Votez
I
II
III


Forum fermé. Bon jeu à tous sous d'autres cieux !
 

Partagez | 
 

 L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
ZvezdanavatarArmure :
Cuirasse De La Guerre

Statistiques
HP:
240/240  (240/240)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
326/326  (326/326)
Message L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Mer 3 Fév - 20:10
Le réveil. Difficile. Une part de moi qui grogne. L'autre qui se souvient. Mon corps traîné par Sambor, mes paupières qui se décollent difficilement un instant, pour voir la trogne décharnée du cheval de la Pestilence. Plusieurs épisodes, comme ça, où je reprends connaissance juste quelques instants. Parfois pour voir un feu, Thivan qui mange prés de celui-ci, tandis que plus loin, je sens le Cosmos de la Hyène. Et moi qui tremble. Froid malgré l'épais tissu, malgré la flamme. Froid, mal, contrarié, mal, regrets, mal, en colère, mal. Mal. Des blessures ça et là, qui ne se sont pas avérées mortelles que grâce à l'épaisseur de ma Cuirasse.

Une rage qui continue de monter malgré la quasi-inconscience. Toujours aveugle, toujours dirigée envers moi-même plutôt qu'envers n'importe qui d'autre. Les jours qui passent, et à la fin du voyage, le son d'une énorme porte qui s'ouvre. Un air familier qui fait son chemin jusqu dans mes narines. Le dos de ma monture troqué contre un lit à peu prés convenable. Peu à peu, mes reprises de conscience passagères laissent place à un véritable éveil, alité, des bandages ici et là, une douleur qui se fait générale, bien que plus concentrée sur certaines zones. Alité, blessé, immobilisé, mais conscient. Avec tout le temps et l'ennui qu'il faut pour ruminer les événements de Kiev. Ce Cosmos, puis ce qu'il a amené. Débauche, violence, excès. Visions du passé, d'un passé que j'aime à occulter. Malgré ça, y être confronté, et à partir de là, perdre les pédales. Puis tuer. Tuer comme si je n'avais que ça à faire. Tuer comme si c'était dans mon sang. Des innocents, qui pourtant à l'instant T me paraissaient coupables de tous les vices. Je m'en rappelle, pourtant. Dès que j'eus repris conscience, je me rappelle de ce sang partout sur moi. De ces avant-bras rouges d'un rouge sombre, presque noir. Et de ces corps au sol. Hommes, femmes, enfants. Les gorges tranchées, les boyaux sortis au jour, ces bancs de visage figés en une expression de peur.

Eux, puis moi. Puis la Hyène. Et «les autres». Les autres, tout aussi fous, qui eux aussi fauchaient à travers la foule. Qui se fauchaient entre eux, comme les griffes de la Vandale m'ont fauchées. Pour dernier souvenir, cette explosion gigantesque, puis moi qui titube en direction du Gold Saint. De là, le black-out. Puis me voilà ici. Au début, placé dans la parodie d'infirmerie du Dédale. Bien vite, déplacé dans mes quartiers, aménagés pour subvenir aux besoins de ma convalescence. Dans mes mains, ma dague, brisée. Même inconscient, même pendant le chemin jusqu'au Dédale, elle n'aura pas quitté mes mains. Frappée de l'emblème familial présent au pommeau, l'objet est maintenant dans un sale état. La lame fissurée par les nombreuses passes avec une hache lourde et épaisse, là où l'arme n'est de base pas faite pour servir de défense face à telle puissance. Mon doigt qui passe sur les nombreuses gravures ça et là sur le manche, pour s'arrêter sur le Sceau. Finalement, forcer un instant pour l'extraire de la structure. Le petit emblème qui tient à peine dans la paume de la main, seule pièce intacte de l'arme-héritage. Doucement, mon bras tombe le long de la jupe du lit, puis ma main s'ouvre pour faire s'écraser la lame une dernière fois. Un bruit cristallin, puis l'acier qui se sépare en deux. Mon autre bras porté au ciel, l'emblème porté entre mon pouce et mon index.

Le regard fixé sur l'objet, je retourne un instant à ce passé plus lointain encore que le passé que j'essaie d'oublier. L'autre passé. Celui dans lequel j'aime parfois me recroqueviller un instant, pour tout oublier. Oublier cette Cuirasse, ce titre, ces autres hommes et femmes en armure. Oublier les Berserkers, les Dieux, les Dieux et leurs caprices. Oublier la Guerre. Se rappeler de cette chose lointaine. De cette Carthage, des murs entre lesquels j'ai vécu mon enfance. De mes parents. Réconfort, Nostalgie et Regrets se mêlent lors de ces retours en arrière.

Mais je ne peux jamais m'évader bien longtemps, hélas. Pas ici. Pas maintenant. Trop de choses sur le feu pour ça. Les retours de ce qui s'est passé à Kiev, la préparation des choses à venir, l'arrivée du Cardinal de la Mort... Et très certainement, des décisions et discussions qui devraient se faire vis-à-vis de Ludmila. Mes yeux qui roulent d'avance à la pensée de tout ça. Non. Tout ça attendra. Au moins un petit temps. Le temps que je ressasse. Trop de choses sur le feu pour ça. Le temps que je récupère, aussi. Je vais avoir tout le temps et le loisir de me poser mille et unes question lors des heures à venir. C'est soit ça, soit se laisser aller au spleen. Quelques minutes comme ça, à finalement cesser de penser. Juste jouer avec ce petit emblème circulaire entre mes doigts, les yeux dans le vide, braqués vers le plafond. Rapidement, un soupir, Précédé d'un regard en coin vers cette présence se voulant discrète.

Tu comptes te montrer à moi, au bout d'un moment ?

Spoiler:
 


Dernière édition par Zvezdan le Ven 18 Mar - 2:53, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t322-zvezdan-de-la-guerre
AethewolfavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
160/160  (160/160)
CP:
0/180  (0/180)
CC:
0/244  (0/244)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Jeu 4 Fév - 4:14
Retour tant attendu ~


Grand fracas et remue ménage. Les cardinaux étaient de retour. Mais beaucoup de blessé. Un capharnaüm indescriptible. Je ne pouvais pas rester là. Je fuyais alors vers les bois si paisible, seul lieu où j’étais véritablement chez moi. Je prendrais des nouvelles plus tard, pour le moment, je devais réfléchir à mon avenir. Notre avenir. Je n’étais plus seule désormais. Je portais un enfant. Et cela me troublait. Tellement que mon masque ce brisait plus souvent que d’ordinaire. Nostalgie prenant le pas sur la luxure qui ornait habituellement mes traits. J’étais, comme à mon habitude, perchée sur la branche épaisse d’un arbre lui-même puissant. D’aucun pourrait imaginer que je me reliais à la nature ambiante, renouant avec la Terre mère de toute chose mais non. Regard perdu dans l’immensité du ciel, main caressant distraitement mon ventre, je tentais e comprendre comment cet instinct maternel pouvait grandir en moi, en même temps que cet enfant. Je n’avais jamais imaginé tomber enceinte, chose pourtant logique vu toute les passes que j’effectuais. Mais de là à penser que se serait Thivan le père… Oui, j’étais troublée et oui, je pleurais souvent. Qu’elle vie pourrais-je offrir à un enfant ? A qui pouvais-je me confier ? Hormis écarter les cuisses, jamais je n’avais créé de réel liens avec les berserkers. Je n’avais pas… Pas d’amis en réalité. J’étais seule. Comme je l’avais toujours été. Je m’étais voilée la face ses trois dernières années, je n’étais pas plus chez moi ici que dans les maisons closes de Constantinople. Nul endroit ou me réfugier. Nul bras pour me réconforter. Affronter la vie seule et avancer la tête haute.

Après m’être endormis, les larmes ayant eu raison de moi, je descendis de mon perchoir pour rentrer. Arrivée à l’entrée du Dédale, je laissais mes pas me guider, comme une âme en peine, passant tel un fantôme parmi les miens. Autrefois j’aurais répondu à leurs avances, je me serais amusée mais pas là. Pas maintenant. J’aurais tout donné pour revoir mon père encore une fois. Ce fier romain. Lui aurait su quoi me dire, il m’aurait aidé. Sentant les larmes remonter en puissance, je reniflais en m’essuyant rageusement les yeux. Levant le nez, je regardais autour de moi. Seule. Une porte. Je reconnu le lieu où je me trouvais et sentis la présence de Zvezdan derrière la porte. J’entrais après avoir toqué et le vis endormis. M’approchant alors en silence, j’eus un pincement au cœur en le voyant dans cet état. Instinctivement, je le plaçais mieux, le recouvrant de ses draps puis lui caressais le visage du bout des doigts avant de me pencher en avant et de lui voler un baiser chaste mais accompagné de toutes mes prièrent pour qu’il se remette vite. Alors que j’allais sortir, je posais une nouvelle fois mon regard vers lui et me mordis la lèvre. Je ne voulais croiser personne et je savais qu’on ne se risquerait pas à entrer ici… Levant le nez, j’avisais les poutres, perdues dans les ombres du Dédale. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouvais sur la plus haute, totalement invisible aux yeux de quiconque. Je finis par reprendre cette habitude de faire disparaitre ma présence et m’endormis en veillant sur le cardinal.

Je ne rouvris les yeux que bien plus tard, réveillée par le fracas du métal sur la pierre. Ouvrant brusquement les yeux, je laissais mon regard tomber sur l’homme alité sous moi. Bras levé, observant un petit objet, il semblait perdu, happé par les fantômes de son passé. Ne voulant pas le déranger, je ne fis rien pour indiquer ma présence. Mais il du capter celle de l’enfant grandissant en moi car il fini, après un long moment, par me demander quand allais-je me montrer. Lâchant un discret soupire, je me laissais retomber souplement au sol, avec cette grâce féline qui me caractérisait tant. L’ombre d’un sourire passant sur mon visage, bien plus triste qu’à l’ordinaire, incapable de remettre le masque, je m’approchais de lui, prenant place sur le rebord du lit, sans le gêner, menue comme j’étais, ce n’étais pas bien difficile. Mais d’ici quelque mois. Je chassais ses pensées de mon crâne. Elle n’avait lieux d’être.

Ma main caressait la jour de Zvezdan, lentement, proche de la tendresse. Indéniablement inquiète. Encore une fois, ce n’était pas habituel. Mais qu’en avais-je à faire ? Ne pouvais-je être douce par moment ? Sans rien espérer en retour ? Ne prononçant toujours aucun mot, je luis pris la pièce des doigts, sans lui demander son avis. Autour de mon coup pendait le collier de mon père. Une pièce aussi, frappée à l’effigie d’Arès. Un trophée datant de ses ancêtre, remis de génération en génération, arrivée jusqu’à moi. Je le retirais et démonta mon héritage familiale pour y accrocher la pièce du cardinal. Je lui tendis le tout, avant de me mettre à jouer avec ce qu’il me restait de ma famille. Comment pouvais-je être mère quand je n’avais rien ? Faisant basculer la pièce entre mes doigts, je relevais mon regard, hanté par une certaine peur, vers le blessé.

-Comment vas-tu ? As-tu besoin de quoi que ce soit ?

Je me sentais fautive de tout. D’être une faible que l’on refusait d’envoyer au combat. D’être née femme. De n’avoir connu que la mort tout du long de ma vie. De n’être qu’une putain. De survivre en tuant. Mais à quoi bon ressasser tout ça ? Cela ne me ferais pas avancer, cela ne répondrait pas à mes questions. Je ne serais jamais une bonne mère. Je ne serais jamais une vraie mère. Une pute n’est pas une mère. Je pris la main du cardinal, jouant avec en attendant sa réponse, évitant son regard. Il était dans cet état par ma faute. Je voulais me racheter. Et puis malgré tout… Je tenais un peux a lui. Comme à tout les autres au final. Habituée a sa présence ou ressentant véritablement quelque chose pour lui, je ne saurais le faire, mais je voulais qu’il aille mieux…

-Demande moi ce que tu veux…




1 de Zvezdan ~ 1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ZvezdanavatarArmure :
Cuirasse De La Guerre

Statistiques
HP:
240/240  (240/240)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
326/326  (326/326)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Jeu 4 Fév - 20:02
Hm. Pas vraiment surpris, tiens. La Panthère est bien l'une des rares personnes capables de tant de discrétion en ces murs. Les autres, plutôt que de se cacher parmi les ombres, préfèrent tout détruire sur leur chemin, avec le soleil en guise de projecteur pour mettre le carnage en valeur. Les autres, je ne devine pas leur présence, je la sens arriver de loin, puisqu'ils n'ont pas le souci de la masquer. Les autres sont souvent bien peu subtils. Mais peut-on les blâmer ? Peut-on nous blâmer ? Après tout, qui demande aux Berserkers d'être subtils, hm ? Personne. Le monde attend de nous que Peur, Destruction et Misère soient les mots à toutes les lèvres sur notre passage. Comme ils sont ceux aux lèvres des témoins de ce qu'il s'est passé à Kiev quelques jours plu tôt.

Elle était là, féline, comme le veulent à la fois sa cuirasse et sa réputation. Bien qu'elle l'était d'une façon différente de celle à laquelle elle avait habitué la Citadelle. Ici, la grande Panthère prédatrice et provocatrice disparaissait au profit d'une attitude plus sobre, plus intimiste. Quelque chose de... Changé. De différent. C'était plus évident encore lorsqu'elle s'approcha. Mille questions pourraient me titiller en cet instant, comme le pourquoi du comment de sa présence, la demande de nouvelles sur la situation... Mais non. Sa présence ne me dérange pas, en ça qu'elle n'était à priori pas synonyme de travail. Je ne voulais pas entendre parler des charges qui accompagnent le grade de Cardinal pendant au moins une poignée de jours. Quant aux nouvelles de l'extérieur... Idem. Pas maintenant. Pas aujourd'hui. Aujourd'hui, me laisser à mes divagations, à mes pensées, me laisser peu à peu reprendre mes forces.

Je la regarde, main posée sur ma joue, l'air inquiète. C'en était presque déstabilisant de la voir comme ça. Pas de regards taquins, pas de démarche enivrante, pas de cette danse invitante qui caractérise habituellement chacun de ses mouvements. Pas d'artifice, plus simplement. Juste elle. Et moi, sans le sourire de façade que j'aime à toujours afficher, sans cette fausse assurance toujours collée à mon attitude. Tête haute, marche sûre, lueur déterminée au fond du regard... Rien de tout ça. Juste un homme blessé, l'expression neutre, si ce n'est de quelques sauts de douleur et de ce soupçon de nostalgie. Rien pour masquer mes faiblesses, aucune armure - physique ou sociale - pour absorber les coups. C'est pour ça que j'avais demandé à ce qu'on me déplace dans mes quartiers. Je ne veux pas me laisser voir dans cet état. Juste ça, oui. Cette petite fierté mal placée, ce dégoût que m'inspire ma propre condition. Que je ne veux pas partager.

