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 Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]

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Message Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]   Mar 9 Fév - 14:23
Je nous ai laissés le temps. A elle comme à moi, j'ai accordé le temps de ruminer, de repenser, de se rappeler des événements. D'appréhender, peut-être. De repasser la scène en boucle. Nous allons désormais avoir à parler.

Je lui ai fait parvenir l'ordre de se rendre à mon bureau par l'intermédiaire d'autres de ses collègues de l'Armée des Flammes. Mon bureau – ou plutôt le coin administratif de mes quartiers, pour tout dire – était à présent vide de tout, si ce n'est du nécessaire que j'utilise depuis le début de mon traitement. Je suis là, affalé sur mon siège, jambes croisées sur la table, avec devant moi un bol rempli d'une mixture à l'allure plus que suspecte. Rarement quelque chose s'était fait aussi peu ragoutant à mes yeux... Rah. Faut bien l'avaler, pourtant. D'une main, j'attrape le bol puis inspecte une dernière fois le liquide. La consistance comme la couleur m'invite à très vite vider ça dans une poubelle, pour dire les choses franchement.

Un soupir, mes doigts qui se joignent au nez pour le pincer, le bol qui se porte à mes lèvres. A peine la mixture se porte à mon palais qu'une grimace venue d'un autre monde s'affiche sur mon visage. Dans un mouvement de mâchoire lent et peu assuré, j'avale le tout, avec le visage qui déglutit un peu plus à chaque gorgées. Une fois le bol vidé, je reste immobile un moment, les yeux dans le vide, un doigt levé vers le plafond. « Minute ». Un enchaînement de bruits peu naturels se fait entendre depuis mon estomac, et pour y répondre, mes joues qui se gonflent sans prévenir, tandis qu'une désagréable sensation de remontée s'insinue dans mon œsophage. Comme pris d'un hoquet, mon torse porte en avant, alors que mes yeux semblent presque sortir de leurs orbites un moment. Ensuite, pour remplacer la remontée, son exact opposé, tout aussi peu agréable. Pour conclure cette lutte face aux vomissements, une lourde et bruyante toux, douloureuse tant elle est intense.

D'un geste de l'avant bras, je m'essuie la bouche avant de poser le bol dans l'armoire à ma droite. Dans mon dos, deux braseros, un de chaque côté, et au-dessus, une tapisserie ornée de motifs slaves. En face de l'épais bureau de bois, un second fauteuil. Au sol sous ces meubles, un grand tapis dominant le sol de chair présent un peu partout dans le reste de la salle. À droite, une bibliothèque, et quelques autres meubles fermés. Et bien en face de moi, l'épaisse porte en bois. Quiconque entre dans cette pièce a généralement pour première vision celle de mon regard qui se plante dans le sien. Ça ou un bureau vide. Les autres sources de lumière éteintes, seuls les deux braseros laissent baigner la pièce dans une ambiance tantôt réconfortante tantôt glaciale, et ce selon comment les ombres s'agencent en réaction à la danse des Flammes.

Ainsi, j'attends. Patient, posé, bras et jambes croisées, les yeux braqués vers l'entrée. Beaucoup de sentiments qui se croisent et se superposent à l'idée de l'entretien qui va suivre, et aucun qui ne semble pour le moment prendre le dessus. De la Hyène et de ses réponses dépendra entièrement la suite. Et par suite, j'entends autant la suite de l'entretien que la suite sur le plus long terme. Heh. Je ne sais vraiment pas quel visage adopter. Regrets, colère, amertume, dégoût, déception, compassion, curiosité et fierté. Tout se bouscule et se rentre dedans. Dans mon poing droit serré, l'emblème auparavant incrusté dans ma dague. Pendant l'attente, ma main qui s'ouvre, puis mon pouce qui joue avec la surface gravée de l'objet. Ça sans jamais déporter mes deux pupilles noires du bois sombre de cette porte.

Elle arrive.


Dernière édition par Zvezdan le Mer 10 Fév - 18:10, édité 2 fois
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Message Re: Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]   Mar 9 Fév - 21:33

Juste un mauvais moment à passer. Rien de plus.
Voilà ce qui passait en boucle dans l'esprit de la Hyène depuis que d'autres représentants de l'armée des Flammes l'avaient mandaté, la sortant enfin de ses quartiers pour lui annoncer la remise sur pieds de leur commandant. Maintenant elle devait se confronter à ce dernier, « payer pour ses actes », sans savoir avec exactitude combien cela lui coûterait. Il y avait néanmoins une bonne nouvelle : Le Pontifex n'avait toujours pas mis son nez dans cette affaire, probablement désintéressé par cette affaire. Zvezdan gérerait donc la situation comme bon lui semble, et de sa part, s'il était moins aisé de deviner le sort qu'il lui réservait, il serait très certainement moins frustrant aux yeux de la vandale.

Elle s'était toujours bien entendue avec ce dernier et pouvait espérer un traitement équilibré. Elle ne niait pas sa faute et se montrerait humble face à sa décision. Par ailleurs l'emprise d'Arès justifiait le fin fond de l'affaire. Cela ne lui accorderait peut-être pas le pardon mais limitait grandement toutes ses possibles justifications. Au cours de cet entretien, sa seule solution était de renouveler sa fidélité et de s'incliner devant toutes les revendications du cardinal. Que pouvait-elle faire de plus ? Il n'était pas question de finir sur le banc de touche.... Pas déjà. Pas sans s'être taillée une réputation digne de ce nom.

