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 [fin mai 550] Vestiges du passé [PV Bélisaire]

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Message [fin mai 550] Vestiges du passé [PV Bélisaire]   Dim 10 Jan - 19:56
Le Temple du Pope, enfin. Depuis combien de temps n'avait-elle pas revu le représentant qui l'occupait? Cinq ans, alors qu'il venait d'être acclamé en tant que tel dans une cérémonie qui avait fait patienter la jeune femme, qui l'avait faite presque languir à Rodorio face à sa condition de tribut, de prisonnière.

Lui avait été présenté en tant que leader de ce Sanctuaire près duquel Ariane avait vécu recluse, mais dans lequel elle avait appris à trouver ses repères, à s'adapter plus ou moins, dixit ses quelques mégardes et mésaventures "amusantes". Au moment où son escorte avait été établi, on lui avait dit son nom, un nom qu'elle aurait à affronter. La générale des Lyumnades aurait à voir au-delà des rancœurs que les empereurs de l'Empire byzantin avaient tissé par sa propre identité, à voir au-delà des survivants de son temps qui avaient vu en elle un fondement d'une paix déguisée, pour le bien commun des Saints et des atlantes. Le choix n'avait pas dû être bien difficile à faire, à l'époque elle en était l'une des uniques survivantes, sa sœur la Sirène et bien d'autres avaient rendu leurs dernier soupir avant de la hanter tel un fantôme qu'elle n'aurait su réduire en cendres, pas même en ce jour. Les souvenirs étaient choses déjà ravagées par le feu et la guerre, ainsi aucune emprise ne pouvait être établis par l'atlante. Rien, seulement un vague écho de ce dont elle avait été incapable de protéger une fois de plus.

Frustration. Elle revoyait déjà là une défaite cuisante, amère et non-voulue, même en étant vêtu de l'Ecaille aux allures d'un amphibien mythique, criante de ses couleurs valorisées par le Soleil mais réclamant l'eau nécessaire. L'empoisonneur des mémoires, le feu qui ne s'éteint qu'en mourant lui avait-on dit. Eve et ses paroles réconfortantes lui manquaient d'une certaine façon, mais son amie avait eu tord.

« Nous avons échoué, je ne contrôle plus rien du tout maintenant. »


« Petite princesse, le jour où tu cesseras d'être aussi tendue face à eux, alors peut-être qu'on pourra considérer à faire quelque de tout ces doutes dans ton cœur.»

La Sirène lui aurait probablement répondu cela. Peu lui importait désormais, tout le monde avait oublié qui elle était et ceux-là faisaient peut-être bien, les perdants n'avaient pas de place dans l'histoire. Ariane suffisait parfaitement, et l'atlante n'avait pas la même prétention que l'homme qu'elle allait rencontrer...Qu'il profite du temps de gloire de sa famille que l'on aurait autrefois opposé à la sienne, lui aussi, le temps passe vite et la foudre tombait parfois si vite qu'aucune personne n'avait le temps de faire des adieux de manière décente en ces circonstances. Son cosmos s'intensifia pour signaler sa présence, mais le froncement de sourcils qui en avait aussitôt été balayé avait également fait disparaître temporairement ses pensées personnelles. Voilà qui était fait, et c'était avec un esprit léger qu'elle s'était avancée dans le Temple.

- Pardonnez-moi cette intrusion, Grand Pope.


Une intrusion, oui. Du moins c'était le sentiment qu'elle avait eu en entrant dans la bâtisse qui les surplombait dans toute sa hauteur, et peut-être même ce qu'elle avait involontairement souhaité être. Une personne qu'on n'accueillait pas tous les jours et qui n'avait pas sa place dans ce Temple.
Préférant jouer dans les conventions, elle fit une légère révérence, avant de se redresser, presque hésitante à l'idée de se présenter. Etait-ce seulement nécessaire ? Probablement en connaissait-il la moitié.

- Ariane Syagrius, générale des Lyumnades et actuelle tribut du Sanctuaire Sous Marin. Mes honneurs.

Elle se redressa alors, prête à faire face au regard jugeant et certainement hautain de son vis-à-vis. Elle se tenait droite mais pas de façon imposante ou décontractée, son allure était finalement terriblement correcte, aucune faille dans son attitude et elle veillait tout particulièrement sur ce point là. L'exception semblait s'affirmer de part et d'autre à l'heure actuelle.

