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 L'Antre des Poissons [Libre]

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Message L'Antre des Poissons [Libre]   Ven 18 Déc - 16:20
Née des cendres de son passé







De retour de sa mission au Sanctuaire Sous-Marin, la jeune femme faisait désormais face à ce vaste champ de roses qui jonchaient le chemin menant au Palais du Grand Pope. Non sans une certaine amertume, son regard détaillait les corolles des fleurs, d'un rouge vif, mais une couleur si différente de la sienne, quand elle faisait naître ses scarlets. La différence était subtile, seulement elle pouvait prétendre à savoir faire la distinction. Ces roses-là appartenaient à son maître Lucius, et Nimuë eut le cœur serré de voir ce vestige du passé s'élever encore de la sorte. Intactes, précieuses. Mais quelque chose avait changé, elle le sentait. Cela faisait à peine quelques minutes qu'elle avait posé ses bagages à terre, elle n'avait même pas prit la peine de se changer, de troquer cette robe en soie bleu-nuit qu'on lui avait offert pour l'occasion, ni même songé à revêtir son armure qui sommeillait non-loin, à côté du reste de ses affaires. Songeuse, elle regardait la brume matinale s'étendre de plus en plus sur ce manteau écarlate, prêt à disparaître.

Soudain, la jeune pirate retint son souffle. Quelque chose était bel et bien à l’œuvre ! Sous ses yeux dissimulés sous l'ombre de son masque de fer, Nimuë fut surprise de voir les plantes se faner à une vitesse prodigieuse. Elle se précipita alors au milieu de cette scène irréelle où l'ombre s'étendait tandis que la main invisible du vent finissait d'achever cet étrange dessein. Bouleversée de voir son passé définitivement et littéralement partir en poussière, la Sainte des Poissons s'essaya à en sauver quelques unes. C'était peine perdue, chaque fois que ses doigts frôlèrent les pétales, ceux-là s'effritaient entre ses paumes. Le cœur serré, elle ne put que regarder la Mort faire son œuvre. Son retour ici correspondait à la fin d'un cycle et le début d'un nouveau. Or, face à cette vision douloureuse, la jeune femme ne sut qu'y voir un funeste présage, et pas un renouveau comme on pourrait le penser. La vérité lui éclata au visage : la voici désormais prisonnière de ce Monde. Seule. Non, c'était faux. Il y avait un homme qui lui avait redonné de l'espoir. Elle ne devait pas perdre ce que Liao avait retrouvé.

Un peu de son humanité.

- Qu'est-ce que … souffla t-elle en fronçant des sourcils, elle aurait juré voir quelque chose bouger un peu plus loin !

Elle étouffa un cri de surprise en découvrant un corps recroquevillé sur lui-même, pâle comme un fantôme, l'éclat carmin de sa chevelure faisant écho à la sienne. Comment diable était-elle arrivée là ?! Car il s'agissait d'une petite fille, prostrée et en souffrance de ce qu'elle pouvait lire sur ses traits à demis cachés par l'écheveaux de ses cheveux. Agissant dans l'urgence de la situation, son instinct de guérisseuse reprenant le pas sur tout le reste, Nimuë, avec mille précautions, souleva la petite entre ses bras, notant fugacement au passage, une large balafre barrant son œil droit ainsi que sa gorge ... Comment avait-elle pu survivre au poison de ces roses ? Sa peau toute écorchée, elle savait à quel point la douleur devait être insupportable et elle s'étonnait même que l'enfant n'ait pas déjà succombé. Depuis combien de temps était-elle là ? L'heure n'était pas aux interrogations. Il lui fallait faire vite.

Un examen rapide lui apprit qu'elle souffrait d'une forte fièvre à cause des stigmates qu'elle portait. Quelques unes de ses blessures étaient sérieuses et répandaient maintenant qu'elle était allongée dans son lit, un liquide visqueux et noirâtre qui puait une odeur qu'elle connaissait que trop bien. Son poison avait la même fragrance.

Des heures durant Nimuë s'employa à la soigner, drapa son petit corps meurtri d'une large chemise évidemment trop grande pour elle. Quand enfin elle crut à une accalmie, son rythme cardiaque stabilisé et sa fièvre légèrement en baisse, la petite se redressa sur sa couche pour vomir de cette substance empoisonnée, à grands traits, la laissant toutes les deux en détresse. À ce train, elle allait mourir. L'enfant retomba sur son oreiller, inerte, la respiration sifflante.

Nimuë resta plantée là sans savoir quoi faire de plus, frappée par la ressemblance entre elles. Elle se revoyait des années auparavant, à souffrir ainsi sous l’œil sévère de son maître. Aussi se rua t-elle de nouveau sur elle quand la malade s'arrêta de respirer. Penchée au dessus d'elle, la Sainte lui hurla de ne pas partir, frappa très fort au niveau de sa poitrine, cassant quelques côtes pour tenter de redémarrer son cœur …





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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Ven 18 Déc - 16:56
« Tu vas la tuer à ce rythme. »

La voix s’élevait de derrière elle, et par la manière presque lancinante de s’arrêter sur les r, par son étrange accent, elle sut de qui il s’agissait. L’Ibère n’avait cependant rien fait pour se cacher, d’un autre côté. L’ombre qu’il était vaguait souvent de temple en temple, ne prenant la peine de s’arrêter qu’en de rares occasions. Il évitait depuis l’incident de se mêler à la plèbe. Sa silhouette était désormais identifiée comme celle d’un chevalier d’or et sa tranquillité, jusqu’alors idoine pour vagabonder, n’existait plus que dans ses rêves. Pour éviter de se perdre dans les méandres de l’obscurité de son esprit, le Scorpion était obligé de marcher. Longtemps. Et c’était une marche pensive qui l’avait fait s’approcher de ce temple. Ce n’était pas la première fois, d’ailleurs.

Lors de ses dernières incartades, il avait traversé le délicat champ de roses sans s’arrêter. S’il n’était pas loin d’être immunisé au poison des délicates fleurs, l’odeur enivrante de ces dernières n’en restait pas moins désagréable. Il n’aimait pas cette plante, faussement inoffensive, et qui cachait dans ses épines un danger difficile à percevoir. Cependant cette fois-ci il n’eut pas besoin de s’éviter le fin parfum des fleurs, ces dernières avaient fané comme un même être. Et ce n’était pas normal.

Prestement il avait gravi les marches, se rendant compte qu’il ne portait pas son armure. Si un adversaire du Sanctuaire s’était déplacé jusqu’ici, elle risquerait d’être utile. Laissant de côté l’idée de la revêtir immédiatement, il traversa l’entrée du temple pour tomber sur un duo inopiné. Nimüe des Poissons semblait avoir une invitée, qui plus est en mauvaise posture. Une enfant de surcroît qui avait sans aucun doute été opposée à un poison féroce. Il ne pouvait toutefois pas déterminer s’il provenait de la jeune femme ou de ses servants à épines. Le cœur de l’enfant s’était relancé grace à l’intervention violente mais salvatrice de la jeune femme. Peut-être ne s’en rendait-elle pas compte, mais elle avait aussi risqué de la perdre pour de bon… La moindre goutte de son sang et l’enfant succomberait.

« Je peux purger ce poison. » murmura-t-il, trop rapidement avant de se rendre compte de l’état d’extrême faiblesse de l’enfant. Oui. Il pouvait extraire le poison, mais il fallait pour cela qu’elle souffre. Et lui … gagnerait en puissance. C’était ainsi que cela se déroulait à chaque fois avec son « cadeau ». « Mais elle risque d’en mourir. » ajout-a-t-il presque immédiatement, alors que l’ongle de l’index de sa main gauche s’allongeait. Le Cruciatus lui permettait de manipuler sa propre douleur. Il pourrait s’en servir pour remplacer ce poison, par le sien. Et alors, seulement, il pourrait le diminuer jusqu’à le faire disparaître. Mais cela comportait plusieurs risques. Son venin était tout à fait capable de la tuer s’il ne le maitrisait pas. De plus, si la petite s’était en quelques sortes habituée à celui des fleurs, elle serait d’autant plus démunie face à celui du Scorpion.

