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 L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]

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Message L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Mer 3 Fév - 20:10
Le réveil. Difficile. Une part de moi qui grogne. L'autre qui se souvient. Mon corps traîné par Sambor, mes paupières qui se décollent difficilement un instant, pour voir la trogne décharnée du cheval de la Pestilence. Plusieurs épisodes, comme ça, où je reprends connaissance juste quelques instants. Parfois pour voir un feu, Thivan qui mange prés de celui-ci, tandis que plus loin, je sens le Cosmos de la Hyène. Et moi qui tremble. Froid malgré l'épais tissu, malgré la flamme. Froid, mal, contrarié, mal, regrets, mal, en colère, mal. Mal. Des blessures ça et là, qui ne se sont pas avérées mortelles que grâce à l'épaisseur de ma Cuirasse.

Une rage qui continue de monter malgré la quasi-inconscience. Toujours aveugle, toujours dirigée envers moi-même plutôt qu'envers n'importe qui d'autre. Les jours qui passent, et à la fin du voyage, le son d'une énorme porte qui s'ouvre. Un air familier qui fait son chemin jusqu dans mes narines. Le dos de ma monture troqué contre un lit à peu prés convenable. Peu à peu, mes reprises de conscience passagères laissent place à un véritable éveil, alité, des bandages ici et là, une douleur qui se fait générale, bien que plus concentrée sur certaines zones. Alité, blessé, immobilisé, mais conscient. Avec tout le temps et l'ennui qu'il faut pour ruminer les événements de Kiev. Ce Cosmos, puis ce qu'il a amené. Débauche, violence, excès. Visions du passé, d'un passé que j'aime à occulter. Malgré ça, y être confronté, et à partir de là, perdre les pédales. Puis tuer. Tuer comme si je n'avais que ça à faire. Tuer comme si c'était dans mon sang. Des innocents, qui pourtant à l'instant T me paraissaient coupables de tous les vices. Je m'en rappelle, pourtant. Dès que j'eus repris conscience, je me rappelle de ce sang partout sur moi. De ces avant-bras rouges d'un rouge sombre, presque noir. Et de ces corps au sol. Hommes, femmes, enfants. Les gorges tranchées, les boyaux sortis au jour, ces bancs de visage figés en une expression de peur.

Eux, puis moi. Puis la Hyène. Et «les autres». Les autres, tout aussi fous, qui eux aussi fauchaient à travers la foule. Qui se fauchaient entre eux, comme les griffes de la Vandale m'ont fauchées. Pour dernier souvenir, cette explosion gigantesque, puis moi qui titube en direction du Gold Saint. De là, le black-out. Puis me voilà ici. Au début, placé dans la parodie d'infirmerie du Dédale. Bien vite, déplacé dans mes quartiers, aménagés pour subvenir aux besoins de ma convalescence. Dans mes mains, ma dague, brisée. Même inconscient, même pendant le chemin jusqu'au Dédale, elle n'aura pas quitté mes mains. Frappée de l'emblème familial présent au pommeau, l'objet est maintenant dans un sale état. La lame fissurée par les nombreuses passes avec une hache lourde et épaisse, là où l'arme n'est de base pas faite pour servir de défense face à telle puissance. Mon doigt qui passe sur les nombreuses gravures ça et là sur le manche, pour s'arrêter sur le Sceau. Finalement, forcer un instant pour l'extraire de la structure. Le petit emblème qui tient à peine dans la paume de la main, seule pièce intacte de l'arme-héritage. Doucement, mon bras tombe le long de la jupe du lit, puis ma main s'ouvre pour faire s'écraser la lame une dernière fois. Un bruit cristallin, puis l'acier qui se sépare en deux. Mon autre bras porté au ciel, l'emblème porté entre mon pouce et mon index.