Inspirant puis expirant une dernière fois, elle passa l'entrée débouchant sur les quartiers de Zvezdan.

Évidemment, elle croisa son regard une première fois. Saisie d'un certain trac, elle baissa les yeux puis s'inclina aussitôt, ne craignant pas d'en faire trop – Dans ce genre de situation il valait mieux trop que pas assez. Si elle avait prévu quelques mots, elle n'osa finalement pas prendre la parole, préférant laisser à son interlocuteur le luxe de manier la conversation à sa convenance.
La Hyène regrettait déjà. Pour elle, tout ceci représentait déjà un échec. Même si elle sortait sans trop de peines, plus rien ne serait comme avant et la complicité doucement travaillée sur le long terme avec son supérieur finirait quant à elle en lambeaux. Quel gâchis.

Mais ce n'était pas à elle de décider, elle attendit donc, un genou toujours à terre.


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Message Re: Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]   Mer 10 Fév - 18:06
Rah, non, me donne pas de ça, pas d'humeur à jouer la carte du protocole. La chaise est pas là pour faire de la figuration, poses-toi donc dessus.

J'aime pas la voir comme ça. J'ai l'impression d'être le grand méchant Cardinal prêt à en mettre plein la gueule à sa subordonnée. La réplique accompagnée d'une moue agacée suivie d'un geste invitant la Hyène à s'asseoir, je lève les jambes de sur le bureau pour reprendre une posture neutre, coudes sur le bois, mains jointes sous le menton, emblème déposé en face, et mon regard qui cherche celui de la Vandale pour le verrouiller. Si je ne veux pas la mettre trop mal à l'aise, je veux quand même qu'elle comprenne le sérieux de la démarche. Je ne suis pas là pour jouer les tortionnaires, pas plus que je ne le suis pour jouer les tendres. Je laisse cette pensée se faire un chemin dans ma tête, puis inspire profondément. Yeux fermés, tête baissée un instant, puis sitôt remontée.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que tu as tenue ta promesse.

La surprise n'avait pas vraiment été à mon goût, mais forcé de constater qu'elle a été présente. Je l'ai dit avant notre départ, la perspective d'autres coups de hache en travers du visage ne m'est que très peu agréable. Je confirme, ça ne l'a pas été. Je la scrute, visiblement nerveuse à l'idée de cette entrevue. Je peux le concevoir, oui. D'une façon, ça n'est pas beaucoup plus agréable pour moi, mais c'est à mon sens nécessaire.On ne peut pas juste faire comme si rien ne s'était passé. Pire que n'importe quoi d'autre : Laisser gonfler l’abcès, jour après jour, pour qu'il pète au visage de tous au bout d'un moment. Nah, ç'aurait été une sale idée de juste laisser traîner ça.

J'en serais pas à ma première série de cicatrices, tu sais. Ca m'emmerde juste un peu plus de les savoir dues au tranchant d'une lame alliée.

Pas une émotion sur mon visage, je reste fermé, sans tomber dans la froideur. Je repense la scène, puis me rappelle les détails. Moi, au début ivre de sang, perdu, l'esprit soumis au corps plutôt que l'inverse. Les gorges tranchées qui défilent par paquets de dix, et parmi elles, pas un seul combattant. Juste une poignée d'âmes innocentes prises dans la Maelstrom de la Guerre. J'ai jamais été friand des massacres gratuits, pas en étant en possession de tous mes moyens du moins. Fût une époque, j'en aurais eu des sueurs froides toutes la nuit. Aujourd'hui, aussi triste que ce soit, ça ne me laisse qu'une vague impression de gâchis. Comme tout ce qui s'en suivit. Lorsque j'ai repris mes esprits, ça ne fut que pour mieux la voir perdre les siens. Farkas ici, Farkas là. Un délire. Un délire pur et simple, sûrement que le cumul du Cosmos d'Arès et de mon pouvoir n'a pas fait bon ménage.

Dooooonc. Quitte à devoir ma presque mort au fantôme d'un inconnu, j'aimerai en savoir plus sur la question.
Qui est Farkas ?

Aussi futile que cela puisse paraître, c'est pourtant bien là la première question qui me brûle la langue. J'ai n'ai pas d'animosité pour Ludmila. Colère il y a, ressenti il y a, mais tout ça n'est pas dirigé sur elle. Elle, elle s'est contentée d'être une marionnette aux mains de la trame divine. La seule chose dont je peux éventuellement lui tenir rigueur, c'est d'avoir donné à un Saint l'occasion de me porter le coup de grâce.
J'étais donc là, attendant réponse. Calme, plus encore que je ne le suis habituellement. Un calme de façade, au moins. Au fond, une lutte interne pour ne pas laisser passer les signes d'une certaine irritation. Ne pas serrer le poing, ne pas crisper la mâchoire, ne pas durcir le regard. Je n'aime pas avoir à faire ça. Mais il le faut. Ça m'énerve, mais il le faut.
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Message Re: Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]   Mer 10 Fév - 19:31