Son regard croisa alors les pupilles rouges et orangeâtre du Pope, d'une manière bien différente qu'autrefois. Il n'y avait pas plus de colère, seulement de la distance ainsi qu'un contrôle certain de ses faits et gestes, de manière presque calculée. La générale savait à qui elle avait affaire. C'étaient ainsi des yeux d'un bleu clair plutôt doucereux qui observaient fixement le représentant d'Athéna, surplombé d'un sourire doux mais si léger, esquissé au millimètre près, qu'il ne devait être perceptible que par lui. Elle en avait vu défiler, des menaces cachées. Le Pope avait l'air si jeune...

Quelque chose frappait néanmoins. C'était des yeux bien étranges qu'elle avait en face d'elle. L'un d'eux semblait rayonner plus intensément que l'autre, si bien que la générale devinait que plus d'une personne avait dû en être effrayée. Un véritable contraste entre le devoir et le regret inavoué, laissé de côté. Son regard ne différait pas de certains chevaliers finalement, mais il demeurait d'une intensité différente.

- Voilà une surprise d'être appelée de « sitôt », si je puis ainsi dire. Plus encore de voir à découvert le visage d'un homme qui parle d'avance mais qui demeure saisissant. Plaisante et chanceuse franchise d'avoir de si beaux yeux, mon Grand Pope. Que me vaut cette idée de rappeler les morts à leur fonction ne serait-ce que l'espace de quelques secondes?

Inutile de le cacher. La générale utilisait une certaine innocence dans ses réactions, dans ses paroles et en cela elle n'avait pas dérogé à la règle de celui qui, dans sa nature et sa fonction, l'avait faite doublement otage. A chacun son jeu. Ariane aimait flatter pour avoir un retour utile, mais ses requêtes pouvaient bien attendre.





Dernière édition par Ariane le Mar 12 Jan - 17:19, édité 1 fois
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Message Re: [fin mai 550] Vestiges du passé [PV Bélisaire]   Mar 12 Jan - 16:37
Assis sur le trône de grais, mes yeux fixaient la jeune femme qui venait d'apparaître devant moi. Atlante, maline et séductrice, on m'avait dit qu'elle avait le pouvoir de lire dans le coeur des Hommes, d'en extraire les secrets les plus inavoués pour en faire une arme. Etre ou n'être pas. C'était là toute la question devant sa présence. Je restais silencieux pendant sa présentation en pensant qu'elle tentait déjà de chercher les faiblesses de mon âme. C'était la raison pour laquelle je l'avais éloigné de moi pendant le temps de sa présence dans les terres sacrées du Sanctuaire. Cependant, les choses changeaient, un danger approchait et je me devais de savoir ce que les Tributs pouvaient savoir.

Ariane ne savait certainement pas grand chose sur les "vanités" de son peuple. Les informations sur les us et coutumes de celui-ci m'importait un peu plus tout de même, savoir comment les Atlantes réagiraient à une menace qui pouvait remettre en cause les ambitions de Poséidon sur le Monde. De toute façon, Poséidon tout comme Amphitrite n'étaient plus dans leur royaume depuis près de cinq années, j'avais veillé à garder une arme supplémentaire si les Atlantes tentaient quoi que ce soit. En effet, les Ases et les Berserkers étaient faciles à maîtriser mais mon dégout pour le monde marin - une peur de l'enfance peut-être - me poussait à toujours garder un oeil vers le Cap Sounion et ses séides.

- Je ne savais pas que vous étiez morte. Première nouvelle. Mon pouvoir serait donc plus grand que je ne l'avais imaginé.

Le ton était froid, mesuré et claquant comme un fer froid posé sur la peau. Toutefois, je ne pouvais cacher une pointe d'amusement devant le jeu qu'elle me faisait à sa présentation. Elle était forte. C'était une chose que je respectais dans tout ce que je représentais et cela m'intriguait de savoir jusqu'où elle allait tenter sa chance. Dans la pénombre créée par les torchères du grand Hall de mon temple, j'étais seul face à une fée des eaux.

- Les Lyumnades. Les fées des lacs... Le destin est joueur en ce moment...

Créatures fantastiques qui séduisaient les hommes aux abords des lacs, des filles d'Amphitrite selon la légende. Je savais que tenter de l'apprivoiser était inutile, il fallait une certaine force de caractère pour tenir aussi longtemps prisonnière sans perdre la boussole. Enfin, je me décidais à me lever lentement pour l'inviter à un balcon, j'avais pris cette habitude pour mes invités et pour prendre l'air en dehors du temple. Levant le rideau de velours, nous entrions dans un vaste espace de vents et de fraîcheur qui permettait de voir le colisée du Sanctuaire en contrebas.