Et pourtant, là maintenant, ça ne me dérangeait pas. Une Li Mei énergique et provocatrice m'aurait dérangée, mais pas celle-là. Un instant, je me fais plus craintif, lorsqu'elle me prend des doigts l’emblème Nebojsa. Je réprime un mouvement réflexe, car en d'autres circonstances, quiconque s'amuserait à me subtiliser ceci devrait en payer les conséquences. Cette fois-ci, j'étais curieux. Je la regarde donc enlever son collier pour extraire ce qui semblait être là aussi un emblème particulier, et y mettre le mien à la place, puis me le tendre. Un instant hésitant, je me saisis de l'objet, puis le serre fort dans mon poing gauche. Parfois, de simples vestiges de ce genre sont suffisants à calmer les plus terribles douleurs, apaiser les plus violentes émotions. C'est en tout cas l'effet de ce petit bout de métal sur moi.

Ce dont j'ai besoin ? Heh. En d'autres circonstances, avec quelqu'un d'autre pour poser la question, j'aurais sûrement répondu « de tranquillité ». Quant à comment je vais...

Merci de t'en inquiéter. J'ai connu mieux comme j'ai connu pire, disons. Pas la première fois que la mort frappe à ma porte, pas la première fois que je la lui verrouille à double tour au nez. Ni la dernière.

J'aimerais pouvoir dire qu'on finit par s'y habituer, mais ce serait mentir. Quand les serres de la faucheuse viennent caresser mon cœur, je ne les ignore pas. C'est à ça que je dois d'être dans cet état dans un lit, plutôt quand dans un pire état dans un cercueil. Mes yeux qui se ferment un instant, pour se rouvrir en un effort pour me redresser. Une grimace de douleur, suivie d'un craquement sinistre dont je préfère ne pas connaître la provenance. J'ai presque l'impression de me découvrir de nouveaux os depuis que je suis cloué dans ce lit. Je tends mes bras en avant, mon regard qui passe du gauche au droit, pour finalement tomber sur les bandages qui entourent mon torse. Diverses taches rouges ici et là sur le tissu vieilli, quelques blessures qui se sont certainement légèrement rouvertes pendant mon sommeil. Mon visage trahit la lassitude face à l'incessante valse des bandages. Finalement, un regard vers la Panthère.

Aide-moi à changer ça, s'il te plaît.

J'attrape quelques rouleaux sur ma table de nuit, lui en tends une partie, puis commence à enlever les anciens bandages. Diverses entailles, de nouvelles par rapport aux autres déjà présentes. J'ai heureusement tendance à bien cicatriser, tout ça devrait donc se faire plus discret avec le temps. Quelques brûlures çà et là, bonnes à rendre ma peau plus sombre qu'elle ne l'est déjà. Je commence à enrouler une nouvelle couche de tissu sur mon bras gauche, tandis que mon regard se pose sur l'emblème que portait plus tôt Li Mei.

Cet objet, que représente-t-il pour toi ?

Curieux, oui. Curieux de savoir ce qu'il y a derrière le masque de la tentatrice. Déjà, le masque s'était fissuré dès l'entrée en scène de la Chinoise, ne serait-ce qu'à cause de son attitude. Je suis assez sensible à ce genre de détail pour m'en rendre compte, sans pour autant être capable de mettre le doigt sur ce rouage rebelle, cet engrenage défectueux. Pas pour l'instant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t322-zvezdan-de-la-guerre
AethewolfavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
160/160  (160/160)
CP:
0/180  (0/180)
CC:
0/244  (0/244)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Mer 10 Fév - 23:56
Hormones chamboulées ~


Pourquoi le voir dans cet état me serrait le cœur ? Je le savais puissant, je savais qu’il se relèverait. Mais je n’aimais pas le voir ainsi, la merci de tous. De tout. Ce fier guerrier semblait aussi détruit et vide que moi. Je voulais le voir sourire, être plein de vie… Je continuais de lui caresser la joue avec tendresse, chose rare venant de moi, je n’étais jamais tendre. Ma vie ne tournait qu’autour du sexe et de la mort. Pas de place aux sentiments, pas de place a la douceur. Mais là, avec lui, je voulais être douce, je voulais le combler de tendresse. Et je ne comprenais pas pourquoi. C’en était déstabilisant. Il me répondit et l’ombre d’un sourire se dessina sur mes lèvres, bien trop rapidement pour pouvoir réellement en prend conscience. Je secouais doucement la tête en me penchant pour lui offrir un baiser chaste.

-Imbécile… Je ne parlais pas de ça, mais de ce qu’il te ronge là… Et là…

Mon index pointait son cœur avant de remonter vers son front. Je n’étais pas aveugle. Il n’allait pas bien, je ne voulais pas qu’il soit dans cet état. Être ainsi… Si fatigué de tout… Il réveillait en moi des pulsions quasi maternelles que je ne soupçonnais pas posséder. A moins que ce ne soit les premiers signes de la maternité qui apparaissaient. Personne n’aurait su le dire, certainement pas moi. Je fus surprise par le mouvement et le bruit sinistre qu’émit mon bel amant, me précipitant pour l’aider en prenant garde à ne pas lui faire de mal, je soupirais en voyant l’état lamentable de ses bandages. Comment avait-il pu finir dans un tel état ? L’odeur métallique du sang me prit les narines, me faisant feuler alors qu’une puissante vague de colère montait en moi. Pourquoi ? Là encore je n’aurais su le dire. Mais il me demanda de l’aide et je ne pus qu’accepter. Hochant la tête, je donnais une petite tape sur ses mains déjà à l’œuvre pour défaire ses pansements.

-Pas touche, laisse moi faire, tu dois bouger le moins possible si tu veux guérir vite. Idiot va.

Pourtant, aucune moquerie, juste de l’inquiétude à travers ma voix, toute colère envolée. Je ne grimaçais pas en voyant les blessures. Rien de ce genre ne pouvait réellement me choquer, mais le teins blafard comme la mort de ce bel homme me serrait le cœur. Et oui, j’avais récemment découvert que je possédais aussi un coeur, comme tout un chacun. Découverte mal venue à mes yeux. Je ne voulais pas avoir à subir quelque douleur causée par cet organe qui me maintenait en vie. Perdue dans mes pensées, je m’occupais du cardinal, laissant les bandages souillés tomber sur le sol avant d’en appliquer des propres. Ne serrant pas trop, je fus ramenée à la réalité par la question, surprenante, de Zvezdan. Ce que représentait ma médaille ? Mon regard ce soit à soudain, pas de colère ou de rage, mais bel et bien de nostalgie mêlée à de la tristesse. Une douleur profondément cachée aux yeux du monde qui pourtant me rongeait depuis si longtemps…

Ne pouvais répondre pour le moment, la gorge serrée, baissait le regard pour qu’il n’aperçoive pas les larmes qui menaçaient de couler le long de mes joues. Plus personne ne devait me voir aussi faible. Seules les femmelettes pleuraient. J’étais une berserker, pas une foutu grognasse quelconque. N’arrivant pas à me calmer, j’attrapais la pièce entre les doigts, la caressant avec tout l’amour que je portais à mon défunt père.

-L’amour d’une famille. Un avenir détruit. Une vie de mort. Un futur incertain quasi inexistant pour mon enfant. La fin de l’innocence… Elle me rappel simplement pourquoi je n’ai pas pu vivre et grandir dans mon village natal, pourquoi je ne connaîtrais jamais l’amour, pourquoi je ne pourrais pas me marier, que je mettrais mon enfant au monde dans un lieu ou la mort règne en maître… Pourquoi je ne suis qu’une putain, pourquoi je vais être incapable de l’élever… Mais au fond quelle importance ? Je ne suis pas venue pour parler de moi mais pour prendre soin de toi bébé…

Me penchant en avant, je déposais un nouveau baiser sur ses lèvres, un peu plus taquine, remettant en partie le masque de la salope. Mais n’arrivant pas à le garder. Je n’avais qu’une envie : fondre en larme. Mais je ne pouvais pas le faire, pas devant lui. Alors, je les garderais en moi, quand bien même mes yeux étaient emplit de larme a tel point qu’un aveugle les remarqueraient…




1 de Zvezdan ~ 1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ZvezdanavatarArmure :
Cuirasse De La Guerre

Statistiques
HP:
240/240  (240/240)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
326/326  (326/326)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Mer 17 Fév - 7:34
Merci.

Je lui réponds ça, l'air un peu mélancolique. Elle a raison, je dois me ménager. Mais je n'aime pas devoir compter sur quelqu'un d'autre que moi-même pour subsister. C'est cette dépendance à autrui qui a fait de moi un être d'abord faible et inexpérimenté. Je me rappelle de ces parents qui acceptaient tout, de cette noblesse Vandale décadente, si loin de ses racines guerrières... Je me rappelle de ça, comme je me rappelle de la flamme dans les yeux de mon père lorsqu'il énonçait les faits d'arme de notre peuplé. Ca faisait là partie des rares moments où il arrivait à pleinement capter mon attention. Les rares moments où ses vieux os semblaient retrouver leur énergie, où le feu en lui semblait reprendre. Quand il commençait ses longues tirades, il rajeunissait d'au moins vingt ans. Je me rappelle de ça, puis de ses larmes au creux de mon épaule quand il m'a serré dans ses bras avant de partir. De ses mots, de ce sérieux sur son visage. Puis de cette marche assurée vers le reste des troupes, prêt à mener son dernier combat.

Ca revient, ça cogne dans ma tête, ça fait mal, bien plus que la plus profonde des entailles. Ca me prend au ventre, puis ça me tord dans tous les sens, en une douleur sourde et aveugle. Néanmoins, si le rappel est douloureux, il n'en est pas moins utile. Savoir pourquoi je me bats. Pourquoi je veux être fort et indépendant. Laisser s'ouvrir ces blessures vieilles d'une autre époque pour mieux se remémorer Pourquoi.

Et ne t'inquiète pas, Li. C'est juste que... Dans cet état, j'ai tout le temps et le loisir de ressasser. Ca passera avec les blessures, avec autre chose pour m'occuper l'esprit.
Il s'agit avant tout de ça. Prisonnier de mes draps, avec pour seules occupations : ingérer des solutions médicinales, changer mes bandages, puis penser. Au début à Kiev, aux causes, conséquences, possibilités, aux erreurs, à ce qui aurait pu se passer autrement... Puis vite faire le tour de la question, pour penser plus en arrière, plus en profondeur. Tomber dans un spleen morbide, ne déterrer que le mauvais, occulter le bon. Une autre raison pour laquelle la venue de la Panthère ne me dérange pas. Bien au contraire, finalement. De la nouveauté, quelqu'un qui ne vient pas du passé, mais qui vient avec le sien de passé, bien personnel.

La gêne qui progresse petit à petit sur mon visage lorsqu'elle répond à ma question. Intérieurement, un soupir. Bravo, Zvez, bravo. On avait pas assez d'une madeleine dépressive, fallait que tu convertisses quelqu'un d'autre. Un sentiment de culpabilité qui monte, ça alors que j'écoute son discours. Finalement, un discours hélas trop commun. Trop en ce monde peuvent clamer les mêmes paroles pour parler de leur passé, à quelques nuances différentes. Trop nombreux sont ceux à connaître ces travers. Au final ça-...

Attends.

"Enfant". Répété, mis en valeur. "L'élever", "futur incertain". De base, me dire qu'elle parle d'un futur lointain, tenter de rationaliser. Mais non. Si Li a ce genre de mots là maintenant, c'est que c'est un problème immédiat. Ca expliquerait beaucoup. Son comportement, ses mimiques, sa réserve bien inhabituelle... Non...
A peine ses lèvres se posent sur les miennes que je la repousse doucement, l'empoigne par les épaules. Je me redresse, me mets à sa hauteur pour plonger mes yeux dans les siens. "Y plonger" ne s'avère que trop correct tant ils sont remplis de larmes. De là, je blêmis, les yeux exorbités. Se mélangent surprise, inquiétude et incompréhension sur mon visage. Ma main passe sur son ventre, comme pour essayer de sentir quelque chose. Pas que je sois rôdé en la matière, loin de là... Mais c'est là. Ca ne s'explique pas, ça ne se fonde sur rien de logique, mais je le sens. Je sens ce fragment de vie commencer à prendre forme. Ca pousse, lentement mais sûrement, et à terme, ça donnera un nouvel être vivant, pur et innocent, vierge de la corruption du monde au moins pendant les premières secondes de son existence. Je relève mes pupilles vers la Panthère, ça alors que ma prise sur ses épaules se défait pour empoigner ses mains.

Je... J... Je ne sais pas quoi dire. Je crois que c'est la formule, oui. Confus, puis confronté à la nouvelle de façon trop abrupte, j'en peine à trouver mes mots. Malgré ça, mes yeux communiquent bien plus que mes bégaiements. Mes yeux, puis mes mains presque tremblantes sur les siennes. Tu... Tu sais qui est le père ?

Maladroite mais légitime, la question part toute seule. Les pratiques de Li étant ce qu'elles sont, le doute est hélas permis. Putain... Est-elle prête au moins ? Et lui, va-t-il pouvoir vivre en ce monde ? Je ne souhaite à personne de grandir au sein des Berserkers. Pareillement, je ne souhaite à aucun Berserker d'avoir à gérer un enfant. Li... Nouveau soupir intérieur. Vraiment, Li, je suis désolé. J'ouvre mes bras pour la serrer contre moi, en une étreinte chaleureuse et délicate, Comme une invitation à tout lâcher. A laisser le masque se briser sans plus attendre, plutôt que de le faire lentement s'effriter en une multitude de bris. Que ces larmes coulent une bonne fois pour toute, sans retenue. Se soulager la conscience un coup, pour mieux enchaîner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t322-zvezdan-de-la-guerre
AethewolfavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
160/160  (160/160)
CP:
0/180  (0/180)
CC:
0/244  (0/244)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Mar 1 Mar - 23:43
Rupture~


Ne pas m’inquiéter ? Il était si facile de le dire pour lui. Il était ma famille, comme le reste des nôtres. Comment ne pas m’inquiéter ? Que ce soit ma nouvelle condition ou non, je l’aimais. Comme j’aimais tout un chacun ici. Même ceux qui me faisait du mal. Car dans n’importe quelle famille, les membres ce blessaient entre eux. Et j’avais compris, peut être trop tard, qu’ils étaient la mienne, mon but, mon espoir, ma force. Finalement, les vannes s’ouvrent, les mots coulent à flots, comme si je vidais mon sac alors même qu’il ne savait pas pour moi. Mais il n’avait pu me percevoir que grâce à ça après tout… Alors, comme pour dissiper cette gêne, ce moment d’émotion qui ne me ressemblait pas, je viens l’embrasser, doucement, prenant garde à ses blessures, veillant comme une mère à ne pas aggraver les bobos de son petit. Pour la première fois, un berserker me repoussa, doucement, mais sûrement. Ses mains me maintiennent avec force aux épaules alors qu’il se redresse, ses yeux dans les miens. Il venait de comprendre. Je le regarde en retenant mes larmes alors qu’il blanchit à vu d’œil. Même si mon petit ne peut être le sien, il semble si concerné que cela eut raison de ma retenue. Je fondis en larme devant lui, faible, démunie, inutile. Enceinte. Bientôt mère. Je n’avais déjà que peux de valeur en tant que berserker, désormais je n’en avais plus aucune. Qui voudrait prendre au sérieux une putain qui ce faisait engrosser ? Qui me laisserait partir au combat en laissant mon petit derrière ? Pourquoi il était ainsi avec moi ? Je n’en savais rien. Mais nul doute que je souffrais. Plus que de mon état, plus que de n’être une putain, c’était de me sentir si faible et inutile qui me brisait ainsi.