« C’est ton invité. C’est toi qui dois choisir. »
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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Ven 18 Déc - 18:02
Née des cendres de son passé







- Vas chier, je fais ce que je peux figures toi Lesath ! S'exclama t-elle sans se retourner, reconnaissant le fort accent de l'Ibère. - Mais je dois bien avouer que tu tombes à pic.

D'un signe de la main, elle l'invita à la rejoindre. À découvrir toute l'étendue de cette surprise qu'elle ne parvenait pas à digérer. L'homme se proposa de l'aider en purgeant le poison de son organisme. C'était sans doute une bonne idée, quoique violente et radicale, et non sans risque. Elle hésitait, or elle savait pertinemment qu'ils n'avaient pas ce luxe. Chaque seconde qui filait l'emportait au porte de la mort. Un gémissement plaintif passa outre la barrière des lèvres de l'enfant. La Sainte pesta en serrant ses poings contre ses genoux.

- Ce n'est pas mon invitée, mais une intruse. Pourtant ... je ne peux sciemment pas laisser une enfant mourir ! Putain, qu'est-ce qu'elle foutait là, en plein milieu des roses empoisonnées ?! Personne ne l'a vue ? À croire qu'elle soit apparue comme par magie !

Ces mots suffirent pour faire naître son agacement. À son cou, la Stella Rubius s'illumina, comme la dernière fois au Sanctuaire sous-marin. Alors la petite fille tourna son visage vers eux, ouvrant avec difficulté ses prunelles pers, pareilles que celles de Nimuë. Troublée, cette dernière ne réagit pas quand la gamine tendit ses doigts vers le bijou pour le frôler. Une vague de chaleur l'envahit et l'ombre fut chassée par cette intense lumière qui les avala tous les trois.

Les deux Saints furent projetés en arrière, contre l'une des colonnades qui se fissura sous la violence de l'impact. Le souffle court, la jeune femme se rétablit tant bien que mal, une douleur fulgurante lui vrillant les tempes. Son visage se tourna à demi vers Lesath, s'assurant qu'il était en un seul morceau.

- Tout va bien, Lesath ? S'enquit-elle en se redressant, lui offrant une main tendue pour l'aider à se relever à son tour. Bordel ça brûle !

Ses yeux tombèrent sur la pierre qui chauffait encore, pulsait d'une drôle d'énergie. Colère semblait-elle rugir tandis que sa porteuse découvrait non sans une grande surprise, que le rubis s'était incrusté dans les chairs de sa gorge. Impossible de le retirer sans déchirer les chairs. Elle pesta, et revint sur ses pas, là où sommeillait à présent l'enfant. La petite paraissait avoir recouvré des forces, mais ses blessures saignaient encore. Nimuë allait devoir s'en occuper.

- Je sais pas ce qui s'est passé, mais j'en ai ras le cul de cette journée de merde. J'espère que tu as de quoi picoler Lesath, j'y comprends plus rien et ça commence à m'énerver, mais modèle géant. Bon sang, j'ai besoin de taper dans quelque chose.

Tout dans son attitude témoignait de son irritation grandissante. Il lui fallait se calmer et se concentrer sur une chose à la fois. En se tournant vers le Scorpion, elle lui demanda, sans détour.

- J'ai besoin de toi pour m'aider à la soigner, prends un peu d'eau oh et il doit me rester un peu de ton onguent dans mon sac, là-bas. Elle désigna sa besace. Puis, la jeune femme ajouta non sans soupirer. - Merci, ça va faire deux fois que tu me sors de la panade … à force, tu vas penser que j'attire le mauvais œil. J'commence à la croire moi-même …

Avec des gestes mesurés, la guérisseuse s'employa à nettoyer les plaies qu'elle avait à l’œil et à la gorge. De bien étranges plaies … Surtout celle à son cou, vue comment elle se présentait, Nimuë pensa qu'on avait tenté de l'égorger. Cette révélation la fit frissonner d'effroi et, par mégarde ses doigts furent souillés par son sang. Aussitôt la Sainte des Poissons fut prit d'un malaise qui la fit tomber en arrière. Ce ne fut qu'après quelques temps qu'elle reprit conscience, lâcha dans un murmure à peine audible.

- Putain … son sang est plus puissant que le mien … c'est … elle est maudite par la volonté des Poissons … Impossible …

La pirate tenta de se redresser, mais ses forces l'avaient abandonné.






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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Sam 19 Déc - 14:07
Un frisson.

Alors que je me baignais pour me purifier des scories, des rigoles se formèrent sur le plat de l'eau. Une, deux, trois... Un sentiment diffus s'emparait de moi. D'un geste de la main, je faisais signe aux Prêtresses de me rhabiller rapidement pour aller en direction de mes appartements. M'enveloppant d'une tunique de soie pourpre, je quittais les bains du Grand temple pour aller vers le grand Balcon qui s'ouvrait vers le colisée. L'air frais sur ma peau me faisait du bien, ici aucun protocole, les chevaliers étaient pour la plupart en mission et je me sentais un peu rassuré. Mais cette sensation, cette angoisse, me reprit à nouveau à la gorge. Déglutissant un peu de salive, je regardais le lointain et mes pupilles s'abaissèrent en direction du temple des Poissons. Etonnant. Je pris alors une lourde inspiration et prenais une position de prieur. Mes mains se joignirent et une orbe de lumière dorée les enveloppait pour prendre une forme stable. Le vent soufflait dans mes cheveux et je fermais les yeux pour aller vers la source de cette inquiétude.

Ouvrant les yeux, derrière une colonne de pierre, une ombre en sortait lentement.

Portant la grande robe de bure noire de ses attributs, son casque d'or et son masque d'ébène sur le visage, un léger vent se leva quand l'homme fit son apparition devant les personnes présentes. Il dégageait une aura semblable au Grand Pope mais pour ceux qui l'avaient connu, une certaine chaleur humaine s'en dégageait plus qu'à l'accoutumée. Personne ne pouvait comprendre les raisons de ce revirement dans son aura, elle qui était habituellement aggressive et autoritaire était cette fois là tout le contraire. Parfois, cette sensation se faisait sentir en lui mais c'était tellement passager que personne ne pouvait savoir si c'était un jeu ou non de sa part. Là, c'était le calme même, une douce quiétude enveloppait les deux chevaliers d'or présent alors que le Pope portait dans sa main droite un étrange chapelet très abîmé.


- Tu ne devrais pas te poser de questions jeune héritière du Peuple Atlante. Je pense que tu as enfin eut tes réponses à tes questions, je serai disponible auprès de toi pour t'expliquer la volonté de la Déesse à ton endroit... Son regard se posait sur l'enfant. En attendant, nous avons une chose à gérer.

Je m'approchais d'elle, je pris la main de l'enfant et entourais son poignet du chapelet. Un doux cosmos s'en échappait alors et la petite s'endormait paisiblement. Toutes les personnes présentes pouvaient sentir la volonté de la Déesse en cet instant. Puis, lentement, ma tête se tournait vers les autres protagonistes de cette affaire. Lesath était un mysanthrope de la pire espèce mais il était loyal et d'une intelligence redoutable, c'était en cela qu'il avait mon estime. Mais Nimue... Mon corps se relevait après quelques secondes de reflexion et je reprenais la parole.

- Cet enfant n'a pas un poison plus violent que le tiens. Non. Il a un poison différent tout simplement. Chaque huile que l'on brûle donne une fragrance différente après tout, n'est ce pas ? Mais... Ce qui me fait peur, c'est qu'elle n'est pas de notre monde, j'ai senti une dimension s'ouvrir et la Déesse en a été elle même surprise de ce miracle.

Une autre chose avait attiré mon attention, le parfum de cette gamine puait la mort du Cocyte et, en même temps, les embruns de la Mare Nostrum. Une mort qui n'avait pas rôdé dans les terres du Sanctuaire depuis près d'un siècle, cette appréhension que j'avais ressenti tout à l'heure ? Je n'avais pas encore de réponse pour ainsi dire. Les chevaliers présents étaient dans la situation d'apporter des réponses dans un premier temps.

- Chevalier des Poissons. N'ait pas peur, nous ne devons jamais plier du poids du destin, il est comme une morsure vorace qui tente de nous dévorer, mais, les Chevaliers d'Athéna ont la force de bannir les souvenirs qui font mal afin de pardonner aux offensants.