Le malaise. Cette scène en était envahie.
Dès la première tirade du cardinal la Hyène s'était redressée – évidemment d'une telle promptitude qu'elle en paraissait une fois encore exagérée –, gagnant la chaise qu'on venait de lui désigner d'une mine fade et peu sûre d'elle. Elle ressentait les mêmes impressions que dans son enfance, lors des dernières réunions de famille précédant son départ ; ombrageuses, graves et étranges. Une sorte de cas de conscient entre personnes du même sang, exceptionnellement toutes ennemies le temps d'une brève affaire.
Et Zvezdan enfonçait le clou. Piochant dans le passé pour confirmer une clause déclarée par sa subordonnée, comme pour titiller la fierté qu'elle ne se privait guère de partager en temps normal. Mais ils n'étaient pas en temps normal. Elle se fermait désespérément jusqu'à ce que ce dernier avance dans la conversation, poursuive jusqu'à la sentence. Mais celle-ci ne viendrait pas car le cardinal n'était pas de ce bois là. Il analysait les choses sous un autre angle et procédait de manière à prendre au dépourvu tout en obtenant ce qu'il souhaite. Du moins c'est ainsi qu'elle avait pu le définir au cours du temps bien que leur complicité n'ait jamais été que très légère jusque là.
C'est pourquoi rapidement le nom de Farkas tomba. Forçant la vandale à ouvrir des portes qu'elles gardaient d'ordinaire avec bien plus de férocité que celles débouchant sur le Dédale... Une grimace, un silence puis, enfin, elle s’exécute.

    Il était le précédant porteur de la Hyène.
    Et mon maître, si on peut dire... Depuis mon arrivée au Dédale, je ne l'ai revu que trois fois : Deux fois pour amener deux autres filles et une dernière pour m'annoncer que je ne participerai pas à la bataille de Rome. Puis il m'a remis à ma place – Comme toujours...
    Soufflait-elle entre deux grincements de dents. C'est mon ennemi. J'aurai du le savoir dès notre rencontre... ne pas me laisser influencer, ne pas céder. Mais c'est par sa faute que...

Elle allait dire « que je suis ici », mais rien ne sortit. Le problème n'était pas là... tout ceci elle l'avait accepté, ses résolutions, sa destinée sous l'emprise d'Arès, elle n'aurait pu y échapper. A l'époque elle n'en avait de toute manière pas la force. Lui restait donc Farkas ; ses méthodes, ses railleries, ses maux...

    La Guerre m'a fait souffrir par le passé... mais seul cet homme a détruit ma vie. Celle d'avant.

La moue contrite, elle regardait fixement sa hache, tenue avec fermeté. Prête à partir sur un coup de sang. Purpurine représentait son nouvel être, symbolisait cette deuxième vie : Un concentré de rage et de crocs vengeurs, l'ultime rempart qu'aucun homme ne braverait jamais. En sa compagnie, les obstacles devenaient pacotilles. Elle s'en assurerait, car il n'y avait pas d'autre moyen pour prendre sa vengeance sur Farkas – Le tuer n'était plus possible. Elle le savait. Regarder Zvezdan dans les yeux n'en devenait que plus difficile...

    Je ne pensais pas... Enfin, à aucun moment je n'aurai imaginé me retourner contre vous Cardinal. Pour être franche, hrm, si ça se reproduisait je ne sais même pas si je serai capable d'y résister...

Elle s'était sentie si bien. Envahie par la rage, joyeuse dans la démesure. Cependant il était triste que la combattante présente ses excuses ainsi, consciente de son impuissance face au cosmos qui l'avait embrasée à Kiev. Elle qui s'assurait de ne jamais reproduire ses erreurs... ne pouvait même assurer son supérieur par le futur. Peut-être que ça ne le choquerait pas : Après tout le dieu du carnage avait certainement usé d'un de ses artifices les plus chaotiques, dans un contexte particulier.


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Message Re: Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]   Jeu 11 Fév - 1:11
Ca ne se reproduira pas.

C'était parti sèchement, presque avant même qu'elle ai pu finir sa phrase. Presque sur un ton impératif que je n'adopte pour ainsi dire jamais. Je ne sais pas comment elle prendrait la chose, mais dans les faits, il s'agissait plus d'une promesse faite à voix haute qu'autre chose. Je n'ai vraiment, vraiment pas aimé vivre ça. Je n'aimerai pas le revivre, et encore moins en mourir. Pas plus que je ne voudrais tuer. Ma lame, bien qu'elle soit maintenant brisée, n'a jamais eu à vocation à se dresser face à mes alliés.

Tu n'en serais pas plus capable que n'importe qui d'autre. Face à telle puissance, on ne résiste pas, et si on le fait c'est en vain. Moi comme celle qui se faisait appeler la Gardienne en furent la preuve.

Car c'est une chose de regagner un contrôle relatif sur ses actes, c'en est une autre de subir l'ire de ceux qui eux n'y parviennent pas. Qu'on le veuille ou non, on subit face à Arès, face aux Dieux. Malgré ça, de loin, de très loin, une petite voix se faisait entendre dans ma tête, comme des murmures lointains mais pourtant audibles. «J'évite toujours de faire deux fois la même erreur ». Elle le murmurait sur un ton moqueur, presque en imitant la voix de la Hyène. Cette voix, c'était ce jeune chercheur de noises arrogant que je suis parfois, rangé bien au fond du placard à l'occasion. Malgré tout, il arrivait à faire entendre sa voix. Mon expression change un moment au souvenir de cette réplique, pour reprendre sa neutralité de base. Cherche pas la petite bête, Zvez, tu l'as dit toi-même : on subit face aux Dieux.

Un peu comme elle semblait avoir souffert face à ce Farkas. Le sujet semble particulièrement gênant, je me contente donc de ce que je peux grappiller ici pour le moment. Je devine sans trop de peine les contours très grossiers de l'affaire qui la lie à cet homme. J'ai sûrement été très chanceux d'avoir été repéré par Goran plutôt que par un Berserker de l'espèce de celui que je devine être l'ancien porteur de la Cuirasse de la Hyène. Le genre incapable de modeler. Trop peu pédagogue pour manipuler quelque chose de déjà construit, il est obligé de détruire pour reconstruire. Beaucoup font ça. Beaucoup ne sont plus que des visages à mettre sur des Cuirasses à cause ce genre de pratique. Plus la moindre individualité. Juste de la rage à l'état pur, aveugle, et pour seul phare dans cette obscurité, la voix d'Arès, qui vient chanter les litanies du Chaos à l'oreille de ces égarés. Ceci étant dit...

S'il devait t'arriver quelconque souci à cause de cet incident, réfères-t-en à moi. Si conséquences il doit y avoir, j'exige qu'elles ne viennent que de moi et de moi seul.

Et si conséquence il peut y avoir, punition il n'y aura pas. Ça, c'était clair pour moi. À mes yeux, elle a prouvée deux choses avec tout ça : une instabilité latente, celle que tout Berserker ou presque porte – certains comme fardeau, certains avec joie -, et une puissance à ne surtout pas négliger. Une pièce que je ne laisserai pour rien au monde être mise sur la touche pour de simples idées misogynes bonnes à faire perdre des guerres. « Pragmatisme » se doit d'être un maître-mot lorsqu'il est question de conflits, autant au simple duel qu'à la bataille de grande envergure. Et s'il était brut et instable, ce diamant de guerre était bel et bien pur. Déjà, il a été travaillé par un autre, qui s'il l'a affiné, n'a pas manqué de créer quelques fêlures ici et là. Autant de brèches bonnes à retourner une grande puissance sur les mauvaises personnes. Que la piétaille s'amuse à être folle et incontrôlée, si elle le souhaite. Elle, non. Elle, je m'assurerai qu'elle ne tourne pas comme ça. J'ai vu trop des miens dégénérer en de grossières brutes ravagées par la vie. Par la Guerre, et surtout par l'après-guerre. Et je les accepte ainsi. Borya est d'elles, il est né pour, le sait, l'assume, le vit à fond chaque jour. Et j'ai appris à composer avec, comme j'ai appris à vivre parmi les monstres sans complètement en devenir un. Mais vraiment, si je peux éviter ça à une seule personne, ça me ferait au moins une bonne raison d'afficher un sourire vrai. Pas celui-là, pas la façade confiante et enjouée. Juste de quoi se dire : J'ai fait ma bonne action.

C'est con, ça a presque une dimension égoïste dans le fond, mais l'idée a commencée à germer, et toutes les informations en plus que j'obtiens l'aident à se faire son joli p'tit bonhomme de chemin dans ma tête. J'y pense, puis un ersatz de ce sourire fantasmé s'affiche sur mon visage, ça alors qu'avec quelques difficultés, je me lève de mon siège, récupère l'emblème, puis continue de le caresser du bout du pouce. Seul reste de ma dague, héritage familial désormais brisé face à trop de coups d'une hache trop épaisse, le simple petit bout de métal précieux était lui intact. L'avoir en main a tendance à soulager ma douleur, à m'aider à l'oublier. J'allais chercher du papier dans un meuble à ma droite, puis de quoi écrire avec.


Tu vas me rendre un service, Ludmila. Tu ne vas peut-être pas comprendre, tu vas peut-être trouver ça curieux de ma part, tu vas en penser ce que tu veux, mais quoique tu en penses, tu vas surtout le faire. Une pause quelques secondes, les papiers dans mes mains, puis mon dos penché qui se relève, grimace de douleur à l'appui. … aaaah. Comme tu peux le voir, je ne suis pas tout à fait rétabli. Je peux marcher, je peux certainement courir, mais je ne m'amuserais pas à le faire sans raison avant quelques jours.
Pendant ces quelques jours, je veux que tu sois ma voix, mon intermédiaire avec l'Armée des Flammes. Que tu résolves les éventuels soucis qui peuvent s'y présenter, que tu clames les ordres qui te paraissent bons.
Que tu sois mon bras, que tu manœuvres les pièces de cette partie de l'échiquier qui m'est réservée. 
Que tu sois mes oreilles, que tu me rapportes ce qu'il y a d'important à savoir, l'humeur des troupes, les infos internes aux Flammes.
En substance et pour dire la chose sans détour, que tu gères l'armée des Flammes le temps que j'en sois pleinement capable.

J'ignore comment elle allait réagir, je sais cependant qu'il s'agit autant d'une nécessité que d'un test. J'aurais pu demander ça à Borya s'il ne s'agissait que de gueuler et frapper assez fort pour tenir ces têtes brûlées, mais son peu de présence de ces dernières semaines doublé de la relative subtilité que peut demander la tâche par moment m'en a vite dissuadé. Heh, puis cet abruti pourrait y prendre un peu trop goût. Non, elle. Autant une chance qu'une presque punition. La confronter à l'art difficile qu'est celui de mener les hommes – qui plus est et c'est bien là le défi, dans un corps de femme –, voir comment elle s'en sort. Et observer dans l'ombre.

Je reviens à mon bureau, puis commence à écrire sur mon bout de papier, pour vite le tendre à Ludmila.

S'ils font des soucis, tu tends ça au type dans le lot qui arrive à peu prés à lire. Histoire de prouver que tu donnes pas justes des ordres pour faire joli, mais que ça vient de plus haut. Ils vont s'échauffer, on le sait tous les deux. Une femme qui donne les ordres, ça plaira pas à tout le monde, mais ça, ce sera à toi de gérer. Si décision importante, tu te réfères à moi. Autrement, tu te démerdes, et si tu te viandes, j'en entends parler, et ça me donne matière à travailler les côtes à coup de rires pendant ma convalescence.

Une dernière fois, je revérifie mon écrit, puis lève le regard vers la Hyène.

Ça ne durera qu'une poignée de jours, et je doute qu'il y ait grands maux à résoudre. Et que l'on soit bien clair, je ne te donne une autorité que sur l'armée des Flammes et elle seule. Je ne suis pas non plus en train de te faire offrande de ma Cuirasse. Ton champ d'action n'est pas celui d'un Cardinal, je te donne simplement assez de souplesse pour assurer la tâche sans avoir à me consulter à tout bout de champ.

Tu fais ça pour moi, tu le fais bien, et là, tu te rends service à toi comme à moi. Vu ?

Une dernière pensée, le souvenir de comment la femme est habituellement traitée en ces murs. Heh. Que voulez-vous, j'aime les paris risqués.
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Message Re: Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]   Sam 13 Fév - 0:03

Tout d'abord, Zvezdan ne chercha pas à creuser plus profond que ce que la Hyène s'était accordée à déterrer, et pour cela elle lui en était déjà silencieusement reconnaissante. Puis il balaya le cas de conscience torturant celle-ci depuis Kiev au sujet de sa furie débordante, rappelant l'incontournable participation divine dans cette affaire. Ensuite il l'apaisa quant à ses craintes secrètes au sujet d'une intervention du Pontifex dans sa possible sentence, une réelle possibilité engendrée par le rapport de la Pestilence à leur retour au Dédale.
Si le cardinal de la Guerre n'en avait pas terminé, Ludmila de son côté sombrait dans un mutisme effroyable ; blanchie comme jamais, elle peinait à contenir sa reconnaissance et ne savait non plus comment lui témoigner sa gratitude. Ses yeux la brûlaient légèrement et par chance son teint mat lui permit de ne pas rougir trop honteusement bien que pareilles annonces la libéraient du poids terrible de sa culpabilité. Évidemment, celui-ci la surprenait même en cet instant, elle se sentait presque bête d'en avoir douté en craignant un courroux quelconque ou classique... mais pas de là à s'en vouloir – A force, cela risquait d'agacer son interlocuteur. Elle ne retint pas un sourire franc, son regard sautillant aléatoirement du sol jusqu'à ce dernier, incapable de se fixer, tout comme les pensées qui se bousculaient en son esprit. Incapable de lui répondre pour le moment, elle le laissa donc continuer... Sans savoir qu'il lui réservait une dernière chose ni qu'il gardait le meilleur pour la fin.

Puisque enfin, il la frappa de stupeur au gré d'une proposition des plus typiques : Celle de le représenter auprès du Régiment des Flammes le temps de sa convalescence. Même s'il s'était permis quelques propos pour que la Hyène le prenne au sérieux, un réflexe chez cette dernière la poussa à se figer, puis douter. L'espace d'un instant, elle se demandait s'il ne s'était simplement pas moqué d'elle depuis le départ, soutenant sa joie, la laissant grimper d'un échelon à un autre jusqu'à ce que ça paraisse trop gros pour être vrai. Puis lui avouer que oui, tout ceci n'était qu'une farce. « Qu'il y avait Farkas sous roche ».

Ludmila n'eut cependant pas le temps de chercher la tromperie dans le regard de son supérieur car déjà celui-ci enchaînait sur la suite, confirmant naturellement que cette annonce avait été réfléchie, pesée puis confirmée. Il ne s'agissait que d'une affaire de quelques jours mais cela sonna comme une preuve de confiance renouvelée pour la vandale qui s'était brusquement relevée de son siège, laissant les règles de respect se consumer dans leur coin alors qu'elle cherchait cette fois-ci à croiser le regard de son compatriote. Les yeux écarquillées, la silhouette énergique et une main plaquée contre le bureau, elle ne trouvait pas encore ses mots bien que tout son être semblait témoigner du contraire... Pendant ce temps, Zvezdan lui tendit un bout de papier qui monopolisa l'attention féminine quelques dizaine de secondes supplémentaires, lui permettant de compléter le Topo. Jusqu'à ce qu'il termine par une brève question...
La combattante parvint finalement à le darder du regard, paralysée, une paume toujours accolée au bureau et l'autre tenant du bout des doigts le papier officiel qui garantissait cette requête... ou cette aubaine.

    Eeh-jehh... Elle déglutit, les pommettes cette fois-ci plus pourpres, puis s'étira doucement pour recouvrer un semblant de naturel avant de poursuivre. Hrm... Cardinal. M... Merci pour tout.
    Je... Je vais f-faire ça alors... Ah bordel... Laissez-moi juste le temps d'encaisser ça... et je m'en occupe...
    Elle respira un grand coup, s'accordant trois nouvelles secondes de méfiance afin de lancer un regard suspicieux à son interlocuteur. Juste trois secondes puis... elle s'esclaffa. Bien plus que trois secondes, cette fois-ci. Zve... Cardinal ! Je m'occupe de tout, tout ce que vous voudrez !

    C'est un grand honneur que vous me faîtes... Je ne m'y attendais pas. Je ne vous décevrai pas, je m'arrangerai pour les mettre au pas jusqu'à ce que vous nous revenez en forme. C'est... Merci. Vraiment.
    Je...

En dire plus s'avérait trop difficile. Loin de retrouver un calme olympien, la Hyène parvint tout de même à se rasseoir posément sur la chaise sans s'y laisser choir pour autant malgré l'envie. Ses mains gagnaient sa moue enjouée puis filaient ensuite entre ses cheveux qu'elle renvoya en arrière.
Il y avait au bout de tout cela un défi qui ajoutait une couche à son enthousiasme croissant. Impossible de rester neutre face à une telle annonce, elle espérait juste que Zvezdan saurait lui pardonner ce manque de retenu comme il avait pu le faire pour le reste. Quoique cette fois-ci elle n'en doutait pas, comblée par la situation. Elle le regardait dans les yeux, ne sachant lui assurer autrement que par son regard pétillant sa volonté de bien faire à l'avenir... Elle ne le décevrait pas.
Cet homme gagnait sa confiance pour de bon, et à l'heure actuelle, il était bien le seul.



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Message Re: Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]   Dim 14 Fév - 16:19
Elle avait l'air perplexe. Oui, tout le monde en ces murs n'aurait certainement pas accueilli l'auteure de son presque décès avec un tel flegme, je veux bien l'entendre. Mais je suis bien assez être de Vengeance sur des choses plus grandes pour me permettre de ne pas l'être ici. Pas avec le contexte autour duquel les coups de hache vinrent me caresser la peau. Peut-être suis-je trop arrangeant, oui. Je n'ai cependant pas envie de me faire plus impitoyable que je ne le suis. Pas envie de me grimer en un supérieur mauvais et tyrannique. Je suis beaucoup de choses. Flexible mais exigeant, compatissant mais pragmatique, mesuré mais par moments plus impulsif, parfois léger, parfois plus grave... Je suis tout ça et plus encore, mais je ne suis pas ce que d'autres ont pu être avant moi. Je ne condamne pas pour le plaisir de condamner. Peut-être était-ce nouveau pour la Hyène, que de ne pas avoir à chercher de retours de flamme douloureux derrière chaque faveur, chaque phrase. A ses balbutiements comme à ses regards pleins de doute, je réponds en soufflant du nez, l'air amusé, les lèvres qui s'étirent en un nouveau sourire, plus taquin qu'auparavant.

Tu veilleras à faire preuve de plus de contenance face à eux.

Je lui lance ça sur un ton léger, avec une pensée pour ceux qu'elle allait devoir mener un temps.. Aaaah, ça risque d'être drôle. En tout cas, si ce sont ses actes futurs décideraient de si elle est apte ou non à la tâche donnée, ses yeux au moins eux confirment dès maintenant que l'envie y est. Et c'est pour le moment tout ce qui m'importe.

Et il n'y aura pas d'influence divine pour justifier les gaffes, c'te fois-ci. Il n'y aura que toi, tes décisions et ce qu'elles amènerons, de bien comme de mal. Je tolère beaucoup, Ludmila, mais ça ne m'empêche pas d'être exigeant pour autant. Si je t'accorde de grandes responsabilités, c'est bien parce que j'attends des résultats au moins tout aussi grands.

Cela me paraît important de mettre ça au clair. Je pardonne, j'oublie et je tends la main, mais je ne le fais pas indéfiniment. Et pas face à tout. Je laisse un court silence signifier le sérieux derrière mes mots, puis enchaîne sur une note moins grave.

Tu as déjà prouvé ta force, c'est là l'occasion de la réaffirmer auprès de ceux qui continuent de ne voir "qu'une femme". Entre nous... l'étiquette d'éclaireuse te sied plutôt mal.

Un regard entendu adressé à la Vandale, tandis que je me remémore le rôle auquel elle avait été cantonnée lors du chemin vers Kiev. Éclaireuse. Le mot résonne dans ma tête pendant que je la détaille, que je me remémore de sa façon de combatte. Éclaireuse. Heh, puis quoi encore, Borya espion ? Thivan diplomate ? Arès a besoin avant tout d'hommes d'arme, et ceux qui doivent assumer un rôle différent le font pour de bonnes raisons, avec des compétences qui justifient leur orientation particulière. Ses compétences à elle me paraissent assez évidentes.

A toi de me prouver que celle-ci t'est plus adaptée.

Je lui dis ça en désignant le papier entre ses mains d'un coup de menton. Je suis curieux de voir comment elle compte faire ça. Le double-tranchant de l'offre est complet, car selon comme elle gère la chose, ça peut autant asseoir son autorité que compliquer les choses. Le pouvoir peut beaucoup changer les gens, même en petite quantité, même s'il est provisoire.

Et toi, Hyène, changeras-tu ?
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Message Re: Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]   Dim 14 Fév - 23:47

La taquinerie du Cardinal arracha une nouvelle mimique enjouée à la vandale même si elle reprenait progressivement contrôle de ses émotions. Hochant tout de même la tête afin de lui faire comprendre que le message était reçu et qu'elle ne prenait pas pour autant cette situation à la légère, elle accueillit le reste du discours avec la même attitude entendue. Maintenant que les soupapes avaient été relâchées elle pouvait recouvrer un certain sérieux. Si elle savait que celui-ci lui faisait une fleur, elle n'omettait pas le fait qu'avant de saisir sa rose il lui faudrait éviter les ronces. D'autant que si elle échouait il y avait de fortes chances pour qu'elle ramasse la monnaie de sa pièce directement face aux membres les plus intenables du Régiment des Flammes – Zvezdan n'aurait pas même à lever le petit doigt qu'il jouirait tout de même d'un aperçu de ce que sa vengeance aurait pu donner.

C'était un risque légitime au Dédale. Après tous les cardinaux restaient à la tête de soldats régis par la force : Si tous obéissaient à Arès, certains se permettaient des écarts envers la hiérarchie. Ce n'était pas le cas de Ludmila, en temps normal, une raison pour laquelle ses appréhensions étaient alors péniblement lourdes. Elle appréciait qu'on lui laisse sa chance et craignait qu'on ne lui en offre aucune. Ni plus ni moins. Aussi cette nouvelle fonction, aussi provisoire soit-elle, la plaisait et ne l'intimidait pas. Comme elle l'avait confié au renard une journée plus tôt, tout obstacle représentait une aubaine à ses yeux, et parvenir à franchir chacun d'entre eux était le meilleur moyen d'en devenir un à son tour.

    J'en ai bien conscience Cardinal.
    Et je le répète : Je ne vous décevrai pas. N'allez pas croire que j'en profiterai, j'attendrai même au tournant quiconque critiquera cet ordre de votre part.
    Un sourire un brin carnassier se dessina sur son visage. Pour sûr elle n'y manquerait pas – Elle avait dorénavant en main une magnifique légitimité de s'affirmer sans craindre de finir dans les petits papiers de la Hiérarchie. Vous vous montrez juste avec moi et c'est une chose que je n'oublierai pas. Je pense pouvoir tourner la page au sujet de Farkas... même si je m'avance peut-être, tout ceci m'aura au moins appris à laisser le passé où il est. Si par mon service je peux payer ma dette, j'ai le souhait de vous apporter bien plus encore...

Le poing fermé, elle songeait à l'avenir. Certes ses dernières pensées s'était d'avantage montrées négatives faute à l'attente de sa possible sanction mais il n'y avait pas que cela : Bien qu'elle ne s'en vanterait pas, elle était parvenue à mettre à mal le cardinal. Tout comme elle l'avait fait avec Silas bien plus tôt. Son talent se confirmait au fur et à mesure des affrontements et elle plaçait de plus en plus de confiance en son bras et à sa lame fétiche. Elle comptait bien dispenser cette force au profit de son Régiment et de son supérieur. Ses ambitions ne concernaient pas les divers échelons du Dédale et sa cuirasse lui convenait parfaitement.

    A commencer par la tête de Silas, probablement. J'ai comme pressentiment qu'il se dressera une fois encore sur notre route... Si la première fois je me moquais bien qu'il disparaisse sans demander son reste, j'en viens finalement à le regretter. Lui aussi, il progresse. Et je doute plus de son assurance à obéir malgré les risques pour sa propre survie... Teh ! Si seulement ses arcanes ne lui permettaient pas de se faufiler si aisément ! Pas étonnant qu'il flirt autant avec le danger...

Elle avait eu le temps de lui faire une promesse, à lui aussi. La prochaine fois qu'il oserait se dresser au cœur d'un no man's land berserker, elle le confronterait de plus belle à Thanatos. Sans avoir la chance d'être en état pour jouer au marchand de tapis auprès de ce dernier...


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Message Re: Qui pénètre l'antre des Flammes |PV Ludmila]   Lun 15 Fév - 6:20
Eh ben, elle semblait bien satisfaite de cette nouvelle affectation. Je peux je pense dire sans trop m'avancer qu'elle mettra beaucoup d'application à la tâche, de quoi me conforter dans cette décision. J'écoute la suite de son discours, mes yeux passant du fond des siens au centre de l'emblème entre mes mains. Oh oui, critique il y aura, peut-être pas directe, mais si ça n'est pas crié, ça sera au moins chuchoté. Et ça, si Ludmila compte très justement elle-même y remédier, je n'hésiterais pas à passer la seconde couche si les mécontentements devaient se faire trop insistants. Je sais écouter les avis et réticences des subalternes. Leurs craintes, leurs appréhensions, leurs conseils... Mais rien de tout ça ne motivera les plaintes à venir. Ça ne sera qu'une bande de mâles se voulant dominants, trop orgueilleux et sûrs de leurs vaines valeurs pour se laisser commander par une femme. A eux, je ne répondrais que par le mépris et les remontrances. Puis si quelqu'un trouve une réelle bonne raison de se plaindre de ce choix, alors je l'écouterais. Puis j'aviserais.

Alors que mon regard passait jusqu'ici à intervalle régulier entre l'emblème et la Hyène, il se redresse plus rapidement vers elle lorsque elle parle de ce Farkas. Un instant, un soupçon de scepticisme s'imprime sur mes traits. J'aimerais que les choses soient si simples, mais d'expérience, je sais qu'oublier le passé n'est pas chose aisée. De par la relative sympathie que j'ai pour elle, je tends à plus lui accorder de ma confiance qu'à d'autres, mais je reste partisan de cette logique tristement réelle à mes yeux qu'est la suivante : Personne ne mérite la pleine confiance. J'ai trop eu l'occasion de jouer avec des esprits forts et à priori inébranlables pour me risquer à avoir une foi parfaite même en un être se faisant personnification de la conviction. L'Homme sans influences surnaturelles se fait déjà bien assez malléable, y ajouter un contexte où les hommes sont plus que des hommes n'arrange rien. Et si je ne doute pas une seconde de la volonté de bien faire de la Vandale, je ne peux m'empêcher de douter de son abnégation face à de potentiels traumatismes futurs. Comme je doute de celle de n'importe qui d'autre, de la mienne... Encore une fois, tout cela ne se vérifie que plus encore dans notre monde.

Tout ça fuse dans ma tête une fraction de seconde, sans que je décroche des dires de la Berserker. Silas, hm ? Ce Saint. J'en garde un souvenir bien flou tant il ne fut qu'une ombre aperçue, aux limites de l'inconscience. Le reste du temps où j'aurais pu m'attarder sur lui, j'étais soit dans un état second, soit aux prises avec celle qui me fait face en ce moment. Je ne me souviens que vaguement du son de sa voix, du sien et de celui de cette Gardienne. Eux qui parlaient trop. Eux qu'une part de moi aurait aimé faire taire sur le coup. Incessants. Incessantes et inutiles tirades dont le fond m'échappe tant il ne m'était que de peu d'intérêt en y revenant. Je ne me rappelle que de traits fins, de quelques paroles arrogantes, puis d'une explosion. A y repenser, les diverses brûlures sous mes bandages semblent comme s'éveiller un temps, de quoi tirer mon visage en une rapide grimace.

J'aime chercher autre chose que la voie des armes tant que c'est possible, mais lorsqu'elle s'impose comme une évidence, je n'hésite pas à pousser la chose jusqu'au bout. Si ma première préférence pour les entrevues apaisées n'engage que moi, j'attends de toi comme de tous les autres que vous adhériez au moins au second précepte de cette philosophie. Si tu engages le combat contre un Saint, Silas ou non, tu ne le fais pas pour blesser. Au mieux, tu le fais pour capturer, mais plus généralement, tu le fais pour tuer. La Guerre va se faire ouverte et totale, à partir de là, il ne sera plus question de rapides échauffourées, pas plus qu'il ne sera question d'aucun autre Gold assez inconscient pour se rendre seul à nos portes et survivre à sa folie.

Plus que la tête de Silas, c'est la tête de tout ennemi d'Arès se présentant à toi que je veux. La force des choses – ça où une farce des Dieux – a voulue que Kiev soit témoin d'une seconde rencontre avec lui, d'une seconde rencontre entre vous deux. En ça, je compte sur ta connaissance du concerné pour mieux t'en occuper. Reste que tes coups eux doivent se faire aussi puissants face à lui que face à n'importe quel autre Gold.

Mais oui. Lui tout particulièrement semble plus qu'enthousiaste à l'idée de ficher sa tête entre les crocs acérés du loup, si confiant qu'il s'y risque à deux fois. Si troisième excès de confiance il y a, qu'il le paie donc du prix de sa vie. Et que ta hache se fasse mâchoire lupine si le hasard veut que cette énième rencontre se fasse de nouveau face à toi.

Je lui accorde un rictus prédateur synonyme de ma totale approbation quant à l'idée de se débarrasser des Gémeaux. Intérieurement, je notais que s'il devait ne pas passer sous la hache de la Hyène, c'est avec joie que je m'improviserais bourreau pour la bonne cause. De lui montrer de ne pas sous-estimer la puissance d'un Cardinal.

Ah, et, tant que nous y sommes toujours, qu'est-il advenu de cette Gardienne, finalement ?

Là aussi, un souvenir flou. Une silhouette frêle et fragile, bien que puissante de par l'aura qui s'en dégage. Mes mains qui tentent de se resserrer autour de son cou, sans succès, un mur de vide entre elle et ma fureur. Après ça, quelques échanges rapide, peut-être même un unique mot. Ses répliques échangées avec le Gold, et encore après, le black-out, et avant lui, tout qui ne dessine qu'un augure plus que funeste pour elle. Ainsi, peu d'illusions quant à son sort, mais sait-on jamais...
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