- Mademoiselle. Je sais que votre vie comme prisonnière ne doit pas être évidente mais j'ai besoin de vous pour assurer la paix entre nos peuples. L'Humanité a trop subi la guerre larvée entre nos deux dieux respectifs. Mais un nouveau problème est en train de naître, la terre d'Avalon qui est sous la protection de Poséidon risque de disparaître sous l'impact de l'ecclesia de Glastonbury.

Je m'arrêtais, j'avais certainement éveillé son intérêt et je savais qu'elle se demanderait pourquoi la discussion partait dans une telle direction. Il était vrai que la Déesse m'avait informé récemment des évenements dans la terre reculée des bretons. Athéna y avait des alliés depuis des siècles mais il fallait craindre que ces derniers soient en danger, pour cela qu'il avait envoyé Scythès et Artorius dans ces terres lointaines pour enquêter sur la situation. Cependant, il n'en savait rien sur Avalon, il lui fallait des informations d'une autre manière et la belle devant lui en était peut-être la clé...

- En échange d'une certaine aide... je pourrais vous révéler un certain secret sur votre Dieu.

Un sourire s'esquissait derrière mon masque.




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Message Re: [fin mai 550] Vestiges du passé [PV Bélisaire]   Mer 13 Jan - 12:53
Un écho, comme une claque froide et mordante que l'on aurait attribué aux plus envieux, avait retenti entre les murs de ce Temple qui lui imposait déjà respect et silence. Le seul problème eut été que la générale des Lyumnades n'avait jamais été connu pour se restreindre. Elle demeurait libre à travers sa pensée, mais cloisonnée par sa volonté. Ainsi, le Grand Pope semblait rire intérieurement de ses phrases, et c'était un sourire plus prononcé qui s'esquissait sur le visage de la brune face au ton froid et sec du Grand Pope. Précisément cette réaction ne lui avait pas fait d'effet de surprise en soi, mais dans ce comportement qu'elle avait espéré voir, Bélisaire avait fait preuve d'une certaine douceur...Une douceur presque mature finalement, et là était la source de ce qui l'avait désemparé. Mais qui ne l'était pas? La première phrase prononcé par une voix masculine avait déjà laissé transparaître les premiers doutes venant d'un représentant d'Athéna à l'aura candide mais ferme.

"Vous êtes sans merci !" Oh cela l'amusait plus que de coutumes, et il aurait fallu être aveugle pour ne pas s'apercevoir que la jeune femme aimait nourrir quelques feux tapies dans l'âme, qu'ils soient positifs ou négatifs. Pourtant, en si peu de mots, Ariane avait eu l'impression qu'il venait de lui tendre sa vie. Ce n'était pas tous les jours qu'elle se permettait d'ouvrir les yeux sur une analyse qu'elle bridait dans l'intérêt des Saints, mais probablement avait-elle ses raisons pour agir ainsi: elle se méfiait de cet homme. Et peut-être avait-elle de quoi..."En doutez-vous seulement mon Grand Pope, de votre pouvoir?

Pour elle, sa phrase était claire et ce même s'il s'agissait d'une petite critique à l'égard de son oubli. Elle était restée silencieuse, mais lui n'avait pas attendu. D'une certaine assurance, il l'avait invité à le suivre. La tête baissée et le sourire aux lèvres, comme résignée par la situation qui se présentait à elle, Ariane n'était pas assez stupide pour discuter les ordres du Grand Pope. Pas pour l'instant, les blagues et les rires étaient réservés à son retour à Rodorio, elle n'en avait aucun doute. Les bras croisées derrière son dos, elle attendait patiemment de savoir ce qu'il avait à dire. Pourtant, la curiosité entachait déjà ses pupilles bleutées et ses lèvres restèrent entrouvertes pendant que Bélisaire lui expliquait l'état des choses. Tout cela lui semblait improbable. En l'espace de cinq années, leur situation avait-elle à ce point changée? Bélisaire visait juste, et c'était peut-être cela le plus dérangeant. Il visait juste pour attiser sa curiosité vis-à-vis de ce qu'il pouvait bien se passer là-bas, à Atlantis, il visait juste pour cette demande qui l'engageait. L'Ecclesia de Glastonbury... La générale ne prétendait pas en avoir autant de connaissance que voulu sur l'Eglise, mais elle en restait informée dans une certaine mesure.