Un sursaut me parcourt quand je sens sa main sur mon ventre, un feulement m’échappa. Je rougis en détournant les yeux. Oui, l’instinct de protection de la panthère ce développait de plus en plus en mois… Comme ce petit être que je portais désormais. Avec maladresse, ma main se pose rapidement sur la sienne. Extérieurement nous avions tout d’un couple qui serait bientôt une famille alors qu’il n’en était rien. Puis vint sa question. Logique. Après tout… Personne ne pouvait aimer une catin. Je retirais ma mains de le sienne au moment ou il m’emprisonna les poignets. Si je l’avais toujours su, en prendre conscience n’en était pas moins douloureux. Si j’avais une famille, je n’en restais pas moins seule. Un objet. Au final mon présent n’était en rien différent de mon passer, d’avant Arès. J’étais, je suis et je resterais un vulgaire bibelot dont on pouvait se débarrasser sans considération, sans remord… J’étais plus que remplaçable. Comment pouvais-je m’imaginer être mère ? Alors que les larmes perlaient le long de mes joues, je le regarde, perdu, appelant presque à l’aide. Je ne savais rien de la vie. Je ne savais même pas agir autrement qu’en putain… Et cette vérité m’explosa une nouvelle fois au visage. Je n’étais rien.

-T… Thivan…

Le nom de la Pestilence sembla résonner entre nous, tel une épée de Damoclès s’abatant sur moi. Porter l’enfant du seul être ici qui était encore plus vide que moi… Lorsque Zvezdan ouvrit ses bras, proposition d’affection, tendresse offerte a celle qui n’en avait jamais demandé mais qui en offrait à qui voulait, je redoublais de sanglots en me blottissant contre lui, veillant a ne pas le faire souffrir, mes long cheveux couleur corbeau tombant en voile sur mon visage, comme pour me cacher aux yeux du seul homme en ce monde prêt à me consoler… Et peut être à m’aider… Mais je doutais que cela arrive. Certes, j’avais déjà partagé sa couche, mais ce n’est pas pour autant qu’il serait toujours aussi doux avec moi dans le futur… Sa propre faiblesse du moment le rendait peut être simplement plus compréhensif… Qui sait ? Je pleurais un long moment contre lui, le silence ambiant seulement brisé par mes petits hoquets de sanglots. Quel piètre spectacle j’offrais en cet instant. De quoi pouvais-je bien avoir l’air aux yeux de cet homme si fort. Ce cardinal. Me verrait-il toujours comme une berserker ? Ou comme… Une moins que rien ?

Combien de temps je restais là ? Entre ses bras ? Sans masque, sans faux semblant ? Le laissant voir la véritable Li, plus jeune que fragile que je ne l’avais jamais été. De mes vingt-trois printemps, j’en paraissais cinq de moins, sans doute les gênes asiatiques de ma défunte mère… Finalement, a contre cœur, je finis par me détacher de ses bras protecteur et réconfortant, essuyant honteusement mes larmes. Que dire ? Que faire ? Finalement je levais un regard presque implorant vers lui, sollicitant pour la première fois depuis longtemps, si ce n’est la première fois tout court, de l’aide.

-Je vais devenir quoi… ? Je ne sais pas quoi faire… Je… Pitié… Aide moi, je vais devenir folle… Je ne sais pas comment gérer ça…

Tremblante, fragile, menaçant de m’effondrer à nouveau, je fis tout pour garder une certaine dignité. Moi qui n’avais toujours qu’arborer un sourire taquin, enjôleur ou sadique en publique, je m’effritais comme une mauvaise poterie… Pat Arès, que m’arrivait-il ? La maternité faisant donc autant de ravage chez une femme ? Ou était-ce la une punition d’Héra pour tous les hommes, mariés ou non, que j’avais reçu entre mes cuisses ? Je voulais que tout cela cesse. Je ne tiendrais jamais tout ses mois, je me donnerais la mort bien avant. Je ne supporterais pas d’être dans cet état… Mais j’aurais du m’y attendre, vu mon métier. Vu ce pour quoi j’avais été créée… Je sombrais, lentement mais sûrement. La folie ? L’hystérie ? Etait-ce donc mon destin ? Devenir folle ? Je relevais les yeux vers lui, ma seule et unique bouée de sauvetage, mon ancre… La chute se lissant parmi les larmes de mes yeux prune. Je murmurais, telle la dernière volonté d’un condamné, regard écarquillée par la peur et le choque de cette grossesse que je n’arrivais pas a accepter, tremblante, brisée…

-Sauve moi….

MAJblablabla





1 de Zvezdan ~ 1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ZvezdanavatarArmure :
Cuirasse De La Guerre

Statistiques
HP:
240/240  (240/240)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
326/326  (326/326)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Mer 9 Mar - 18:50
Lorsqu'elle me donne le nom du père, une gêne qui ne se fait que plus intense. De la surprise aussi. Pour traduire ces deux sentiments, ma bouche qui s'ouvre un moment, comme pour formuler des mots qui jamais ne se feront entendre, yeux qui s'ouvrent plus encore, mes bras autour d'elle qui se figent un instant. Le sentiment de réconfort qu'avait amené sa venue s'estompe définitivement, au profit d'une mélancolie empathique. On reste là quelques minutes, un dialogue exempt de mots, avec pour seuls échanges ses sanglots auxquels je répondait de mon silence, les bras qui se resserrent autour d'elle, blottissant sa tête contre mon torse. En cet instant, mes blessure me paraissent bien peu de choses comparées à la souffrance de la Panthère. Une moue attristée au visage, les yeux qui se ferment lourdement, puis la silhouette de Thivan qui apparaît. Si j'ai déjà du mal à voir Li assumer le rôle de mère, que dire de Thivan père... Un soupir qui fuse. Je retourne le problème dans tous les sens quelques minutes, avant que Li ne s'échappe d'entre mes bras. Essuyer ses larmes, tâcher de garder le minimum de contenance qu'il convient d'avoir. Ça semble lui coûter de se montrer sous ce jour démuni et désarmé. En un sens, je peux très vaguement comprendre. Je n'aurais pas l'arrogance de penser savoir ce que c'est qu'être dans sa situation, ça non. Mais je connais ce sentiment, cette honte de se montrer faible et nu face à ceux auxquels on réserve normalement des dehors de fierté, force et valeur. Ici, toutes ces protections brisées, brisées pour mieux me laisser voir ce regard plein de détresse, ces yeux aux contours presque flous à cause du flot de larmes.

A sa réplique, tremblante et mal assurée; un pincement me saisi au cœur. Rah, depuis quand ça me fait si mal de voir autrui souffrir ? Par le passé, mon cœur s'est endurci, pour pouvoir supporter de vivre parmi les tueurs. Pour supporter les massacres, les viols, la violence gratuite, la bassesse de l'homme et plus encore. Mais jamais pour supporter ça. Le spectacle d'une future mère en panique, sans repère, sans aide. Une fraction de seconde, une pensée pour ma propre mère. Mon poing qui se serre quasi instantanément à ce souvenir. Ça me happe un moment hors de l'instant présent, auquel je suis vite ramené par un énième sanglot de Li. Mon regard se reporte vers elle, et l’ersatz de rage qui commençait à monter disparaît sans plus de résistance, balayé au loin par cette vision. Je la fixe un instant, confus, sans trop savoir quoi lui répondre. Une fois de plus, ma bouche s'ouvre comme pour lui répondre, mais nul mot ne sort quelques secondes. Puis vient son appel à l'aide, qui m'assomme comme jamais le plus puissant des guerriers ne m'a assommé. Désemparé. Pas la première fois que je reste là, tétanisé, à ne pas savoir quoi faire de mes deux mains, ne pas savoir quoi dire. Mais pas face à ça. Pas face à ce genre de problème. C'est une première, plutôt violente dans son genre. Ça vous désarçonne sans prévenir, et ça n'attend pas que vous tentiez de réinvestir votre monture pour frapper une seconde fois.

Et pourtant, il le faut bien. Il faut bien remonter en selle, ne pas paraître encore plus perdu qu'elle. Du bout du pouce, je passe sous ses yeux pour sécher ses larmes, ça alors qu'un sourire plein de compassion naît sur mes lèvres. Mes deux mains qui passent délicatement derrière son cou pour accueillir son visage en leur creux, tandis que mon front se colle au sien, en une proximité bien différente de celle qu'elle avait l'habitude de partager avec les hommes du Dédale.

Calme-toi, Li. Là, là... Il ne faut pas que tu cèdes. Il faut que tu restes forte, pour la Citadelle, pour toi, mais surtout pour lui. Mes yeux quittent les siens un moment pour se poser sur son ventre, s'y attarder une poignée de secondes dans un silence lourd de sens, et enfin revenir vers ses pupilles S'il te plaît, ressaisis-toi. Je peux t'aider, Li, mais tu es la seule à pouvoir te sauver. C'est ton enfant, ton épreuve, et si je peux t'aider à la surmonter, ça reste à la force de tes bras et d'eux seuls que tu vas devoir t'en sortir.

Doucement, je décolle mon front du sien, pour la darder d'un regard plus dur, toujours empli d'une empathie certaine, mais assez changé pour marquer le sérieux des mots à suivre.

Je ne sais pas ce qu'Arbhaal attend de ses soldats, mais des miens, j'attends au moins autant de force de caractère que de force physique. Etre Berserker, ça n'est pas seulement savoir tuer son prochain. C'est ne pas abandonner. Lutter. Lutter, et ce même face au pire, même face à ça. Tu dois te battre, Li. Te battre plus farouchement que tu ne l'as jamais fait. Prouver que tu peux le faire, comme tu peux faire beaucoup plus, malgré que tu sois femme, malgré que - bientôt - tu sois mère. Je ne veux pas te voir sombrer à cause de ça. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour t'aider, mais il faut que tu te donnes les moyens de réussir avant de te reposer sur qui que soit d'autre. Il faut que tu y crois. Ce mur qui se dresse, tu ne dois pas tomber à genoux face à lui. Tu dois enfoncer tes griffes dedans, puis le gravir, le vaincre. Cet enfant, tu dois lui donner une chance. Tu dois TE donner une chance.

De mes yeux pourtant noirs comme le plus profond des abysses naît une flamme, d'abord timide, puis plus puissante au fil des mots, clamés d'une voix forte, décidée.

Je t'interdis d'abandonner, Li. Compris ?

Un ton plus sec, presque impératif. Et pourtant, toujours cette pointe d'inquiétude sur mes traits. Je ne veux pas qu'elle se pense condamnée à cette image qu'elle s'est construite. "Pourquoi je ne suis qu’une putain, pourquoi je vais être incapable de l’élever". Non. Tu n'as pas à lâcher prise si facilement. Tu avanceras, quoiqu'il arrive. Si tu avances en claudiquant, je resterais non loin pour m'assurer que tu ne tombes pas. S'il faut que tu avances dans la mélasse, je ferais attention à ce que tu ne t'y noie pas.

Mais tu avanceras. Sois-en sûre et certaine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t322-zvezdan-de-la-guerre
AethewolfavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
160/160  (160/160)
CP:
0/180  (0/180)
CC:
0/244  (0/244)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Lun 14 Mar - 16:29
Claque~


Tétatinée. Regard fuyant. Douleur palpable. La panthère n’était plus, seule la femme, presque brisée, restait là, face à lui. Plus de masque, plus de faux semblant. La vérité à l’état brute. Une femme ne sachant rien faire d’autre que tuer et satisfaire un homme se retrouvait avec le poids d’une vie à gérer. Quand la vérité explosait ainsi, quand les apparences trompeuses ne résistaient plus à la détresse, la laideur d’une personne apparaissait. Elle n’était qu’une putain. Une faible sans avenir qui avait eu le miracle de revêtir un jour cette cuirasse. Mais elle n’avait plus sa place ici, parmi ceux qui avait été les siens. Non. Elle n’était plus rien. Ayant l’impression qu’on lui arrachait le cœur, elle eut la sensation de connaître la douleur de ses victimes lorsqu’elle c’était amusée à le faire par le passé. Le karma comme dirait les Bouddhistes de son pays natale. Un froid glaciale s’immisçait en elle alors qu’elle dérivait vers la folie la plus pure, le feu lui-même n’aurait pas rendu la panthère aussi détraquée…

Si ça mère avait su l’élever, c’est parce que c’était une personne profondément bonne. Li était mauvaise. Pourris jusqu’à la moelle, putréfiée de l’intérieur. Ayant la mort pour seule compagne et un passé qui faisait d’elle une putain détestable aux yeux de tous. La Pestilence elle-même n’était pas autant pestiférée que la belle jeune femme. Elle tremblait, de plus en plus, à la dérive, perdue dans cet océan de noirceur qu’était sa futur maternité. Devait-elle manger son enfant ? Comme une panthère ne se sentant pas prêtre à assumer ce rôle ? Y arriverait-elle seulement ? Sa respiration se fit de plus en plus haletante. Une crise de panique. Ni plus ni moins. Elle avait lâchée depuis longtemps le cardinal, se mutilant les bras avec des griffes de cosmos, sans rendre compte, se balançant un peu d’avant en arrière ? Le sang rubis perlait des diverses entailles que la belle s’infligeait, ruisselant paresseusement sur sa peau, telle les larmes qui c’étaient tarit de ses yeux prune. En cet instant, tout en elle évoquait une peur viscérale de ne pas réussir,

Elle sursauta brutalement quand elle sentit les mains du cardinal sous ses yeux, essuyant ses larmes avec une telle douceur qu’elle en cessa de trembler et de ce faire du mal. Ses autres gestes, toujours aussi doux l’aidèrent amplement à se calmer, sans pour autant la faire revenir. Elle s’accrocha comme une naufragée à ce regard plongé dans le sien. Elle avait besoin d’air, d’oxygène, de lui. Sa voix, ses paroles et le sens de ceux-ci, la promesse d’aide, la détendirent un peu, le décrispèrent. Il avait raison mais elle s’en sentait tout bonnement incapable, trop misérable pour assumer un tel rôle. Elle n’était personne, n’avait pas d’identité propre et encore moins le savoir pour éduquer un enfant… Une nouvelle crise de panique se manifestait en elle alors qu’elle refermait ses mains sur les biceps, s’accrochant désespérément à lui. Lorsqu’il se recula légèrement, plus sérieux que jusqu’à maintenant, la panthère prit un peur mais toutefois, elle lui faisait confiance. Depuis quand ? Allez savoir. Jamais il n’y avait autre chose que des moments intimes entre eux, jamais elle ne lui avait parlé d’elle et surtout, jamais elle ne l’avait laissé voir qu’elle était si brisée de nature. Et pourtant en un rien de temps, elle c’était dévoilée à lui. Hormones ou non, elle ressentait ce besoin de ne plus être seule. Ludmila avait déjà passé ce cap, mais elle ne savait comme dire à la hyène tout ça… Ni même si elle y arriverait…

Le discours du cardinal la fit revenir un mois auparavant. Si le contexte était bien différent, elle se revoyait dire à Thivan que la vie était un combat et qu’il devait prendre le sexe lui-même comme tel. Une esquisse de sourire étira ses traits. A croire qu’elle lui avait dit ce qu’elle avait besoin d’entendre, inconsciemment… La panthère affronta le regard abyssal de Zvezdan, se noyant dedans, réchauffée par cette flamme pleine de vie, cette promesse silencieuse de l’aider et d’être là en cas de besoin. Quand il lui demanda si elle avait comprit, la crise était passée. Si l’incertitude et la précarité de sa situation restait bel et bien là, Li ne se laisserait plus abattre. Elle hocha la tête, redevenant lentement une véritable panthère. Mais elle ne voulait plus porter son masque, plus avec lui. Elle était… Comme une femelle sous la protection d’un mâle dans la jungle. Elle ressentait le besoin, non pas de coucher avec lui, mais de lui porter de l’affection. C’est donc naturellement qu’elle approcha son visage du sien, frottant tendrement sa tempe contre celle du jeune homme, ronronnant doucement avant de venir enfouir son museau dans le creux du cou de celui qui venait de la sauver, pour le moment, de la folie. Elle ne savait pas si elle arriverait un jour à changer, à être une personne à part entière mais pour le moment, elle avait besoin de lui, elle ne le lui cachait d’ailleurs pas. Fermant les yeux, la métis se perdit dans l’odeur devenue réconfortante et sécuritaire du blessé.