Pour la première fois, peut-être la seule je ne savais le dire, je ressentais le besoin de rassurer l'un des miens. Lesath était suffisamment fort pour dépasser cela mais une femme était par nature un peu plus faible. Ce genre me mettait toujours mal à l'aise mais cette sensation avait vaincu l'Absolu qui était en moi pour quelques instants. Nul ne savait dire si les mots qui sortaient de mes lèvres étaient ceux de la Déesse ou non... Le mystère planait sur tout cela alors que l'enfant se mit à ronfler doucement sous le poids d'une fatigue certaine. La vie m'avait mise à genoux bien souvent, j'avais bien souvent tendu l'autre joue pour le bien de tous - à ma manière évidemment - mais pour une fois, je laissais ma personnalité première prendre totalement le pas sur l'autre. Athéna me guidait-elle en cet instant pour aider cette jouvencelle ? Je ne savais pas mais le cosmos doré du chapelet était entré en résonnance avec son sang pour le soigner lentement, un sang plus puissant que celui des Poissons, plus redoutable et plus lumineux. Ce que j'avais ressenti était donc juste, le sang de la Déesse coulait en elle... Pourquoi ? Je n'avais aucune explication, le silence était actuellement la seule réponse alors que tous les regards se fixaient sur l'innocence de la petite.

- Qui es-tu ?








Les seuls qui sont autorisés à me regarder dans les yeux sont ceux à qui je parle
et ceux qui me servent. Et celui qui s'oppose à moi est autorisé à regarder vers le bas.
Tu devras connaître ta place.


Dialogues : Doré = le Sage | Bleu = l'Absolu
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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Mar 22 Déc - 2:24
"Terra Libertatis" murmura-t-il d'une voix faible lorsque Nimuë s'exclama. Elle faisait surtout ce qu'elle voulait, comme la plupart des chevaliers d'or, mais qui était-il pour s'élever contre ce trait de caractère ? Après tout, de ses frères d'armes, il était loin d'être le plus enclin à suivre les ordres. Surtout quand ils entraient en conflit avec sa volonté. Ou son envie. Ou les deux. Il ne peut que hausser les épaules machinalement avant de se rendre compte que quelque chose clochait.

"Qu'est-ce que ..." commença-t-il avant d'être projeté vers l'une des colonnes du temple, tellement fort que la surface de granit se brisa sous la violence de l'impact. Acceptant la main tendue, il se redressa, avant de s'épousseter. C'était peine perdue, il était recouvert d'un mélange peu ragoûtant de poussière et pierre brisée. L'Ibère soupira. Lorsque la rousse incendiaire lui demanda s'il n'était pas en possession d'un peu d'alcool, il secoua la tête lentement. S'il avait de la drogue, elle n'était pas liquide.

A la révélation du chevalier des Poissons, le Scorpion répondit en plissant les yeux. Cette enfant ne pouvait-être ce qu'elle prétendait. Il n'y avait qu'un seul moyen pour en être sur, et, suite au léger malaise de Nimuë il décida qu'il avait besoin d'en avoir le cœur net. D'un geste rapide, il s'approcha de l'enfant, et toucha sa blessure, laissant le sang empoisonné couler sur son index. Immédiatement, il sentit qu'elle portait bien la même malédiction. Ce fut le moment que choisit leur glorieux dirigeant pour se présenter à eux. Sa présence n'était pas étonnante, après tout. Lorsqu'un fait aussi extravagant que l'apparition aussi soudaine qu'improbable d'une enfant au beau milieu du sanctuaire arrivait, n'était-ce pas là son devoir de d'être le premier sur les lieux ? Bon, le fait est qu'il n'avait surement pas été prévenu immédiatement, ce qui pouvait certainement expliquer son retard. Néanmoins Lesath se demanda brièvement ce qui avait bien pu retenir autant Belisaire loin de cette apparition, avant d'écarter cette pensée. Ce n'était pas important. Du moins pas assez pour lui atteler le moindre temps.

"Et pourtant, elle est liée à ta lignée... Ou toi à la sienne." murmura-t-il après les paroles du Grand Pope, alors qu'il se baissait pour attraper le Poisson par la taille, avant de la relever, sans l'ombre d'un doute. Le poison n'avait sans doute pas habitué la jeune femme aux contacts. Du moins c'est ce que le Scorpion pensait, mais de toutes manières il n'était pas du genre à prendre des pincettes dans les rapports qu'il entretenait avec ses camarades. Et puis, ne l'avait-elle pas relevé elle aussi quelques secondes plus tôt ? Il s'éloigna de Nimue de quelques pas, focalisant son esprit sur les paroles qu'il venait de prononcer.

Car c'était bien ce point qui restait en suspens. Si la gamine était vraisemblablement une voyageuse perdue dans les méandres du temps, il restait toutefois à découvrir sa provenance, et cette dernière information serait plutôt compliquée à récupérer sans la collaboration de l'enfant. Cette donnée, d'ailleurs, semblait perturber l'ancien Scorpion. Et avec raison. Le temps était un fleuve dont l'eau étaient les événements. Chaque fait, chaque action, chaque geste n'étaient que des gouttes qui s'entrelaçaient pour former ce torrent, inéluctable. Il fallait le suivre dans un certain sens, et non pas le remonter, ni à l'inverse le descendre plus rapidement que le courant. Elle était tel le jet d'une pierre dans l'eau. Ce n'était pas le fleuve qui risquait de sortir de son cours, mais plutôt la pierre qui risquait de s'y perdre.

Pour toujours.
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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Mar 22 Déc - 10:47
Née des cendres de son passé







Nimuë s'appuya contre le Scorpion quand ce dernier l'aida à se relever, encore toute vacillante sur ses appuis, ses yeux ne quittaient pas la silhouette de la Voix d'Athéna qui venait de faire son apparition, surgissant d'entre les ombres comme un spectre. Elle sentait en elle le poison de l'enfant galoper dans ses veines et se disputer avec le sien, s'affrontant dans une joute invisible mais douloureuse. Souffrance qu'elle cachait derrière son masque de fer et, par fierté, la jeune femme se tint droite devant leur Grand Pope qu'elle ne pensait pas voir si tôt. Pas en de telles circonstances en tout cas. D'ailleurs, et malgré tout, elle avait noté cette chaleur qui se dégageait de sa personne, comme si … Soudain, elle réalisa que la volonté d'Athéna était à l’œuvre. Ces mots, il ne pouvait en être autrement. Ils savaient. Lui, Elle … ils connaissaient son Destin, ses doutes, ses craintes. Se murant dans un profond mutisme, la Sainte s'agenouilla avec respect.

Tous s'étaient tournés vers ce mystère que représentait cette fillette alitée sereinement sur son lit. Si tranquille, si calme, bercée probablement par de doux songes.

D'abord, elle ouvrit un œil qu'elle referma aussitôt, gênée par la lumière ambiante quoique pourtant faible. Un grognement de mécontentement accompagna un marmonnement inaudible mais que l'on devinait grincheux. Sa petite frimousse chercha à se cacher sous le drap, sans grand succès. Elle n'avait plus mal, se sentait même un peu mieux. Le chapelet tinta quand elle se redressa, frottant ses jolis yeux bleus avec énergie pour tenter de chasser les dernière trace du sommeil. Sa tête rousse, avec lenteur, se tourna de gauche à droite, sondant les environs d'un léger cosmos aux senteurs de la mer, alliée à cette touche métallique propre au sang. Tout à coup elle s'écria, brisant le silence en mille morceaux.

- Mais putain de bordel de merde, qu'est-ce que je fous au Sanctuaire moi ?! Plus que surprise, l'enfant sauta sur ses deux pieds, prête à décamper quand son regard tomba sur le Grand Pope. - Shion, c'est toi ! Non … me dit pas que mon père m'a vendu aux Saints. Hey c'est pas ma faute si vous êtes pas foutus de garder votre territoire, les spectres vont ont mit une belle fessée, avouez-le, vraiment … j'y suis pour rien moi. Tss, je suis dans la merde.

Tout à coup son visage se figea dans une expression dure et froide. Elle observa Nimuë ainsi que Lesath avant de revenir sur Bélisaire.

