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 [fin mai 550] Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent mais les roses meurent [ft Nimue]

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Message [fin mai 550] Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent mais les roses meurent [ft Nimue]   Lun 25 Jan - 2:09
Je descendais les escaliers, non sans sécher les larmes qui m'avaient pris la gorge. Pourquoi avais-je pleuré? Bonne question, moi-même je n'en avais pas la réponse. Du moins pas totalement. Une part de moi me disait que l'entrevue avec le Grand Pope avait été terrifiante, bien plus que je ne l'aurais pensé, bien plus qu'elle ne l'avait été véritablement. En descendant les marches blanches qui s'empilaient devant moi, je me savais provisoirement affaiblie, mais le masque demeurait. Ca avait toujours été ainsi, un simple jeu de personnalité...Et le garant de ces lieux ne divergeait pas à cette règle commune aux combattants, c'était comme un destin qui nous suivait tous. D'un bref coup de manche, d'un morceau de tissu qui dépassait de ma Scale, j'avais essuyé les gouttes d'eau qui coulaient de mes yeux rougis, laissant derrière moi une faible trace de sensibilité face à l'adversité, la défaite et l'oubli.

Le temps était passé si vite, la marche avait été effectuée d'une manière si impulsive que je n'avais pas pris le temps de voir ce qui se dressait face à moi au bout de quelques minutes. Un simple Temple blanc parmi les onze autres à venir certes, mais un Temple dont la gardienne avait pris le temps de faire connaissance avec quelqu'un à Rodorio. De nouveau, un sourire ornait mes lèvres, mais il était d'une nature si légère et presque ironique qu'on ne pouvait décemment pas le considérer comme un sourire véridique. Odieuse, je l'avais peut-être été à la fin, certainement même mais...Je ne voulais pas chercher davantage dans ce qui me semblait logique et cruel. Je levai les yeux, considérant que je n'avais jamais véritablement pris le temps d'examiner ce dernier Temple. Forcément, au fur et à mesure que les Temples s'enchainaient, on y prêtait moins garde, ravie d'avance de s'approcher du Temple du Pope pour en finir au plus vite.

"Pisces", marqué en lettres intégrales sur le fronton qui surplombait fièrement les colonnes sculptées avec raffinement, dressant le lieu d'un protectorat formé pour interpeller tout intrus. D'un pas un peu plus assuré que mes précédents, j'entrais dans le lieu afin de le traverser. Glastonbury m'appelait désormais après tout...Et pourtant, bien vite ma curiosité avait pris fin. Quelqu'un se tenait devant moi, quelqu'un que je connaissais somme toute un minimum. Mes poings s'étaient serrés puis desserrés, non pas par rancune ou par haine, simplement pour combler le sang qui circulait déjà trop vite à l'idée de pouvoir, enfin, voir autre chose que l'immensité d'une ville aux habitants peu nombreux. Et pourtant, un instinct me disait que j'allais expérimenter tout un tas de choses déplaisantes. Je n'avais jamais été très chanceuse après tout et cela m'amenait indéniablement à en omettre quelques éléments fondamentales. Evidemment, je ne l'étais pas au point d'en oublier un minimum de politesse face à la chère Sainte en face de moi.

"Bonjour Nimue."

J'avais tendance à déformer certaines choses même après cinq ans, et rester formelle face à la Saint devait probablement être en trop. C'était froid, pas très expressif et décemment pas naturel. Un mauvais jeu d'acteur. D'un soupir fatigué mais réconforté, je me permettais de dépasser de peu la rousse afin d'entreprendre ma marche vers le Temple suivant. Il promettait de me geler sur place, pour peu que j'en aurais été enthousiaste peut-être aurais-je chanté une chansonnette agaçante bouche ouverte. Pourtant, ce fut une rose sur le petit balcon du temple, petite et discrète qui interpella mon regard. Rouge comme la passion, délicate et épanouie, elle avait quelque chose d'apaisant et de plaisant à observer. A choisir, j'aurais préféré contempler une orchidée en temps normal par simple favoritisme, mais des fleurs étaient chose rares et subtiles ici. Pourtant, au-delà de la beauté de ces roses, il y avait la fierté de ses combattants parés d'une Armure des Poissons.