-Arbhaal…Ne veut pas de moi. Il ne veut pas d’armée… En plus… Xanthe la renié très clairement. J’ai nulle part où allez…

Elle lui expliqua rapidement la rencontre entre l’insoumis et le pontifex a laquelle elle avait assistée puis sa conversation après coup avec son chef de faction. Si sa grossesse l’avait fragilisée un peu, le rejet presque catégorique qu’elle avait ressentit de la part de celui qui était censé être son chef, n’avait en rien aidé à la garder saine d’esprit. Un tout qui avait amené à cet instant ou elle avait tout lâchée face a Zvezdan. Elle était à la fois honteuse et soulagée. Et étonnée aussi. Jamais elle n’aurait pensée trouver une telle aide chez lui. L’enlaçant un peu plus, toujours en veillant à ce qu’il ne souffre pas, elle le rallongea, presque tendrement et se redressa au-dessus de lui, parcourant les trait de son visage du bout des doigts, comme pour les imprimer en elle. Au fil des minutes, le tracé devint caresse, tendre, douce et sincère. Pas de charme ou d’arrière pensée. Juste une envie. La panthère finit avec sa main enfouit dans les cheveux du cardinal, quelque peu amusée de les sentir si doux sous ses doigts.

-Je te promets… Je vais tout faire pour ne plus sombrer comme ça… Mais j’ai tellement peur de ne pas réussir à l’aimer, le rendre heureux… Je ne sais pas faire tout ça. Et puis aimer, c’est quoi ? Je l’ai tellement dit, mais c’est parce que l’on m’a apprit à le faire… Je ne suis qu’une pute… Je n’ai jamais agis autrement parce que je ne sais pas le faire… Tuer ou écarter les cuisses, même quand l’envie n’est pas là, juste parce que… Je ne sais pas être normale….Comment puis-je être une bonne mère ? Borya ne va jamais me supporter…

Le tigre… Il ne l’aimait pas. Ce qui était compréhensible en soit. Qui pouvait aimer une femme qui ce donnait à tout un chacun ? Tous pensaient que c’était par plaisir ou nymphomanie. Toux avait tord. Seule Ludmila et Thivan le savait. Si l’un s’en moquait l’autre en était désolée. Et maintenant Zvezdan le savait…




1 de Zvezdan ~ 1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ZvezdanavatarArmure :
Cuirasse De La Guerre

Statistiques
HP:
240/240  (240/240)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
326/326  (326/326)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Mar 15 Mar - 16:56
Au calme de la Panthère, je réponds d'un soupir rassuré. A ses gestes pleins d'affection, je réponds d'une tension qui peu à peu diminue, de cette inquiétude dans le regard qui faiblis. À la mention d'Arbhaal et de comment s'est déroulé son premier contact avec le Pontifex, je réponds d'une paire de sourcils qui se froncent. J'acquiesce silencieusement aux mots de Li, comme pour lui signifier que j'ai déjà entendu parler de cette histoire. Ainsi, Orgueil, Ego et Fierté s'étaient encore improvisés conseillers à l'oreille des puissants. Et comme à leur habitude, ils n'ont laissé que ruines et malheur dans leur sillage. De ce que j'ai cru comprendre, le tout frais Cardinal de la Mort s'était éclipsé non longtemps après cette affaire. Je ne sais que trop peu quoi penser de l'homme. Je n'ai qu'entendu sur lui, sans jamais voir de mes propres yeux, mais de comprendre que les foudres du Pontifex se sont abattues sur lui suite à de vains échanges entre hommes d'Ego... Puéril. Que cela soit venu du Cardinal ou du jeune Pontifex, tout cela est puéril. Les bras armés se font bien assez rare comme cela pour que nous ne puissions nous permettre de les refuser, que dire donc de la privation d'un des généraux d'Arès... Mais soit. Ce n'est de toute façon pas le moment de se pencher sur ça. Mon regard jusqu'ici vagabond se repose sur Li, ça alors que ma main passe sur son épaule.

Qu'Arbhaal décide de faire cavalier seul si cela lui chante, peu importe. Tu as autrement plus important à gérer.

Une fois de plus, un rapide coup d'œil vers le ventre de Li. Un sourire désolé qui se dessine sur mon visage, puis un rapide soufflement de nez. Heh, vous pouviez pas mieux choisir votre moment, vous deux. Vous deux, qui plus est... Hm. Mais soit, ce qui est fait est fait. Doucement, je laisse Li me rallonger, chose que je n'aurais pas tardé à faire de moi-même de toute manière. La surprise précédée de l'émotion me l'ont fait oublier quelques instants. La douleur. La douleur qui peu à peu reprend ses droits, à me lancer de toute part, sans que je n'en donne le moindre signe extérieur. Quelques spasmes ici et là, qu'elle pourrait peut-être sentir à passer ses mains sur mon visage comme elle le fait.

Arrête avec ça.

À chaque fois qu'elle le répétait, ça montait un peu plus. « Je ne suis qu'une pute », « je ne sais faire que ça » et encore et encore. Et à chaque fois, je reste là, silencieux, avec pourtant ma mâchoire qui se serre un peu plus à chaque répétition. Ça m’agace, je n'aime pas entendre ce genre de formule.

Tu es ce que tu te donnes les moyens d'être. À répéter que tu n'es qu'une pute, tu ne fais que t'enfoncer dans ce rôle. C'est pas comme ça que tu vas t'en sortir, Li. C'est pas d'une pute dont va avoir besoin cet enfant, ni d'une Berserker. Il va avoir besoin d'une mère. Crois-moi, tu vas apprendre à aimer. Ne serait-ce que pour lui. Ca ne va pas te demander ton avis, ça va te tomber dessus et se coller à toi. Tu vas pas plus apprendre à devenir mère, d'ailleurs. En fait...

Je lâche un temps mon ton sec et sérieux pour pouffer de rire, un rire suivi d'une toux douloureuse, mais malgré tout soutenu.

Pour être tout à fait franc, ça fait longtemps que je me suis pas tant senti comme un gosse dans les bras d'une mère !

Je la laissais constater, sans poursuivre. Moi, alité, incapable de me débrouiller seul, avec elle qui arrive derrière changer mes bandages, m'aider à faire ce que je ne saurais faire sans aide, me passer la main dans les cheveux, me dorloter presque comme je l'imagine le faire avec son marmot d'ici quelques mois. Dans une vision très optimiste de la suite. J'ai pas envie de voir cette forteresse et ce qu'elle abrite briser cette vie dans l'œuf. Je sais ce que Li, ce que chacun d'entre nous peuvent être une fois lâchés au-dehors. Tuer, massacrer, combattre jusqu'à la mort, jusqu'à plus souffle, jusqu'à tout annihiler autour. J'y pense, les yeux pointés vers le mur de chair en face, comme perdu. Nombre de vies ont été prises. Parfois au nom d'une cause, parfois au nom d'une pulsion. Parfois pour plus vain encore que tout cela. Sommes-nous pour autant privés de vouloir préserver, pour une fois ? Laisser cet enfant au moins naître, au moins vivre, que cette vie doive être difficile ou courte, mais au moins vécue ? Heh, regardez-moi m'emballer pour ce petit être. Même pas né, même pas de moi, et pourtant, tu m'opposes à tous ces dilemmes, toutes ces remises en question. T'as intérêt à bien tourner, garnement.

J'attends de voir si la Panthère saisie le sens de mes mots, puis repense à sa fameuse mission... Sa mission. Une mission dans cet état. Difficile de faire taire cette voix qui crie à l'absurde. Elle hurle, elle s'indigne, elle me secoue dans tous les sens. Puis elle sonne le signal d'alarme à la mention de Borya. J'avais entendu parler de cette affaire. J'allais devoir avoir une petite conversation avec mon vieux frère d'armes. Je doute encore de sa réaction face à telle situation, et imprévisible comme est l'animal, s'assurer de celle-ci ne sera certainement pas de trop.

Ne t'en fais pas pour Borya, j'irais lui toucher deux mots.

J'espère pouvoir compter sur toi, l'ogre. C'est pas comme si j'étais homme à souvent demander des faveurs, en plus, donc tu me dois bien ça. Mais ça aussi, ça attendra. Sur cette phrase, je me laisse aller un temps, à faire le vide dans ma tête, pour juste profiter de l'étreinte de la Chinoise sans me soucier de rien. Une poignée de minutes, avec pour seul obstacle à un absolu silence le crépitement des quelques braseros présents ici et là dans la pièce. Immobile, fatigué, blotti contre elle, presque prêt à m'endormir. Pour m'en empêcher, une question qui fuse.

Qui d'autre sait ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t322-zvezdan-de-la-guerre
ArèsavatarArmure :
...
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Ven 18 Mar - 2:47
Soudain, dans une explosion de cosmos, l'hyperdimension s'ouvrait et faisait exploser les environs. Un homme semblait marcher dans le vide et atteignit rapidement l'endroit qu'il recherchait. Son regard allait de gauche à droite et son aura écarlate se répandait dans toute la citadelle de chaires, elle se nourissait de la présence de son père et des arcs de sang se levèrent pour former la nouvelle cathédrale de chaire. D'un geste de la main, il nettoyait sa cuirasse divine et sa tête tournait vers les deux personnes présentes en ayant un sourire. Se rendant compte que le portail était encore ouvert derrière lui, il le fermait d'une simple pensée.

- Tiens, des laquais, à boire !

Chez lui, il n'y avait aucune différence dans sa hiérarchie. Un corps humain était de la viande prête à exploser sous ses coups de boutoir. Ses pupilles écarlates dévisageaient les deux personnes quand il se rappela d'une scène à Kiev !

- Ah mais t'es le looser toi ! J'espère voir mieux de toi la prochaine fois, chez moi on gagne ou on crève pour permettre aux autres d'avancer en marchant sur ta gueule, compris ? Et ou est ce connard qui se dit être mon Pontifex ?

La rage intérieure du Dieu était palpable et donnait une force à ses Guerriers... Putain qu'il avait soif, des heures à discuter avec le Dieu de la Mort et l'interdiction de toucher une Nymphe l'avait rendu fortement irritable actuellement. En un mot, il aurait pu s'amuser à voir ses Berserkers se battre entre eux pour son bon plaisir mais la flemme ! Puis bon, il ne voulait pas les tuer avant de lancer les festivités dans les prochaines heures. Les informations de Thanatos l'avaient rendu nerveux et il ne comptait pas laisser sa chere soeur étendre son Empire sans une réelle résistance dans les jours qui s'annonçaient. Renfrogné, il se rapprocha enfin de Li Mei. Sa puissance écrasait la jeune femme qui s'agenouillait devant lui.

- T'es qui toi ?

Oui, c'était pas le plus malin du Sanctuaire mais il sentait que la gamine devant lui avait un étron dans le ventre. Le regard fixe, animal. Il voulait une réponse immédiate et il tendit la main vers le Cardinal afin d'avoir son verre... Qu'il était long ce con ! En attendant de regarder la belle brune, il se demandait quelle stratégie mettre en place, c'était pas son fort fallait l'avouer... Puis, comme si une illumination lui arrachait la gueule, il se rappelait la présence des Oracles à Kiev ! Apollon était donc redescendu de l'Olympe et cela était une information assez importante pour mettre en échec cette mijorée de Vierge... qui n'en était pas une en plus.

MJ a écrit:
Toute la Citadelle de Chaire vibre de partout, elle peut désormais attaquer tout étranger. Le cosmos d'Arès est présent partout et ce RP, s'il était en PV, ne l'est plus !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AethewolfavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
160/160  (160/160)
CP:
0/180  (0/180)
CC:
0/244  (0/244)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Ven 18 Mar - 4:09
Arrivée fracassante ~


Elle esquissa un petit sourire quand il lui fit par de sa réponse concernant Arbhaal. Oui plus important hein… ? Elle passa une main presque tendre sur son ventre encore plat qui ne tarderait pas à enfler. Elle l’aide a se rallonger, un peu de force mais elle ne voulait pas qu’il s’épuise inutilement, par sa faute. Elle parlait en lui caressant le visage, essayant de cacher son inquiétude pour lui, exposant qu’elle n’était qu’une putain. Elle le sentait se contracter, sans vraiment comprendre pourquoi. Après tout, qu’était-elle d’autre ? Rien. Une panthère ? Oui. Aussi. Mais honnêtement, qui la voyait vraiment comme une guerrière ? Même Zvezdan ne voyait en elle qu’une faible enceinte à devoir protéger par égo masculin. Oh, elle adorait ce vandale mais elle ne pouvait nier qu’il devait penser d’elle ce que tout le monde pensait. Une vulgaire pute ayant un cosmos si faible qu’il en était dérisoire. Ludmila, elle, méritait le respect et sa cuirasse. Mais elle ? Non. Pas à ses yeux, ni à ceux de personne ici. A croire qu’Arès avait fait une erreur. Les paroles presque cinglantes du cardinal lui tombèrent dessus et lui donnèrent envie de tout lâcher. Elle se sentait si misérable. Détestable. Pourquoi était-elle ce qu’elle était ? La réponse était à la fois si simple et si complexe. Elle allait lui répondre, lui expliquer quand elle fonça les sourcils en l’entendant rire, ne comprenant pas pourquoi. Elle ne comprenait pas le sous entendu et se précipita pour le soutenir alors qu’il toussait. Pauvre homme blessé. Elle se demandait ce qui lui était arrivé, un saint avait pu le mettre dans cet état ?! Puis il termina sa phrase et elle rougit pour de bon cette fois, ce détournant un peu de lui pour cacher ça, encore plus honteuse d’être vu ainsi qu’en pleur.

-C’est facile a dire pour toi ! Tu sais comment être. Tu sais comment vivre. Tu sais comment être un humain. Comment un objet peut-il devenir humain ? Explique-moi. Apprends moi et alors je saurais changer.