D'un air morne, elle attendit qu'il termine son discours. Elle voyait parfaitement où l'homme voulait en venir et cela ne lui plaisait pas véritablement. Un léger froncement de sourcils s'était immiscé sur son visage alors qu'elle digérait sa proposition. Certes, Avalon était, selon lui, menacée...Mais avait-il seulement le droit de lui demander à elle, générale de Poséidon, d'aller espionner son propre camp sur une île où ils faiblissaient d'après une rumeur? Elle faisait suffisamment confiance aux atlantes pour savoir qu'il était bien possible qu'ils aient à remédier à ce problème eux-mêmes.

" Depuis quand les affaires de Poséidon sont-elles vôtres, mon Grand Pope? Pourquoi ne pas envoyer un Saint sur place? Sauf si évidemment, vous craignez qu'il ne se noie dans les profondeurs d'Avalon...A chacun ses bêtes noires." Il y avait cette décision, une de celle qui la rendait perplexe. A y réfléchir davantage, il la soudoyait pour ses propres intérêts. Ariane n'aimait pas être utilisée, et son cœur lui prédisait que ce "compromis" qui s'offrait à elle n'avait rien de véritablement équitable. Pourtant, cette information sur Poséidon, quelle qu'elle soit, avait piqué sa curiosité. De nouveau tout en se rapprochant du Grand Pope de façon à ressentir une certaine proximité, son visage s'était éclairci face à un premier refus qu'elle lui avait accordé bien vite. On lui proposait ainsi une sorte de marché...Voilà qui était amusant. Elle contemplait de nouveau le Grand Pope mais n'osait lui donner un simple contact, sans doute pour lui donner plus d'importance qu'il n'en avait véritablement. "...Mais comment pourrais-je résister totalement face à cette aura?"

Les ombres jouaient terriblement dans une intimidation qu'on conférait au Grand Pope, cette scène paraissait être de son côté. Portant la lumière qui donnait une vue sur un lieu d'opposition détruisait l'inquiétude qu'elle avait. Portant ses doigts à ses lèvres tout en se retenant d'esquisser un sourire large, elle observait délicatement le Grand Pope. Les hommes quémandaient généralement un peu d'attention à leur égard, et rester derrière ce masque ne devait pas aider ce cher Grand Pope. Qu'on le fasse sourire un peu était bien, faire plaisir à ce monsieur était mieux encore pour un esprit pragmatique.

"Qu'attendez-vous de moi pour cela? L'ecclesia de Glastonbury... La chrétienté celte établie par Saint Joseph d'Arimathie est-elle si avancée que cela?"
Et surtout, pourquoi cette croyance perdue avait décidé de se mêler à une autre finalement? Une chrétienté, soit. Celte en revanche en pleine Armorique, le contexte devenait plus compliqué. La cuisante défaite de Llyr n'était-elle pas une preuve de leur "disparition" à venir? Peu lui importait son titre de générale, mais à titre personnelle, qu'ils soient Wisigoths, Francs, byzantins ou celtes, il y avait toujours quelque chose de personnel. Les propos qu'elle allait prononcer lui brisaient le cœur face à un espoir qu'elle avait eu, mais pourtant cela lui paraissait plus juste. Cet acte se faisait pour le bien commun. Soupirant légèrement, elle avait haussé son ton, de quoi être plus audible et moins enjôleuse.

"Je vous écoute, mais sachez que cette information sur Poséidon...Ne m'intéresse pas. Pas le moins du monde en étant coincée en ces lieux...Un Empire romain Occidental en l'an 550. A titre de requête néanmoins, je désirerai que celle-ci soit communiquée aux atlantes directement si vous pensez qu'ils en sont ignorants, quitte à ce que je l'ignore moi-même. Je vous rassure, les moyens que vous emploirez m'importe peu également, je m'en tiendrais seulement à votre parole." Une information sur leur Dieu, soit. Mais que pouvait-elle bien faire de celle-ci dans un endroit où elle demeurait coincée avec une vaine idée d'être Saint? Jouer avec elle de cette façon avait de quoi la rendre folle si ce n'était pour sa capacité à laisser pour le lendemain les doutes trop douloureux. "Si vous désirez me donner une récompense...Alors je souhaiterais garder une faveur au mieux. Après tout, Si omnes ego non mon Grand Pope...Ma présence ici n'en est que la preuve. C'est un bien étrange défi que vous me lancez. J'espère qu'elle en sera à la hauteur, je serais ravie d'être utile à un homme si respectable avec la gente féminine."