- Hm … y a un truc qui cloche, t'es pas Shion, j'ai jamais vu Shion porter ce masque, ni même … une femme chevalier le porter, Athéna l'avait pas abolie, cette règle de merde ?
La petite se laissa tomber sur son séant, abasourdie. - J'suis où ? Nimuë si c'est une blague que tu me fais, elle est pas drôle, vieille sorcière !

L'intéressée tourna aussitôt son faciès vers l'enfant, interloquée à son tour.

- Je euh … je ne te connais pas. La gamine pencha la tête sur le côté. - Moi non plus.

Un silence.

- Pourtant, tu viens de m'appeler par mon prénom.


Le silence s'étira encore jusqu'à ce qu'elle … finisse par éclater de rire, allant jusqu'à se tenir les côtes tant ce qu'elle avait énoncé lui semblait d'une hilarité folle. Les Poissons se tournèrent vers le nouveau et l'ancien Scorpion, haussant les épaules.

- Nimuë O'Bannon, c'est ça ? Cette dernière acquiesça avec calme, l'autre repartit dans un petit rire. Ahahaha j'y crois pas sérieux … Moi, c'est Satine. Satine O'Bannon, t'es … plus ou moins ma grand-mère.

Ils ne le virent pas, mais sous l'ombre de son masque, les traits de son visage se décomposèrent. Si c'était effectivement une plaisanterie, elle était de très mauvais goût. Prise d'un nouveau vertige, la jeune femme dû s’asseoir, ses yeux, toujours braqués vers l'enfant qui descendait du lit à sa rencontre, comme attirée par quelque chose. Son index se leva vers l'éclat du bijou qu'elle portait à son cou.

- Mais c'est la Stella Rubius ! C'est toi qui l'avait ! Hm … ça m'avait jamais fait ça à moi, elle semble fusionner avec ta peau, c'est … dégoûtant. Hey, tu te sens bien mamie ?

Satine poussa un soupir en s’apercevant que Nimuë avait tourné de l’œil. En la prenant dans ses bras, l'enfant fronça des sourcils.

- Euh … c'est normal si j'ai rapetissé moi ? Et c'est quoi ce chapelet, ça me dit un truc. Une nouvelle pause. Grand Pope ? Je sais pas ce qui se passe mais j'ai comme l'impression de m'être perdue. Je suis Satine, ça vous le savez et je ne mens pas ! Cette vieille bique est ma grand-mère mais là … elle semble plus jeune que moi. Putain ! Ça veut dire … que je suis pas en 1755 …

Dans un cri rageur, la fillette secoua la Sainte des Poissons comme un prunier.

- MAIS QU'EST CE QUE T'AS FOUTU BORDEL ! TU POUVAIS PAS T'OCCUPER DE TON CUL ?!





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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Mer 23 Déc - 22:32
Lesath avait certainement vu juste. Les liens écarlates étaient une passation de pouvoir pour le moins mortel et voir séant deux héritiers de ce sang était une chose à laquelle je ne m'étais pas préparé. C'était le moment choisi pour la voir se lever, reprendre la vie là où elle l'avait laissé. Est ce que mes discussions avec mes chevaliers avaient joué sur moi ? Je devenais plus philosophe avec le temps très certainement, plus sage mais le profond de l'âme revenait toujours à la surface après tout. Alors qu'elle m'apostrophait pour m'appeler par un nom inconnu, mon masque noir ne laissait rien apparaître de ma surprise. Cela aurait été cocasse. Et elle continuait à parler comme une poissonnière Dace en parlant de mon masque. Mon aura jusqu'ici bienveillante chancelait déjà, je n'étais pas la personne qu'elle mentionnait et je comptais bien le lui rappeler quand... Le Chevalier des Poissons tourna de l'oeil subitement. Allons bon.

Sa grand mère ? Elle venait donc du futur. Les dires de l'actuel Scorpion entrait en résonnance avec ce qu'elle disait. Satine O'Bannon. Héritière de l'une des plus anciennes lignées Atlantes, celle des fées selon ce qu'il avait lu sur elle. Le nom était interdit. Perdu dans mes réflexions, je restais à l'écart de ces "charmantes" retrouvailles, je ne comptais pas faire la nounou de cette femme qui parlait comme une pocharde de la pire espèce. Ceci étant dit, un fait m'inquiétait... Elle connaissait l'existence de la Stella Rubius et ce n'était pas pour me plaire, cette information était secrète et la voir divulguer devant mes subordonnés de cette manière ne me plaisait pas du tout.

- 1755...

Soit.... 1200 ans en gros dans le futur. Nimue avait donc dépassé le stade humain au cours des siècles, sinon comment cette Satine pouvait la connaître aussi bien ? C'était une chose que je notais dans le coin de ma tête et les paroles d'Athéna me revinrent à l'esprit lors de notre conversation sur cet artefact. Il devait rester au Sanctuaire pour éviter que l'infâmie ne retombasse sur le monde humain. Tous les fêlés sont des anges à ce que l'on disait, une vraie calamité que cette femme. Puis, dans l'air, la colombe de la paix s'envolait. Elle venait de faire ce que personne ne pouvait se permettre sous mes yeux. Dans les reflets des orbites de mon masque, une de mes pupilles reprenaient une teinte dorée que Lesath connaissait bien. L'aura apaisante de la Déesse venait de se retirer pour laisser le Pope reprendre tout son soul. Levant la main, il pointa du doigt la jeune fille et des cercles concentriques rouges quittaient le Pope pour frapper Satine et la paralyser en quelques instants. Je faisais signe à Lesath de mettre Nimue en sécurité et de se préparer à se battre si cela partait sous de mauvais auspices.

- Je suis Absolu. Je ne te permets pas de toucher aux miens de la sorte, tu n'es rien. Baisse la tête car tu n'es plus dans ton époque. Et je ne suis pas ce Shion que tu cites, je suis Bélisaire, Grand Pope du Domaine Sacré de la Déesse de la Sagesse et de la Guerre. Si à ton époque, les femmes ne portent plus de masques, ce n'est pas le cas ici non plus. Il n'y a pas de différence entre hommes et femmes devant Athéna, les femmes doivent déjà se satisfaire d'exister en dehors d'une cuisine !

Ma dernière phrase était cinglante et rude. L'autre partie de mon être s'était engouffrée au plus profond de moi même, la colère de l'Absolu n'avait pas pu s'empêcher de reprendre le pouvoir. Dans un mouvement, je disparaissais de la vue de Satine pour apparaître dans son dos.

- Maintenant, tu vas me dire pour qui tu travaillais à ton époque ? Ton allégeance ? Et je te conseille d'éviter de me parler avec vanité. Je ne suis pas un Pope connu pour mon sens de la bonté, je laisse cela aux nuls comme les Ases, Berserkers et enfin Marinas que j'ai écrasé avec mon armée. Tu vois, tu n'es rien ici et la Stella Rubius n'est pas entre tes mains. Parle encore avec ce ton à Nimue et je te tue sans sommation, plus aucun chevalier d'or ne doit mourir. Etonnament, tu arrives après la mort de Shin, je ne cache pas que ce n'était pas le moment. Je t'écoute donc gamine !

Un lourd manteau automnal me drapait lentement comme si l'hiver approchait. Une menace lourde et autoritaire émanait de chaque parcelle de mon corps, j'étais seul pour les défendre tous de nos ennemis. Un seul mot de trop ! Un seul et j'allais la torturer pendant des heures avec un certain plaisir. Héritière de Nimue ou non... On ne touchait pas aux Chevaliers d'Athéna sans encourir mon courroux.






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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Lun 28 Déc - 17:29
Lesath avait l’impression étrange qu’il assistait à un évènement hors du commun, et plus les paroles des uns et des autres sonnaient, moins il doutait qu’il ne se soit fourvoyé. Ce qui semblait être une jeune fille d’une dizaine d’années tout au plus abritait un esprit bien plus âgé. La tournure de ses phrases, la provocation latente de chacun de ses mots, il n’y avait pas grand-chose d’enfantin dans cet être. Même son rire, grotesque chez une gamine, ne laissait que peu de place au doute. Jusqu’au moment où elle réalisa qu’elle n’était ni en son époque, ni dans son corps, le Scorpion maintint son silence, presque gêné, tant il semblait spectateur à la pièce qui se jouait sous ses yeux.

Les bras croisés, il compta lui aussi mentalement le nombre d’années qui les séparait de la période de provenance de Satine. Lorsque l’aura calme et apaisante de la déesse se dissipa, il ne resta plus que la violence de son hôte sporadique. Il reconnu immédiatement la position de leur supérieur, s’agissant d’une immobilisation que l’ibère connaissait bien. Il lui avait donné le nom de Restrictio, et, dans son cas, était une frappe portée du bout des doigts à la vitesse de la lumière. L’hypnose du Scorpion, en quelque sorte… Il soupira. Ainsi, Belisaire avait décidé qu’il valait mieux prévenir que guérir et, par cette immobilisation, éclaircissait sa position. Il était prêt à tout pour ne pas laisser cette enfant-femme semer la confusion dans ses rangs.

Ses ordres, aussi simples fussent-il, n’étaient probablement pas négociables. Haussant les épaules, il s’approcha de quelques pas, puis arracha le corps inanimé du chevalier des Poissons à sa geôlière, le plaça sur son épaule et s’éloigna jusqu’à une méridienne, à quelques mètres de là. Il posa la jeune femme évanouie sur cette dernière et remarqua que cela faisait deux fois en quelques minutes qu’il se permettait de toucher le corps de quelqu’un d’autre. Ce n’était vraiment pas dans ses habitudes. Il n’avait aucun doute que ces quelques faits étaient aussi inutiles que créateurs d’une ambiance délétère, mais il n’avait ni l’envie, ni la force de s’élever contre ces derniers. Claquant des doigts, cependant, il appela son armure à lui, et cette dernière se matérialisa directement sur son corps.

« Grand Pope, peut-être n’est-il pas nécessaire d’en arriver là. » lança-t-il en s’approchant de nouveau. Il avait sorti de son dos une gourde, et il profita de ces quelques pas pour remplir le verre du liquide. Du thé froid de fleur de pavot, une boisson de son invention. Il déposa le verre à côté de l’immobile enfant, qui paraissait le suivre d’un regard provocateur. « Il est bon ton, dans notre culture, d’accueillir les voyageurs avec un peu de courtoisie, Satine O’Bannon. Je cependant crains que nous n’aillions rien d’autre à te proposer pour l’instant qu’un verre de thé et une promesse de mort si tu venais à tenter quoi que ce soit. C’est regrettable. »

Lesath s’éloigna d’un pas ou deux et eut un sourire triste avant d’ajouter quelques mots. « D’autant plus que les femmes coincées dans des corps d’adolescente ne sont pas légion par ici. »
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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Lun 28 Déc - 18:25
Née des cendres de son passé







En voulant faire appel à son cosmos, Satine eut la mauvaise surprise de constater qu'il ne lui répondait pas. Frappée par un trait qui la laissa toute pantoise, la jeune fille n'eut d'autre choix que d'essuyer le courroux du Grand Pope. Et se voir aussi impuissante fit naître un sentiment des plus désagréable chez elle. Une colère qu'elle croyait évanouie. Une colère née non pas de la malédiction dont elle avait été frappée, l'odieux anathème dont elle avait été jugée coupable, mais bel et bien une sourde colère, pure et froide comme elle n'en avait connu qu'une seule fois l'amertume. Les mâchoires crispées et par la frustration et par le poison, la femme-enfant regardait l'homme au masque avec effronterie, une lueur de chaos et de destruction dans ses yeux verts.

Jamais vaincue, jamais soumise ! Voilà le dicton des femmes O'Bannon écris en lettres de sang. Et croire que sa grand-mère se laissait ainsi traitée la mettait hors d'elle. L'autre Scorpion tenta un semblant de pourparler, l'enjoignant à boire une décoction qu'elle avisa d'un œil dédaigneux. Ça puait. Elle le fit savoir en reniflant, la seule chose qu'elle était capable de faire. Parler aussi, pour le plus grand malheur de ses probables futurs geôliers.

- Ton truc sent la mort, c'est quoi ? Et ton histoire de courtoisie là … j'suis pas certaine que monsieur Grand Pope qui n'est pas Shion soit de cet avis. Mais je peux faire un effort pour me tenir tranquille. Ai-je vraiment le choix ?


Elle poussa un long soupir avant de reprendre, s'essayant à tourner la tête vers Lesath.

- Je veux bien goûter à ton tord-boyau mais … sans main c'est compliqué, dois-je te rappeler que je suis … légèrement statufiée ? Encore une chose qu'il me reste ma langue. C'est ce que les hommes préfèrent. Quoi ? Même ça ça vous fais pas rire ? Bon sang.

Un moment, la petite rousse se mura dans un profond mutisme, semblant se concentrer sur ses pensées et ses mots prochains.

- La surprise m'a fait perdre mon sang-froid, veuillez m'excuser. C'est que je ne m'attendais pas à … enfin, vous voyez quoi. Je ne m'attendais pas non plus à tomber sur un connard misogyne qui se pense quoi ? Absolu ? Mon cul oui, les femmes de mon époque t'aurais couper les couilles. M'enfin, comme tu le dis si bien, je ne suis rien ici. Rien de plus qu'une erreur et franchement, j'aurais préféré mour …

Sa phrase s'interrompit brutalement quand la main de Nimuë s'abattit comme une sentence sur sa joue, suivie d'une seconde qui la fit cracher un peu de sang. Si elle avait pu, Satine aurait frotté ses joues devenues cramoisies, au lieu de quoi elle vissa ses prunelles dans celles de sa grand-mère, postillonna sur son masque blanc qu'elle macula de tâches vermeilles.

- Ne t'avises pas de recommencer à te montrer irrespectueuse envers notre Grand Pope. Si je suis de ta … famille comme tu dis, tu feras ce que je te dis ! Maintenant, réponds aux questions que l'on te pose !

Son timbre autoritaire, on ne lui connaissait pas, pas plus que cette aura de charisme qui l'auréola rapidement, une sorte de … commandement qui ne laissait pas de doute à ses actions si d'aventure l'impétueuse petite fille se risquait à continuer son jeu. Seulement Satine, elle, la connaissait.

- Je servais Poséidon fut une époque. Je commandais sa flotte avec ma sœur jumelle en tant que Général de la Sirène Maléfique, porteuse de la Stella Rubius comme le veut la légende des deux étoiles rouges. Mais mon allégeance va à son épouse, à Amphitrite, la Sorcière Originelle dont tu es toi même issue, Nimuë O'Bannon en tant que servante, et Sorcière Bleue. Tu es sa gardienne et pas une Sainte, une chienne muselée par ces bâtards couards … Oh, fort heureusement il y avait bien Shion, le Grand Pope pour mener un peu la barque, lui je l'ai aidé, face aux ombres d'une Guerre Sainte. Ahaha mais ils se sont trompés de cibles, ces cons. Ils auraient dû débusquer ce trou du cul de Pséma plutôt que de dérouiller les Spectres. J'ai répondu à votre question ? J'peux boire un coup maintenant et prétendre à un peu « d'hospitalité » ?


Incrédule, Nimuë qui se remettait peu à peu se saisit du verre remplit du liquide odorant. Elle fronça le nez, demanda silencieusement l'accord du Grand Pope pour l'approcher des lèvres de Satine. Perdue avec ses pensées, elle demeurait silencieuse, n'osant croire ce qu'on lui racontait. Bientôt, elle se réveillerait !






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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Mar 29 Déc - 2:00
D'un signe de la main, je laissais Lesath prendre en main les choses. Restant en arrière, j'entendais les paroles de la petite sotte, avec l'envie furieuse de la foutre dans les geôles sans discussion, mais, l'ignorance était une chose que je n'aimais pas. Je la laissais donc parler sans l'interrompre et même si je l'avais voulu, j'aurai été devancé par le Chevalier d'or des Poissons qui ne se laissait pas compter par les paroles de la jeune fille du futur. En l'écoutant, je ne voyais pas une once de mensonges, je ne voyais qu'une pierre brute, une jeune femme qui n'avait pas choisi de naître dans ce monde d'une certaine manière. La plaindre ? Cette idée était loin de mes principes et j'avais autre chose à faire soyons franc.

Son ton, sa harangue même, était d'une certaine façon proche de Nimue mais sans la délicatesse de la Rose du Sanctuaire. Elle était plus en proie au chaos de son âme qu'à la sagesse de ce monde. Un connard misogyne ? Ignorante. Elle avait des coutumes différentes des nôtres et les siennes semblaient en proie au désordre et aussi à la corruption. Les femmes étaient, depuis que les Grecs avaient fait la Loi, des gardiennes de l'Oikos et personne ne pouvait leur retirer ce pouvoir. Elles étaient les détentrices de l'éducation des enfants et de la naissance. Héra y veillait depuis des siècles, des millénaires même. Mais Athéna, dans sa bonté, avait autorisé les femmes à se battre en portant le masque, pour ne pas offenser l'ordre sacré de l'Olympe, les Traditions devaient être préservées pour éviter la décadence. C'était ainsi que je voyais les choses en temps que Grand Pope et expliquer cela à cette pucelle était inutile... non, le terme était inapproprié, cette catin plutôt serait plus juste selon ce qu'elle laissait entendre.

Puis, alors qu'elle se reprenait suite à l'intervention de Nimue, elle parla plus calmement. Une Marina ? Je savais que la lignée de Nimue était profondément liée à la mer, comme l'armure des Poissons elle même après tout. Aphrodite n'était-elle pas née dans l'Océan d'une goutte de sperme d'Ouranos ? Je n'étais plus sûr de mes classiques sur l'instant mais c'était ce dont je me souvenais. La suite de son discours sous entendait que la vie des Saints n'était pas de tout repos et j'évitais de poser des questions sur des événements trop lointains, je ne pouvais pas changer l'histoire après tout. Et enfin... Pséma. Elle le citait indéniablement comme un ennemi et d'un signe de la tête, je faisais signe à Lesath de ne pas reprendre ce nom devant elle. Cela ne servait à rien. Bien des informations nous manquaient et ma confiance envers Pséma était ambigue pour ne pas que je m'explique sur certaines choses. En hochant de la tête, je laissais Nimue lui donner un peu à boire et je m'approchais à mon tour de la jeune fille encore sous l'emprise de mon pouvoir.

- La nature est changeante. L'onction d'Amphitrite ne te protége plus, Poséidon est bien loin de toi désormais. Ceux sont des faits que tu dois bien te mettre en tête jeune fille et je te prierai de baisser d'un ton avec ta façon de parler. Si ce fameux Shion autorisait les personnes à parler comme des Poissonnières, ce n'est pas mon cas. Tournant la tête un instant vers Nimue avant de se retourner vers Satine. Ensuite, Nimue est bien Chevalier d'or des Poissons. Tu n'es pas au courant de tout et encore moins de l'histoire de ta famille ! Tu es venue par un pouvoir inconnu dans cette époque et par la volonté de mon Chevalier, essaie de voir cela comme une chance au lieu de te comporter comme une gamine ! Nous avons nos lois, nos principes, nos propres guerres et ton cosmos n'est plus là pour te dire que tes anciennes allégeances sont les mêmes. Tu as obtenu de Nimue - enfin celle du futur - une chose sacrée : ta liberté. Tu as retrouvé une jeunesse et la Déesse de la Sagesse t'accueille en son domaine, tu n'aurais pas pu venir ici sans son consentement ! Crois moi, ce n'est pas ma volonté de permettre à une jeune fille venue du futur d'apparaître dans le jardin sacré du Sanctuaire.

Mon ton était froid, glacial même mais non dénuer d'un minimum d'empathie. C'était nécessaire après tout de comprendre un possible ennemi pour mieux l'abattre.

- Pour Pséma, je ne connais pas cette personne que tu cites mais je demanderai à Nimue de te poser des questions sur lui une fois que tu auras récupéré de tout cela.


Puis, libérant la jeune fille de mon emprise cosmique.

- Et enfin, oui, je suis absolu. Tout mon devoir est de porter sur mes épaules la vie des miens, plus rien ne doit agiter mon coeur que cela. Quitte à marcher sur les coeurs des hommes les plus aguerris, s'ils deviennent faibles, c'est qu'ils ne sont plus capables de protéger l'Humanité des Démons qui tentent de la détruire. C'est ma vision des choses et tu devras t'y plier sous peine de mort et sans procès. Sache que sans Lesath et Nimue qui ont mon respect en temps que Chevaliers, pour la philosophie de l'actuel Scorpion, j'aurai déjà ordonné ton exécution.
Puis, soudain, comme si une voix s'entendait à travers mon cosmos, un message entrait dans le coeur de Satine. Ignore ton ancienne vie, il faudra tout recommencer... Vis donc pour cela, pour ce nouvel innamorento que le destin t'a offert avec la vie !

La voix de mon autre personnalité avait profité de cette discussion pour lui parler, quelques instants seulement mais suffisamment pour que cela soit clair. Je l'avais entendu et je m'arrêtais, visiblement agacé d'une légère altération de mon cosmos seulement connue des Chevaliers d'or présents dans ce temple, puis je repris froidement.

- Pour conclure, Nimue n'est pas une chienne muselée. Tu as de l'outrecuidance de la juger sans la connaître, sans nous connaître... Oui, tu juges alors que tu ne connais rien. Ecoute moi bien, elle a quelque chose que tu n'as pas, ma confiance. Ta solitude est une particule de ton ancienne vie désormais.

Je m'apaisais lentement.



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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Mar 29 Déc - 12:31
Née des cendres de son passé







- Hm … ça me fait une belle jambe ! Tant mieux quelque part, je commençais à en avoir ma claque des jeux des Dieux et des hommes. Avec intensité, Satine soutient le regard du Grand Pope. Vraiment ? Pour autant que je sache, c'est ce que je suis maintenant, une gamine. Regardez ça, plate comme une limande !

Pour le reste, elle se tut comme percutée par la vérité poignante qu'on lui jetait au visage. Elle avait la chance d'être ici, de recommencer une autre vie. Ici, au sein du Sanctuaire d'Athéna. Pour autant, cela ne l'enchantait guère car cette prétendue liberté dont Bélisaire faisait mention n'était qu'un vaste subterfuge pour calmer ses ardeurs. D'ailleurs, et même si il n'avait pas totalement tord, le représentant de la Sagesse se trompait sur un point essentiel : elle connaissait sa famille. Elle savait quelles ombres et quels secrets se cachaient derrière le nom des O'Bannon. Leurs malédictions aussi. Ce qu'elle ne comprenait pas c'était pourquoi Nimuë l'avait envoyé à cette époque très précisément. La vieille bique voulait-elle lui apprendre une leçon ?

Libérée de la vindicte de l'ancien Scorpion, Satine s'approcha du nouveau Scorpion lui lança un coup d’œil qui se voulait lourd de sens dans sa direction avant de boire ce qui restait de tisane. En fin de compte ce n'était pas si dégoûtant que ça. Surtout quand on avait le gosier desséché.

- Bien tu m'en vois ravie, j'irai les embrasser tous les deux tant ma gratitude est grande. Mais sache que je ne suis pas un jouet, je l'ai que trop été, désormais, je vivrais selon mes lois, ou les siennes, pour ce que ça change.

Bien sûr elle faisait mention d'Athéna, même si elle s'était tournée vers Nimuë. Elle répondit à la voix qui s'était glissée dans son esprit, de la même façon si ce n'est avec plus de calme et de retenue.

- En fin de compte, n'est-ce pas ce que j'ai toujours voulu ?


Son visage s'assombrit face aux conclusions portées par le Grand Pope. Se mordre la langue ne rimerait à rien : elle avait toujours dit franchement ce qu'elle pensait, ce n'était pas maintenant qu'elle allait s'arrêter, quand bien même elle devait renier son ancienne vie.

- Je la connais mieux que toi, en tout cas Grand Pope, comme je sais des choses que vous ne savez pas encore. C'est la raison pour laquelle tu ne m'as pas tué, tes bons mots ne sont que du vent, je connais ce genre de jeu, je ne suis pas née de la dernière pluie. La confiance n'a rien à voir là dedans et si ils ne sont pas stupides, tes chevaliers savent pertinemment que tu ne les considères que pour ce qu'ils sont. Les riens du tout, tu les jettes avec le reste.

Elle croisa les bras, Nimuë la rejoignant pour la prendre sous sa garde, l’œil sévère et agacée de voir cette enfant si impétueuse. C'était agaçant de se voir dans un miroir. Un reflet d'elle-même qu'elle tentait d'effacer à cause de souvenirs trop douloureux.

- Qu'est-ce que vous allez faire de moi si vous ne me foutez pas dans un cachot à moisir in vitam aeternam ? Je vous préviens tous c'est hors de question que je devienne une Sainte, porter un masque c'est pas mon délire. Oh et à titre d'information votre … Seigneurie … j'ai déjà tué un Grand Pope, ça me dérangerai pas de recommencer et ...


L'imprudente fut interrompue par la Sainte des Poissons qui s'avança, avalant la petite dans son ombre empoisonnée. Son aura la fit s'effondrer comme une vulgaire poupée de chiffons.

- Je me chargerai d'elle, je la questionnerai, ferai en sorte qu'elle se plie à vos exigences. Si ce qu'elle dit est vrai, nous sommes de la même famille, c'est à moi que revient ce fardeau. Lesath, je compte sur ta discrétion, cette enfant est ma protégée, rien de plus. Mais … Elle releva tout à coup la tête vers l'ancien Scorpion comme si une évidence l'avait frappé. Sans le sang des Poissons dans ses veines, comment pourrais-je la garder ? Je pourrais la tuer …

Et puis le rideau tombe, les anciens démons resurgissent.






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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Ven 8 Jan - 16:29
Etrange phénomène que cette femme "plate comme une limande". J'esquissais un sourire à cette évidence qui était assez drôle au final. Cependant, elle avait raison sur certains points. Le futur était incertain, les étoiles rebelles et mouvantes, personne ne pouvait deviner ce qui allait se passer dans les mois ou les années à venir. Je comptais laisser Lesath répondre à la gamine mais il restait en retrait, cette façon de faire agaçante me déplaisait sur le coup. Mais je savais qu'il détestait ce genre de discussion à rallonge.

- Qui entre dans l'Histoire entre dans le noir. Tu peux dire que les mots ne sont que du vent mais cette phrase est la situation dans laquelle tu te trouves... Tu as le sang chaud comme ceux de ta lignée mais si Nimue a rejoint le rang des Chevaliers, c'est simplement la volonté des étoiles, des tisseuses et même moi, même toi et chaque membre présent ici, ne pouvons contrer leurs volontés. Elles sont aussi celles qui décident pour les Dieux. Je ne cherche pas ta confiance, je m'en fous pour être franc, je te dis juste une vérité. Tu es libre. Tu peux quitter cette terre sacrée comme bon te semble mais je te conseille de rester ici auprès de ton "ancêtre"...

Je savais qu'elle serait un électron libre, une personne qui avait un esprit tourmenté au point de ne plus faire confiance à qui que ce soit. Cruauté. Laideur de la vie. Infâmie. Satine semblait avoir connu la douleur des opprimés et Athéna n'était pas de celle qui décidait pour les Hommes, elle les guidait et c'était à eux ensuite de prendre leur vie en main. Cette philosophie était bien souvent oubliée par les Chevaliers, cet idéal qui mêlait individualité - et non individualisme - et esprit de corps dans une armée comme la nôtre. Poussant un soupir, j'hochais de la tête pour donner mon accord au Chevalier d'or des Poissons.

- Elle est sous ta garde mais n'oublie pas, elle est libre. Je crois en la force plus que tout, mais l'une des forces les plus grandes est de prendre en main son destin. A toi de voir ancien Général de Poséidon... si tu veux profiter de l'Innamorento qui s'offre à toi ! Ignore ton passé, il est déjà tellement loin. La seule chose que je puisse te dire, c'est... que deux personnes ont traversé le voile du Temps. Tu n'es pas venue seule.

Laissant cette information flottée dans l'air comme un trésor sorti du futur, je me retournais pour laisser les membres présents. La porte était entrouverte pour la jeune femme, elle était à l'aube d'une nouvelle vie. Dos tourné, je pris quand même le soin de dire quelques mots avant de me retirer.

- Tuer un Grand Pope est une chose facile, nous ne sommes que des Hommes. Cependant, tu as tort. Tu n'as pas tuer de Grand Pope car tu dis toi même que ce Shion mérite ton respect. Donc le Grand Pope ne s'éteint jamais, il est comme un berger portant un masque de compassion pour les brebis égarées.

Puis, tournant légèrement la tête pour ne laisser que l'une des parties de mon masque visible. Une lumière brilla dans ma pupille en même temps que mon cosmos redevenait fournaise et violence. La bonté disparaissait, je redevenais absolu dans ce monde et je tenais à donner une information avant de partir.


Rappelles toi que si tu touches à l'un des miens. Je te tue.



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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Lun 11 Jan - 18:30
Lesath plissa les yeux quelques secondes, et recula d’un pas ou deux. De cette pièce il n’était désormais plus un acteur mais très clairement un spectateur. Tout d’abord la gifle des Poissons qui avait fait tourner le visage de la gamine avec une certaine force. Elle avait une certaine poigne, cette jeune femme, et l’Ibère se surprit à se demander si il aurait été capable de frapper de la sorte une enfant. Malheureusement, il s’en savait capable. De ça et de bien pire, pour être honnête… Puis les explications de la voyageuse temporelle, tout aussi inopinées que son arrivée. Ainsi cette O’Banon servait Neptune. Ceci expliquait sans doute son vocabulaire plutôt … imagé.

Une pause hydratante plus tard, le Grand Pope reprenait la parole, et tenait des propos dont lui-même doutait. Nimüe n’était pas une chienne muselée ? Ils l’étaient tous, pourtant, lui le premier. En décidant de mettre son dard sous le commandement d’une entité, aussi divine soit-elle, il en acceptait les limites, quand bien même elles seraient là pour de bonnes raisons. Lesath secoua la tête en fermant les yeux, et fit craquer sa nuque, mais n’ouvrit pas la bouche. Il n’avait aucune envie de donner son avis, et préférait profiter de ce petit entracte pour récupérer quelques informations. Au sujet de la rousse incendiaire. Au sujet de leur glabre supérieur. Au sujet même de cette fausse enfant.

Toujours muré dans son silence, il regarda Satine répondre aux autres participants. Elle refuserait d’être un jouet dans les mains de qui que ce soit. C’était courageux et noble de sa part, et l’Ibère se demanda si elle savait à quelles conséquences ce genre de dogmes pouvait mener. Le ton sérieux de cette femme-enfant induisait que oui. Elle avait sans doute ses propres démons à braver. Et, connaissant cette position, il s’empêcha de la juger.

Surprenant un regard fugace du Grand Pope, il se rapprocha. Il n’aimait pas particulièrement les discours qui s’attardaient sur tant de frivolités. Les choses pouvaient être dites de manière plus directe, sans devenir moins intelligente pour autant. Nimuë soulevait un point important cependant. Elle ne pouvait, pour l’instant, se charger de cette enfant. Son poison était un danger, tout Général de Poséidon cette demi-portion fusse-t-elle. Il était temps de revenir sur la scène de cet acte.

« Tu vas la tuer. Ou inversement, elle te tuera. » Lança-t-il, presque dans un soupir, en s’approchant alors que Belisaire venait de disparaître. « Ne t’en déplaise, Nimuë des Poissons, ton poison est un don autant qu’un fardeau, et nous savons tous les deux que je sais de quoi je parle. Compte-tenu de la situation … » continua-t-il avant de vérifier que la tisane avait été finie. Lesath inclina quelque peu son buste vers les Poissons d’Or et allait lui souffler quelques mots, avant de se tourner de manière soudaine vers leur invitée.

« Je serai celui qui te servira d’hôte si tu désires rester sur nos terres. Si cela te convient, évidemment. Après tout, je suis probablement le seul à être immunisé à vos … cadeaux. Et puis, notre très cher Grand Pope vient de t’inviter à rester au Sanctuaire. Je crois qu’il s’agit d’une opportunité assez unique, pour être tout à fait honnête. »

Cette décision n’avait pas été prise de gaité de cœur, compte tenu de l’amour que le Scorpion portait au calme. La présence d’une telle créature risquait sans doute de rompre son heureuse monotonie, mais d’un autre côté, ce n’était pas si mal… Même l’Ibère trouvait cela intéressant.
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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Mar 12 Jan - 11:14
Née des cendres de son passé







- C'était pas la peine de faire ça, vieille sorcière ! S'insurgeait la femme-enfant avec véhémence quand elle reprit peu à peu conscience. - Tais toi et écoutes.

La voix du Grand Pope éclata dans tout le temple des Poissons, d'une vérité si poignante qu'elle scella, pour un temps seulement, la bouche de l'ancienne Sirène Maléfique. Quelqu'un d'autre avait percé le voile du Temps ? Qu'est-ce que cela signifiait ? Quelqu'un avait suivit Satine dans cette époque ? Qui ? Pourquoi ? Autant de questions sans réponses qui germaient dans l'esprit de la Sainte, consciente qu'elle allait devoir porter un nouveau fardeau. Poids qui prenait la forme d'une petite fille peu commode, au tempérament encore plus explosif que le sien. Nul doute qu'elles se ressemblaient sur bien des points, elle le découvrirait à ses dépends, Lesath aussi. Il se proposait d'être le gardien de la petite, à la grande surprise des Poissons qui s'imaginaient son homologue Scorpion un peu rustre et solitaire. À bien y réfléchir, ça ne pouvait pas leur faire de mal et elle se promettait de trouver une solution pour que cette situation ne s'éternise pas. Elle attendit que la Voix d'Athéna s'en soit allée, non sans la saluer d'une inclinaison de la tête respectueuse, pour se tourner vers l'Ibère.

Au travers les fentes de son masque, il pouvait clairement voir les yeux bleu-verts de la jeune femme briller sous le coup des émotions qui se bousculaient en elle. Cela n'échappa pas à Satine, elle aussi murée dans un profond mutisme depuis qu'il lui avait dévoilé un fait auquel elle ne s'attendait pas. Ce nouveau voyage, elle ne le ferait pas seule en fin de compte.

- Je crois que Nimuë ne sera pas contre. Puis, tu m'as l'air plus amusant que cette vieille bique. Si tu as de quoi picoler et que tu me laisses un peu me promener, tout devrait bien se passer. Je connais le Sanctuaire comme ma poche, pour l'avoir arpenté quelques fois. Le visiter intact me changera ceci dit. Et cette fois je ne casserais rien, je vous le promets.

Nimuë ne savait pas trop à quoi elle faisait allusion, si ce n'était à une guerre qu'elle avait vécut à son époque mais, trop fatiguée, elle n'eut pas la volonté de l'interroger sur le sujet. La seule question qui la taraudait véritablement fini par sortir de sa gorge.

- Satine, le Grand Pope a dit que tu n'étais pas la seule à venir … dans notre époque. Sais-tu qui aurait pu te suivre ?


- Hm ? Entre toutes les questions que tu aurais pu me poser, c'est celle là que tu choisie ? T'es pas marrante. Elle fit une pause, posant une main sous son menton pour y réfléchir. Oui, qui ? Il n'y avait pas trente six réponses. Celui qui était assez fou (amoureux?) ou désespéré pour l'avoir suivit … - Très sincèrement, je pense que ce ne peut qu'être Arbhaal, le Juge de la Wyvern. Il y aurait bien Celsius, l'ancien Poissons, justement mais j'ai peur que …

Elle ne finit pas sa phrase, le mystère restait donc entier et sur une vague supposition. Dodelinant de la tête, la petite s’éclipsa pour grimper sur le lit improvisé de Nimuë qui, tout en la suivant des yeux la laissa faire. Il y avait trop de choses à prendre en considération, et entre toutes ces révélations, celles-ci en plus de celles qu'elle avait obtenu de sa mission en Atlantis, Nimuë se sentait particulièrement perdue. Fatiguée elle aussi, elle enjoignit son homologue à la suivre pour faire quelques pas dans son Temple. Après de longues minutes de silence, elle déclara d'une voix plate.

- Merci Lesath. Ça va faire deux fois maintenant que tu me retires une épine du pied, sans mauvais jeux de mots.

Elle se permit tout de même un petit sourie, contente de sa boutade. La fatigue n'aidant pas …

- Si je peux te rendre la pareille, tu n'as qu'à demander. Tes petites pousses se portent bien ? Sinon … Je peux arranger ça.

Stoppant ses pas, la jeune femme rousse se tourna vers le Scorpion. Un drôle de Scorpion.





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Message Re: L'Antre des Poissons [Libre]   Mar 12 Jan - 15:22
La voix d’Athéna les avait laissés seuls en la demeure des Poissons. C’était désormais à eux de faire les choix qui s’imposaient et de tirer les informations de là où elles pouvaient bien se terrer. Dans le cas présent, la caboche de cette femme-enfant temporelle. Un silence pesant s’installa après que le trentenaire ait proposé de prendre en charge l’enfant, et il manqua de se demander s’il n’avait pas raté quelque chose. Il n’avait pas spécialement envie de bien faire, ni même de rendre service, c’était simplement … ce qui devait être fait. Ca et le fait qu’il trouvait la situation cocasse. Oui, on pouvait dire que le Scorpion appréciait les étrangetés. De plus, il y avait quelque chose en cette rousse empoisonnée qui l’intriguait… Et il n’aimait pas spécialement ça.

« Amusant ? On a plutôt tendance à dire que je suis sinistre, mais soit. En ce qui concerne l’alcool … laisse moi deviner. Le poison de tes veines empêche toute ébriété, n’est-ce pas ? Ou alors peut-être es-tu simplement coutumière du fait. Dans les deux cas, tu fais ce que tu veux, je ne suis pas ton geôlier. » Réplica-t-il avec une esquisse de sourire, alors qu’il se passait la main dans la barbe mal rasée. Ils obliquèrent rapidement sur une autre discussion bien plus intéressante : l’identité de celui qui était revenu dans le temps. Soit un ancien Saint. Soit un Juge des enfers. Rien de moins. Cette Satine avait sans doute une cohorte d’admirateurs… Il ne pipa mot cependant. Encore une fois, ce n’était pas ses affaires pour l’instant. Ceci dit, si une ancien Poissons ou une Wyverne se présentait demain à la porte de son temple dans l’optique de récupérer la femme enfant, cela pourrait vite devenir son problème.

Le Chevalier des Poissons l’invita alors à s’éloigner de Satine qui avait, tel un chat, trouvé un panier dans lequel se reposer. Le Scorpion lui emboita le pas sans trop traîner, et se posta à côté d’elle, le regard perdu sur l’horizon qui se distinguait à travers la porte ouverte. Cet enchevêtrement de temples, de marches, de rochers et d’oliviers lui avait fait presque peur à son arrivée, un an plus tôt. Désormais, il s’étonnait d’en apprécier certains profils. La Méditerranée avait pour habitude de lui rappeler sa terre d’origine. Au bout d’un moment, la rousse rompit le calme.

A la première remarque il haussa les épaules. Il ne le faisait pas en recherchant quelque chose en retour. Le Scorpion savait garder certaines distances, qui plus est des personnes qu’il appréciait un tant soit peu, car cela faisait longtemps qu’il ne sous-estimait plus son pouvoir de nuisance. Et il commençait à trouver la compagnie de la jeune femme tolérable, ce qui n’était pas dans ses habitudes.

« Le pavot vient d’Anatolie, il n’a donc pas trop de mal avec notre climat, mais un peu d’aide ne sera pas de refus. Ceci dit je n’ai pas particulièrement envie de laisser mon temple se faire envahir. Belisaire risquerait de ne pas apprécier. Il ne comprend pas l’utilité de l’opium, mais je pense que tant que j’évite de me présenter sous ses effets, il ne m’en tiendra pas trop rigueur. » Répondit-il, regrettant un peu avoir abordé le sujet de manière si naturelle. Il n’avait pas spécialement envie que ses homologues voient cette facette de sa personnalité. S’il n’en avait pas honte, il n’en était pas fier pour autant.

« Nous parlerons de ceci et de ta mission plus tard si tu le souhaites. Tes pupilles sont dilatées. Tu es exténuée, je me trompe ? Veux-tu que je la ramène avec moi tout de suite ? »
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