Le regard fixé sur l'objet, je retourne un instant à ce passé plus lointain encore que le passé que j'essaie d'oublier. L'autre passé. Celui dans lequel j'aime parfois me recroqueviller un instant, pour tout oublier. Oublier cette Cuirasse, ce titre, ces autres hommes et femmes en armure. Oublier les Berserkers, les Dieux, les Dieux et leurs caprices. Oublier la Guerre. Se rappeler de cette chose lointaine. De cette Carthage, des murs entre lesquels j'ai vécu mon enfance. De mes parents. Réconfort, Nostalgie et Regrets se mêlent lors de ces retours en arrière.

Mais je ne peux jamais m'évader bien longtemps, hélas. Pas ici. Pas maintenant. Trop de choses sur le feu pour ça. Les retours de ce qui s'est passé à Kiev, la préparation des choses à venir, l'arrivée du Cardinal de la Mort... Et très certainement, des décisions et discussions qui devraient se faire vis-à-vis de Ludmila. Mes yeux qui roulent d'avance à la pensée de tout ça. Non. Tout ça attendra. Au moins un petit temps. Le temps que je ressasse. Trop de choses sur le feu pour ça. Le temps que je récupère, aussi. Je vais avoir tout le temps et le loisir de me poser mille et unes question lors des heures à venir. C'est soit ça, soit se laisser aller au spleen. Quelques minutes comme ça, à finalement cesser de penser. Juste jouer avec ce petit emblème circulaire entre mes doigts, les yeux dans le vide, braqués vers le plafond. Rapidement, un soupir, Précédé d'un regard en coin vers cette présence se voulant discrète.

Tu comptes te montrer à moi, au bout d'un moment ?

Spoiler:
 


Dernière édition par Zvezdan le Ven 18 Mar - 2:53, édité 3 fois
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Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Jeu 4 Fév - 4:14
Retour tant attendu ~


Grand fracas et remue ménage. Les cardinaux étaient de retour. Mais beaucoup de blessé. Un capharnaüm indescriptible. Je ne pouvais pas rester là. Je fuyais alors vers les bois si paisible, seul lieu où j’étais véritablement chez moi. Je prendrais des nouvelles plus tard, pour le moment, je devais réfléchir à mon avenir. Notre avenir. Je n’étais plus seule désormais. Je portais un enfant. Et cela me troublait. Tellement que mon masque ce brisait plus souvent que d’ordinaire. Nostalgie prenant le pas sur la luxure qui ornait habituellement mes traits. J’étais, comme à mon habitude, perchée sur la branche épaisse d’un arbre lui-même puissant. D’aucun pourrait imaginer que je me reliais à la nature ambiante, renouant avec la Terre mère de toute chose mais non. Regard perdu dans l’immensité du ciel, main caressant distraitement mon ventre, je tentais e comprendre comment cet instinct maternel pouvait grandir en moi, en même temps que cet enfant. Je n’avais jamais imaginé tomber enceinte, chose pourtant logique vu toute les passes que j’effectuais. Mais de là à penser que se serait Thivan le père… Oui, j’étais troublée et oui, je pleurais souvent. Qu’elle vie pourrais-je offrir à un enfant ? A qui pouvais-je me confier ? Hormis écarter les cuisses, jamais je n’avais créé de réel liens avec les berserkers. Je n’avais pas… Pas d’amis en réalité. J’étais seule. Comme je l’avais toujours été. Je m’étais voilée la face ses trois dernières années, je n’étais pas plus chez moi ici que dans les maisons closes de Constantinople. Nul endroit ou me réfugier. Nul bras pour me réconforter. Affronter la vie seule et avancer la tête haute.