"C'est beau. Ceux qui traversent ce temple devraient faire plus attention aux langages des fleurs. "

Jolie et épineuse, il y avait pourtant toujours plus au-delà de la froideur d'un monde analysé d'avance.








Dernière édition par Ariane le Mer 27 Jan - 16:59, édité 1 fois
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Message Re: [fin mai 550] Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent mais les roses meurent [ft Nimue]   Mer 27 Jan - 16:50
Souvenirs






- Bonjour Ariane.

Nimuë, postée à la sortie de son temple, attendait l'arrivée d'Ariane, assise sur une colonne couchée, probablement un vestige d'une guerre passée. Elle l'avait vu grimper les marches menant au Temple où résidait Bélisaire, leur Grand Pope, celui qui se disait être Absolu. Intriguée donc, la Sainte l'avait attendu, se demandant dans un excès de curiosité, ce que pouvait bien vouloir leur chef à la belle brune. Quelque chose lui soufflait que ce n'était sans doute pas une affaire de courtoisie et, connaissant suffisamment l'animal, Nimuë craignait une quelconque manœuvre destinée à … eh bien, là résidait le mystère. Un mystère que la jeune femme comptait bien élucider. Son œil pers se posa sur la rose qui poussait là, solitaire, bien loin de ses sœurs. Elle ne put s'empêcher de s'associer à elle. La remarque d'Ariane ne put que la faire rire légèrement et avec sincérité.

- Oh ne t'en fais pas, je suis là pour leur apprendre. Ces fleurs, j'en suis responsable. Je suis leur mère vois-tu. Je veille sur elle et elles sur moi. Tu vois ce champ de roses là-bas ?

Elle l'invita à grimper à ses côtés, lui indiquant la direction à observer. Son doigt désignait un magnifique manteau d'un rouge aussi vif que pouvait l'être sa chevelure. D'une voix douce, la Sainte continua.

- C'est le dernier rempart que doit traverser l'ennemi du Sanctuaire si il espère asseoir sa victoire. Je l'ai fais naître quelques heures à peine que l'on se soit quitté, toutes les deux. Elles sont belles et redoutables. Et elles apportent une mort douce, si agréable que le malheureux ou la malheureuse ne comprendra pas qu'il ou elle vient de trépasser.

Elle tourna sa faciès vers l'atlante et ajouta, plus sérieusement.

- Notre échange n'aura pas été stérile. Chaque rose représente un défunt, un regret. Tu me demandais si ils pouvaient en ressentir … C'est là tout ce que j'ai trouvé à leur offrir. Avant, il y avait un autre champ, bien différent de celui-ci. Mon héritage. Mon maître me l'a laissé et il est parti en poussière dès que j'ai posé le pied ici. Autant te dire que ça m'a conforté dans dans mon malaise.

Non, la jeune femme n'aspirait qu'à partir du Sanctuaire. Plus encore depuis que des événements étranges s'étaient déroulés. La pirate voulait retrouver sa vie d'antan, sans pour autant faire défaut à la caste d'Or.

- Ces roses étaient blanches, je les ai nourris avec mon sang. Ce rouge-là est bien différent de ce rouge-ci.

En se penchant pour cueillir la rose solitaire qui poussait archaïquement entre les fissures de la colonne, la Sainte songea à Lucius. Se pourrait-il qu'en fin de compte cette fleur soit tout ce qui lui reste de son maître ?

- Elle est inoffensive et elle ne porte plus d'épines. Je te l'offre, c'est un précieux souvenir et puis, elle me fait songer à toi, Ariane.


Nimuë s'approcha pour la glisser dans les cheveux sombres de sa comparse. Elle se recula pour mettre une distance respectable entre elles.

- Que s'est-il passé là-haut ? Que te voulait Bélisaire ?






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Message Re: [fin mai 550] Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent mais les roses meurent [ft Nimue]   Mer 27 Jan - 21:44
Loin d'avoir la joie dans mon cœur, toujours sous les airs bougons de la dernière fois, le geste qui avait suivi une explication que je trouvais sur le coup bancal m'avait pris de fait.

-Oh. Une rose pour une vie...

Je n'avais pas grand chose à rajouter, on venait de me donner une rose. Parce qu'en réalité, la discussion de notre dernière rencontre me paraissait déjà si lointaine qu'en voir un intérêt m'était...étranger. Ce n'était pourtant pas le cas lorsque j'étais ressortie du Temple du Grand Pope. J'y avais sentie un besoin de me ressasser de tout, de trouver un moyen de me défouler, mais la douceur avait pour habitude de calmer mes mœurs. Nimuë m'expliquait tout un tas de choses, passant de son héritage envolé au nouveau champ de roses bâties sur une croyance quelque peu familière. Quelque part, j'avais hésité à lui demander comment les anciennes roses de son ancêtre s'étaient envolées, mais une pensée fugace me disait que poser cette question me décrédibiliserait encore davantage. Je pris la rose qu'on me tendait, plus par mimétisme que par acte de conscience. J'interrogeais la jeune femme du regard, ne comprenant pas son geste de charité soudain. Certes, elle s'était toujours montrée patiente, si bien que j'avais pris le soin de me montrer encore plus odieuse. Je l'avais testé, mais cette fois-ci les rôles étaient inversées. Inversées, et pas tellement tournée négativement.

- Es-tu sûr que cela ne te gêne pas? C'est une intention délicate mais elle t'est peut-être précieuse, non?"
C'est vrai. Lui offrir cette rose était un geste qui me touchait droit au cœur et ce n'était pas bien dur, mais si celle-ci était différente, autant la garder en bon souvenir non? Nimuë avait de l'audace, ça c'était sûr. Doucement, je touchais légèrement les pétales avant de tiquer sur une de ses dernières phrases. Pas violemment, à dire vrai le rire m'en avait été aussitôt arraché. "Et...Pourquoi inoffensive et sans épines? C'est bien la première fois que j'entends ce compliment ici...Eh bien, merci."

C'est vrai que je n'avais jamais eu la réputation d'avoir un tempérament particulièrement violent au Sanctuaire Sous Marin, c'était même plutôt le contraire. Une sale petite gamine, mais une gamine avec un cœur plutôt doux, maladroit principalement. Jusqu'à ce que la guerre éclate, évidemment. Mais là on touchait un autre point. Ce qu'avait vu Bélisaire me faisait pourtant rire d'avance tant j'avais joué la comédie comme pas possible, si bien que quelqu'un d'autre en avait été éveillé. Nos cosmos avaient senti cette différence, comme si nous étions en réalité trois personnes, ça avait été très étrange. Cet homme avait besoin d'extérioriser bien des choses pour être aussi détraqué, mais je savais aujourd'hui que j'étais pas loin d'être aussi folle. On ne différait pas tellement, tout compte fait. Mon soupir ne faisait simplement qu'illustrer le tout alors que je me retournais vers Nimüe, ignorant bien vite le champ de roses empoisonnées.

-Ne m'en parles pas. Il est mignon votre Grand Pope, tout jeune et tout confus, mais qu'est-ce qu'il est caractériel!


Malgré son masque, ses yeux m'étaient apparus, surement parce qu'à ce moment là, une envie d'étudier dès les premières minutes les recoins de sa vie m'avait pris de fait. Ca n'avait pas été une erreur, il ne l'avait sentie que très peu. Ou en fait si, il m'avait senti comme une personne dangereuse, et j'avais abusé de cette image. J'accompagnais mes paroles avec quelques mimiques, accentuant ainsi toute l'ironie de ce sort.

-Evidemment, il ne m'a pas fait l'honneur d'un "bonjour cordial", ni même de parler du "beau temps". Il faut dire qu'on aura du mal à passer outre cela...Et je ne peux pas me vanter d'avoir affronté un jour un Berzerker ni même un Ase, mais des Saints...


Dernière représentante de l'ancienne génération, ça ne me donnait pas de la nouveauté dans mes fonctions. De nouveau de bonne humeur, presque euphorique, je m'étais rendue compte que je parlais certainement trop. Déjà qu'expliquer les raisons de ma venue au Temple du Pope n'allait pas être court, je pouvais bien tenté d'être brève. Je dis bien tenter. Ca n'avait jamais été mon fort.

-...Il m'a confié une mission. Sans être accompagnée, sans protection, sans aucune réelle contrainte ni rien...Je crois que c'est cela qui m'a impressionné. C'est vrai, pourquoi une telle confiance en un Tribut? Je ne te mentirais pas si je te disais que ça m'a certes fait plaisir même si votre Pope est un vrai goujat, mais...C'est étrange. L'endroit l'est encore plus si tu veux mon avis...Il m'a envoyé enquêter sur un territoire atlante...

M'appeler là-bas, là où j'avais des chances de rencontrer mes proches, c'était d'un geste déplacé, et en même temps d'un triste...Je m'approchais de nouveau du petit balcon qui menait au champ de roses aux allures d'un havre de paix. Et quelle havre...pourtant je ne pouvais décemment pas regretter d'être témoin de cette scène. J'en appréciais plutôt la vue, rose à la main, gardée de la façon la plus protectrice qui soit. La rousse avait bien fait de me désigner son nouveau jardin du doigt, j'étais tellement ailleurs que le temps n'avait pas été pris pour l'étudier davantage.

- J'ai l'impression qu'il s'est moqué de moi, ou alors qu'il me teste pour aller dans mes derniers retranchements. Dans tout les cas, je n'aime pas cela, et je ne parlerais pas de son dernier regard. Qu'il me prenne pour un Tribut, c'est bien, mais pour une triple buse, s'en est une autre. Mais je vais lui montrer! S'il croit que je ne suis pas capable de me défendre, il peut toujours continuer à aller se baigner dans ses thermes, en ayant besoin de ses servantes pour se sécher.

J'avais continué à bafouiller quelques phrases. Ce défi me rappelait en quelque sorte un vieux passé, et être ici présente équivalait bien quelques papotages entre Capitaines. Je n'avais jamais été très douée pour garder mes paroles, il fallait dire que tant que cela n'engageait pas un autre parti, je cachais rarement les veines idées qui auraient dû se solder par un silence. Par ailleurs, et même si la confiance n'était pas entière avec la Saint à côté de moi, j'avais toujours préféré l'honnêteté et une certaine clarté. Dans une certaine mesure évidemment...


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Message Re: [fin mai 550] Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent mais les roses meurent [ft Nimue]   Jeu 28 Jan - 16:40
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Oui, c'était cela, une rose pour une vie. Et il y'en avait des centaines qui tapissaient le chemin menant jusqu'au palais du Grand Pope. Si un léger parfum agréable planait sur tout le domaine, le danger de ces fleurs résidaient ailleurs. Mais celle que tenait en main Ariane était inoffensive, privée de ses attributs d'antan. Pas ses attraits.

- Elle m'est précieuse oui, c'est une certitude. Comme je suis certaine de vouloir te l'offrir. Je sais que tu en prendras soin. Elle ne meurt jamais, pourvu que tu l'as nourris de temps en temps avec ton cosmos.

Elle éluda le reste de la question non sans glisser une regard espiègle dans celui de la brune. Le sujet du Grand Pope et de leur entrevue arriva vite sur le tapis, ne manquant pas d'interpeller la Sainte des Poissons. Leur chef n'était pas connu pour sa douceur, même de cela, les atlantes, terrés dans leurs confins, le savait pertinemment. Il s'était construit une sacrée réputation aussi bien au sein même de la caste d'Or, que chez les autres partisans des Dieux Nordiques ou Olympiens. On murmurait beaucoup de chose sur son compte, des choses sombres ou sanglantes qui ne manquèrent pas d'alimenter la « légende » à son sujet.

Nimuë quant à elle, se fichait pas mal des on-dits. Ce qui l'intéressait davantage c'était la révélation que la jeune femme lui fit. Bélisaire lui avait confié une mission ? Aussitôt murée dans un profond mutisme, la Sainte croisa les bras, visiblement contrariée par tout ceci. Elle se garderait bien de le lui avouer, mais elle n'aimait pas cela non plus. Était-ce l'une de ces manœuvres politique dont il avait le secret ? Ou l'envoyait-il purement et simplement à la mort ? Même si ce dernier point ne semblait pas coller, la méfiance de Nimuë prit le pas. La rousse lâcha alors sans préambule :

- Je viens avec toi, attends-moi cinq minutes, je reviens.


Après quoi elle disparut au pas de course, filant comme le vent dans le ventre de son temple. La jeune femme, une fois dans sa chambre, entreprit de farfouiller dans ses affaires, trouva un parchemin vierge et de quoi écrire. Elle se prit à rédiger d'une traite une missive pour Bélisaire qu'elle confierait à un garde qu'elle croiserait en redescendant. Nimuë l'informerait de son initiative, tournant les choses sous un meilleur jour, insistant sur le fait qu'elle s'était donnée le rôle d'ambassadrice entre les deux Sanctuaires et que ce serait faillir à son devoir si elle n'accompagnait pas l'atlante dans sa mission. Ne serait-ce que pour la garder à l’œil et avoir … plusieurs certitudes. Comme la réussite de cette mission qu'il lui avait confié. Elle y ajouta une petite note en bas de page pour le prévenir des nouveaux effets de son champ de roses. Plus pernicieux. Mettant un point final à son message, elle réunit quelques effets avec une rapidité assez déconcertante – démontrant par là une certaine habitude à lever les voiles rapidement … - elle alla chercher son armure qui sommeillait dans sa box pour la percher sur son épaule.

- Désolée pour l'attente. Et navrée de ne pas te laisser … le choix de ma compagnie. Entre nous, je serai prête à tout pour quitter cet endroit, alors si j'entrevois une opportunité eh bien, je la saisis !

Son rire éclata partout, si naturellement qu'elle-même s'en étonna sur l'instant. Sans doute était-ce la perspective de quitter la chaleur écrasante de la Grèce qui la mettait en liesse.

- Tu viens ? Je te ferais mon imitation du Grand Pope en chemin si tu veux ! Oh et j'ai pris une bouteille de vin pour la route. Au faite, on va où ?

Jusqu'à maintenant cela ne lui était pas venue en tête, ni même lui demander plus de précisions sur cette mission en « territoire atlante ». Pour elle, ce n'était pas vraiment ce qui comptait le plus. Le plus important c'était de pouvoir partir à l'aventure ! Ça, ça faisait renaître son esprit aventurier. La pirate refaisait surface !

=> Est prête à partir °°





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Message Re: [fin mai 550] Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent mais les roses meurent [ft Nimue]   Ven 29 Jan - 10:25
Aussitôt m'étais-je prononcée sur cette mission que Nimuë était partie dans la précipitation se terrer là où je n'aurais pu prédire les petites pièces du Temple. Depuis tout ce temps, je m'étais estimée impulsive mais probablement avais-je tord face à cette Saint réagissant au quart de tour. Même la rose que je tenais dans la main, unique, solitaire et quasiment éternelle était la preuve d'une volonté aventurière, sans hésitation aucune. Rien que cela. Et bien qu'impressionnante, sa réponse ne m'avait pas donné l'envie d'exprimer la moindre forme de contestations. Ce n'était qu'un sourire doux et une main passée dans mes cheveux qui s'étaient échappés par l'aveu que je lui faisais.

-Ca ne me dérange pas. J'ai toujours préféré la compagnie d'une personne. Même s'il s'agit ici plus d'une sorte d'infiltration, d'enquête pour le coup...


Ca n'impliquait pas forcément un travail de groupe.

En être intelligent, se forcer à l'insouciance était en effet très difficile lorsqu'on avait les pieds sur terre, et j'en parle à connaissance de cause. Pour une fois, ce n'était pas moi mais belle et bien la rousse qui me posait cette question fatidique mais obligatoire, à la dernière minute. Mais où allait-on? Bonne question, j'avais dû demander au Pope de reformuler sa phrase par incertitude. Un chemin déjà sinueux mais à peine connue d'elle ne l'avait pas empêché de se lancer dans l'ignorance. Et de mon côté, je savais d'avance que mon enchantement était illusoire. Illusoire, factice, peu d'intérêt en somme.

"Mais pauvre enfant, ce n'est pas toi l'inculte! Pourquoi te lamenter? Maintenant que tu en as l'occasion, construis-toi tes illusions, évade-toi, ne bavarde pas mais parle intelligemment, ris, explique-toi! Imposes-toi! Et SAVOURE cette mélancolie d'être intelligente. Savoure ton ennui ou reste dans ton insouciance de femme simple. Chacun ses choix. Les Poissons mêmes l'ont compris."

Etrangement, j'entendais la voix d'Eva résonner en ces mots, mais aujourd'hui, ce n'était pas la défunte générale qui s'était réservée à me faire cette remarque parfaitement belliqueuse, alors que je m'apprêtais enfin à émerger de nouveau dans le monde sensé des vivants. Ce n'était que moi, comme il y avait cinq ans. Munie d'un corps certes plus formé dorénavant, dont mes Ecailles parvenaient pourtant déjà à me couvrir comme une seconde peau, mais moi tout de même. Le bruit du métal de ma protection faite d'Orichalque avait retenti en même temps que j'avais repris tout mouvement un tant soi peu indépendant. Je soupirai légèrement en vue de répondre à ladite question. Ca m'ennuyait terriblement, et en même temps la perspective de découvrir quelque chose de différent me faisait presque frétiller comme un poisson.

- ...Je pense d'abord aller faire un tour à l'ecclesia de Glastonbury à Britannia dans un premier temps, dans l'optique où personne ne décidera de nous faire barrage évidemment. Si le Pope a décidé de m'y envoyer en personne, il y a forcément une raison qu'il a estimé avantageuse. Mieux vaut rester sur nos gardes. Va savoir, les religieux ont tendance à m'inquiéter plus qu'ils ne sont eux-mêmes croyants.


Tout simplement parce que les messagers savaient d'avance les difficultés à raisonner des êtres ancrés dans leurs idées divines. L'animal aurait été probablement moins influençable. Alors que je jouais légèrement avec la rose, je savais que je n'avais pas la possibilité de la garder avec moi pendant le voyage. Quoique, celle-ci semblait néanmoins plus résistante qu'une fleur ordinaire. Je la coinçais alors à un endroit où les morceaux de ma Scale ne me protégeait pas, près de ma poitrine. Je me retournais comme une petite fille impatiente à l'idée de pouvoir de nouveau m'amuser autrement que dans un bar à Rodorio.

-Enfin, si tu es prête, et t'as bien raison de le vouloir, partons de suite. Inutile de rester plus longtemps au Sanctuaire, et j'ai pas envie de me payer un Absolu sur le cul pour incompétence et par détention de vin. Ou même un autre Saint.

-> Prête aussi ^^


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[fin mai 550] Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent mais les roses meurent [ft Nimue]
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