Ses paroles étaient sortis d’un coup, presque sans réfléchir, la faisant grimacer. Et voilà qu’elle demandait encore de l’aide. Elle allait définitivement passer pour une faiblarde ! Elle se tait, sans arrêter de lui attribuer des gestes doux, s’en vraiment ce rendre compte qu’elle le faisait par envie et non pas habitude. La douceur qu’elle dégageait n’était pas feinte mais belle et bien sincère. L’art du plaisir était une chose naturel pour elle, l’art de vivre et d’être, beaucoup moins. Finelement, elle lui parle de sa mission, de ses doutes, de Borya. Il semblait tout aussi préoccupé par ce binôme incongru qu’elle. Quand il dit qu’il en parlera avec le tigre, un poids semble quitter le cœur de la jeune femme qui n’avait même pas sentit en avoir un. Elle respira mieux et lâcha un soupire discret de soulagement. Elle s’allongea contre le cardinal, lui offrant sa chaleur, sa douceur et son affection, ne voulant pas le laisser seul. Ne souhaitant pas se retrouver seule. Elle le sentit sombrer lentement dans les bras de Morphée quand il s’en extirpa difficilement pour lui demander qui d’autre savait. Lui caressant toujours le bras, elle plongea dans ses pensées pour se remémorer ses souvenirs. Xanthe avait était le premier à savoir. Puis Arbhaal. Vint ensuite le tigre puis enfin Zvezdan.

L a belle brune s’apprêtait a lui répondre quand le dédale entra en résonance, vibrant de toute part tel une mis en garde. A peine le premier crépitement ce fit ressentir que la berserk était debout, feulant, toutes griffes dehors, prête à donner sa vie pour son chez elle, sa robe ayant laissée place à sa cuirasse. La femme ébranlée avait disparut. Seul restait la panthère, feulant, menaçante. L’espace s’ouvrit dans une explosion de cosmos qui ébranla ma jeune femme, jamais elle n’avait ressentit une telle puissance, une telle haine. Alors qu’elle s’apprêtait à attaquer ce qui se trouvait non loin d’elle, elle constata que le dédale ne s’alarmait pas. Il accueillait avec joie. Elle ne se détendit pas pour autant alors que son regard prune, luisant de cosmos sanglant. Alors elle comprit. La Maître était de retour. Certes elle avait eu vent de son réveil mais n’y ayant pas participée, elle ne l’avait jamais vu autre que dans ses songes et sur les gravures de sa famille. Quittant toute attitude agressive, sans pour autant être passive, la panthère mit genoux au sol, ses cheveux créant un voile autour de son visage alors que milles questions se bousculèrent en elle. Pourquoi le seigneur apparaissait ici ? Et non pas chez Xanthe ? S’abstenant du moindre commentaire, elle attendit simplement son arrivée. Li pouvait sentir le pouvoir de son Seigneur l’écraser comme un vulgaire insecte. Elle se jura de devenir plus forte, d’être digne de cette cuirasse, de ce dieu qu’elle aimait et vénérait depuis sa naissance. Elle ne serait plus une simple femme. Comme Ludmila, elle gagnerait le respect de ses frères d’arme. Pour la gloire d’Arès, elle deviendrait digne de lui. Pour la suprématie des siens, elle détruirait le sanctuaire. Elle ferait de son enfant un berseker aussi.

C’est alors, une fois dans la pièce avec eux, que la divinité les regarda. Et prononça ses premiers mots, qui déconcertèrent un temps soit peu la jeune femme. A boire ? Par le ciel, elle ne servait pas Dionysos ! Il y avait autrement plus important à gérer qu’une soif passagère de son dieu ! Comme repre… Elle faillit s’étouffer alors qu’il s’adressait au cardinal. Avait-elle mal entendu ? Si elle ne comprenait pas me mot Looser, elle pouvait ressentir une profonde colère se rependre autour d’eux. Que c’était-il donc passé là-bas pour qu’il soit dans un tel état ? Elle allait rebéquer avant de se rappeler qu’il n’était pas un humain. Qu’il pouvait l’exterminer comme un simple insecte. Elle ne put que serrer les dents alors qu’il s’en prenait a celui qui tentait de l’aider, lui en voulant beaucoup de parler ainsi a Zvezdan. Non pas qu’elle avait peur, la mort ne lui faisait aucunement peur, mais elle ne pouvait se permettre de risquer la vie du cardinal. Déjà bien amoché. Elle attendit donc. Simplement. Toujours agenouillée.

Li vit alors deux pieds apparaitre dans son champs de vision. Il se tenait devant elle et lui adressait la parole. La panthère releva alors son visage vers celui du dieu, plantant son regard prune, tout aussi animal que celui qu’elle affrontait, dans se écarlate qui lui faisait face. Nul doute qu’il exigeait une réponse et la réponse ne se manifesta sous la forme d’une aura de panthère englobant la jeune femme. Plus que la berserker, la panthère avait fait son retour chez elle. Tout en Li rappelait cet animal silencieux et mortel, son regard, sa façon de se mouvoir alors qu’elle se redressait, sa façon de se tenir ou de se déplacer, sans jamais offrir son dos en cible à celui qui semblait sur le point d’exploser, le gardant toujours dans son champ de vision. Elle atteignit la table et prit le bric et un verre qu’elle remplit avant de l’apporter à son dieu, inclinant légèrement la tête, le reconnaissant comme son maître. Elle lui tendit le récipient plein d’eau claire et fraiche, sans trembler.

-Li Mei, Berserker de la Panthère mon Seigneur.

Rien de plus, rien de moins. Sous ses pieds, autour d’elle, le dédale répondait à la présence de son maître. Une fois le verre en possession d’Arès, elle se plaça instinctivement entre le cardinal et lui. Là où était sa place. En première ligne. Néanmoins, elle se décala légèrement dans l’ombre, sans pour autant disparaître aux yeux de tous comme a son habitude. Son instinct lui poussait de rester bien en vue, présente mais en même temps, elle savait que bientôt la pièce grouillerait de Berserk et là, elle n’avait pas envie d’être le deuxième sujet de discussion du dédale à cause de sa grossesse. Qu’elle ne pouvait cacher. A quiconque. Encore moins à Arès qui avait déjà du le sentir. Et merde.




1 de Zvezdan ~ 1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ZvezdanavatarArmure :
Cuirasse De La Guerre

Statistiques
HP:
240/240  (240/240)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
326/326  (326/326)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Ven 18 Mar - 15:51
D'abord, la surprise.

Un Cosmos retentissant. Les vieux réflexes qui refont de suite surface, et ce même malgré les blessures. Debout d'un mouvement rapide, une grimace peinée dans le processus pour me mettre sur mes deux pieds. De suite après, un rapide instant pour détailler ce Cosmos... Pour vite constater qu'il est reminiscent de celui de Kiev. La réalité se déchire pour l’accueillir en sa demeure, et le voilà devant nous.

Ensuite, la colère.

Non... Le dépit. Oui, c'est plutôt ça. Ou mieux, un dépit qui s'est soudain transformé en colère. J'ignore s'il y a ici une part de son influence divine, mais sa présence tend à faire resurgir cette rage que je m'évertue tant à garder pour moi en temps normal. Avec lui en face de moi, mes pensées habituellement inconscientes viennent frapper à la porte de mon esprit, nombreuses, à se marcher les une sur les autres en une course vers mes nerfs qui lentement s'échauffent.

Mais qu'est-ce que tu racontes, débile de Dieu ? Tu crois que je t'ai attendu pour m'être résolu à arracher la gueule de ces Saints dès notre prochaine rencontre ? Tu crois que je t'ai attendu pour savoir qu'à la guerre, les crânes défoncés des faibles ne sont que des marches sur lesquelles s'appuyer pour mieux passer au-dessus des défenses ennemies ? Tu crois que je me suis pas assez maudit tout seul d'être tombé comme une larve ?
C'est du sang que tu veux, hein ? A profusion ? Le sang de tes ennemis comme celui de tes alliés, pour peu que le sol soit recouvert de rouge ? Mais ne t'inquiète pas, Arès. Ne t'inquiète pas. Je vais te l'offrir, tout ça. Pas par gaieté de cœur, pas pour te satisfaire, mais bien pour moi et moi seul. Oui. Abandonner. Laisser s'envoler cette prétendue retenue, envoyer se faire foutre les bons sentiments. Laisser tomber le dialogue, la diplomatie, les vaines tentatives de raisonner l'autre. Tout résoudre par les armes. Faire fusionner lames et gorges, encastrer poings dans mâchoires, briser nuques par centaines. Voir l'hémoglobine couler comme l'eau coulerait d'une fontaine, admirer la montée des flammes sur un horizon de désolation. Entendre les cris de rage, douleur et détresse se mêler les un aux autres pour jouer cette symphonie propre aux champs de bataille. Capturer les dernières expressions de ces visages figés de peur, de haine ou de souffrance, ces derniers souffles chauds respirés en un ultime effort.
Tout ça Arès, c'est ce que tu m'as imposé comme quotidien durant de longues années. C'est ce que tu m'as montré, ce que tu m'as condamné à maîtriser comme pas deux. Moi, Borya, et nous tous ici à la citadelle. Tu nous as amené la Guerre, puisque tu en es l'incarnation. Tu t'es nourri de nos combats comme nous nous sommes nourris d'eux, à apprendre. Tu devrais le savoir mieux que quiconque : Ce ne sont ni blessures, ni défaite, ni Ego froissé ni quoique ce soit d'autre d'aussi risible qui parviendront à me faire plier. Bien au contraire.


Ça tape, ça s'infiltre et ça saccage tout une fois que c'est rentré. Certaines pensées se faufilent insidieusement dedans, là où d'autres forcent l'accès d'un grand coup au crâne. Perfides ou inarrêtables, elle parviennent toutes à faire leur chemin. De ma contenance et de mon spleen ne restent rien. De ce début de haine envers le Dieu - pour son entrée, pour ses mots et pour son comportement – commence à poindre une haine plus générale. Une rage guerrière, l'idée d'aller échanger quelques coups avec qui le voudra. une idée qui se fait envie, puis pulsion, puis addiction. Pour y répondre, ma Cuirasse se colle à ma peau, instinctivement, en écho à ce Cosmos qui commence à suinter de moi, tout ça sans que j'en ai vraiment conscience. Dans mes yeux, la flamme adressée plus tôt à Li Mei, faite feu chaleureux et réconfortant, se mue en un Brasier dévorant. Des deux puits d'Abysse du Zvezdan mélancolique comme des deux flammèches du Zvezdan compatissant ne reste rien. N'est alors que le Cardinal de la Guerre. Le regard fixe sur mon Dieu, déterminé, deux fenêtres grandes ouvertes sur cette invasion dans ma cervelle, réponse bien plus criarde que le plus long des discours à sa première réplique à mon égard, réponse bonne à résumer ce Maelström de sentiments et idées de plus tôt en quelques secondes. Le souffle rapide, tremblant d'excitation, quelques spasmes ici et là, signes de l'effort déployé pour contenir ce soudain regain d'énergie. Plus mal. Les entailles pourtant profondes, pourtant rouvertes pour certaines lorsque je me suis levé, m'indiffèrent. Un état quasi-second, au point presque que j'en oublie Li Mei et nos échanges de plus tôt. Il n'y a pour l'instant que le maintenant qui m'importe. Malgré ça, en un dernier sursaut de lucidité, je parviens à revenir quelques secondes en arrière, à la question d'Arès. Le Pontifex ? hm.

Difficilement, je tente de regagner un peu de mon calme. Se concentrer, pour sentir plusieurs Cosmos s'approcher, dont celui du fameux Pontifex. Comme si j'étais capable de voir à travers les murs, je tourne le visage vers là d'où provient son Cosmos.

Il arrive.

Je clame ça, d'une voix forte. L'effort fait, je tente d'identifier les autres arrivants. Reste donc la question du pourquoi. Celle que se pose ce bout de moi encore libre de l'influence du Dieu. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? - surtout pourquoi ici, à bien y réfléchir – Que nous réserve la suite ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t322-zvezdan-de-la-guerre
Thivanavatar

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
260/260  (260/260)
CC:
235/235  (235/235)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Sam 19 Mar - 20:50
Un écho résonne de toute part. Impossible de le rater, impossible de ne pas le sentir. Quelque chose venait d’entrer dans la Citadelle, la faisant vibrer d’une force qui n’avait encore jamais été constatée jusque là. Il ne fallut pas longtemps à Thivan pour identifier le cosmos qui était à l’origine d’une telle manifestation. Voilà un mois environ qu’il l’avait déjà ressentit lors des événements de Kiev. Une présence que l’on ne pouvait oublier, surtout pas pour un Berserker… Il était de retour, de toute la puissance fracassante qu’il était capable de démontrer sur un lieu qui était sien. Non qu’il fut impressionné, une vague de violence vint néanmoins chatouiller l’esprit de la Pestilence, réveillant peu à peu ses instincts comme cela avait été le cas lors du massacre de leur dernière mission. Un nouveau sentiment de presque satisfaction semblait naitre dans le cœur vide du Cardinal, lui faisant avoir un léger sourire qui trancha ses lippes. Comme il était plaisant de constater le retour de leur seigneur. Bien rapidement, ne faisant qu’à avec le Dédale de chair en ébullition, il partit rejoindre le Pontifex qui n’était surement pas resté indifférent à cette venue pour le moins impromptue. Personne ne s’attendait à ce que Arès débarque dans les profondeurs des appartements de l’un des Cardinaux, mais force était de constater que comme ses soldats, le dieu de la guerre sanglante et du chaos n’avait aucune gêne pour ce genre de chose.

Suivant le Pontifex telle une ombre sombre et poisseuse, le cosmos de Thivan l’entourait comme une corolle de noirceur et de putridité, réveillé par l’instinct vibrant au contact de son dieu guerrier. Il ne contrôlait même plus ce sentiment, c’était une force qui se développait en lui comme pour démontrer sa dangerosité. Non qu’il voulu s’opposer de quelques manières à Arès, il démontrait seulement qu’il n’était pas un simple agneau bon à dévorer. A ses côtés, se cognant au sien, le cosmos de Xanthe vibrait d’une force plus agressive et moins sournoise, pas moins grandiose et téméraire. Le maitre et son second s’en allaient alors rencontrer le dieu qu’ils servaient. Sans frapper aux portes du domaine de Zvezdan, Cardinal de la Guerre, ils avancèrent sans sourciller devant les servantes devenues apeurées de la puissance phénoménale qui résonnait dans les murs sanglants de la Citadelle. Toutes n’étaient pas là de leur plein gré et peu avaient vraiment envie de tomber sur le chemin d’Arès.

Et ils finissent par arriver.

Xanthe surplombe malgré sa petite taille face à Thivan, mais il ne se démonte pas en avançant vers Arès le premier. La Pestilence elle n’hésite pas un instant à sonder de son regard glacé le dieu nouvellement arrivé. Sans gêne, sans se soucier des conséquences, il observe de cette neutralité maladive, ce regard qui vous dévore et vous met mal à l’aise, comme un démon en l’attente d’une âme à dévorer, un loup cherchant sa proie pour jouer. Il attend peut être beaucoup d’Arès sans rien souhaiter lui demander. Mais Thivan veut en cet instant la Guerre. Il veut du sang, il veut la mort sur son passage et il espère bien que son dieu saurait lui offrir de quoi attiser sa soif. N’est-ce pas ce qu’ils attendent tous ? Le chaos perpétuel ? C’est tout ce qui semble importer à la Pestilence, avancer sans différencier ses ennemis, marcher sur les cadavres de ses victoires et pourrir leur chair de ses coups. Alors oui, son regard dénué de vie, ces orbes d’un bleu d’azur sondent et observent, attendent sans sourciller ce que Arès leur a rapporté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t226-thivan-de-la-pestilenc
BoryaavatarArmure :
Cuirasse du Tigre.

Statistiques
HP:
160/160  (160/160)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
124/124  (124/124)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Sam 19 Mar - 22:35
Hm.

Le Tigre du dédale s'extirpa de sa longue sieste dans un râlement sonore traduisant son mécontentement face au réveil forcé qu'il venait de subir. Décidément, ces derniers temps, il n'y avait plus moyen de dormir plus de quelques jours d'affilés sans qu'on vienne le faire chier. Il commençait doucement à regretter l'époque où il disparaissait des semaines entières au fond de sa grotte sans que personne ne vienne l'emmerder. En ressortant quand il en ressentait l'envie, soit très rarement. Maintenant, il se retrouvait à devoir quitter régulièrement sa planque, sa délicieuse source d'eau chaude qu'il appréciait tant. Il y était encore à moitié plongé en ce moment même. Malheureusement, l'explosion brutal de cosmos n'était pas passée inaperçue, aussi fort l'aurait-il souhaité, il ne pouvait l'ignorer. Il agissait sur lui de manière très simple, alimentant plus encore sa soif de sang et ses pulsions meurtrières pourtant déjà bien présentes. Accroissant sa rage, décuplant sa haine, il aurait pu sauter à la gorge du premier frère d'arme croisé.

'Fait chier...

Il fallait bien se bouger s'il voulait apercevoir l'être à l'origine d'un tel phénomène. Bien qu'intérieurement, il s'en doutait légèrement. Depuis quelques temps, on ne parlait pratiquement que de cela, dans le dédale. Du grand retour. Le seigneur Arès sortit de son hibernation. Forcément, Borya ne pouvait qu'approuver une telle nouvelle. Il se leva finalement, non sans soupirer un coup, regrettant que cela ait lieu maintenant. Leur toute première rencontre. En personne. Enfilant ses fringues, son épais collier de perle, il se dirigea tranquillement dans la direction d'où émanait toute cette accumulation d'énergie. Car d'autres venaient de se mêler à celle plus écrasante du grand patron. Dont une qu'il reconnaissait facilement, Zvezdan. En chemin, son attention dévia sur un phénomène qu'il n'avait tout simplement encore jamais remarqué jusqu'ici. Ces foutus murs du dédale, ils semblaient comme... animés. Intrigué, il s'en rapprocha, allant jusqu'à déposer sa main massive contre l'une des parois.

Oh merde.

De la chair. Vivante. De la chair, de la vraie. Comme la sienne, celle d'un animal. Celle qu'il arrachait à pleines dents, celle dont il avait l'habitude de se repaître. Et cette merde vibrait d'une manière inexpliquée, intensive, comme survoltée par tant d'énergie. La bête hésita. Fallait-il se sentir extrêmement con de ne jamais s'être rendu compte d'une telle particularité ou devait-il vomir de sa découverte ? Cela faisait maintenant cinq foutues longues années qu'il arpentait ces lieux faits de chairs. Même pour lui, vivre de cette façon était limite. C'est qu'ils avaient des goûts particuliers par ici. Lorsque la surprise perdait de son influence sur l'animal, la curiosité prit le relais. Il avait faim. Un brin interrogateur, il alla se découper un bon gros morceau de cette fameuse chair. Était-elle comestible ? L'avenir le lui dirait. Il se remit en route, mastiquant son repas, devinant vers où le conduisait ses pas. Pour y être allé quelques fois à l'occasion, il se savait en route pour les appartement du Cardinal de la Guerre.

Général de l'armée des Flammes, celle à laquelle était rattachée le colosse vandale, Zvezdan. Le seul être à qui il accordait sa confiance. Le seul dont il se souciait réellement, au fond. Ce fut donc confiant qu'il passa les portes, avant de rapidement grimacer, et de relâcher son cosmos. Une aura brutale l'enveloppa, repoussant avec grande difficulté celles auxquelles elle fut confrontée. Ici se réunissait les plus puissants Berserkers. Pontifex et Cardinaux, sans oublier celui qui les dirigeait tous, le maître incontesté, Arès. Bien qu'il aurait ardemment souhaité le contraire, il n'était pas de taille au milieu d'une telle concentration des forces. Pour autant, son propre cosmos lui offrit assez de liberté de manœuvre pour se mouvoir comme il l'entendait. Aussi s'avança-t-il jusqu'à hauteur de son frère vandale, faisant appel dans le même élan à sa cuirasse qui vint lui recouvrir la carcasse. Un reste de morceau de chair encore en main, qu'il lui désigna avant de l'avaler et d'ajouter entre deux mastications.

Les murs, tu savais ?

Sans interrompre son avancée, il fila droit jusqu'à la raison de son déplacement, ne s'attardant pas volontairement sur le reste des personnes présentes. Elles ne l'intéressaient tout simplement pas. Même le gamin Pontifex, qui ne méritait et n'aurait jamais son respect. S'il lui obéissait, c'était uniquement pour l'accord qu'il avait trouvé avec la divinité guerrière. Ce gosse était là pour retransmettre les ordres de leur seigneur et maître, sans cela il ne servait à rien. Il s'arrêta finalement à quelques mètres de la divinité, se mettant immédiatement un genou à terre, tête inclinée vers le bas, poing droit heurtant le sol avec puissance. Il déclara alors de sa voix rocailleuse et agressive qui le caractérisait tant...

Borya, du Tigre. Fier et heureux de vous voir, mon Seigneur !



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le ConteuravatarArmure :
Inconnue
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Dim 20 Mar - 2:32
Alors que Borya interpellait le Cardinal de la Guerre, un douleur semblait le prendre subitement dans le ventre. Brutalement, des bras quittèrent les murs et des gueules armées de crocs s'ouvraient dans le mur de chair en signe de vengeance. Des centaines d'âmes enfermées ici depuis des siècles, déjà excitées par la présence de son Maître, étaient attirées par la partie d'elle même se trouvant dans l'estomac de cette bête aux allures humaines.

MJ a écrit:
Borya gagne le défaut Erosion pour un Mois HRP !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
OropheravatarArmure :
Cailloux

Statistiques
HP:
82/220  (82/220)
CP:
150/240  (150/240)
CC:
223/305  (223/305)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Dim 20 Mar - 12:14
Au loin, une forme se mouvait dans les couloirs du Dédale de Chair. Cette présence était assurément nouvelle en ces lieux, pourtant elle semblait reconnaître chacun des couloirs ici présents comme un vieux souvenir, un souvenir d'une guerre à laquelle ce Cardinal n'avait que très peu appartenu à découvert. Quelques soldats l'avaient croisé en chemin, non sans froncés les sourcils au passage de l'inconnu.

Il fallait dire qu'il en dérangeait certain. Un peu. Comme ces trois autres compères, son maux à lui n'était que très peu appréciable. Ainsi, l'éclat de la Famine brillait de nouveau bien qu'elle eut été vaincu il y a peu. Là où cette Jehane avait perdu la vie pour de bon, si tant est que l'on ne considérasse pas son rôle de Tribut comme était une mort en elle-même. Tombée Kiev, lui semblait-il. C'était en tout cas ce que ce petit Pontifex, Xanthe, lui eut dit. Un sacré phénomène ce petit con.

Pourtant ce qui l'amenait à ce repère aux cosmos rassemblés ne fut pas l'envie de découvrir ses camarades, le désir de se divertir. Cela faisait depuis longtemps qu'il en avait perdu le goût après tout, la faute à ses Chevaliers sur lesquels il prendrait un jour ou l'autre sa revanche froide, sèche. Non, Arès était de retour. Il était là, la certitude prenait vie en son cœur. Et cela lui avait bien suffit pour se lever de son siège et aligner quelques pas en direction de l'Hypothalamus.

Malgré l'élan de violence qui battait dans ses tempes, Oropher repensait à toutes ces nécessités. Arès, présent en ces lieux, ne signifiait qu'une chose: la reprise de la guerre. Pas de fausse guerre, pas de guerre sous forme de tensions. Non rien de tout cela. Une vraie guerre, celle qui prenait déjà une part intégrale dans les yeux de cet homme dont la froideur égalait presque sa réflexion, quoiqu'elle l'emportait tout de même sur cette dernière qualité à cet instant. Plus il s'approchait du lieu, plus l'excitation le mordait. Déjà, un garde avait finit par se retrouver coller au mur alors que son supérieur hiérarchique dégageait le chemin.

C'est à ce moment-là qu'il eut entendu le dieu de la Guerre. Ou tout du moins, sa réincarnation. Cela eut le mérite de faire naître l'ombre d'un sourire sur le visage du Cardinal. Mais peut-être n'était-il pas assez fou pour montrer que son Dieu l'amusait. Après tout, il n'était pas encore en face de lui, et il devait bien accorder un peu de respect au chef de camp. Pas autant qu'à lui-même, cela eut été une bêtise d'y penser, mais un chouia de respect tout de même.

Passant le pas de la porte, il découvrit alors la scène tant attendue. Sa cape cessait de flotter par orgueil, Arès suffisait bien pour calmer quelques ardeurs...Ou non d'ailleurs. Sa main jouait sur le manche de son épée, comme un garde qui protégeait fièrement une personnalité certaine, il s'était avancé parmi les autres Berserkers, trois hommes, et une femme. Ses yeux les dardaient légèrement, il ne lui semblait pas les avoir déjà rencontré, mais là était en même temps tout l'intérêt de se présenter au Seigneur Arès. Les temps étaient déjà assez compliqués pour eux, et sa dernière mission de recrutement avait pris une tournure intéressante pour la Chauve-Souris. Beaucoup moins pour lui-même. Perdre son temps l'avait pris de court, surtout en présence d'une aussi jolie demoiselle. Et d'un homme qui mangeait les murs du Dédale de Chair. La punition en eut été immédiate, par ces bras qui quittaient le mur en quête de vengeance. Oropher savait que sa journée promettait déjà bien des sautes d'humeur.

S'approchant de la divinité, sa tête fit une révérence, de celle qui fut légère mais profondément respectueux pour un être tel que le Celte. C'était déjà beaucoup lui demander, à l'être aux apparences mesurés qui n'en était pas un.

"Oropher, Cardinal de la Famine Monseigneur Arès. C'est un honneur de nous voir parmi nous."


La présentation était faite.



by Versace Xanthe~~


Spoiler:
 


Dernière édition par Oropher le Sam 26 Mar - 0:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t750-oropher-cardinal-de-la
ArèsavatarArmure :
...
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Lun 21 Mar - 14:14
L'air sentait bon. Cette odeur de sang et de chair brûlée qui lui manquait depuis des années. Son réveil comme moine l'avait surpris mais il avait senti cette cruauté dans le coeur de son hôte et on disait que le miel attirait l'abeille. Pensif, ouais, ca arrivait. Le Dieu de la Guerre regardait arriver chacun de ses chers Berserkers. Soudain, il vit la citadelle se mettre en émoi contre l'un d'entre eux et, éclatant d'une rire rugueux, ses yeux se mouillèrent de cette joie imprévue. Putain. Alors lui, il avait la palme de la connerie et Zeus savait que le Dieu de la Guerre n'était pas l'intellectuel de service. Quelques instants plus tard, il reprit peu à peu son calme et dévisageait son Pontifex.

Tournant la tête sur chacun de ses soldats, il répondit d'un signe de la tête à chaque arrivée pour les saluer. Toutefois, son attention était plus concentrée sur Xanthe. Depuis combien de temps il était là ce jeunot ? Tous les espoirs qu'il avait misé sur lui n'avaient pas porté réellement de fruits, c'était même assez vide niveau résultat. D'un mouvement rapide, il était devant lui et tout le poids de son cosmos s'imposait à son Pontifex qui ployait l'échine devant lui. Si le rire de la Divinité avait pu dérider l'assistance, celle qui venait d'arriver était agressive et perverse.

- T'es en poste depuis combien de temps ? Cinq ans je crois ? Et t'as foutu quoi ? A part glander et faire le joli coeur...

Le tonc était sec. C'était le moins que l'on puisse dire. Xanthe se relevait alors sans un mot, il n'était plus rien à ses yeux mais il avait redonné à la citadelle des nouvelles têtes et cela était la seule raison de sa survie.

- Tu as redonné de la force à la citadelle et des troupes. Mais pourquoi ? Fixant les autres guerriers. Tu as ici des troupes prêtres à en découdre et tu attendais qu'Athéna vienne t'offrir un billet d'entrée dans son domaine ? Bref, pour la première raison, tu vivras... Dégages !

Arès n'était pas connu pour être enclin à la compassion ou encore à l'empathie, c'était des choses totalement étrangères pour lui. Cependant, il savait reconnaître quelques mérites et Xanthe avait reconstruit en partie son armée, c'était la faveur qu'il lui donnait de revenir un jour avec plus de forces dans les tripes. Merde, vais devoir en choisir un autre. Levant la tête et laissant l'ancien Pontifex se barrer la queue entre les jambes, ses pupilles écarlates fixaient chaque membre de l'assemblée et son regard s'arrêta sur le regard froid et sans empathie du Cardinal de la Pestilence.

- Toi. T'as un regard que j'aime bien. Tu prends sa place et tu commanderas en mon nom, compris ?

De l'empa... quoi ? Non mais on vous avait déjà dit qu'il y pigeait que dalle ! Puis, comme si les rudes décisions politiques étaient terminées, il se tournait vers les autres. Chacun avait quelque chose qui lui plaisait bien, seule raison pour laquelle Xanthe était encore en vie. Quoi ? Ca se répète ? Bah ouais, ses pensées sont assez simples donc ca se répète souvent !

- Bon... Ceci étant dit, le Seigneur Thanatos m'a informé que ma chère soeur avait forgé les armures d'or actuelles avec le sang de dieux mais on ne sait pas encore lesquelles ! Donc... Je veux des réponses ! De deux, je veux savoir ce que font ces braves vikings au nord ! Sur ce, je me casse, Thivan, tu prends la suite des opérations ! Tournant la tête vers Li Mei. Toi, dans deux heures dans mes appartements !

Soudain, le Dieu devint blême. Fermant les yeux, il sentit une explosion dans la tapisserie du monde. Son second oncle venait de reprendre du service et cela n'était pas prévu du tout ! Thanatos lui avait dit qu'il avait scellé l'âme de Poséidon mais il avait perdu l'urne au cours du siècle. Il n'avait pas répondu au pourquoi de cette perte. Manifestement, c'était plus le cas. Ses paupières se relevèrent alors qu'il prenait la parole !

- Dernier point, je veux que l'on teste les Marinas. Je veux savoir ce que l'on doit penser d'eux !

Baillant, le Dieu allait vers le coeur de la citadelle pour glander un peu. Une bonne douche de sang ne ferait pas de mal ... Faisant un pas, il s'arrêta afin de se retourner ! Il est ou ? Arès cherchait du regard le messager du futur et personne ! Il se concentrait sur Xanthe pour lire ses pensées et levant les yeux, il sentit qu'il était chez ... Athéna.

- Ah ouais... Thivan, avant que je me barre, je veux la tête de ce cher Arbhaal ! Mort de préférence ! Celui qui me la ramène aura une bénédiction de ma part !

Rageur, le dieu se barrait enfin...

MJ a écrit:
Thivan est promu au rang de Pontifex

Arbhaal perds sa cuirasse et devient Félon. Tête mise à prix. Arbhaal gagne Erosion jusqu'à nouvel ordre.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AethewolfavatarArmure :
Aucune

Statistiques
HP:
160/160  (160/160)
CP:
0/180  (0/180)
CC:
0/244  (0/244)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Jeu 24 Mar - 18:40
Chamboulement~


La puissance, la haine, l’envie de sang et la mort… Tout s’amplifiait en elle alors que le maître était là. Ses instincts les plus primaires étaient mis à rudes épreuves mais étrangement, elle aimait cela. Elle avait besoin de cela ! Un besoin urgent qu’on la ramène à la réalité. Sa réalité. Elle n’était pas une femme faible. Elle était une panthère. Qui avait fichtrement envie de se repaitre de la mort de quelques créatures pour oublier son dérapage. Elle ne serait plus faible. Zvezdan lui avait dit ce qu’il avait à dire et suivrait une route presque similaire. Mais pour le bien se son petit, se sa famille, de son maître, elle se montrerait forte. Elle se lécha les lèvres, sans vraiment s’en rendre compte, les yeux de la panthère, luisant doucement d’impatience. Le maître était là, les berserkes étaient à fleurs de peaux… Elle tourna la tête vers Zvezdan quand il prit la parole, se retenant de l’houspiller car il était debout, elle s’approcha de lui, silencieusement, au cas où… Non pas qu’elle le pensait faible, mais vu son état actuel, elle ne le laisserait pas s’effondrer devant Arès. Lui qui prônait la force, s’il voyait ce cardinal, qu’il venait d’insulter, perdre connaissance ou autre, il risquait de l’achever. Hors de question.

C’est alors qu’elle les sentis arrivés. Lâchant un « Et Merde » plus où moins discret, elle ne pus que constater, impuissante, à l’arrivé de Thivan. Elle savait qu’il n’en aurait rien à faire de sa grossesse mais ce n’est pas pour autant qu’elle se sentait prête à lui avouer… Lui, père. Elle vit aussi Xanthe. Li esquissa un sourire en le voyant. Elle l’aimait beaucoup. Pas que parce qu’il était le Pontifex, mais aussi parce que c’était encore un enfant et qu’il avait une bouille à faire fondre… Mais le moment n’était pas à la douceur. Non. La guerre et l’envie de sang faisait vibrer tout un chacun ici. Sans vraiment le vouloir, elle frôla le bras de Zvezdan, demande silencieuse pour savoir s’il allait bien, ignorant délibérément la Pestilence et tout le reste. Voulant oublier tout le reste. Elle se sentait un peu seule en cet instant, elle aurait aimé voir Ludmila… Sa Ludmila. Une esquisse de sourire étira les traits de la berserk quand elle imagina la tête de la hyène quand elle serait au courant pour sa grossesse. Accepterait-elle de faire partie de la famille ? Elle était une personne importante pour la panthère après tout…

Ses pensées furent interrompues par… Ce goinfre de tigre. Qui débarquait en mastiquant un… Bout du dédale ? Il se faufila vers le second vandale alors que Li restait interdit de le voir ainsi manger leur demeure. Finalement, ce fut sa phrase qui mit fin à son étonnement, la transportant dans un fou rire monstrueux, qu’elle étouffa du mieux qu’elle put en plaquant ses deux mains sur la bouche, les yeux luisant de larmes tant elle riant. Tout comme l’envie de meurtre, cela la soulageait, énormément. Pouvait-t-on être vraiment aussi idiot ?! Par l’enfer, ce tigre aurait sa peau sans combattre ! Li constata que le seigneur des lieux avait la même réaction qu’elle en voyant la connerie du Tigre. La pauvre jeune femme mit un moment incroyablement long à réussir à ce calmer, hoquetant aussi silencieusement que possible alors que le Tigre mis genoux à terre devant le seigneur de la guerre. D’ailleurs, maintenant qu’elle pouvait le regarder, Arès était bien loin d’être moche… elle comprenait soudain le choix d’Aphrodite de le choisir lui… C’est alors qu’elle remarqua ce que son rire l’avait empêché de voir : les murs du dédale prenant vie. Des bras et des gueules pleins de crocs tentaient d’attraper Borya. Relançant le fou rire de la panthère, qui du se retenir au lit pour ne pas tomber, riant un bon coup, sans se cacher cette fois. Elle n’avait pas honte de ce moquer de lui, il l’avait mérité pour le coup.

Du coin de l’œil, elle vit un mouvement près de la porte, ce qui lui suffit à ce calmer cette fois. Si elle ne regardait plus Borya, sinon elle repartirait. Ceci allait sûrement le suivre un long moment. Elle se rirait souvent de lui… Rien que d’y penser, elle sentit un nouveau fou rire monter en elle, qu’elle arrêta comme elle pu en se concentrant sur le nouveau venu. Un qu’elle n’avait jamais vu. Il était plutôt plaisant à regarder et ses long cheveux donnaient envie de les coiffer. Pensées dès plus étranges pour elle d’ailleurs… Elle le regarda s’incliner, du moins la tête, vers le maître des lieux en ce présentant. Ainsi, il était la Famine. Successeur de la garce. Li espérait qu’il vaudrait mieux qu’elle. Qu’il serait mieux que son cardinal. Rattachée a l’armée de la mort mais avoir un chef absent… Tss.

Mais tout changea d’un coup. Arès se retrouva en clignement de paupière face au Pontifex qui se replia sur lui-même. Ce fut la première fois que Li vit Xanthe ainsi. Et les paroles du seigneur ne firent pas arranger les choses. L’air s’alourdit brutalement et l’envie de sang de Li augmenta d’un coup. Elle se mit même a feuler doucement, son cosmos s’éveillant doucement. Si il était resté endormit depuis sa présentation, une lueur violette, agressive et à la fois douce l’entoura. Faiblement car elle ne montrerait jamais toute sa puissance aussi facilement, son animal prit lentement forme autour d’elle alors qu’elle se léchait les lèvres. Puis la sentence tomba. Si elle fut surprise, elle le cacha bien. Au moins, il vivrait… Li regarda le départ de ce gamin qu’elle avait prit plaisir à dépuceler, un petit pincement au cœur. La tension retomba et son cosmos retourna au sommeil. Son monde venait de prendre une nouvelle dimension.

Li hésita à retourner dans l’ombre, ce faire oublier mais… Un regard sur Zvez et la pâleur de ses traits l’en dissuada. Elle ne pouvait pas l’abandonner. Pas comme ça. La belle brune ce résigna à rester, prête à aider celui qui l’avait lui-même aidée. Arès choisi Thivan comme nouveau Pontifex, faisant pâlir Li. Elle n’avait plus rien à envier au teins du Cardial blessé. Merde. Elle était enceinte du nouveau Pontifex… Elle déglutit difficilement, retenant la panique qui s’insinuait dans ses veines. Elle ne péterait pas les plombs une seconde fois. Elle ne devait pas. Le seigneur se tourna enfin vers eux, donnant ses ordres. Li était prête à allez comba… Elle resta muette quelques seconde. Même Arès. Tous ne la prenaient que pour la putain qu’elle n’avait cessée d’être. Soit. Après un regard désolée, se vidant d’un coup de tout y compris de l’espoir d’être vu comme une guerrière, a Zvezdan, Li ne pus que mettre genoux a terre a nouveau.

-Avec plaisir Maître.

S es mots qui autrefois débordaient d’envie et de luxure était vide. Pour la première fois, la panthère ne cachait pas qu’elle n’avait aucune envie de se faire monter dessus comme une chiennasse en chaleur. Mais seuls ceux connaissant la Li de ses trois dernières années pouvaient le voir. Et parmi ceux-ci, seuls ceux y prêtant attention le comprendraient. En se remettant debout, qu’elle ne fut pas sa surprise de constater qu’un dieu pouvait blêmir ! Néanmoins, elle retourna prendre place à l’arrière, tentant de se faire oublier à nouveau, caressant distraitement son ventre entre plat. Le dieu parla des marinas, Li grimaça. Trop d’eau là-bas. Puis il parla d‘Arbhaal. La panthère se réveilla à nouveau en feulant de haine tandis que l’on parlait de ce traître. Mais elle aurait du s’y attendre. Il avait déjà trahis un dieu. Son propre cardinal était un couard. Un enfoiré. Un… Elle secoua la tête pour ne pas s’énerver encore plus alors que le dieu disparaissait. De même que cette rage qui la rongeait. Elle prit le temps de respirer et se tourna vers Thivan, inclinant légèrement la tête.

-Gloire au nouveau Pontifex. Puisse mes crocs te servir.

Se tournant vers Zvez, elle sourit, amusée puis lui prit le bras et le força un peu à se rasseoir, rester debout allait rouvrir ses blessures, sans compter que sa cuirasse appuyait dessus. Elle sourit un peu, de façon a ce que seul lui puisse la voir et lui déposa un baiser chaste sur la joue, inquiète. Elle avait besoin de s’assurer qu’il allait bien…

-Retire ta cuirasse, je vais inspecter que ça ne c’est pas rouvert… S’il te plait…




1 de Zvezdan ~ 1 de Borya ~ 1 ಠ_ಠ de Thivan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ZvezdanavatarArmure :
Cuirasse De La Guerre

Statistiques
HP:
240/240  (240/240)
CP:
270/270  (270/270)
CC:
326/326  (326/326)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Ven 25 Mar - 4:32
Tout s'est vite enchaîné. Vite, trop vite. La venue du Pontifex. De la Pestilence, de la Famine. Puis de Borya. Au départ impassible, mes yeux toujours plantés dans ceux d'Arès, une lueur presque sauvage dans le regard, je perds de cet enthousiasme guerrier lorsque je crois reconnaître la chose entre les mains de Borya dans la périphérie de ma vision. Sans vraiment faire attention à Li à mes côtés tant ce détail accapare mon attention, je le regarde arriver, d'abord du coin de l’œil, pour vite me détourner vers ce qu'il porte à ses crocs.

… Espèce de stupide masse de muscles sans cervelle.

Lorsque je me rends compte, multitude de sentiments qui se suivent. Crainte, appréhension, lassitude , désespoir, hilarité. Craindre pour lui, appréhender ce que va lui valoir sa bêtise, être las devant si peu de jugeote, puis après coup désespéré. Puis finalement commencer à voir poindre un début de sourire à mes lèvres, hilarité retenue en un ultime réflexe. D'autres ne s'étaient pas donnés cette peine. La Citadelle, elle-même, ne s'est pas retenue. En une réponse sans mots, elle a crié au visage du Tigre toute sa rage suite à ce geste inconsidéré. Les bouches et bras griffus naquirent des murs pour aller déchiqueter le malheureux. Se confrontent alors un sentiment de détresse face à la vue de ce frère d'arme ainsi assailli, puis un autre de dépit. Tu l'as bien cherché, mon con.

Toi pas, apparemment.

Je glisse ça mentalement, en réponse à la précédente question du Vandale. Abruti fini, va. Tu ne cessera donc jamais de me mettre face à ce dilemme de savoir si je dois rire ou pleurer de toi, n'est-ce pas ? Finalement, un sourire résigné, suivi d'un soupir. Qui sait, peut-être qu'un jour, tu apprendras. Je suis trop optimiste, non ? Heh.

Mais j'ai plus important à voir. Il semblerait que ma chambre se soit faite d'un coup tribunal de fortune, avec pour cible de l'ire divine le Pontifex lui-même. Pour chef d'accusation : L'inaction. De trop longues années à trop peu faire. Le reproche d'un travail à moitié fait, d'un bataillon formé mais laissé à l'abandon. Les troupes sont là, prêtes, volontaires, mais immobiles. Quoi de mieux pour s'attirer les foudres du Dieu de la Guerre et de la Destruction ? A la vue de ce spectacle, un peu d'empathie adressée à l'égard du jeune Pontifex, mais aussi une part de moi qui rejoint Arès. Plus encore avec cette envie de combat qui s'est imposée à moi depuis son entrée en scène. J'aime à esquiver la voie des armes quand je le peux, mais lorsqu'elle se présente comme ultime recours, comme nécessité ou bien meilleur parti, je m'y jette sans hésiter. Peut-être lentement, peut-être faussement plaintif, mais sans hésiter. Et face au Sanctuaire... Non. Il n'y aura pas de lenteur, pas plus qu'il n'y aura de plainte. Il n'y aura qu'une course décidée vers l'ennemi, une volonté de le réduire à néant, plus forte que tout ce qui me laisse calme et réfléchit en normal. Ne restera alors que Fureur, Haine et Férocité. Tous trois tournés vers les armures d'or, crocs sortis.

A y penser, mes pulsions qui frappent plus fort encore. Une grimace sur le visage, pas de la douleur – même si de l'extérieur, ça peut s'y confondre. Non... Plutôt de l'effort. De la peine à rester sur place. Le seul frein au carnage en est paradoxalement la source : Arès. Arès et les instructions qui suivent.

A sa première, mon regard qui passe vers Thivan. Mon sourire désolé de plus tôt prend alors une teinte amusée. Alors, Pestilence, maintenant qu'il va falloir mener les hommes plutôt que les faire tomber un à un, comment vas-tu t'y prendre, hm ? Curieux. Une franche et innocente curiosité sur cette question. Et – fait si surprenant que je le note moi-même -, pas d'appréhension. Malgré ça, je me tourne un instant vers Li, comme pour guetter sa réaction. Presque livide, qu'elle était. Ca me sort un peu de mes noires pensées un instant, et comme reflet de cela, ma pupille qui perd de cet éclat sauvage. Un rapide échange de regard, comme pour lui intimer de tenir bon. Ce n'était pas le moment. Tout cela aura une suite, mais plus tard. Autre part.

Là maintenant, ce sont les dires du Dieu de la Guerre qui importent. Des... Des armures forgées avec le sang des Dieux ? En voilà une étonnante nouvelle. Qu'est-ce que ces vieilles merdes dorées ont encore été chercher... Inquiet de cette nouvelle, je garde l'information en tête. Et les Ases, hein ? Oui. J'étais déjà parti les surveiller de loin auparavant, mais timidement, sans trop m'y risquer puisqu'à l'époque, le risque n'était pas tant justifié. Désormais, la guerre était à nos portes, il allait donc en être autrement.

Finalement, un poing qui se serre. Évidement. Il fallait bien que ça arrive. La Citadelle entière y avait eu droit, aussi est-ce presque... Justifié qu'Arès goûte aussi à l'expertise de la Panthère. Et pourtant, ce n'était vraiment pas le moment. Au regard de Li, je réponds d'un mince sourire un peu mélancolique, comme pour lui donner un peu de courage. Une mince part de moi aurait bien aimée intervenir, mais dans mon intérêt comme dans celui de l'intéressée, il était préférable de ne rien en faire.

Puis en dernier, les Marinas. Puis Arbhaal. Sur les premiers, je n'ai que peu à dire. Oui, autant aussi se mettre au courant de leurs actions, je n'ai cependant nulle affinité ou information pour en rajouter. Quant à Arbhaal... Que dire. Quelle entrée en matière ! Commencer par se mettre le Pontifex à dos, puis enchaîner en se voyant marqué d'une cible sur le front par le Dieu de la Guerre en personne. Je n'ai pas eu l'occasion de rencontre l'individu, mais déjà, il éveille un certain intérêt à mes yeux. Qu'as-tu donc si ce n'est cet Ego qui semble tiens pour motiver tes actions ? Peut-être le futur nous le dira.