Après m’être endormis, les larmes ayant eu raison de moi, je descendis de mon perchoir pour rentrer. Arrivée à l’entrée du Dédale, je laissais mes pas me guider, comme une âme en peine, passant tel un fantôme parmi les miens. Autrefois j’aurais répondu à leurs avances, je me serais amusée mais pas là. Pas maintenant. J’aurais tout donné pour revoir mon père encore une fois. Ce fier romain. Lui aurait su quoi me dire, il m’aurait aidé. Sentant les larmes remonter en puissance, je reniflais en m’essuyant rageusement les yeux. Levant le nez, je regardais autour de moi. Seule. Une porte. Je reconnu le lieu où je me trouvais et sentis la présence de Zvezdan derrière la porte. J’entrais après avoir toqué et le vis endormis. M’approchant alors en silence, j’eus un pincement au cœur en le voyant dans cet état. Instinctivement, je le plaçais mieux, le recouvrant de ses draps puis lui caressais le visage du bout des doigts avant de me pencher en avant et de lui voler un baiser chaste mais accompagné de toutes mes prièrent pour qu’il se remette vite. Alors que j’allais sortir, je posais une nouvelle fois mon regard vers lui et me mordis la lèvre. Je ne voulais croiser personne et je savais qu’on ne se risquerait pas à entrer ici… Levant le nez, j’avisais les poutres, perdues dans les ombres du Dédale. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouvais sur la plus haute, totalement invisible aux yeux de quiconque. Je finis par reprendre cette habitude de faire disparaitre ma présence et m’endormis en veillant sur le cardinal.

Je ne rouvris les yeux que bien plus tard, réveillée par le fracas du métal sur la pierre. Ouvrant brusquement les yeux, je laissais mon regard tomber sur l’homme alité sous moi. Bras levé, observant un petit objet, il semblait perdu, happé par les fantômes de son passé. Ne voulant pas le déranger, je ne fis rien pour indiquer ma présence. Mais il du capter celle de l’enfant grandissant en moi car il fini, après un long moment, par me demander quand allais-je me montrer. Lâchant un discret soupire, je me laissais retomber souplement au sol, avec cette grâce féline qui me caractérisait tant. L’ombre d’un sourire passant sur mon visage, bien plus triste qu’à l’ordinaire, incapable de remettre le masque, je m’approchais de lui, prenant place sur le rebord du lit, sans le gêner, menue comme j’étais, ce n’étais pas bien difficile. Mais d’ici quelque mois. Je chassais ses pensées de mon crâne. Elle n’avait lieux d’être.

Ma main caressait la jour de Zvezdan, lentement, proche de la tendresse. Indéniablement inquiète. Encore une fois, ce n’était pas habituel. Mais qu’en avais-je à faire ? Ne pouvais-je être douce par moment ? Sans rien espérer en retour ? Ne prononçant toujours aucun mot, je luis pris la pièce des doigts, sans lui demander son avis. Autour de mon coup pendait le collier de mon père. Une pièce aussi, frappée à l’effigie d’Arès. Un trophée datant de ses ancêtre, remis de génération en génération, arrivée jusqu’à moi. Je le retirais et démonta mon héritage familiale pour y accrocher la pièce du cardinal. Je lui tendis le tout, avant de me mettre à jouer avec ce qu’il me restait de ma famille. Comment pouvais-je être mère quand je n’avais rien ? Faisant basculer la pièce entre mes doigts, je relevais mon regard, hanté par une certaine peur, vers le blessé.

-Comment vas-tu ? As-tu besoin de quoi que ce soit ?

Je me sentais fautive de tout. D’être une faible que l’on refusait d’envoyer au combat. D’être née femme. De n’avoir connu que la mort tout du long de ma vie. De n’être qu’une putain. De survivre en tuant. Mais à quoi bon ressasser tout ça ? Cela ne me ferais pas avancer, cela ne répondrait pas à mes questions. Je ne serais jamais une bonne mère. Je ne serais jamais une vraie mère. Une pute n’est pas une mère. Je pris la main du cardinal, jouant avec en attendant sa réponse, évitant son regard. Il était dans cet état par ma faute. Je voulais me racheter. Et puis malgré tout… Je tenais un peux a lui. Comme à tout les autres au final. Habituée a sa présence ou ressentant véritablement quelque chose pour lui, je ne saurais le faire, mais je voulais qu’il aille mieux…

-Demande moi ce que tu veux…




1 de Zvezdan ~ 1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan
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Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Dim 20 Mar - 2:32
Alors que Borya interpellait le Cardinal de la Guerre, un douleur semblait le prendre subitement dans le ventre. Brutalement, des bras quittèrent les murs et des gueules armées de crocs s'ouvraient dans le mur de chair en signe de vengeance. Des centaines d'âmes enfermées ici depuis des siècles, déjà excitées par la présence de son Maître, étaient attirées par la partie d'elle même se trouvant dans l'estomac de cette bête aux allures humaines.

MJ a écrit:
Borya gagne le défaut Erosion pour un Mois HRP !
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Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Dim 20 Mar - 12:14
Au loin, une forme se mouvait dans les couloirs du Dédale de Chair. Cette présence était assurément nouvelle en ces lieux, pourtant elle semblait reconnaître chacun des couloirs ici présents comme un vieux souvenir, un souvenir d'une guerre à laquelle ce Cardinal n'avait que très peu appartenu à découvert. Quelques soldats l'avaient croisé en chemin, non sans froncés les sourcils au passage de l'inconnu.

Il fallait dire qu'il en dérangeait certain. Un peu. Comme ces trois autres compères, son maux à lui n'était que très peu appréciable. Ainsi, l'éclat de la Famine brillait de nouveau bien qu'elle eut été vaincu il y a peu. Là où cette Jehane avait perdu la vie pour de bon, si tant est que l'on ne considérasse pas son rôle de Tribut comme était une mort en elle-même. Tombée Kiev, lui semblait-il. C'était en tout cas ce que ce petit Pontifex, Xanthe, lui eut dit. Un sacré phénomène ce petit con.

Pourtant ce qui l'amenait à ce repère aux cosmos rassemblés ne fut pas l'envie de découvrir ses camarades, le désir de se divertir. Cela faisait depuis longtemps qu'il en avait perdu le goût après tout, la faute à ses Chevaliers sur lesquels il prendrait un jour ou l'autre sa revanche froide, sèche. Non, Arès était de retour. Il était là, la certitude prenait vie en son cœur. Et cela lui avait bien suffit pour se lever de son siège et aligner quelques pas en direction de l'Hypothalamus.

Malgré l'élan de violence qui battait dans ses tempes, Oropher repensait à toutes ces nécessités. Arès, présent en ces lieux, ne signifiait qu'une chose: la reprise de la guerre. Pas de fausse guerre, pas de guerre sous forme de tensions. Non rien de tout cela. Une vraie guerre, celle qui prenait déjà une part intégrale dans les yeux de cet homme dont la froideur égalait presque sa réflexion, quoiqu'elle l'emportait tout de même sur cette dernière qualité à cet instant. Plus il s'approchait du lieu, plus l'excitation le mordait. Déjà, un garde avait finit par se retrouver coller au mur alors que son supérieur hiérarchique dégageait le chemin.

C'est à ce moment-là qu'il eut entendu le dieu de la Guerre. Ou tout du moins, sa réincarnation. Cela eut le mérite de faire naître l'ombre d'un sourire sur le visage du Cardinal. Mais peut-être n'était-il pas assez fou pour montrer que son Dieu l'amusait. Après tout, il n'était pas encore en face de lui, et il devait bien accorder un peu de respect au chef de camp. Pas autant qu'à lui-même, cela eut été une bêtise d'y penser, mais un chouia de respect tout de même.

Passant le pas de la porte, il découvrit alors la scène tant attendue. Sa cape cessait de flotter par orgueil, Arès suffisait bien pour calmer quelques ardeurs...Ou non d'ailleurs. Sa main jouait sur le manche de son épée, comme un garde qui protégeait fièrement une personnalité certaine, il s'était avancé parmi les autres Berserkers, trois hommes, et une femme. Ses yeux les dardaient légèrement, il ne lui semblait pas les avoir déjà rencontré, mais là était en même temps tout l'intérêt de se présenter au Seigneur Arès. Les temps étaient déjà assez compliqués pour eux, et sa dernière mission de recrutement avait pris une tournure intéressante pour la Chauve-Souris. Beaucoup moins pour lui-même. Perdre son temps l'avait pris de court, surtout en présence d'une aussi jolie demoiselle. Et d'un homme qui mangeait les murs du Dédale de Chair. La punition en eut été immédiate, par ces bras qui quittaient le mur en quête de vengeance. Oropher savait que sa journée promettait déjà bien des sautes d'humeur.

S'approchant de la divinité, sa tête fit une révérence, de celle qui fut légère mais profondément respectueux pour un être tel que le Celte. C'était déjà beaucoup lui demander, à l'être aux apparences mesurés qui n'en était pas un.

"Oropher, Cardinal de la Famine Monseigneur Arès. C'est un honneur de nous voir parmi nous."


La présentation était faite.



by Versace Xanthe~~


Spoiler:
 


Dernière édition par Oropher le Sam 26 Mar - 0:35, édité 1 fois
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...
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Lun 21 Mar - 14:14
L'air sentait bon. Cette odeur de sang et de chair brûlée qui lui manquait depuis des années. Son réveil comme moine l'avait surpris mais il avait senti cette cruauté dans le coeur de son hôte et on disait que le miel attirait l'abeille. Pensif, ouais, ca arrivait. Le Dieu de la Guerre regardait arriver chacun de ses chers Berserkers. Soudain, il vit la citadelle se mettre en émoi contre l'un d'entre eux et, éclatant d'une rire rugueux, ses yeux se mouillèrent de cette joie imprévue. Putain. Alors lui, il avait la palme de la connerie et Zeus savait que le Dieu de la Guerre n'était pas l'intellectuel de service. Quelques instants plus tard, il reprit peu à peu son calme et dévisageait son Pontifex.

Tournant la tête sur chacun de ses soldats, il répondit d'un signe de la tête à chaque arrivée pour les saluer. Toutefois, son attention était plus concentrée sur Xanthe. Depuis combien de temps il était là ce jeunot ? Tous les espoirs qu'il avait misé sur lui n'avaient pas porté réellement de fruits, c'était même assez vide niveau résultat. D'un mouvement rapide, il était devant lui et tout le poids de son cosmos s'imposait à son Pontifex qui ployait l'échine devant lui. Si le rire de la Divinité avait pu dérider l'assistance, celle qui venait d'arriver était agressive et perverse.

- T'es en poste depuis combien de temps ? Cinq ans je crois ? Et t'as foutu quoi ? A part glander et faire le joli coeur...

Le tonc était sec. C'était le moins que l'on puisse dire. Xanthe se relevait alors sans un mot, il n'était plus rien à ses yeux mais il avait redonné à la citadelle des nouvelles têtes et cela était la seule raison de sa survie.

- Tu as redonné de la force à la citadelle et des troupes. Mais pourquoi ? Fixant les autres guerriers. Tu as ici des troupes prêtres à en découdre et tu attendais qu'Athéna vienne t'offrir un billet d'entrée dans son domaine ? Bref, pour la première raison, tu vivras... Dégages !

Arès n'était pas connu pour être enclin à la compassion ou encore à l'empathie, c'était des choses totalement étrangères pour lui. Cependant, il savait reconnaître quelques mérites et Xanthe avait reconstruit en partie son armée, c'était la faveur qu'il lui donnait de revenir un jour avec plus de forces dans les tripes. Merde, vais devoir en choisir un autre. Levant la tête et laissant l'ancien Pontifex se barrer la queue entre les jambes, ses pupilles écarlates fixaient chaque membre de l'assemblée et son regard s'arrêta sur le regard froid et sans empathie du Cardinal de la Pestilence.

- Toi. T'as un regard que j'aime bien. Tu prends sa place et tu commanderas en mon nom, compris ?

De l'empa... quoi ? Non mais on vous avait déjà dit qu'il y pigeait que dalle ! Puis, comme si les rudes décisions politiques étaient terminées, il se tournait vers les autres. Chacun avait quelque chose qui lui plaisait bien, seule raison pour laquelle Xanthe était encore en vie. Quoi ? Ca se répète ? Bah ouais, ses pensées sont assez simples donc ca se répète souvent !

- Bon... Ceci étant dit, le Seigneur Thanatos m'a informé que ma chère soeur avait forgé les armures d'or actuelles avec le sang de dieux mais on ne sait pas encore lesquelles ! Donc... Je veux des réponses ! De deux, je veux savoir ce que font ces braves vikings au nord ! Sur ce, je me casse, Thivan, tu prends la suite des opérations ! Tournant la tête vers Li Mei. Toi, dans deux heures dans mes appartements !

Soudain, le Dieu devint blême. Fermant les yeux, il sentit une explosion dans la tapisserie du monde. Son second oncle venait de reprendre du service et cela n'était pas prévu du tout ! Thanatos lui avait dit qu'il avait scellé l'âme de Poséidon mais il avait perdu l'urne au cours du siècle. Il n'avait pas répondu au pourquoi de cette perte. Manifestement, c'était plus le cas. Ses paupières se relevèrent alors qu'il prenait la parole !

- Dernier point, je veux que l'on teste les Marinas. Je veux savoir ce que l'on doit penser d'eux !

Baillant, le Dieu allait vers le coeur de la citadelle pour glander un peu. Une bonne douche de sang ne ferait pas de mal ... Faisant un pas, il s'arrêta afin de se retourner ! Il est ou ? Arès cherchait du regard le messager du futur et personne ! Il se concentrait sur Xanthe pour lire ses pensées et levant les yeux, il sentit qu'il était chez ... Athéna.

- Ah ouais... Thivan, avant que je me barre, je veux la tête de ce cher Arbhaal ! Mort de préférence ! Celui qui me la ramène aura une bénédiction de ma part !

Rageur, le dieu se barrait enfin...

MJ a écrit:
Thivan est promu au rang de Pontifex

Arbhaal perds sa cuirasse et devient Félon. Tête mise à prix. Arbhaal gagne Erosion jusqu'à nouvel ordre.



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Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Jeu 24 Mar - 18:40
Chamboulement~


La puissance, la haine, l’envie de sang et la mort… Tout s’amplifiait en elle alors que le maître était là. Ses instincts les plus primaires étaient mis à rudes épreuves mais étrangement, elle aimait cela. Elle avait besoin de cela ! Un besoin urgent qu’on la ramène à la réalité. Sa réalité. Elle n’était pas une femme faible. Elle était une panthère. Qui avait fichtrement envie de se repaitre de la mort de quelques créatures pour oublier son dérapage. Elle ne serait plus faible. Zvezdan lui avait dit ce qu’il avait à dire et suivrait une route presque similaire. Mais pour le bien se son petit, se sa famille, de son maître, elle se montrerait forte. Elle se lécha les lèvres, sans vraiment s’en rendre compte, les yeux de la panthère, luisant doucement d’impatience. Le maître était là, les berserkes étaient à fleurs de peaux… Elle tourna la tête vers Zvezdan quand il prit la parole, se retenant de l’houspiller car il était debout, elle s’approcha de lui, silencieusement, au cas où… Non pas qu’elle le pensait faible, mais vu son état actuel, elle ne le laisserait pas s’effondrer devant Arès. Lui qui prônait la force, s’il voyait ce cardinal, qu’il venait d’insulter, perdre connaissance ou autre, il risquait de l’achever. Hors de question.

C’est alors qu’elle les sentis arrivés. Lâchant un « Et Merde » plus où moins discret, elle ne pus que constater, impuissante, à l’arrivé de Thivan. Elle savait qu’il n’en aurait rien à faire de sa grossesse mais ce n’est pas pour autant qu’elle se sentait prête à lui avouer… Lui, père. Elle vit aussi Xanthe. Li esquissa un sourire en le voyant. Elle l’aimait beaucoup. Pas que parce qu’il était le Pontifex, mais aussi parce que c’était encore un enfant et qu’il avait une bouille à faire fondre… Mais le moment n’était pas à la douceur. Non. La guerre et l’envie de sang faisait vibrer tout un chacun ici. Sans vraiment le vouloir, elle frôla le bras de Zvezdan, demande silencieuse pour savoir s’il allait bien, ignorant délibérément la Pestilence et tout le reste. Voulant oublier tout le reste. Elle se sentait un peu seule en cet instant, elle aurait aimé voir Ludmila… Sa Ludmila. Une esquisse de sourire étira les traits de la berserk quand elle imagina la tête de la hyène quand elle serait au courant pour sa grossesse. Accepterait-elle de faire partie de la famille ? Elle était une personne importante pour la panthère après tout…

Ses pensées furent interrompues par… Ce goinfre de tigre. Qui débarquait en mastiquant un… Bout du dédale ? Il se faufila vers le second vandale alors que Li restait interdit de le voir ainsi manger leur demeure. Finalement, ce fut sa phrase qui mit fin à son étonnement, la transportant dans un fou rire monstrueux, qu’elle étouffa du mieux qu’elle put en plaquant ses deux mains sur la bouche, les yeux luisant de larmes tant elle riant. Tout comme l’envie de meurtre, cela la soulageait, énormément. Pouvait-t-on être vraiment aussi idiot ?! Par l’enfer, ce tigre aurait sa peau sans combattre ! Li constata que le seigneur des lieux avait la même réaction qu’elle en voyant la connerie du Tigre. La pauvre jeune femme mit un moment incroyablement long à réussir à ce calmer, hoquetant aussi silencieusement que possible alors que le Tigre mis genoux à terre devant le seigneur de la guerre. D’ailleurs, maintenant qu’elle pouvait le regarder, Arès était bien loin d’être moche… elle comprenait soudain le choix d’Aphrodite de le choisir lui… C’est alors qu’elle remarqua ce que son rire l’avait empêché de voir : les murs du dédale prenant vie. Des bras et des gueules pleins de crocs tentaient d’attraper Borya. Relançant le fou rire de la panthère, qui du se retenir au lit pour ne pas tomber, riant un bon coup, sans se cacher cette fois. Elle n’avait pas honte de ce moquer de lui, il l’avait mérité pour le coup.

Du coin de l’œil, elle vit un mouvement près de la porte, ce qui lui suffit à ce calmer cette fois. Si elle ne regardait plus Borya, sinon elle repartirait. Ceci allait sûrement le suivre un long moment. Elle se rirait souvent de lui… Rien que d’y penser, elle sentit un nouveau fou rire monter en elle, qu’elle arrêta comme elle pu en se concentrant sur le nouveau venu. Un qu’elle n’avait jamais vu. Il était plutôt plaisant à regarder et ses long cheveux donnaient envie de les coiffer. Pensées dès plus étranges pour elle d’ailleurs… Elle le regarda s’incliner, du moins la tête, vers le maître des lieux en ce présentant. Ainsi, il était la Famine. Successeur de la garce. Li espérait qu’il vaudrait mieux qu’elle. Qu’il serait mieux que son cardinal. Rattachée a l’armée de la mort mais avoir un chef absent… Tss.

Mais tout changea d’un coup. Arès se retrouva en clignement de paupière face au Pontifex qui se replia sur lui-même. Ce fut la première fois que Li vit Xanthe ainsi. Et les paroles du seigneur ne firent pas arranger les choses. L’air s’alourdit brutalement et l’envie de sang de Li augmenta d’un coup. Elle se mit même a feuler doucement, son cosmos s’éveillant doucement. Si il était resté endormit depuis sa présentation, une lueur violette, agressive et à la fois douce l’entoura. Faiblement car elle ne montrerait jamais toute sa puissance aussi facilement, son animal prit lentement forme autour d’elle alors qu’elle se léchait les lèvres. Puis la sentence tomba. Si elle fut surprise, elle le cacha bien. Au moins, il vivrait… Li regarda le départ de ce gamin qu’elle avait prit plaisir à dépuceler, un petit pincement au cœur. La tension retomba et son cosmos retourna au sommeil. Son monde venait de prendre une nouvelle dimension.

Li hésita à retourner dans l’ombre, ce faire oublier mais… Un regard sur Zvez et la pâleur de ses traits l’en dissuada. Elle ne pouvait pas l’abandonner. Pas comme ça. La belle brune ce résigna à rester, prête à aider celui qui l’avait lui-même aidée. Arès choisi Thivan comme nouveau Pontifex, faisant pâlir Li. Elle n’avait plus rien à envier au teins du Cardial blessé. Merde. Elle était enceinte du nouveau Pontifex… Elle déglutit difficilement, retenant la panique qui s’insinuait dans ses veines. Elle ne péterait pas les plombs une seconde fois. Elle ne devait pas. Le seigneur se tourna enfin vers eux, donnant ses ordres. Li était prête à allez comba… Elle resta muette quelques seconde. Même Arès. Tous ne la prenaient que pour la putain qu’elle n’avait cessée d’être. Soit. Après un regard désolée, se vidant d’un coup de tout y compris de l’espoir d’être vu comme une guerrière, a Zvezdan, Li ne pus que mettre genoux a terre a nouveau.

-Avec plaisir Maître.

S es mots qui autrefois débordaient d’envie et de luxure était vide. Pour la première fois, la panthère ne cachait pas qu’elle n’avait aucune envie de se faire monter dessus comme une chiennasse en chaleur. Mais seuls ceux connaissant la Li de ses trois dernières années pouvaient le voir. Et parmi ceux-ci, seuls ceux y prêtant attention le comprendraient. En se remettant debout, qu’elle ne fut pas sa surprise de constater qu’un dieu pouvait blêmir ! Néanmoins, elle retourna prendre place à l’arrière, tentant de se faire oublier à nouveau, caressant distraitement son ventre entre plat. Le dieu parla des marinas, Li grimaça. Trop d’eau là-bas. Puis il parla d‘Arbhaal. La panthère se réveilla à nouveau en feulant de haine tandis que l’on parlait de ce traître. Mais elle aurait du s’y attendre. Il avait déjà trahis un dieu. Son propre cardinal était un couard. Un enfoiré. Un… Elle secoua la tête pour ne pas s’énerver encore plus alors que le dieu disparaissait. De même que cette rage qui la rongeait. Elle prit le temps de respirer et se tourna vers Thivan, inclinant légèrement la tête.

-Gloire au nouveau Pontifex. Puisse mes crocs te servir.

Se tournant vers Zvez, elle sourit, amusée puis lui prit le bras et le força un peu à se rasseoir, rester debout allait rouvrir ses blessures, sans compter que sa cuirasse appuyait dessus. Elle sourit un peu, de façon a ce que seul lui puisse la voir et lui déposa un baiser chaste sur la joue, inquiète. Elle avait besoin de s’assurer qu’il allait bien…

-Retire ta cuirasse, je vais inspecter que ça ne c’est pas rouvert… S’il te plait…




1 de Zvezdan ~ 1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan