier ce Scipion, et je me suis interposé lorsqu’il a voulu la faire parler.

Il laissa passer quelques secondes, l’air toujours sérieux, et reprit.

- Un de nos plus vieux frères est tombé, Hadès est maintenant libre de renforcer son emprise sur lui. Pourtant, Shin et son armure continuent de se dresser face aux véritables ennemis d’Athéna. Cet homme, si vous l’avez connu, n’est plus celui qu’il était. L’ennemi est partout, et son ombre a réussi à prendre racine dans nombre de cœurs. Je ne peux affirmer si sa cause est juste ou non, mais il a tenu à nous informer des ambitions du Seigneur de l’autre monde.

De nouveau, il laissa passer quelques secondes, réfléchissant à mesure qu’il parlait. Nombre de questions et d’informations occupaient son esprit, et il fallait aller droit au but, le reste viendrait plus tard.

- Le sceau de la Déesse protégeant le Pilier Sombre de Cathay s’est brisé. Les 108 étoiles maléfiques de notre ennemi sont libérées. Comme les pensées de leur maitre, elles se dirigent vers Avalon, pour s’attaquer à celle qu’il a appelé « La Dame du Lac ». Nynaeve serait son nom, la créatrice d’une épée sacrée de lumière dont Hadès veut s’emparer.

En quelques phrases, il venait d’informer Bélisaire de tout ce qu’il avait appris à Rodorio, devant Scipion. Scythès se demandait toujours qui était cet homme, et si le Grand-Pope en avait entendu parler. Celui-ci avait volontairement envoyé Shin là-bas, probablement pour le rencontrer. Surement en savait-il plus que lui et Lesath, les seuls membres de leur ordre à avoir vu l’inconnu. Le Scorpion ne lui avait pas fait plus confiance que le Cancer, mais ils avaient finis par le laisser partir, conscient que prévenir le Grand-Pope des révélations apprises était plus important que de déclencher un conflit au cœur du village. Scythès reprit la parole, terminant par donner son avis sur la situation, se permettant de le faire envers un vieux frère d’arme qui pensait probablement comme lui.

- Les heures les plus sombres de notre époque sont arrivées, mon ami. Nous nous sommes préparés depuis longtemps, et pourtant déjà le temps semble nous manquer. Nous devons nous dresser contre l’ombre qui s’emparera de ces contrées dont cet homme parlait. Peu importe qu’elle ait assombri son cœur, ses paroles n’en sont pas moins notre seule lumière pour espérer empêcher la longue nuit promise par le Sombre Monarque.

C’est tout ce qu’ils avaient, et si les ambitions d’Hadès étaient bien de s’emparer de cette épée, il fallait tout mettre en œuvre pour l’en empêcher. Scythès attendit donc les réponses de Bélisaire, sans savoir ce qu’il savait déjà, ou ce qu’il lui apprendrait. Dans tous les cas, sa réaction ne se ferait pas attendre. Les craintes qu’ils avaient échangé lors de leur entrevue venaient de se réaliser, et tous deux semblaient conscient que c’était là la menace la plus terrible à laquelle ils auraient à se confronter.
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Message Re: [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Ven 27 Nov - 15:38
Les étoiles étaient la maîtresse des Hommes. Cachées parfois par les nuages, elles observaient les Eveillés sans jamais intervenir, les protégeant juste de leur douce quiétude dans l'infini lointain du Cosmos. Je regardais approcher le Chevalier d'or du Cancer, assis sur mon trône de bois et de granit. Mon regard se porta sur le corps de celui qui avait été un compagnon de combat, la Balance avait donc choisi de se battre pour lui jusqu'au bout après tout. Soudain, elle se mit à luire d'un épais manteau de cosmos et reprit sa forme totémique en quelques instants. J'en comprenais le sens et souriais pour quelques secondes devant la volonté de la déesse de ne pas laisser la place d'un tel chevalier vacante.

- Va ma belle, ton nouveau porteur t'attends et ramène le à moi...

Alors qu'elle quittait les lieux, je regardais le corps de Shin et y apposais les mains pour tenter de comprendre. Mon aura explosait d'une énergie que je contrôlais depuis près de cinq longues années, chaudes et envoutantes comme les femmes de l'orient, forte comme les Djinns enflammés qui gouvernaient le monde des sables. Mon oeil droit laissait apparaître une pupille encore plus vibrante que d'habitude. Je n'avais pas su les protéger, j'avais pris la décision de tout porter sur mes épaules pour que plus jamais nous ne connaissions tout cela et tout recommençait. Mais je n'avais pas le droit de perdre le contrôle, d'aller à la faiblesse, j'étais ABSOLU. Me relevant brusquement, ma cape claquait dans l'espace en me retournant pour aller vers mon siège. Lentement, je m'asseyais avec cette colère toujours palpable. J'écoutais alors mon ami en continuant de fixer le corps devant moi.

- Scipion... Ainsi il s'est fait appelé ainsi, c'est ironique. Mais oui, je ne lui fais aucune confiance mais nous avons besoin d'avoir plusieurs sources pour avoir l'eau qui nous permettra de noyer nos ennemis. Je sais que c'est un ennemi, retors qui plus est... Mais nous devons le laisser penser que nous sommes dupes, le temps viendra pour nous d'agir mais pour l'instant, sa neutralité me convient.

Rare était les chevaliers à avoir du tutoiement de ma part, Scythès et Shin étaient les seuls à avoir ce privilège. Mais cacher plus longtemps ce genre de choses, ne servait pas à grand chose actuellement.

- Pour Hadès, nous n'avons actuellement aucune preuve directe, que des on-dits ? Et je ne cache pas que je ne ressens pas sur le corps de Shin la marque des Ténèbres, il y a une marque, une ombre, mais elle n'est en rien comparable à celle d'un Spectre. Scipion, enfin Pséma car tel est son nom, nous cache manifestement certaines informations. Cependant, tu dois faire preuve de patience, un jour, nous nous débarasserons de lui mais son conseil, son aide pour combattre nos ennemis a toujours été utile jusqu'ici. L'ancien Grand Pope m'avait révélé la vérité sur lui peu de temps avant que je le tue, il m'a demandé de le faire pour préserver le secret à jamais et de sceller son âme ... Que de sang sur mes mains... Mais nous n'avons pas le choix, notre Hégémonie nous impose cela et on ne peut plus reculer pour le bien de l'Humanité et c'est tout ce qui compte.

Epée sacrée ? Tiens tiens... Hadès voulait donc forger une nouvelle arme pour combattre Athéna. Bien... Il serait temps de lui montrer que les choses ne se passeraient pas comme prévu. Dans un sens, Pséma avait apporté les informations dont ils avaient besoin pour agir rapidement.

- Artorius est la clé mon ami. Athéna a beaucoup misé sur lui. Nous irons bientôt en Brittania pour régler cela mais je peux te dire une chose, Dame Nynaeve est sous la protection de Poséidon et elle est l'alliée de notre Déesse, je ne vois pas le Sombre Monarque défier nos forces respectives en même temps. Il aura besoin de profiter que nous soyons affaibli pour cela mais ne t'inquiète pas, je veillerai à ce que cela n'arrive pas et tu portes le Rosaire sacré, les Spectres, il suffira de les enfermer de nouveau... Poséidon et Odin n'aiment pas le Seigneur des Enfers mais Arès... Oui, on doit surveiller les Berserkers cher ami.

Me relevant, je fis apparaitre un sceau d'Athéna que j'apposais sur la poitrine de mon ancien ami. Il serait ainsi protéger des pouvoirs de la Mort sur ce monde...






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Message Re: [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Sam 28 Nov - 5:47
La tension était palpable dans la salle principale du Temple du Grand-Pope. Un mélange de sentiments, de la peine comme de la colère pouvait se lire dans les yeux des deux hommes, bien qu'aucun des deux ne laissaient l'émotion déformer leur visage. Durant cinq années à servir Bélisaire comme nouveau Pope, jamais il ne l'avait vu faire acte si démonstratif. Toujours un feu semblait vivre en lui, derrière un masque de froideur et de sévérité qui ne parvenait jamais vraiment à le cacher. Pourtant, s'il y avait bien un homme dont il savait qu'il partagerait sa peine, c'était bien lui. Tous trois étaient des guerriers d'une autre époque, des piliers déjà fracturés par d'autres guerres mais qui ne voulaient pas se briser. Un lien s'était crée entre eux, qui n'avait pu être effacé avec un changement de hiérarchie. Bélisaire regrettait la perte de Shin, et comme Scythès lorsqu'il avait vu le corps de son ami sans vie, il n'avait pu rester impassible. Son aura avait explosé dans l'enceinte de la salle, comme la plus pure des manifestations qu'il pouvait donner. Pourtant, les vivants devaient poursuivre le combat, et il le savait. C'est ainsi qu'il était retourné siéger sur son trône, une colère toujours bien lisible dans ses yeux, pour écouter les paroles du Cancer.

La réponse du Grand-Pope ne se fit pas attendre, confirmant dès ses premiers mots ce que pensait Scythès. Il connaissait Scipion, du moins l'homme qui avait choisi d'apparaitre sous ce nom. Il lui confirma tout aussi vite qu'il n'était pas digne de confiance. C'était un point que Scythès avait clairement exposé à l'intéressé, et la réponse de savoir si cela avait été une bonne décision lui était venu bien plus rapidement qu'il ne le pensait. La qualification d'"ennemi retors" que Bélisaire lui attribua termina de le convaincre que l'armure de la Balance avait des choses à dévoiler. Des mystères qu'un ennemi aurait probablement voulu voir disparaitre. Toujours est-il que les deux hommes partageaient le même avis sur l'inconnu de Rodorio, et il avait été bon de le laisser partir, son rôle n'étant pas terminé dans les évènements qui allaient suivre. Peut-être de nouveau se montrerait-il utile. Pséma, sa véritable identité, était en tout cas connue. Une vérité apprise de la bouche de l'ancien Pope lui même.

Les dernières paroles de son ami terminèrent de persuader le Cancer sur leur vision commune des choses. Comme d'autres, le Grand Pope avait du sang sur les mains. Il avait fait ce qui était nécessaire pour le bien de l'humanité, pour lutter contre les ennemis d'Athéna. Scythès savait qu'il avait du prendre la vie de l'ancien Pope avant de le devenir à son tour, et jamais il ne lui en avait tenu rigueur ou ne s'y était intéressé plus que de raison. Les vivants devaient laisser la mort prendre des vies, pour pouvoir véritablement la combattre. Le Cancer avait appris et adopté cette réalité en côtoyant la mort chaque jour de sa vie. Le chemin vers la paix est taché de sang, et aucune vie n'a de réel importance devant leur véritable mission. La sienne n'échappait pas à la règle, et il savait qu'un jour viendrait où il devrait rejoindre lui aussi ses camarades. S'il fallait l'affronter et aller au devant, il irait. C'est ce qu'ils leur devait à tous.

Scythès écouta toujours silencieusement Bélisaire lorsqu'il apporta de nouvelles réponses aux questions amenés par Pséma. Ainsi, leur regard devait se tourner vers Brittania. Si les serviteurs du Sombre Monarque se dirigeaient vers celle que l'on appelait Dame Nynaeve, c'est là bas qu'on les trouverait. Et quand bien même elle était sous la protection de Poséidon, on ne pouvait compter sur un Dieu déchu et une armée vaincue pour vaincre Hadès. Les chevaliers d'Athéna devaient se dresser, et c'est ce que Bélisaire semblait lui aussi penser. "Artorius est la clé", les mots avaient fait esquisser un sourire à Scythès, malgré le moment peu propice. Bélisaire avait toujours une longueur d'avance sur lui, il parlait à Athéna après tout. Ainsi, l'étoile rouge dans la constellation du Capricorne signifiait le retour du Sombre Monarque, et Artorius avait un lien avec ce qui devait arriver. Bien des choses dépendaient de lui, malgré son jeune age. Pourtant, Athéna et Bélisaire semblaient avoir en lui une confiance à toute épreuve. Sa première mission serait peut être la plus importante de sa vie. Enfin, son ami termina par lui apposer un sceau sur le torse, venant disparaitre aussitôt sous l'armure pour se figer sur son corps. Un don d'Athéna pour combattre la mort, comme le rosaire qu'on lui avait confié plus tôt. Un geste suffisant pour lui indiquer qu'à son tour, il devrait quitter le Sanctuaire et la garde de son Temple pour servir la Déesse. Un geste que Scythès reçu comme un honneur, comme une chance de pouvoir honorer les morts souffrant toujours dans l'autre monde, du plus ancien jusqu'à la perte la plus récente. Répondant aux dernières paroles de Bélisaire au sujet des Berserkers, les souvenirs toujours vifs dans sa mémoire, il prit la parole.


- Le Dieu qu'ils servent n'est que haine et chaos. Le sang a été versé il y a cinq ans, et il devra couler de nouveau. La Guerre appelle la Mort, et c'est dans l'union que nos adversaires tenteront de nous vaincre.

Il ne faisait que souligner l'évidence, confirmant ce que Bélisaire avait laissé sous entendre. Simplement pour mieux pouvoir reprendre.

- Nos ennemis se relèvent. Comme autrefois, nous irons à leur rencontre, pour imposer la paix promise par Athéna.

Mettant une main sur son torse, au niveau du sceau que venait de lui conférer le Pope, il reprit encore.

- Aujourd'hui, ma place est auprès de mes nouveaux frères, plus à regarder les étoiles en quête de signe. Elles nous ont montré la place d'Artorius dans la guerre à venir, et c'est dans cette nouvelle génération de chevaliers que je fonde mes espoirs. Ordonnez mon ami, et je servirai. Permettez-moi d'honorer mes anciens frères, en combattant aux côtés de ceux qui portent aujourd'hui leurs armures.

Le regard toujours sérieux vers Bélisaire, il hochait la tête en signe de respect. Il était lui aussi l'un de ses anciens frères, et il savait qu'il comprenait ce que ressentait le Cancer. Quand bien même le sceau et sa phrase sur la prochaine présence des Saints en Brittania en disait long, il ne lui avait pas dit de vive voix que c'était à lui d'y aller. Pourtant, Scythès savait que sa place était au plus proche de la mort. Il l'avait côtoyé toute sa vie dans l'attente de pouvoir la combattre, et le moment était enfin venue. Tout en retournant vers le corps de leur ami étendu sur le sol, dont l'armure avait repris sa totémique avant de s'envoler vers un nouveau porteur, il repensa aux paroles du Grand-Pope au sujet de la marque mystérieuse laissée sur l'armure. Une marque qui n'était pas celle des ténèbres. Scythès reprit alors la parole pour lui répondre.

- Les preuves que nous cherchons, peut-être l'armure elle-même pourra nous les apporter. Celui que vous dites s'appeler Pséma semblait vouloir apprendre ce qu'elle voulait nous dire, lorsqu'il à comprit qu'elle continuait son combat. Le Bélier saura la faire parler de nouveau.

Il ignorait où l'armure s'en était allé. Il était étonnant qu'un nouveau porteur soit désigné si rapidement, mais nous étions en temps de guerre, un temps de changement et de perte. Athéna aurait besoin de toute sa chevalerie pour contrer les sombres desseins de ses ennemis. L'armure de la Balance restait pourtant leur seule source de réponse, au moins pour apprendre la véritable fin que le Ciel avait réservé à Shin. Mais avec ou sans preuve, tout portait à croire que les ombres recommençaient en effet à obscurcir la terre. Il fallait agir, et ils le feraient.
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ArtoriusavatarArmure :
Capricorne
Message Re: [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Lun 30 Nov - 23:01
Une fois les présentations faîtes, le Capricorne s'était rapidement déplacé vers le lieu qu'il avait, depuis sa maison, convoitée pour y trouver l'objet de ses recherches; la réponse à ses questions. Le Cancer avait traversé sa maison, et bien qu'il n'avait pas levé le petit doigt pour accueillir son collègue comme il se devait, un détachement complet avait laissé place à une curiosité partielle. Devant le Temple du Pope, l'adolescent au regard froid et analytique, juste et déterminé savait qu'aujourd'hui était un jour douloureux. Il fallait être profondément aveugle pour faire l'impasse sur le Cosmos quelque peu mélancolique du Cancer, et la discussion -qui avait été instaurée par Bélisaire et Scythes depuis déjà un laps de temps qu'il estimait long- confirmait les hypothèses qu'avait modelé son esprit.

Il y avait quelque chose d'impressionnant à se tenir debout face à une porte qui menait à une salle dans laquelle on ne pouvait avoir une idée fixe quant à la scène qu'elle dévoilerait. Sa visite dans le Temple du Verseau l'avait amené dans cette posture, et alors qu'il n'appréciait pas véritablement déléguer la faute sur son entourage, lui, Artorius Pendragon, avait cédé à la curiosité et l'intérêt personnel. Ce n'était pourtant pas faute d'attacher plus d'importance à son travail, mais la bibliothèque qu'entretenait Echô avait de quoi saisir l'attention d'un chevalier des plus aimants des connaissances. Découvrir, peut-être était-ce finalement ce qui amenait le jeune breton à montrer l'une de ces seules facettes que l'on pouvait réellement qualifier "d'adolescent". De la démarche haute mais humble qu'il empruntait, aux idées claires et précises que transmettait son expression désintéressée, Artorius était conscient que quelque chose n'allait pas. Peut-être n'aurait-il pas dû venir? Pourtant, il restait persuadé qu'une place lui était peut-être réservé à juste titre dans une mission qui se déroulerait. Si impatience il y avait, alors c'était celle de pouvoir enfin servir Athéna et montrer une quelconque utilité. Pragmatique, on pouvait le décrire ainsi, et c'était plutôt fièrement mais sans aucun orgueil mal placé qu'il s'avança dans la salle, prêt à se présenter face au Pope.

Alors que le bruit de son Armure résonnait dans la salle, le jeune Pendragon s'était permis de détailler les lieux aussi discrètement que brièvement pour se faire un premier avis de la situation. Evidemment, le Cancer et une source de problèmes étaient présents dans cette salle, comme il l'avait prévu. Ce fut pourtant une forme immobile au cœur de la salle qui retint son attention en premier. Il s'était arrêté de marcher pendant quelques secondes, apercevant pour la première fois le cadavre d'un allié. D'après les cheveux et l'Armure de la Balance qui s'apprêtait à rejoindre son nouveau porteur, il reconnut là le chevalier de la Balance dont il n'avait jamais su le nom de vive voix. Les yeux rivés sur la dépouille d'un mort, il s'était toujours demandé ce que la perte d'un homme pouvait bien importer. Certes, il respectait l'état d'âme du Cancer, et peut-être même du Pope Bélisaire qui n'affichait pas autant de tristesse que son vis-à-vis, mais cette mort avait pour lui bien peu d'importance. Au contraire, elle glorifiait un homme aux mœurs qu'il n'avait jamais pris la peine d'écouter mais qu'il savait douteuses pour un bon nombre d'entre eux. Les fragilités des émotions ne demeuraient pas dans l'esprit du Capricorne, trop attaché aux valeurs et au rôle qu'il se prêtait pour eux. Aussi après quelques secondes, il continua sa marche de façon à s'agenouiller devant le Pope le temps qu'il faudrait. Il ne daigna pas saluer le dénommé Scythes, ou tout du moins pas en cet instant. L'heure était au prise de conscience, aussi Artorius l'ignora afin de faciliter cet entrevue.

"Grand Pope, je vous salue d'avance et je m'excuse pour ce retard. Je n'ai pu m'empêcher d'être intrigué par les récents événements que je sais quelque peu infligeant pour un bon nombre d'entre nous. La perte de la Balance est...Regrettable, mais au-delà de cette disparition, j'y vois l'affirmation de l'honneur d'un chevalier inconnu guidé par sa propre conception de son devoir. Puisse-t-il trouver une source de paix en mourant dans son armure"

Pas véritablement gêné, il n'appréciait pourtant pas d'avoir manqué une bonne partie de ce qui avait été dit précédemment. De leur précédente conversation, il n'en avait compris qu'une certaine partie. Au départ, il était venu car il avait besoin de réponses, choses qu'il prévoyait plutôt en parler avec Bélisaire de façon superficielle dans un premier temps, mais ce qu'il voyait là demeurait être un véritable problème pour le Sanctuaire. Quelque chose qu'ils ne devraient certainement pas prendre à la légère.

"Néanmoins, une chose m'intrigue. Cette mort ne peut être mise de côté à l'heure actuelle, quand bien même l'Armure de la Balance a trouvé une opportunité de recommencer un nouveau cycle. Ce "Pséma" dont vous avez parlé en a été intrigué, mais pourquoi? Qui est-il? Comment sait-il tout cela? Ce sont des questions auxquelles nous devons trouver réponse, tôt ou tard..."

Ou peut-être était-il tout simplement trop curieux, trop perfectionniste pour tolérer une situation où faiblesse et ignorance les touchaient de plein fouet, en même temps que l'espoir et une possible victoire se dessinaient à l'horizon d'un futur proche.

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Message Re: [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Dim 6 Déc - 12:01
Ecoutant la réponse de Scythès, je ne pouvais en placer une car le Chevalier d'or du Capricorne intervint à son tour. Pensif, je me relevais lentement de mon trône pour les inviter à me suivre en direction du balcon qui permettait de voir l'ensemble du Sanctuaire.

Athéna avait choisi comme champion ce jeune homme pour sa cause. En soit, je n'avais aucun souci avec cela mais je me devais toutefois d'agir le plus promptement possible aux informations que je venais de recevoir. Shin avait donné sa vie pour nous informer que les Guerriers d'Hadès étaient de nouveau en activité dans les quatre coins du Monde. Ainia était déjà partie dans les terres de Jamir pour aider Hélèna à reconstruire les armures encore en mauvais état depuis la dernière Guerre Sainte. C'était une nécessité pour les années à venir, même en payant le prix de perdre le premier gardien du Sanctuaire.

Hadès. Les informations se succédaient et je pris la décision d'envoyer ces deux là pour une mission d'urgence, je devais vérifier quelque chose.

- Vous partez immédiatement pour la Tour Noire des Cinq Pics. Je veux savoir si le sceau de notre Déesse est toujours actif, ce qui devrait être le cas, elle l'aurait ressenti... Pour l'armure de la Balance, je m'en occupe !

La situation devenait des plus difficile mais je ne pouvais me permettre la moindre faiblesse, le moindre manque d'attention dans les heures à venir. Pour Pséma, j'évitais soigneusement les questions du fils de Pendragon pour ne pas avoir à donner mes raisons. J'avais déjà quelques pistes mais elles étaient bien maigres finalement, je ne connaissais pas plus que cela l'homme qui se cachait sous le nom de Pséma. Des recherches dans les archives de Star Hill m'avaient conduit à apprendre que c'était un ancien Grand Pope du temps des Guerres Puniques, la troisième pour être exact et il avait disparu lors de la chute de la grande Carthage. Au loin, le vent soufflait, je savais que les choses sérieuses commencaient à se mettre lentement en place et je ne savais pas encore comment arrêter tout le processus, le contrôle de tout cela était la clé selon la Déesse et je ne comptais pas le perdre d'une manière ou d'une autre dans cette histoire.

- La Tour Noire... C'est l'endroit où sont scellées les âmes des Spectres d'Hadès dans le plus grand secret. Je ne sais pas comment ils ont fait pour s'échapper de leur prison mais je veux des réponses. Le Sceau n'a pas pu se briser par lui même, il était encore bien puissant et pour en plus éviter que la Déesse voit cette action, il fallait user de grands moyens... Allez y immédiatement et amenez moi les réponses Chevaliers ! Méfiez vous, il se peut que des ennemis se tapissent dans l'ombre...

L'ombre. Quelque chose lui disait qu'entre une ombre et la ténèbre...








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Cancer
Message Re: [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Ven 11 Déc - 22:41
A peine le Cancer avait terminé de prononcer ses dernières paroles qu’un nouveau cosmos se fit sentir au sein du Temple du Grand-Pope, venant briser les tristes retrouvailles de trois vieux frères d’arme. C’est le plus jeune chevalier de leur ordre qui apparu à eux, ce qui n’étonna pas le hun, tant son nom avait déjà été prononcé durant leur conversation. Bélisaire avait probablement du le convoquer, conscient que l’heure de faire ses preuves approchait. C’est d’un regard sans chaleur qu’il scruta son avancée, se faisant de nouveau une idée de lui à mesure qu’il approchait. Comme lors de sa première apparition, sa jeunesse fut ce que Scythès remarqua en premier. Il avait beau être paré d’or, afficher une confiance égale aux plus aguerris des guerriers d’Athéna, le Cancer ne put s’empêcher de penser qu’il était peu prudent de faire peser tant de choses sur un garçon de cet âge. Sans Athéna derrière lui pour soutenir son apparition, il paraissait désormais bien plus commun, plus proche des nouveaux chevaliers d’or qu’il n’avait jamais eu envie de connaitre. Son cosmos était grand, mais son inexpérience l’était tout autant. Bien qu’il n’appréciait pas ça, il savait que le Capricorne devrait être guidé et soutenu, quand bien même il avait la confiance divine et celle de son représentant. On ne pouvait lutter seul contre les Enfers, et il ne pouvait de toute façon pas accepter que la plus grande des missions soit compromise par un excès de confiance ou par un manque d’expérience. Trop de choses étaient en jeu, le repos de toutes les âmes dépendait de leur réussite contre Hadès. Qu’Artorius le veuille ou non, il était la clé de la réussite de leur mission, l’étendard d’une nouvelle génération, un espoir que les anciens étaient contraints de voir en lui.

Quand enfin le jeune homme arriva à leur niveau, il écouta avec une certaine attention ses paroles destinées à Bélisaire. Le fait qu’il ne le salue pas ne le fit pas sourciller, il n’était pas le genre d’homme à s’attarder sur ce genre de détail, et il lui arrivait bien souvent lui-même d’ignorer tout bonnement ses confrères, comme il en avait fait la démonstration lors du Crusos quelques jours plus tôt. Ses paroles pourtant l’intriguèrent, ses premières phrases traduisant son avis sur la disparition prématurée de Shin. Il n’était pas touché par cette perte, ce qui était logique, il ne le connaissait pas. De plus, si on se fiait uniquement aux rumeurs sur le chevalier d’or de la Balance, il n’était pas le genre d’homme qu’il était courant de regretter. Il semblait préférer voir que c’est en trouvant la mort que Shin avait prouvé son honneur et affirmé sa loyauté. Qu’il espère qu’il trouve la paix était futile, ce n’est pas dans le monde d’en bas que l’on pouvait l’atteindre, que l’on meurt dans une armure d’or ou non, pour une cause juste ou non. Ce n’étaient rien de plus que des mots de quelqu’un qui ne le connaissait pas, et dont le fond de la pensée ne changerait pas la place peu enviable de Shin.

Scythès se contenta donc d’écouter la suite des paroles du jeune homme, des interrogations sur l’inconnu de Rodorio, comme lui avait pu s’en poser lorsqu’il avait posé les yeux sur lui. Les véritables intentions de ce personnage restaient floues, et des questions qu’avaient prononcées Artorius, Bélisaire en connaissait sans doute certaines réponses. Des réponses qu’il ne lui accorda pas, probablement des informations dont il n’aurait pas besoin là où il irait. Et au vue de la réponse claire de leur Pope, une destination qu’il partagerait avec le Cancer. Alors qu’il pensait partir pour Brittania avec une force du Sanctuaire pour aller affronter la Mort et les spectres de front, c’est vers la Tour Noire des Cinq Pics que son vieil ami les envoya. Pséma lui avait annoncé que le sceau de la Déesse était brisé, ce dont Bélisaire semblait douter. Pourtant, qu’il le soit ou non, tout laissait croire que les spectres étaient parvenus à s’en échapper. Il s’agissait de découvrir comment, et deux chevaliers d’or ne seraient pas de trop pour y parvenir. Du moins, il était trop dangereux d’en envoyer un seul, vu ce qui était arrivé à son ami de la Balance. Conscient que leur mission ne pouvait attendre, Scythès s’apprêta à prendre la parole pour annoncer son départ. Il en savait assez sur ce qu’il avait à faire pour ne pas s’attarder plus longtemps. Il se contenta donc d’un hochement de tête vers Bélisaire pour lui assurer qu’il avait bien compris et qu’il n’échouerait pas.


- Grand-Pope.

Il tourna donc le dos à son supérieur pour se diriger vers le corps de Shin, que sa vieille armure d’or ne couvrait plus. Il le porta sur ses épaules, comme il l’avait fait pour l’amener jusqu’ici, et reprit la parole en destination d’Artorius tout en se dirigeant vers la sortie.

- Retrouves-moi à la Maison du Cancer. Quand j’aurai honoré nos morts, nous partirons.

Ils partiraient dans l’heure, sans doute moins. Simplement le temps pour lui d’aller enterrer son ami près du Temple qu’il avait gardé, où son corps pourrait reposer, loin de l’ombre qui menaçait ce monde. C’était le moins qu’il pouvait faire, de sa place. Une façon de plus de lui rendre hommage. Le jeune Capricorne le retrouverait bien vite, et alors une longue route les attendrait pour rejoindre la terre natale de Shin. Il n’avait jamais eu l’occasion d’y aller du vivant de son ami, celui-ci ne désirant pas y retourner, et c’est maintenant qu’il avait trouvé la mort que le hun la trouvait. Il n’attendit pas de réponse, et se mit en route aussitôt vers le devoir qui l’attendait, marchant pas à pas vers le soleil qui éclairait la sortie du Temple du Pope.
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Message Re: [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Sam 12 Déc - 1:53
Les questions pouvaient bien attendre, et le Grand Pope n'eut pas à se prononcer une fois de plus pour qu'Artorius prenne conscience de la signification des mots prononcés. Ces mots qu'il avait attendu depuis son arrivée au Crusos, et dont il écoutait avec une satisfaction certaine l'évocation d'une action qui le concernerait cette fois-ci. La décision précédente, celle qui l'avait laisser vaquer à ses occupations dans le dixième temple, lui avait fait goûter à un nouveau goût dont il se serait bien passé: la déception. Relevant la tête, ces paroles faisaient écho alors qu'il se faisait déjà un plaisir d'aller trouver les terres de Chine, et ce en silence, comme à son habitude.

- Je ferais en sorte de respecter au mieux cette mission et d'y trouver ce qui a brisé ce Sceau. Nous partons donc de ce pas dès que nous serons prêts. Grand Pope"

Se relevant, il s'était rendu compte qu'il avait en quelque sorte suivi les pas du Cancer. En posant son regard sur son compère, le cadavre qui gisait autrefois sur le sol froid du Temple du Grand Pope reposait cette fois-ci sur l'épaule d'un chevalier qui vivait toujours, vaste contraste entre la vie et la mort. Néanmoins, Artorius était d'une humeur plus curieuse, et maintenant qu'il savait que cette fameuse mission aux Cinq Pics allait se dérouler en sa compagnie, il en profitait pour le jauger d'une manière plus insistante. L'homme était plutôt grand, d'une peau hâlée qui lui permettrait certainement à le reconnaître à distance, tout du moins si son armure ne parlait pas d'elle-même. Il y avait là en cette analyse une très faible probabilité, si bien qu'il aurait tout aussi bien pu se concentrer davantage sur les cheveux noirs bleutés du Capricorne. Non, Artorius ne ressentait pour l'instant rien en observant Scythes, pas plus qu'il n'avait considéré davantage les autres personnes l'ayant approché. Sauf éventuellement son voisin du onzième Temple, mais le prendre en compte parce qu'il avait trouvé sa bibliothèque fort à son goût était-il suffisant?

- Retrouves-moi à la Maison du Cancer. Quand j’aurai honoré nos morts, nous partirons.

Evidemment, s'il portait ce qui paraissait être une sorte d'ami sur son dos, ce n'était pas parce qu'il n'avait aucune raison à cela. Pourtant, le Capricorne se fichait bien de ce qu'il comptait faire de cet homme par la suite, tant que cela ne les retarderait pas trop dans leur mission. En haussant les épaules, il s'avança de quelques pas, avant de s'arrêter alors qu'il s'apprêtait à dépasser son ainé.

- Bien, prenez le temps qu'il vous faudra pour cela. Je vous attendrais néanmoins.

Et c'était dans le silence qu'il avait marché aux côtés du Cancer jusqu'au dixième Temple, où il avait laissé Scythès faire ce que bon lui semblait de cet homme. Ce qu'il n'avait pas dit, c'était qu'il aurait considéré la place d'un mort au cimetière. Cela lui semblait bien plus logique pour ceux qui auraient éventuellement souhaité se rendre auprès de sa tombe. Mais rien dans cette histoire ne le regardait véritablement, si ce n'est l'arrivée d'un éventuel Cancer qui achèverait alors ce titre de "nouveau" qu'il avait reçu.
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Message Re: [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Dim 7 Fév - 17:24
Alors que les deux Chevaliers s'apprêtaient à quitter le temple, une aura noire se fit sentir avec le chapelet que le Cancer portait dans sa main droite. Rapidement, je me retournais pour pouvoir réagir mais tout cela me prenait au dépourvu. Alors que Scythès tombait sur le sol, je fis réagir autour de moi les sceaux d'Athéna pour repousser tout ennemi potentiel. Mais le mal était déjà fait et je devais bien me rendre compte que ce que je craignais au sujet de ce mal oriental n'était pas superflu. Je fis signe aux dames d'atour d'amener le chevalier dans mes appartements pour qu'il soit soigner avec des prières à la déesse. Je ne savais combien de temps cela allait durer et maintenant, j'avais le chapelet sacré aux 108 perles entre mes mains. Alors que je regardais Artorius dans un profond silence, essayant de réfléchir à quoi faire, je sentis la présence du jeune Saadyr. Il allait servir plus vite que je ne l'aurai cru et ses pouvoirs de téléportation allaient nous servir.

- Saadyr, tu tombes bien. Tu pars avec Artorius pour les Cinq Pics, il t'expliquera la raison de ma demande sur le chemin. Chevalier du Capricorne, je te confie le Chapelet de Scythès, prends en soin ! S'il résonne, préparez vous à vous battre ! Nous devons avoir l'assurance que le sceau d'Athéna soit toujours vivace à la Tour Noire !

L'ordre était donné. C'était à eux de gérer désormais les choses, je n'avais qu'une chose à faire, veiller sur le corps de ce vieil ami en lui donnant tous les soins nécessaires à son prompt rétablissement dans les heures à venir.

MJ a écrit:
Note : Nous passons en Juin 550, en effet, cela me semble plus logique, sinon, risque d'y avoir un hiatus dans vos chronologies et la mienne. Considérez donc que tout cela se passe juste après les MD. Merci de votre compréhension Smile




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Tu devras connaître ta place.


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Message Re: [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Sam 13 Fév - 19:35
Les choses n’avaient pas commencées de la meilleure manière qui soit, Saadyr devait bien le reconnaître. Déjà quelques semaines qu'il le remarquait par rapport à sa rencontre avec Bélisaire. Mais avoir eu le don d’énerver un peu le Grand Pope et juger de sa patience était une belle expérience et jugeait que c’était une information intéressante à retenir à son encontre. Et puis même si le cosmos de celui-ci l’avait calmé, le jeune Bélier reconnaissait s’être bien amusé. C’était sans doute un peu suicidaire et gamin de voir les choses de cette manière, mais jouer avec le feu avait toujours fait parti des talents de Saadyr, et avoir côtoyé Hélène de Jamir pendant de nombreuses années lui avait permis d’esquiver assez agilement les situations critiques de ce genre. Et puis, ce n’était qu’un début entre lui et le Pope Bélisaire, il y avait toujours moyen d’arranger les choses et c’était un peu pour cette raison qu’il s’était mit à gravir les marches des douze maisons en direction du temple du Pope. Bon, il n’avait pas une seconde eut l’intention de s’excuser ou de s’abaisser à marquer son respect comme l’avait fait Andromède avec des tartines de compliments, mais peut être mettre un peu les choses au clair ? En tout cas, le Bélier avait eu le sentiment qu’il devait se rendre là haut et voir son supérieur. Plus que l’envie de le rencontrer à nouveau, quelque chose dans son instinct clochait. Il devait donc en avoir le cœur net.

Vêtu de son armure, brillante du feu intérieur du jeune homme, il arriva à peine à la porte du temple qu’il entendit son nom être prononcé. Il était bien facile de le remarquer, et un petit sourire s’afficha sur son visage, bien vite effacé néanmoins avec la suite du discours. Repartir immédiatement ? Sans plus d’information qu’un lieu éloigné ? Le côté capricieux de son caractère le fit presque jurer intérieurement, mais Saadyr était assez observateur pour comprendre que les choses allaient dans une assez mauvaise direction. Le ton du Pope ne trompait pas et les chevaliers présents, dont l’un à terre, montraient clairement qu’il était arrivé un truc. D’un geste il s’agenouilla respectueusement, comprenant qu’il n’était plus temps de jouer. Le ton sérieux malgré l’œil observateur et son léger rictus qui ne le quittait jamais, il répondit fermement.

« A vos ordres Grand Pope. » Il n’eut rien à rajouter, puisqu’il ne connaissait pas le gros de la mission, mais il eut tôt fait de se relever et se tourner vers le fameux Artorius qui serait son compagnon d’aventure. Il avança vers lui tranquillement, ce pas toujours léger et chaloupé qui caractérisait la démarche du jeune arabe. « Nous y allons ? Tu m’expliqueras en route, je vais nous téléporter le plus rapidement possible. » Il lui adressa un sourire entendu malgré le côté taquin de celui-ci puis se détourna vers les marches et la sortie du Sanctuaire. Il n’avait pas l’air de prendre les choses au sérieux – peut-être était-ce le cas en un sens – mais c’était bien mal connaître le jeune Bélier qui adorait jouer des apparences, même avec ses alliés.

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Message Re: [19 Juin 550] Contre la mort, nous ne faisons qu'un [Libre]   Lun 15 Fév - 1:30
L'étonnement avait bien vite gagné le jeune Saint par une simple constatation, une de celle qu'il ne s'attendait pas: le Chevalier du Cancer ne l'avait pas suivi. Pire, celui-ci semblait être rongé par un mal, tant et si bien que l'inconscience la plus totale avait gagné Scythès. Son corps s'était écrasé mollement sur le sol, sans aucune réelle explication, si ce n'est cette observation lointaine qu'ils avaient fait tous les deux, l'un réagissant par des ordres exclamés, l'autre en regardant les choses se dérouler par elle-même. Dans ce malaise, le Capricorne n'avait pas de rôle en particulier à jouer, mais il en était pourtant d'une autre évidence pour la mission aux cinq pics. Artorius n'avait pas le choix, le Grand Pope non plus.

Quelques serviteurs s'étaient alors avancé en direction de la forme qui demeurait à terre. Le transportant avec une certaine délicatesse -du moins si l'on pouvait parler de délicatesse-, il se retrouvait désormais en face du Grand Pope, seul à seul, de nouveau. Le silence avait pris possession de l'ambiance auparavant si résolu qui régnait en cette salle, et le jeune Pendragon sentait qu'une réflexion en était désormais exigée pour résoudre ce nouveau problème. Il s'apprêtait à partager son avis lorsqu'un cosmos approchait de lui-même. Il apparut bien vite, tout compte fait tout aussi vite qu'il n'aurait à repartir dans un timing calculé et précis.

Ce jeune homme-là était si différent de Scythes. Quelque chose de plus enjoué, de plus puérile finalement. Il n'avait pas souvenir d'avoir vu un tel caractère lors du Crusos, aussi se contenta-t-il d'hocher la tête en guise d'acceptation. Le juger immédiatement serait une erreur et bien qu'Artorius ne connaissait pas encore les limites de sa patience, détenir une armure devait certainement signifier que ce Saadyr en avait les compétences. Bélisaire l'avait en tout cas présenté comme tel et désormais, la tache de transporter le Chapelet lui avait été incombé.

D'une main, il détenait désormais le Collier autour de son poignet alors que son regard se portait sur le Bélier. Détermination et froideur à en faire pâlir un homme de justice entourait le jeune homme paré d'Or blanc, alors que son nouveau compagnon, au sourire si malin et taquin lui intimait de s'approcher afin de se téléporter à l'endroit tant attendu. Les Cinq Pics.

-Oui, allons-y. Ne perdons pas plus de temps désormais.

L'adolescent s'était alors exécuté, bien qu'il n'y connaissait pas grand chose en matière de téléportation. Il supposait néanmoins que Saadyr saurait le guider. Descendant petit à petit les marches, il entreprit de lui expliquer les tenants et aboutissants de cette mission.

- Tout d'abord et même si le Grand Pope m'a déjà présenté, je m'appelle Artorius, chevalier du Capricorne. J'espère que nous mènerons au mieux cette mission, Saadyr".


Cette présentation était terriblement formelle, presque répétée bien qu'Artorius tentait de faire l'effort qu'on lui avait demandé il y a peu. Passer plusieurs années en compagnie d'Athéna et seulement sa déesse lui montrait désormais que le monde était finalement plus complexe. Il exigeait une sorte de formalité dont il n'en connaissait pas les us et coutume. A chaque présentation, le chevalier connaissait son lot de problèmes, mais y associer devoir n'avait rien de bien magique pour le jeune garçon.

"Comme vous le savez, le Chevalier du Cancer n'a pu effectuer sa mission. A dire vrai, j'étais censé l'accompagner moi-même, mais il semblerait que vous ayez été choisi pour prendre ce même-relai." Il prit une pause, en essayant de se remémorer les paroles que le Grand Pope lui avait dit. Il en savait peu finalement, bien peu par rapport au Chevalier qui venait de plonger dans un long sommeil. "Nous partons pour la Tour Noire, normalement placé sous le sceau d'Athéna. Autant vous dire d'emblée que cela ne présage que très peu de bonnes choses. Celle-ci est liée à un emplacement où les Spectres ont été enfermés lors de la dernière guerre sainte, maintenant...C'est à nous de savoir si le Sceau y est toujours présent ou non."

Artorius examina une dernière fois les horizons avant de finalement prononcer à son nouveau compagnon d'armes. D'un visage aux airs plus curieux, il souhaitait savoir comment l'arabe allait s'y prendre pour les téléporter directement en ces lieux mystiques.

- Bien, comment allez-vous vous y prendre?
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