On ne choisissait pas de régir absolument tout, mais la situation politique de Bélisaire pouvait bien aider. Quelle belle vue ils avaient sur toutes ces petites tâches noires à peine perceptibles. Au fond, elle était peut-être pareille à ses yeux, mais le poids qui reposait sur les épaules du Pope avait de quoi lui donner la pression souhaitée.

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Message Re: [fin mai 550] Vestiges du passé [PV Bélisaire]   Ven 15 Jan - 0:59
Douter de mon pouvoir ? La jeune femme ne manquait pas d'aplomb. L'aura de Bélisaire avait légèrement frémi à cette question pour le moins provocante, elle était une prisonnière et se comportait comme une femme de petite condition. Je n'étais pas surpris. Les Marinas étaient connus pour leur sens de la provocation et je ne comptais pas entrer dans ce jeu avec elle. Le monde était un vaste jeu d'échec selon moi, chaque déplacement était une importance vitale pour faire vivre ce monde dans une certaine sérénité. Un autre frisson. Voilà qu'elle me parlait avec une outrecuidance qu'aucun de mes chevaliers se serait permis en ma présence.

Alors qu'elle parlait, l'émotion étrange qui me fascinait autant qu'elle me dérangeait traversait mon âme. Elle n'était rien face à moi, je suis absolu. Ne voulant plus souffrir sa façon de parler, je me retournais lentement dans sa direction en ayant l'impression de m'enfoncer dans les profondeurs des sables chauds de mon âme. Si pour moi, tout était froid, pour elle, une chaleur intense commençait à se répandre sur tout le balcon. L'humidité s'envolait autour de moi et mes mains prenaient lentement mon masque. Un vent léger traversait dans les nuages pour en écarter quelques uns un peu rebelle. Mais rapidement, les ténèbres reprirent leur droit.

- Dans ce monde, la victoire est tout, les gagnants sont validés et les perdants sont refusés. Jusqu'à maintenant, je n'ai jamais perdu à rien, et je ne perdrai pas dans le futur.

C'était chuchoté. A peine perceptible. Mais la réponse était là, claire, nette et sans discussion. L'odieux manége de l'amertume des perdants était une chose que je ne pouvais tolérer devant moi, et, cette femme osait me demander en quoi les affaires de Poséidon me concernaient. C'était risible tellement c'était évident. Brutalement, elle avait eut l'impression de voir le Pope devant elle, à quelques pas et dans son cercle de combat. Il y était entré avec la surprise et la facilité. Mais, levant les yeux, ses yeux pouvaient voir que je n'avais pas bouger. Toujours le masque entre mes doigts graciles. Un sourire sardonique se dessinait sur mes lipes quand je pris la parole avec plus d'intonation.

- Gagner est tout. Les vainqueurs écrivent l'histoire. Les perdants sont effacés d'elle. J'estime donc que temps que vous serez ici, vous resterez sous mes ordres et agirez selon mes intérêts. Je pensais qu'une femme aussi intelligente que vous comprenait cette règle assez simple, enfin vous êtes une femme... Dois je être surpris ? Non après tout.

Mon mépris était évident et je ne l'avais jamais caché à l'encontre des faibles. Elle n'était qu'un pion dans mon jeu et je voulais bien lui rappeler sa position. Une moindre volonté d'oublier cette règle entre elle et lui serait la cause de quelques aiguilles meurtrières. Puis, sentant l'air passé sur mon visage juvénile, je continuais ce que j'avais à dire en me moquant totalement de sa réaction.

- Avalon est une de vos terres mais sa chute entrainerait des conséquences que la Déesse de la Sagesse ne veut pas voir. Point. Donc vous irez là bas. Il faut savoir ce qui se passe dans cette ecclesia. Et pour finir, vous demandez une faveur alors que je souhaitais me montrer diplomate, vous n'aurez donc rien !

Vous n'êtes même pas capable de vaincre un simple chevalier de bronze. La pensée lui traversait l'esprit mais il se contenta du silence, vaincu par le gout de l'absolutisme qui se manifestait dans la place. Aucun scrupule ne me laissait porter et mes ordres étaient divins. Ma présence dans les lieux ne se calmait pas, mi sauvage, mi humain, étrange création de l'oeuvre des Dieux. L'adrénaline battait sa mesure au rythme de la colère qui susurrait des mots dans mon âme. Au loin, l'autre Bélisaire n'était plus qu'un vague songe, un simple mensonge qui était enfermé dans une glace psychologique. Sous son masque de fer, le Pope n'était pas un homme facile à cerner et ce n'était pas cette femme qui aurait le privilège de le comprendre...




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Message Re: [fin mai 550] Vestiges du passé [PV Bélisaire]   Ven 15 Jan - 18:01
La scène avait changé, elle l'avait senti. Ce n'était plus le même contexte qui s'offrait à elle. De la froideur à la chaleur, il y avait de quoi étouffer dans cette arène où elle était une cible potentielle. Apparu brutalement devant elle, Ariane avait sursauté face à un Bélisaire changé. Elle sentait la panique la gagner mais son instinct, celle qui l'avait guidé pendant la guerre, lui intimait d'éviter de montrer toute forme d'émotions. Tout n'était que réflexe et trouble. Tout n'était que question d'apparence. "Je ne veux pas avoir peur devant eux"...Ce n'était pas son Ego qui lui parlait. C'était le souvenir de la guerre et de son inutilité qui l'effrayait, mais son visage, quant à lui, demeurait vide d'émotions malgré une jovialité apparente. Le sourire enjôleur de la jeune femme qui lui avait été accordé était bien loin désormais. En clignant des yeux et sans plus de cynisme, Ariane se remontrait des plus dociles mais non pas réelle combattante. Après tout, la générale des Lyumnades n'avait jamais eu la colère facile au-delà de ses provocations gratuites...Mais à son stade, cela résonnait toujours comme une provocation, et ce même en restant calme. Pourtant elle ne le contredisait pas.

"C'est délicat de me le rappeler. Merci pour ces précisions, Grand Pope."

Le Grand Pope était sorti de ses gongs, ce besoin de prouver son importance s'était certainement faite sentir. L'évidence était présente. Certes, c'était le Sanctuaire qui lui avait pris la victoire, la gloire, l'honneur et qui le recherchait en retour... Elle se relevait pourtant, elle gardait son calme malgré sa terreur, mais pour quelle raison? Devenir l'ombre d'un échec et du Sanctuaire. Pendant quelques instants, l'atlante avait cru qu'elle avait ressenti de la colère. L'émotion n'avait été que passagère et pourtant dévoilée alors qu'elle lui rendait sa réponse positive non sans y laisser cette fois-ci une pointe de reproche. Le reproche de la victoire volée et de la soumission imposée à travers un regard bleuté, accusateur et blessé.

"Quelle que soit la difficulté et les sacrifices, vous aurez votre information."

Pourtant, elle devait bien avouer que cet élan d'autorité était respectable, si ce n'est même admirable. Ce revirement de situation lui rappelait également pourquoi elle l'avait détesté de loin. Un bref sentiment d'absolutisme alors qu'elle, elle n'était rien. Il y avait un paradoxe néanmoins. Le fait de laisser tant de choses de côté en vue d'atteindre ses petits rêves personnels le rendait presque plus facile à regarder pourtant. Presque beau.

Cette mission restait plus précise, mais de peu. C'était bien intelligent tout ça mais ce peu de conditions la laissaient encore dans l'ombre. Il fallait y aller...Et c'était tout? L'idée de pouvoir changer d'air était une réjouissance comme une souffrance, tout comme sa proposition se montrait déplaisante pour cette petite partie en elle qui revendiquait son appartenance atlante.
Perdre était un mot trop familier à son égard et trop étranger pour l'homme en face d'elle. Et pourtant, elle ne lui en voulait pas. Ce n'était pas tant sa chaleur le plus douloureux, mais bien ce qu'elle suggérait. Le manque d'information sur un dieu qui ne s'était plus manifesté et qu'elle ne reverrait probablement jamais lui faisait peu d'effet. Autant oublier et se relever.

D'un pas inconnu, c'était une aura plus enfantine qui distinguait la jeune femme. Elle s'inclina de nouveau devant le Grand Pope sans dire un mot et s'empressa de sortir du Temple. Elle avait chantonné quelques vers, satyriques en teneur ou dit naturellement, on ne savait:

"Allons souhaiter la victoire du Sanctuaire
Et danser sur les pierres brisées
d'Avalon la menacée."

La sortie du Temple avait pourtant été dépassée lorsqu'elle en prit garde. Non, elle ne devait pas...Prise de soubresauts pour lesquels ses épaules semblaient bougées toutes seules, quelques larmes avaient été versées avant d'être séchées. Des larmes de terreur et de déception...Pourtant bien vite disparues. Peut-être trop vite pour être véridiques. Il n'empêchait qu'elle avait besoin de se calmer et de reprendre de la hauteur en torturant quelqu'un d'autre. A sa place.


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