En attendant cela, le Dieu s'était retiré, pour laisser cette brochette de Berserkers là. Un regard vers les servantes encore présentes, fixe quelques secondes pour capter le leur. Chose faite, j'indique le corps de Borya d'un coup de menton.

Occupez-vous de cet imbécile. Heh, t'es encore vivant au moins ?

Je le tâte du bout du pied comme pour m'en assurer, l'air goguenard, ton moqueur. Au moins l'adrénaline m'avait-elle sortie de ma torpeur. Les blessures se refermaient vite, très vite. Quelques semaines maintenant que j'étais là, c'est finalement plus la fatigue et l'incessante remise en question qui justifiaient mon alitement. C'en est fini. S'il n'est pas la plus subtile ni la plus avisée des divinités, Arès avait en tout cas le mérite de savoir s'y prendre pour taper assez fort dans la fourmilière qu'elle se réveille un peu. Lorsque Li tente de me rasseoir, je l'arrête d'un simple geste de la main.

Laisse, je vais bien. Si tu dois te soucier de quelqu'un ici, soucie-toi plutôt de Borya. Allez allez, magne-toi, c'est lui qui s'est fait bouffer la tronche ici !

Je la pousse doucement vers lui du coude, les traits taquins. De suite après, je me retourne vers les deux autres protagonistes. Je leur tourne le dos quelques secondes, juste le temps de chercher ma paire de sandales.

Aaaaaah... J'imagine qu'il eu été préférable de se rencontrer en d'autres circonstances, maiiiiiiiis... Une seconde, je me tourne vers là où s'est engouffré Arès pour quitter la salle... Mais voilà. Un soufflement de nez lorsque je repense à l'entrée du maître des lieux. J'aurais sûrement pu apprécier le geste à sa juste valeur s'il avait été question des quartiers d'un autre. Malgré ça, un léger rire, et avec lui, la trouvaille desdites sandales de plus tôt. Les enfiler, puis me retourner vers celui qui s'est présenté comme Oropher. Zvezdan, Cardinal de la Guerre... Puis grand blessé, oreille compatissante et réceptionniste de la Citadelle à ses heures perdues, il semblerait.

Un gloussement enjoué, une parodie de révérence, et le retour vers Thivan. Rester silencieux un moment, sans pouvoir m'empêcher de penser au... « souci qui le lie à la Panthère. Humf. Plus tard.

Eh bien, Pontifex, il me semblerait judicieux que tu donnes tes premiers ordres, aux vues de la réaction d'Arès face à l'inaction. Quels sont-ils ?

Sous mes dehors nouvellement décontractés, je garde à l'esprit tout le sérieux de la situation. De ce qui va suivre, des enjeux et conséquences. Ainsi il allait falloir semer les quatre maux jusqu'à arriver au Sanctuaire ? Et bien soit. A cette pensée, mes lèvres se plient en un rictus prédateur. Si le sang doit couler, autant que ce soit le leur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t322-zvezdan-de-la-guerre
Thivanavatar

Statistiques
HP:
200/200  (200/200)
CP:
260/260  (260/260)
CC:
235/235  (235/235)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Mer 30 Mar - 2:53
Ses pupilles froides détaillent la scène avec une neutralité glaçante. Pas un rire, pas la moindre réaction qui pourrait faire vibrer le visage de la Pestilence, à la différence des autres qui déploient leur amusement à pleine gorge. Peut être au mieux un haussement de sourcil devant la scène particulièrement ridicule, Borya attrapé comme une proie par les murs mécontents du Dédale. Pour Thivan, c’est là un simple signe de stupidité, mais il n’apporte pas plus de jugement sur ce qui vient de se passer et l’acte imprudent du Berserker du Tigre. Bien vite, il détourne le regard, comme passablement désintéressé pour se tourner un instant vers Xanthe puis finalement replonger son regard sur le Maitre des Lieux dont le rire sonne encore avec toute sa puissance. Mais il ne faut qu’un instant pour que celui-ci s’efface et que les choses s’enclenchent, comme les rouages bien graissés d’une machine calibrée. Bien que restant à ses côtés, Thivan ne flanche pas l’espace d’une seule seconde alors que Xanthe, acculé par Arès fait fasse aux remontrances qui manquent de lui couter la vie. Les bons services exécutés au cours des années épargnent celle-ci, pas certainement pas son rôle. La Pestilence pourrait s’en trouver triste, touché de voir son Pontifex partir, celui à qui il avait donné sa loyauté par égare pour sa force. Mais cette manière d’être jeté, renvoyé, il ne faut pas plus d’une seconde pour la fidélité de Thivan se morcèle pour se tourner vers Arès. Il est le seul qui détient la puissance, il est le seul capable d’apporter le chao qui représente le seul vrai intérêt du Cardinal dans cette vie sans saveur. Néanmoins, il ne s’attend pas un instant à la décision prise par la suite. Lui, le nouveau Pontifex ? Etait-ce réellement là une idée judicieuse, on pouvait en douter. Si Thivan n’avait pas à souffrir d’un manque d’autorité sur ses troupes aux vues de son aura maladive et imposante, il n’était pas certain d’être le meneur attentif et avisé que l’on attendait de lui. Oh il n’était pas idiot, loin de là. Et si la stratégie n’était pas de prime abord sa spécialité, il n’était pas complètement con pour foncer dans les pires pièges visibles pour un débutant. Mais il était l’ombre, il était le silencieux, le faucheur de vie par les maux du monde, non pas le Seigneur sanglant aux crocs destructeurs qui gouverne et dirige… Curieusement pourtant, l’idée ne lui déplait pas, ne l’effraie ni ne l’interroge. Ce sont les ordres de son dieu, et ainsi soit-il.

« Parfaitement clair, oui. »

Sa voix tranche comme une lame glacée, son regard azuré, s’il affiche un fragment de respect se détache à peine des pupilles rougeoyantes de son dieu. Mais quelque chose dans la posture de Thivan semble se modifier. Une assurance peut être, un maintien certain sans doute. Il ne semble plus s’effacer, comme ramener par l’aura grandissante qui, bien que toujours maladive, brûle d’un feu gelé. Il écoute chaque mot, chaque parole, semble pourtant si détaché, comme à son habitude, mais une légère lueur embrase ses iris, dénotant un regain d’intérêt pour la scène qui se déroulait sous ses yeux. Résumé rapide : les armures, les Ases, les Marinas. Et Arbhaal.

« Il en sera fait comme vous le souhaitez. »

Et comme il prévoyait de l’organiser. Bien heureusement, cela ne changeait guère trop les plans de l’ancien Pontifex. Et ayant été son bras droit, Thivan savait ce que Xanthe avait plus ou moins prévu en terme de visite pour les autres camps. Sans plus un regard pour le dieu qui s’éloignait déjà dans les profondeur de la Citadelle, il sembla que le regard de l’ancien Cardinal se voila pour réfléchir posément malgré le tumulte qui semblait se réveiller au départ du Maitre des Lieux. Malgré son apparente absence, ce qui ne surprendrait personne, l’esprit du nouveau Pontifex observa chaque mouvement qui se passait autour de lui, notant la présence du nouveau Cardinal de la Famine dont Xanthe lui avait parlé, mais aussi le léger salut et le semblant de serment que prononça la Panthère. Ce furent cependant les paroles de Zvezdan dont la paleur était remarquable qui fit relever le regard de Thivan.

« Simplement obéir aux demandes d’Arès pour l’instant. Elles correspondent aux projets que nous avions avec l’ancien Pontifex de toute façon. Mais puisque tu sembles pressé, j’ai une mission à te confier. Tu connais désormais plutôt bien les territoires du Nord. Tu iras voir les Ases. Le plus tôt sera le mieux. Tu peux prendre Li Mei avec toi si tu le souhaites, elle semble faire grand cas de ta santé. » Cela semblait presque sonner comme une moquerie, une insulte ou de l’ironie. Mais dans la bouche de Thivan, où tous les sons sortaient avec une passivité maladive, ce n’était que la pure description de l’évidence, ce que ses yeux avaient pu capter au regard de ce que la Panthère avait acté à peine quelques minutes auparavant. « Pour les Marinas, je pense m’y rendre moi même, ou peut être accompagné d’Oropher. » Il tourna légèrement son regard dans sa direction. « Mais cela attendra ton retour Zvezdan, la Citadelle s’est vidée, et au vue de la Guerre entamée officiellement avec Athéna, envoyer tous les Cardinaux à l’extérieur serait nous rendre vulnérable. Quant-aux armures des Saints… la recherche n’est pas notre fort, néanmoins, je pense que nous pourront chercher quelques informations en ton absence et en confirmer une fois auprès des Marinas. Ils en savent peut être plus. Glisse en quelques mots aux Ases, fait en sorte qu’ils puissent devenir nos alliés. Et à défaut s’ils refusent, assure toi au moins qu’ils n’interviendront pas contre nous. »

Jamais Thivan n’avait prit la parole aussi longuement. Même lui sembla presque surpris de parler ainsi, cela ne lui ressemblait guère. Mais ses paroles restaient toujours du même acabit, clairs et concises, ne s’attardant pas en te futiles palabres. Ses ordres étaient donnés. Ses yeux rivés sur les deux Cardinaux, sans s’occuper plus des deux Berserkers, il capta une dernière fois leur regard avant d’amorcer un premier pas pour quitter les lieux. Pourtant, son regard se tourna une dernière fois vers ses hommes.

« Oropher, on se verra bientôt pour discuter de certaines choses. Oh et… le cas d’Arbhaal vaut pour chacun d’entre nous. » Termina-t-il en posant le regard sur chacun des protagonistes de cette scène.

La chasse était ouverte, telle était la signification de ces mots. En solitaire ou à plusieurs, Thivan s’en moquait éperdument, seul le résultat comptait. Si la trahison pour lui n’avait pas un goût aussi amer que pour d’autre, les ordres étaient les ordres et puisque l’être à qui il avait donné sa loyauté avait ordonné une telle chose, alors il obéirait. Cet Arbhaal n’avait après tout aucun lien avec la Citadelle, il n’était que… l’Oméga de cette meute.

L’espace d’une seconde, avant qu’il ne parte définitivement, le regard du nouveau Pontifex se glissa lentement en direction de la Panthère qui semblait avoir décidé de ne faire qu’un avec les ombres. Un instant, les yeux bleus se plissèrent sur la jeune femme, semblant comme regarder au travers d’elle, sans comprendre pleinement ce qui captait tant son attention la concernant. Quelque chose était différent, mais il n’aurait pas su dire quoi. Après plusieurs secondes, il finit enfin par lâcher la Berserker du regard puis se détourna enfin définitivement pour partir, s’enfonçant à son tour dans les méandres du Dédale de Chair, telle une ombre. Une ombre qui était désormais le chef des armées. Si étrange, mais ça ne semblait pas si mal.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t226-thivan-de-la-pestilenc
OropheravatarArmure :
Cailloux

Statistiques
HP:
82/220  (82/220)
CP:
150/240  (150/240)
CC:
223/305  (223/305)
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   Jeu 31 Mar - 11:43
Le jugement d'Arès avait été donné. Le petit Pontifex venait d'être déchu de son poste, bien vite remplacé par le Cardinal de la Pestilence. En une décision brève mais simple. Il était vrai que son seul mouvement avait été de ramener une Berzerker parmi eux depuis Francia. Athéna...Eux, les armures, les Marinas...Le Citadelle devait en découdre et au plus vite et cela semblait une priorité du Dieu de la Guerre. Rien de bien nouveau en somme, pourtant il leur fallait bouger.

Ainsi Arès était venu aussi vite qu'il était reparti. Xanthe également, ce petit homme qu'il avait vu afin de renouveler son sermont. Oropher avait encore beaucoup de choses à faire ici pour être utile. Il le savait.

Son regard avait fureté en direction du Berzerker du Tigre, qui devait pour l'heure sentir bien des malaises à arracher la chair tendre et molle du Dédale de Chair. Il avait de l'imagination cet homme. Une imagination qui lui avait coûté. Heureusement que le Cardinal de la Guerre se montrait plus compatissant quant à ces intentions vis-à-vis de cette masse de muscles, à l'intelligence à court terme. Il s'était ensuite tourné vers Oropher, visiblement plus d'humeur que ses autres compagnons à se présenter en ces lieux. Ce n'était pas une heure qui venait de passer à ses yeux, mais plutôt quelques années de plus. Il rendit cela par simple politesse. Et puis, il s'agissait de paroles énoncées avec clarté parmi ce nuages d'informations, et s'il pouvait faire quelques nuances, ce "cas Arbhaal" demeurait très restreint pour lui-même. L'homme était néanmoins relativement pâle, ce qui ne passa guère inaperçu aux yeux bleus d'Oropher. Le blond s'était légèrement tourné en direction du Vandale, prêt à l'écouter et à lui répondre. Des circonstances? Quelque chose lui disait que les événements à venir bougeraient bien plus que d'habitude. Mais si certains Berzerkers amplifiaient les bourrasques du destin...

"On reparlera souvent des circonstances, elles sont rarement bonnes si ce n'est par chance, Zvezdan. Bon courage pour l'oreille compatissante, ce Berzerker-ci en aura fort besoin."


D'un simple coup de tête, il désigna de loin le grand rouquin, quelque peu ironique à ce sujet. Ce n'était pas simple de faire sourire le Cardinal de la Famine, mais il était parvenu à en esquisser un suite à la bêtise du Tigre. Ce à quoi Thivan avait pris le temps de répondre afin de leur attribuer leurs rôles dans les temps à venir. On lui avait proposé de l'accompagner voir les Marinas, ce qui n'était pas plus mal. Cela lui donnerait plus de distances vis-à-vis des nouvelles recrues même si la guerre contre Athéna venait de reprendre. Les Ases demeurèrent néanmoins leur première destination.

"Oui nous devons agir en conséquence, Pontifex. Je ne m'opposerai pas pour vous accompagner si tel est le cas, ce serait plus judicieux maintenant que vous êtes devenu Pontifex. Mes hommages..."

Leurs missions avaient été ainsi donné, aussi le nouveau Pontifex s'était enfoncé plus loin dans la pénombre. Passant à côté de Li Mei, cette femme était étrange mais visiblement inquiète pour son autre Cardinal. Elle avait une drôle d'expression, entre appréhension et doute. Et puis, quelque part, il se montrait désolé pour elle d'avoir été appelé par Arès en premier lieu, pour cette même action. Une dernière considération avait également été donné à chacun des Berzerkers. D'un geste, il s'était retourné, s'absentant de nouveau...De nouveau dans leur réflexion. Après tout il était venu pour montrer ses hommages à Arès, et Zvezdan et Li Mei étaient toujours présents.

"Au plaisir de vous revoir."


by Versace Xanthe~~


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.saint-seiya-ageofgold.com/t750-oropher-cardinal-de-la
Contenu sponsorisé
Message Re: L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]   
Revenir en haut Aller en bas
 
L'éveil des Flammes [PV Li M-EN FAIT NON]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un réveil difficile - Terminé
» Le réveil du chat
» Honor's Veil : les phoenix !
» "Ravivons les flammes du passé" ~ Anthéa x Paris
» Le réveil [Boule Epineuse]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Transylvania :: Dédale de Chairs :: Hypothalamus-
Sauter vers: