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 [Fin Juin 550] Une rose fanée

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Message [Fin Juin 550] Une rose fanée   Lun 14 Mar - 11:02
Une rose fanée







Chaque mouvement, chaque respiration, représentait un véritable supplice pour la Sainte des Poissons. Elle était si faible que même ouvrir les yeux lui était pénible. Son cosmos s'était endormi, effaçant son essence et sa présence au monde. Cette brutale « disparition », précédée par un combat violent contre Satine, elle le savait, pouvait passer pour une mort expéditive. Pourtant, sa constellation ne s'était pas effacée dans le ciel, elle brillait juste avec moins d'intensité que d'ordinaire. Une preuve suffisante de sa survie. Pour elle. Aussi ne s'attendait-elle pas à de la visite, elle n'en voulait pas. Personne ne devait l'approcher dans cet état. Quelques gardes avaient été prévenus et devaient répéter mot pour mot ce message qu'elle avait elle-même rédigé pour l'occasion. Le Grand Pope serait d'accord, il avait pu voir toute l'étendue des dégâts après tout. Sa dernière gardienne avait besoin d'être seule.

Sans l'intervention de Lesath du Scorpion, elle serait morte. Ce fait dansait dans son esprit alors qu'elle recherchait désespérément le sommeil, alitée, immobile. En souffrance. Avec lenteur, son visage – qui n'était pas dissimulé sous son masque – se tourna vers la petite table où trônait un gobelet en étain remplit d'une décoction odorante, de quelques plantes aisément reconnaissables pour peu que l'on s'intéresse à ces choses-là, de l'opium. Une partie de son minois, en apparaissant dans la lumière, se révéla être mangé par de larges bandelettes que l'on avait prit soin d'enrouler autour de sa blessure. Elle ne savait toujours pas si elle pourrait récupérer l'usage de son œil, dissimulé lui aussi car à peine recousu. Un long soupir passa outre la barrière de ses lèvres. Dans quel état se trouvait elle, encore.

En se concentrant, la jeune femme pouvait sentir le cosmos de Lesath faire son œuvre dans son sang et cela suffit pour envoyer une nouvelle vague de souffrance qui la paralysa. Quand elle put respirer « normalement », sans qu'elle ait l'impression que des poignards se plantaient dans ses poumons, la belle se redressa, non sans pousser un petit cri de douleur. La tête lui tourna, mais elle parvint à ne pas sombrer dans l'inconscience. Laissant le drap glisser sur sa peau, la pirate se risqua à se mettre debout, non sans devoir s'y reprendre à plusieurs fois. Comme la fièvre l'enveloppait, sentir un vent froid caresser son corps nu fut la seule chose qu'elle ne regretta pas. Mais chaque pas effectué était un rappel sadique de sa faiblesse. Sa main trouva le gobelet et Nimuë n'hésita pas une seule autre seconde à boire d'un trait le liquide encore tiède. L'étreinte de la drogue sur son esprit lui faisait du bien, même si au final elle n'avait pas énormément d'autre utilité que celle de la rendre … plus calme.

En s'asseyant devant son miroir, la Sainte ne reconnut pas son reflet. Son teint de porcelaine était terne s'approchant plus de la couleur octroyée au cadavre qu'autre chose. Son œil pers, celui que l'on pouvait voir, était injecté de sang, sans vie, un voile opalin occultant cette flamme qui l'animait d'habitude. Cerclé de noir, éteint, il ne traduisait rien d'autre qu'un profond mal être. Sa main se porta à ses lèvres, sèches et craquelées avant de descendre le long de sa gorge, sa poitrine, ses bras, constellés de cicatrices profondes et horribles. En ramenant ses cheveux carmin sur son épaule, elle dévoila ce même triste spectacle sur son dos à vif. Avec patience, et obéissant plus à une habitude qu'un besoin, la belle entreprit de démêler sa chevelure avec ses doigts, sans grand succès. Ses boucles étaient trop emmêlées. Elle releva son visage vers ce reflet étranger.

- Qui es-tu ?

Ce dernier sembla lui répondre : Une rose fanée.





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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Lun 14 Mar - 18:49
La réalité. Dure, amère, intrigante, déesse cynique et implacable.
Les derniers évènements m'avaient tourmentés à un point jamais connu. Qui étais-je ? Vraiment. Tous mes souvenirs sonnaient désormais faux. Ils se riaient de ma crédulité, de ma stupidité d'enfant devenu presqu'homme.
Dans un élan de bravoure, ou suicidaire au choix, je m'étais décidé à pénétrer dans les hauteurs du Sanctuaire pour prier Athéna et l'interroger sur mon tourment. Non que j'attendais une réponse directe, mais peut être aurait-elle la bonté de m'envoyer un signe ? La plupart des temples étaient vides ou particulièrement calmes, et prenant les chemins des serviteurs, je parvins à atteindre le temple des poissons. Selon la rumeur, impossible de le traverser pour gagner la demeure du Grand Pope sans se heurter à la mort par le pouvoir du dernier gardien.
En toute logique, me voilà donc aux portes du temple des Poissons, priant intérieurement que le porteur de cette armure soit aussi conciliant que Silas des Gémeaux.
Plongé dans les ombres des colonnes, rassemblant mon courage, j'aperçus à ma grande surprise une discrète silhouette à la démarche trainante pénétrer dans le temple. Mû par une étrange intuition, je me décidais à la suivre, en faisant preuve de toute la discrétion possible.
Sans la perdre de vue, j'emboitais son pas jusqu'à ce qu'elle vienne se placer devant... un miroir ! Par le reflet, je vis enfin son visage et lâchais une exclamation de surprise et d'horreur.
Pauvre femme ! Qui avait pu lui infliger un tel traitement ? Cette malheureuse semblait l'image même de la souffrance incarnée. Toutes mes turpitudes personnelles envolées, je fus submerger par une compassion sans bornes.
Poussé par ce sentiment, je m'approchais à distance raisonnable avant d'oser susurrer.

Vos cheveux... Voulez-vous que je vous les arrange ?

Je n'avais rien trouvé d'autre à dire en de telles circonstances. Lui souligner ma bienveillance à son égard aurait pu l'humilier, je préférais donc m'abstenir. Or envers une dame, la meilleure marque de considération restait de lui rendre un peu de sa beauté.
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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Lun 14 Mar - 19:30
    Les choses en ce moment étaient compliquées... Très compliqué ! La guerre s'était présenté à nos portes, étrangement mêle aux événements qui ont ravagé le jardin du lion d'or. Cette histoire avec le cardinal d'Arès avait déjà intrigué le chevalier du lion, après la nuit que la jeune femme avait passée dans son temple à essayer de recoller les fragments de son âme. Mais c'était mission impossible... Abattu, c'était le meilleur mot pour résumer l'état du lion après tout ça. Il aurait voulu aider la jeune femme comme l'avait aidé lui, mais à quoi bon être capable de détruire des montagnes à mains nue et fendre la terre d'un simple coup de pied si ce pouvoir ne sert à rien pour aider ceux à qui on tient ? L'impuissance oui... Et il avait tout son temps pour ruminer sur tout ça.

    Puis vient l'explosion de cosmos qu'il a ressentie dans le temple de la vierge, et celle qui avait mêlé Nimue à d'autre forces, ressemblant pratiquement à un combat où la jeune femme aurait trouvé la mort... Or, si la vie avait quitté le corps de son ami, il l'aurait su, elle existait toujours, de ça, il en était certain. Il décida donc après plusieurs jours, peut-être trop... Peu être aurait-il du se diriger directement le temple de la jeune femme pour voir ce qu'il en était. Mais, avec le temps, il avait appris à la connaître, un peu, ce qu'elle avait bien voulu lui montrer. C'est ainsi qu'il lui laissa quelques jours mais il finit par en avoir marre de tourner en rond dans son antre et décida de prendre la bête par les cornes, quitte à affronter les flammes du dragon !

    Il monta donc les marches du zodiaque sacré pour se rendre en son sommet... Ignorant complètement le message que les gardes avaient porté... Il se décida à pénétrer donc dans le temple de la jeune femme après avoir hésité quelques secondes avant de rentrer. Il pénétra donc dans le temple, passant à côté du bassin dans lequel il avait discuté lors de son retour de mission. Instinctivement, il porta sa main sur ses flancs, les blessures que la jeune femme avait finies de traiter. Décidément, il n'était pas bon à frapper et détruire, obéir... un parfait soldat. Un jour pourrait-il être plus ça ? L'odeur fut la première chose qui frappa le nez du lion d'or... De l'opium ! Il connaissait bien l'odeur, son maître en a pris pendant des années sans lui dire d'abord ce que c'était, puis, lui expliquant qu'il s'agissait pour lui d'un moyen de soigner les rhumatismes de son vieux corps... Pourquoi le lion d'or aurait douté de son maître et y aurait vu le véritable but de la boisson, cacher sa maladie ?

    Il se douta de ce qu'il allait trouver en s'engouffrant plus en avant dans le temple des poissons mais, quand il tomba sur Nimue il fut... surpris ! Et ce n'était pas peu dire ! Il tomba sur la jeune femme nue, attablé devant un miroir accompagné d'un jeune homme à la chevelure verte. Le géant blond en armure d'or, qu'il portait de plus en plus souvent en cette période tendue, ne put empêcher la surprise de marquer son visage. Il entendit les mots du jeune homme qui parlait des cheveux de la jeune femme... Amusant... Mais une fois la surprise de la situation passé, il fit choquer de voir l'état de son amie ! Il avait manqué ne pas la reconnaître, son œil était couvert d'un pansement et semblait couvert de sang, ou seulement un jeu d'ombres . Par contre, il pouvait voir d'ici à travers le miroir le tain cadavérique de la jeune femme. Elle était en danger, malade et à la porte de la mort... Tout expliquait le jus de pavot....

    « - C'est plutôt le pansement de son œil que tu devrais refaire... Enfin, si je puis me permettre sans rien interrompre... »

    Pas de jalousie dans les mots du lion, mais une inquiétude certaines que la jeune femme qui avait entendu de nombreuses fois la voix du chevalier du cinquième temple pourrait percevoir sans problème. Puis, un peu de gêne aussi, s'il savait qu'il allait déjà être bien reçu, le destin lui avait bien fait choisir son moment pour qu'il tombe à pique...


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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Mar 15 Mar - 10:30
Une rose fanée







Comme si elle sortait de sa torpeur, le regard de Nimuë se posa sur le reflet du jeune homme qui venait de faire son apparition dans son dos. Pourtant, elle ne dit pas un mot. La jeune femme n'était plus qu'une pâle ombre d'elle-même, brisée par la douleur. La pirate avait suspendu son geste, ses doigts, empêtrés dans un nœud qu'elle ne parvenait pas à défaire. Comme beaucoup de choses dans sa vie. Son œil papillonna à plusieurs reprises, avant qu'elle ne se retourne à demi vers ce jeune garçon qu'elle ne connaissait pas. Sa bouche s'ouvrit, pour mieux se refermer. Une légère grimace apparue sur ses traits, pas assez fugace pour ne pas être notable. Même parler devenait toute une épreuve. Alors elle montra sa gorge, dans l'espoir de se faire comprendre.

C'est alors qu'elle ressentit une présence familière approcher rapidement. Celui qui venait de faire son apparition dans son temple n'était autre que Childéric du Lion, sans doute celui, parmi toute la chevalerie, qu'elle ne désirait vraiment pas voir. Pas maintenant, pas comme ça. Pas dans cet état. Or il était trop tard, son immense silhouette se détachait déjà des ténèbres, occultant le noir de son armure d'or. La surprise qu'elle put aisément lire sur son visage, suivie par une vive inquiétude lui fit plus de mal que toute la souffrance qu'elle devait combattre chaque seconde depuis cet … incident. Sa remarque aurait, en temps normal éveillé le sarcasme de la jeune rousse, seulement, elle était trop épuisée pour s'adonner à ce jeu.

Une autre le pouvait. Une voix de femme éclata derrière Childéric.

- Non mais ça va oui ? Vous voulez que je vous aide ?! Sans ménagement, une tornade rousse, avec une force insoupçonnée, poussa le corps massif du Lion, s'approcha à grands pas du garçon presque homme dans cette démarche chaloupée et sensuelle si proche de celle de Nimuë, quand elle était encore Capitaine de son navire. - Allez-y rincez-vous l’œil, j'vous dirais rien !

Cette femme était le portait craché de Nimuë O'Bannon, à un détail près que son œil gauche portait, lui, une balafre cicatrisée depuis très longtemps. Pas comme l'Irlandaise dont la plaie, était à peine recousue. Ses yeux aussi, étaient plus proches de l'émeraude que des yeux saphirs de sa « jumelle ». Visiblement cette dernière devait à peine sortir de son bain car ses cheveux étaient encore tout détrempés et mouillait la chemise crème de Nimuë qu'elle lui avait prêté.

- « Sans rien interrompre », l'autre qu'il dit ! Oh mais à moins que je me trompe, tu ne les prends pas au berceau toi non plus, Ni', j'imagine ? Celle-ci ne répondit rien mais enroula ses bras autour de sa poitrine. - Hey les deux comiques vous pourriez au moins avoir la décence de détourner les yeux devant une dame dénudée, hm ? Et puis, vous êtes qui d'abord ? Qu'est-ce que vous foutez là ? Désolée de le dire, mais vous n'avez rien à foutre ici. Mais qu'est-ce que les gardes foutent putain … Ils feraient mieux de faire leur travail correctement au lieu de se toucher la nouille.

Apparemment en colère, cette femme poussa un long soupir exaspéré et alla fouiller dans l'une des armoire de la chambre. Elle en ressortit une autre et longue chemise bleue-nuit et alla aider Nimuë à s'en vêtir.

- Ne t'en fais pas Ni', ça va aller … lui chuchotait-elle alors qu'elle essuya une larme qui roulait sur la joue pâle de Nimuë. - Tu es forte, tu vas surpasser tout ça, alors s'il te plaît n'abandonne pas.

Nimuë voulait protester lui dire que c'était trop dur, mais ne le put. Au lieu de cela la jeune femme poussa un gémissement plaintif, frappée une nouvelle fois par une vague de douleur. Tout le lait de pavot ou autres drogues ne changeraient rien, son sang empoisonné, à l'instar de l'alcool qu'elle ingérait, était aussitôt dissous dans son organisme. Satine essaya de l'aider à se redresser, mais n'y parvenait pas.

- Bon vous allez continuez à rester là plantés comme des cèpes ou vous allez vous décider à me filer un coup de main ? Toi là, le blondinet, tu pourrais pas … Soudain elle réalisa qu'il portait une armure d'Or et pouffa de rire. - Oh mais t'es le Lion ! Eh beh dis donc ! Un sacré morceau, tu m'avais pas dit que votre génération de Saints dorés étaient aussi … ahem. Je m'égare. Bon, vous v'nez ?





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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Mar 15 Mar - 18:40
Le temple silencieux venait de s'animer d'un coup et les arrivées successives s'enchainaient à un rythme trop conséquent pour que je me sente à l'aise. Tout débuta par l'apparition de rien de moins qu'un chevalier d'or !
Ce dernier se contenta de faire fi de ma niaise proposition pour relever qu'une aide médicale envers cette jeune femme serait plus adaptée. Et au vu de son état déplorable, je ne pouvais que lui donner raison.
Alors que je m'apprétais à demander à l'intéressé son avis sur la question, une copie quasi-conforme, mais en bien meilleure forme apparut comme par enchantement, me paralysant de stupeur par son attitude et ses remarques acerbes et vives.
Rouge comme une pivoine, je me contentais de bafouiller pour m'expliquer quand à ma présence ici et au fait que j'avais surprise la malheureuse dans une telle situation. Pourtant, mon flot de justifications se târit à vitesse grand V.
Sans attendre, je m'approchais du duo féminin pour soutenir la nouvelle venue dans sa tentative pour aider son amie. Avec la plus infinie douceur, je parvins à relever la jeune femme défigurée, prodiguant sans m'en rendre compte maints chuchottements encourageants et bienveillants.
Ceci fait, je relevais brièvement le regard vers la nouvelle venue pour lui faire comprendre mon intention. J'avais soigner mon mentir, Irène, durant de longs mois avant que la maladie ne l'emporte, et je connaissais donc quelques notions pour non seulement améliorer la qualité de vie des malades, mais pour leur proiguer également quelques soins.
Avec douceur, j'enlevais le pansement comme me l'avairt suggérer le lion d'or, et tirais d'une petite bourse que je portais constamment à la ceinture, un morceau de tissu propre imprégné d'un onguent de ma conception. Après quelques secondes de douleur, il pouvait apaiser n'importe quelle souffrance due à une blessure. J'espérais sincèrement qu'une fois encore son effet serait utile.
Tout à ma manoeuvre, je pris le temps de dire quelques mots, notamment aux deux autres personnes présentes.

Je suis désolé d'être arrivé dans un tel moment. Je suis Antéros d'Andromède, nouveau venu au Sanctuaire. Je cherchais à me rendre au palais du Grand Pope quand je suis tombé sur cette jeune femme. Je connais quelques rudiments de médecine et de soins, alors autant me rendre utile.
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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Jeu 17 Mar - 10:11
    Sceptique, c’était le mot pour résumer l’état d’esprit du lion à l’arrivée de cette tempête de feu. La jeune l’avait poussé avec une force qu’il n’avait pas envisagée dans ce corps qui lui semblait bien frêle, bien qu’il n’ait opposé aucune résistance, surpris. La surprise marquée sur son visage, il la laissa faire son petit numéro. Il détourna les yeux cependant quand on l’invita fortement à le faire, il est vrai qu’il aurait dû le faire plus tôt, mais il était fortement inquiété de l’état de santé de celle qu’il était venu voir. Elle avait l’air plus morte que vive… Mortifiant ainsi le cœur du lion.

    Et rapidement, elle tapa sur le système du lion, elle parlait beaucoup, beaucoup trop ! Sa ressemblance avec l’ancienne capitaine pirate était frappante et le lion même devait se rendre à l’évidence, il existait, entre ses deux femmes, un lien étrange, un lien de sang c’était sûr. Mais à quel degré ? Une sœur ? C’était le plus probable, elle était trop âgée pour être sa fille et trop jeune pour être sa mère. La ressemblance était trop forte pour que le lien de sang soit moins direct, donc ce n’était pas une cousine… Une tante très jeune peut-être ? Peu probable, mais c’était l’idée de la sœur, qui était l’hypothèse la plus logique

    « - Mais qui es-tu merde? »

    Le lion se trouvait perdu dans une situation qu’il n’arrivait pas vraiment à comprendre et cette question fusa toute seule quand il vit la jeune femme s’affairer à chercher des choses pour son amie dans les armoires. Un rapide coup d’œil à l’autre homme ne présent vit qu’il était assez gêné par la situation, l’opposé du lion. Qui était plus abasourdie qu’autre chose. C’était un peu naïf de sa part d’en vouloir au garde, l’armure qu’il avait sur son dos lui donnait, tout comme à Nimue, le droit de les commander et n’avait que faire de leur protestation éventuelle.

    Son impression sur la tornade de feu se radoucit quand il l'a vie s’inquiéter comme elle le faisait pour la jeune femme qu’il était venu voir. Ils avaient au moins ça en commun tous les deux. Puis, elle commença à lui donner des ordres quand elle vit que l’autre rouquine allait plus mal. Puis, elle reconnut l’armure d’or qu’il avait sur le dos depuis le début. Elle devait vraiment être d’un autre monde pour ne pas l’avoir remarqué de suite. Mais elle avait un certain sens de la chevalerie pour reconnaître ainsi son statut et l’armure qu’il avait sur le dos. Mais qui avait-il en face de lui ? Il répondit donc au commentaire de la jeune femme par un petit clin d’œil amusé.


    Mais il fut pris de cours par le jeune homme qui se présenta être le chevalier de bronze d’Andromède ! Il laissa faire le chevalier de bronze qui visiblement, savait ce qu’il faisait plus ou moins. Ses gestes étaient sûrs et il semblait avoir de l’équipement. Une fois de plus, le lion se trouvait démuni et incapable de faire quoi que ce soit, ainsi, il se mordit donc la lèvre de dépit. Nimue était maintenant installé tant bien que mal allongé et pouvait se reposer. Après le chevalier de bronze donc, le lion reprit de suite la parole.

    « - Par la déesse mais que s’est-il passé ici ? D’abord, elle débarque chez moi l’esprit brisé, puis elle part en précipitation retrouver un cardinal d’Arès se pressant à nos portes et enfin, son cosmos explose comme si elle était morte . Je suis venu pour avoir des réponses à mes questions. Et voir s’il restait encore quelqu’un de vivant dans ce temple… »

    Le ton était direct, presque sec, et marqué par une réelle inquiétude. Voir son amie ainsi aux portes de la mort n’avait fait que confirmer les pires doutes du chevalier d’or du lion. Retrouverait-il un jour la guerrière qu’il appréciait ? Il en doutait fortement… Plus les choses passaient et plus il pensait qu’elle était morte le soir où elle était venue ravager son jardin, pour ne plus jamais revenir… Qu’allait-il ressortir de tout ça ? Rien de bon, de ça au moins, Childéric en était sûr.


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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Jeu 17 Mar - 11:16
Une rose fanée







Ce fut le plus jeune Saint, répondant au nom d'Antéros, qui réagit le premier et porta assistance à Satine et Nimuë. Brusquement silencieuse, l'étrangère ne répondit pas aux multiples questions du Lion, faisant mine de soutenir la Sainte. Une fois alitée et entre de bonnes mains, la tempête de feu parut s'apaiser. Bien qu'une légère note d'inquiétude ne cessait de danser dans ses prunelles de jade. Quand, dans des gestes aussi doux qu'experts, Andromède retira le pansement de son œil, il dévoila un bien affreux spectacle. Une blessure à l'aspect impressionnant, barrant l’œil gauche fermé de la Sainte des Poissons. Défigurée, méconnaissable. Nimuë n'était plus que l'ombre d'elle-même, marchant sur un fil, telle une funambule. Entre le vie et la mort. La plaie était toute boursouflée, hideuse et suintait un liquide étrange et noir. Du sang ? Du poison ou autre chose ? Toujours est-il que Satine assista le garçon, lui intimant la prudence. De longues secondes pesantes se bousculèrent avant que Nimuë ne soit finalement allongée et recouverte de ses draps.

La mine grave, Satine fit signe aux deux autres de la suivre et de ne pas faire de bruits.

L'inquiétude du Lion était légitime et palpable, aussi et comme ils semblaient bien se connaître tous les deux, la jeune femme choisit de leur répondre. Une fois sur le pas de la porte de la chambre de Nimuë, la rouquine, gravement, leur murmura.

- Bon déjà, mon p'tit Lion, essaye de pas trop paniquer. Ça va vraiment pas l'aider, crois-moi. Et pour te répondre, je m'appelle Satine. Satine O'Bannon. Je suis … - elle marqua un moment d'hésitation - … sa grande sœur.

Sur cette révélation, Satine jeta un regard pour s'assurer que Nimuë allait bien. Cette dernière semblait s'être enfin endormie. Un soupir plus tard, elle reprit. Que leur dire ? Que leur révéler ? Jongler entre vérités et mensonges n'étaient franchement pas dans l'habitude de la pirate habituée à dire crûment les choses. Sans détours, sans prendre de gants, sans se soucier des conséquences et des émotions que susciteraient ses mots.

- Le cardinal d'Arès est mon … compagnon. Si il s'est pointé comme une fleur, c'était pour me récupérer. Le p'tit souci, c'est qu'il avait visiblement fait la promesse à Nimuë de pas faire le con et de se tenir tranquille. Elle lâcha un petit rire désabusé. Le hic, c'est qu'Arbhaal n'est pas du genre patient et Ni' l'a foutu en prison.

La suite souleva un sentiment de honte chez Satine qui se traduisit par un léger hochement de la tête.

- Pour moi, ça revenait au même que de l'envoyer à l'échafaud. J'connais vos façons de faire, même si votre Pope là … a essayé de me rassurer sur le sujet. Mais c'était trop tard. J'ai … - Elle serra ses poings et ses mâchoires. - Je l'ai attaqué, par dépit, par colère et je l'ai frappé. Tout est de ma faute.

Sa voix chevrota légèrement et elle se détourna pour ne pas qu'ils puissent voir les larmes qui lui montaient aux yeux. Voir sa grand-mère dans cet état lui fit du mal. Or et comme elle leur disait, c'était de sa faute si la Sainte des Poissons se retrouvaient là ! Esseulée, abattue, au seuil du royaume de la Mort.

- Mais je lui ai promis … je lui ai promis de rester à ses côtés pour prendre soin d'elle. Elle a tellement fait pour moi et moi …

Satine frappa dans le mur devant elle, une larme roula sur sa joue, dégringola et tomba sur le sol dans un tintement cristallin. L'amertume ne changerait rien aux faits.

- Je suis … terriblement désolée. Je l'ai tué. J'ai tué Nimuë. Vous devriez repartir tous les deux. Surtout toi le Lion. La voir comme ça te fais du mal, j'le vois bien et je sais à quel point ça peut être douloureux de voir partir un être que l'on aime.

Étrangement, le regard de Satine s’accrocha à celui d'Antéros.





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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Jeu 17 Mar - 14:31
La tension sous-jacente entre le lion d'or et la jeune femme rousse commençait à m'agacer, bien que mon rang moindre m'obligeait à me taire. En réalité, je me moquais bien de tels atermoiements, mais en présence d'une malade aussi mal en point, leur attitude n'était pas bénéfique.
Maintenant que la malheureuse essayait de trouver un peu de repos, il ne fallait surtout pas saper sa volonté par de futiles disputes. Ne le comprenaient-ils pas ?!
J'écoutais donc en silence les deux interlocuteurs à parler d'un cardinal d'Arès entre autre. Puis la dénommée Satine s'effondra en laissant entrevoir sa culpabilité et son mal-être. Je supportais son regard, réfléchissant à tant de révélations. Pourquoi avoir mis sa petite soeur dans un tel état ?! La colère était vraiment mauvaise conseillère...
Les poings serrés, je m'adressais à elle, craignant de vider mon sac devant mon supérieur d'or.

Pourquoi dites-vous que vous l'avez tuée ?! Elle est encore bel et bien vivante et se bat en ce moment même pour survivre. Vous ne l'aiderez pas en perdant courage. Un malade est bien plus sensible aux auras et aux sentiments de ceux qui l'entourent. Et la force qu'il puise dans ceux-ci est essentielle pour garantir sa guérison.

Je pouvais comprendre son attitude, mais pour avoir apporter de longs soins contraignants à une mourante durant des mois, je savais qu'un sourire même embué de larmes valait toutes les crises de colère ou de révolte. Je m'approchait de Satine et posais une main affectueuse mais ferme sur son épaule.

Je suis désolé mais vous êtes trop impliquée et instable pour vous occupez d'elle en ce moment.

Je tournais alors le regard vers le chevalier d'or du lion et m'adressais enfin à lui d'un ton respectueux.

Ma mission peut bien attendre. Je vais prendre soin de cette malheureuse le temps nécessaire. Elle a besoin de calme et d'une attention sereine pour commencer à guérir tant physiquement que moralement. Sauf votre respect mon seigneur, vous ne pouvez qu'attendre... Votre agitation ne l'aidera pas. Ayez confiance.

Quelles tornades de passion et d'inquiétude que ces deux-là... Non vraiment, ils ne pouvaient qu'aggraver la situation. Je prenais un gros risque à m'adresser à un supérieur de la sorte, mais s'il voulait vraiment aider son amie, la raison devait l'emporter.
Machinalement, comme pour appuyer mes dires, je vins me placer devant la porte de la chambre, les bras croisés, interdisant l'accès aux deux volcans d'émotions.

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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Jeu 17 Mar - 15:06
    La colère attisa brusquement le cœur et le sang du lion d’or. Devant lui, il avait non seulement la compagne d’un des cardinaux d’Arès, l’un des pires ennemis du sanctuaire, mais également la responsable de l’état de son amie qu’il était venu voir, le cœur rongé par l’inquiétude. Il fit un effort de volonté hors du commun pour ne pas saisir son cou dans l’instant. Et se mettre à serrer alors sa gorge jusqu’à ce qu’il sente sa vie sortir de sa bouche. Qu’il ressente l’étreinte de la mort sur celle qu’il avait, profondément, envie de tuer. Mais c’était la sœur de Nimue, malgré tout, par respect pour elle, il ne fit donc rien.

    Il n’eut aucune pitié pour ses larmes et la tristesse qui se manifesta sur son visage. Elle ne pouvait y lire que de la colère et du mépris. Le chevalier d’or se mit alors à rire après la réplique du chevalier de bronze. Pas son rire chaleureux et bruyant habituel non. Une sorte de parodie froide et cinglante du rugissement du fauve. C’était touchant de le voir vouloir prendre les choses en main, Childéric aurait simplement pu balayer toutes ses initiatives d’un simple revers de la main, il en avait le pouvoir. Il en avait envie. Mais encore une fois, il savait qu’elle avait besoin de soin et il faisait plus confiance à ce chevalier de bronze, si naïf et loin de la réalité qu’il soit, qu’en cette petite sotte et irritante qui servait de sœur à la douzième gardienne. Le lion pesa donc soigneusement ses mots. Et répondit enfin, d’une voix froide comme l’acier, cinglante comme le fouet. Sa langue claquait pour faire mal…

    « - Oh s’il te plait ! Ne sois pas si niais ! Bien sûr,’elle l’a tué ! Oui, elle survivra, peut-être… mais elle ne sera jamais plus comme avant. Comme si elle n’avait pas déjà suffisamment souffert avant ça… Un monstre qui parle d’amour, on aura tout vu ! Oh oui, j’espère bien qu’on tranchera la tête de ton cardinal, c’est tout ce qu’il mérite. C’est un soldat, il connait les risques ! L’un des nôtres s’est présenté devant le territoire d’Arès… Il ne doit sa survie qu’à la chance ! C’est un soldat, il sait ce qu’il fait et doit vivre avec les risques. S’il est aussi stupide pour espérer être reçu avec des fleurs chez ses ennemis, il mérite mille fois ce qui lui arrive ! Et tu l’es tout autant pour trouver ça choquant… Il ni à pas de gentil dans une guerre ! »

    La colère, froide, du lion, s’était manifesté physiquement sur son visage. Ses yeux, avaient perdu leur aspect humain, pour devenir ceux fendus d’un prédateur. Oh, il était prêt à mordre, ses crocs et ses griffes le démangeaient et il ouvrait et fermait ses poings.

    « - Qu’est que tu lui as fait exactement . Évite au moins à Andromède de mourir pour rien au contact du sang de ta sœur, tu sais très bien ce qu’il peut faire… et tu sais très bien ce que son corps peut faire. Tu dois être une créature bien vicieuse pour avoir fait ça à ton propre sang… »

    Le lion n’était pas seulement en colère contre Satine, même si c’était elle la source principale du brasier qui habitait son cœur. Il était aussi et surtout, encore, en colère contre lui-même. Contre ce désespoir, contre cette impuissance. Oh oui, il était puissant, son poing capable de mordre n’importe quoi et de la déchirer, mais lacérer, c’est tout ce qu’il savait faire. Il était le loin, chasseur infatigable, roi des prédateurs. Mais il n’était que ça, un tueur. Incapable de venir en aide aux gens qui auraient besoin de lui, impuissants, encore et toujours… Que ça soit pour aider son maître ou pour aider son ami.

    « - Et ne me sors pas le discours de la confiance. Je connais trop bien la maladie pour savoir que c’est des conneries. Elle meurt ou elle se lève, c’est tout. Elle vit ou elle meurt. »

    Le lion avait fini de serrer et ouvrir son poing, il n’était maintenant plus que serré. Et s’il n’avait pas son armure d’or couvrant ses mains, tous auraient pu voir à quel point ses jointures étaient blanchies et à quel point il avait envie de frapper quelque chose ou surtout, quelqu’un…


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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Jeu 17 Mar - 16:32
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Rage. Colère. Un sentiment que Satine connaissait que trop bien. Pour l'avoir à de trop nombreuses reprises, ressentie. Cette garce capricieuse faisait beaucoup de dégâts, et le Lion d'Or, tout Saint qu'il soit, n'échappait pas à cette étreinte. Son rire, mélange de désillusion et de rancœur, éclata comme un coup de canon que la voyageuse du futur avait tant et tant entendu par le passé. Malgré l'intervention – touchante et visiblement inutile – d'Andromède, l'ire du Lion se faisait grandissante, laissant libre court à des mots qu'il allait regretter tôt ou tard. Car Satine n'était pas de ces femmes à s'attendrir ou laisser passer pareils discours. Qu'importe le fait qu'elle soit désormais qu'une simple femme dépossédée de son cosmos. Qu'importe le regard que le jeune homme lui adressa, inhumain, fendu à l'instar d'une bête sauvage. Si en d'autres circonstances, cela l'aurait fortement amusée, en cet instant, Childéric était allé trop loin.

Elle alla se plantée devant lui, son regard, noir et tempétueux posé sur lui. Un index accusateur et agressif se posa sur le plastron de cette armure qu'il continuait d'arborer. Il s'exprimait comme un Saint, Satine allait s'exprimer de la seule manière qu'elle connaissait. En hurlant.

- Tais-toi Saint ! Tu ne sais rien ! Rien du tout ! Et ça ne te concerne pas ! Elle est ma famille … qu'est-elle pour toi au juste ? Hein ? Elle ne t'a jamais parlé de moi, visiblement alors … ne parles pas de choses que tu connais pas. Tout est tellement plus compliqué, ne tire pas les conclusions qui t'arrangent !


L'expression de son visage se durcit davantage quand il lui jeta à la figure qu'il espérait voir son bien-aimé mort, la tête plantée sur une pique ou qu'importe la sentence qu'il recevrait. Un monstre qui parle d'amour Elle ne sut retenir sa main qui s'envola vers sa joue à une vitesse vertigineuse.

- Je ne suis pas un Monstre ! Et Arbhaal n'est pas un Cardinal ! Nous sommes … des … anomalies. Mais peu importe. Tu ne m'écouteras pas et en ce qui me concerne c'est le petit qui a raison. Toi, comme moi sommes trop impliqués pour que l'on puisse s'occuper correctement d'elle.

À demi, la jeune femme se tourna vers le Bronze Saint.

- Tu …

L'ancienne Sirène Maléfique laissa son mot en suspend, surprise par ce qu'elle devina derrière le jeune garçon. La silhouette malingre de Nimuë, debout et fragile, se dessinait peu à peu, avançant avec difficulté jusqu'à eux.

- Je … suis … debout.

Articula t-elle avec peine tandis que sa main cherchait à écarter Antéros pour pouvoir avancer. Elle tituba, s'accrocha au bras du Saint de Bronze qu'elle gratifia d'un demi sourire réconfortant. Si le jeune garçon voulut lui apporter son aide, Nimuë l'en dissuada, secouant doucement sa tête de droite à gauche, et, laborieusement, continua sa progression vers le duo colérique. En dépassant Satine, la jeune malade avait levé sa main en signe d'apaisement pour enfin, faire face au Lion d'Or. Son unique œil visible était plus vivant, et laissait transparaître une peine indicible. Cette main qu'elle avait dressé, alla délicatement se poser contre l'armure du géant, là où se trouvait son cœur.

- Je t'en prie … Ses épaules furent secouées par une quinte de toux qui l'obligea à s'affaisser légèrement sur le chevalier. Dans une inspiration sifflante, la rouquine poursuivit. - … calme ton cœur Childéric. Je suis … là … vivante. Je … suis … toujours … là. Ton … ange … gardien.

Elle releva son minois vers lui. La partie de son visage recouverte de bandelettes, avalée par les ténèbres ambiantes, ne laissaient voir que l'autre moitié, intacte, bien que pâle et fatiguée.

- Pourquoi … me … condamnes-tu … si tôt ?

Avec calme, sa main prit le chemin vers sa joue, mais au moment de la frôler de ses doigts, Nimuë chancela.





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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Jeu 17 Mar - 17:32
Cet homme me faisait peur. Terriblement peur.
Face au bienveillant Silas et au taquin Saadyr son attitude me terrifiait et surtout me consternait. Tant de violence, de méchanceté dans les propos... Un fauve en tout et pour tout qui ne savait que détruire et enrageait de ne pouvoir sauver. A ce rythme, l'affrontement entre le chevalier d'or et la jeune rousse était inévitable.
Comment réagir ? Je devais le respect à mon supérieur, mais d'un autre coté je trouvais son comportement inqualifiable. La douleur ne permettait pas toutes les bassesses. Alors que la parente de Nimue se tournait vers moi, je ne pus retenir un cri d'agacement, que je tentais de rendre discret pour ne pas éveiller la malade.

Taisez-vous bon sang ! Vous n'avez pas honte de vous étripez de la sorte ?! Cela ne la guérira pas, bien au contraire ! Alors si vous devez en venir aux mains pour combler votre culpabilité et votre sentiment d'impuissance, faites le ailleurs !

J'écarquillais alors les yeux en entendant une voix faible dans mon dos. Faisant taire tout écho, je posais la main sur celle de la sainte, lui signifiant silencieusement que je la soutiendrais, malgré une moue de réprobation. Elle était bien trop faible pour se lever. Ce n'était vraiment pas raisonnable dans son état.
La malheureuse se rapprocha du lion en fureur, m'entrainant avec elle vers cet homme pour lequel je nourrissais des sentiments peu amènes.
Alors que Nimue approchait ses doigts de la joue du cinquième gardien, je la sentis chanceler. Réagissant au quart de tour, je ceins sa taille de mon bras pour non seulement l'empêcher de chuter, mais aussi pour l'encourager de ma présence. Je levais alors un regard douloureux et empli de reproche vers mon supérieur.

Si vous voulez vraiment l'aider, arrêtez d'agir de la sorte. De grâce, gardez votre énergie et votre colère pour une meilleure bataille. Vos reproches, vos accusations ne changeront pas le passé. Elle vient de quitter son lit pour vous calmez... Elle s'épuise ! Vous êtes chevalier d'or ! L'élite du Sanctuaire... Faites preuve de sagesse, je vous en conjure.

Les yeux embués de larmes de déception et de rage envers une attitude que je jugeais puérile et déplacée, je me tournais vers la porte de la chambre, entrainant avec moi la malheureuse au bord de l'épuisement et tournant ainsi le dos à mon supérieur.
Passant devant Satine, je lui adressais un regard compatissant mais ferme.

Je vais prendre soin d'elle, vous avez ma parole. Ce qui est fait est fait, et la culpabilité n'est rien d'autre qu'un fardeau inutile. Si j'ai un conseil à vous donnez... Concentrez-vous sur les combats que vous pouvez encore gagner. Celui-ci ne dépend que de votre soeur et de sa force intérieure.

Si ces deux-là parvenait à me parasiter de la sorte avec leur attitude, la pauvre Nimue devait en souffrir bien davantage. D'un murmure rassurant, je chuchotais à son oreille.

Plus d'effort inutile, je vous en conjure. Si vous mourrez, rien ne pourra s'arranger, vous ne croyez pas ? Alors faites-en sorte de survivre pour que ces deux là n'en viennent pas à s'entretuer.
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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Lun 21 Mar - 9:39
    La famille, quel sujet sensible auprès du chevalier d’or du lion. Qui au fond du lui, désespéré tellement d’avoir quelque chose à quoi se raccrocher. Or, il n’avait jamais eu que son maître, qu’il considère bien sûr comme un père, mais par faute de mieux, car jamais il ne l’avait traité comme tel. Au final, le lion n’avait fait qu’agir comme ce dernier avait voulu qu’il agisse. Bien qu’il ait eu du mal à rentrer dans le rang, il a fini par y parvenir et par hériter, à la mort de Phocas, de cette armure d’or du lion. Devenant ainsi la bête-fauve de la déesse, prêt à déchirer ses ennemis sans faillir. Un éclat de métal vient alors se figer dans le cœur du lion d’or. Il sent alors son palpitant se serrer dans sa poitrine.

    La seule conclusion qu’il avait tirée au contraire, c’était que Satine avait parlé le droit de parler de famille. Car pour le chevalier du lion, cette entité sociale avait une signification assez simple. Toujours fidèle et ne jamais laisser quelqu’un derrière. Et à elle seule, la jeune rousse à l'œil cicatrisée avait enfreint ces principes simples et avait donc, perdu le droit de parler de famille. Pour un homme qui n’avait rien, traité si facilement ce qu’on pensait pour acquis, était chose inconcevable. Incompressible.

    Le lion vit malgré la vitesse, qui n’était clairement pas celle d’une humaine normale, la main de la jeune femme se diriger vers son visage… mais le lion n’avait pas la tête assez froide pour tirer des conclusions. Il ne bougea donc pas et accueillit la douleur du choc comme un petit feu chaud et réconfortant dans la froideur qui imbibait actuellement ses émotions. Et l’interruption de Nimue au contraire, ne vit rien pour arranger les choses. Les mots de Satine toujours en écho dans sa tête… Qui était pour lui la jeune femme ? Son ange gardien oui, elle venait de le dire, celle que le destin mettait sur sa route pour qu’il garde, tant bien que mal, la tête hors de l’eau. Quand il pousse trop son corps ou son cœur à bout !

    Mais était se tout ? Elle était de sa meute… Un homme comme lui est incapable d’aimer à la façon dont Silas aime Ainia. Déjà c’était difficile pour lui d’accepter des gens vraiment près de lui. Certes, il était sociable, bon compagnon mais jamais ne se liait pleinement avec les gens. Consciemment ou inconsciemment ? Il était un soldat, et même maintenant, il se jetterait sur la lame d’un ennemi sans hésiter le moins du monde même pour protéger Satine. On l’avait fait comme ça, forgé à devenir une arme, un guerrier, après au sacrifice ultime à tout moment et au final incapable de s’attacher à la vie. C’était peut-être ça son problème et c’était peut-être au fond ça, que représentait pour lui la jeune femme… l’espoir . Celui d’exister pour aider et non exister pour mourir ! Mais au fond, il ne pouvait rien faire…

    Si les yeux du lion, bien que fendu comme un fauve, étaient encore brillants d’émotion, les mots du chevalier de bronze de la dame sacrifiée furent le glas de leur lueur. Si quelqu’un avec les yeux plantés dans les siens, il aurait pu constater à quel point maintenant, il semblait froid et diablement sinistre, un acculé et prêt à tout pour survivre... La seule et unique chose qui retient donc son corps de frapper, malgré sa volonté, dans un pur reflexe de désespoir, le chevalier d’Andromède fut la présence de Nimue. Mais sa réplique n’était que le dernier des éclats d’aciers, froid et douloureux, qui se sont planté dans le cœur déjà meurtri et mourant du chevalier d’or du lion.

    Et c’est à ce moment-là, dans cet instant de vide absolu, qu’Elle était là aussi… Son poing vient alors s’écraser contre une colonne non loin de lui. Mais rien ne se produit, pas même un son quand le croc du lion vient mordre la pierre. Quelques centièmes de seconde après, un bruit de pierre broyée retenti alors, provenant de l’une des colonnes suivantes qu’il venait de faire exploser. C’était assez inattendu, même pour Childéric. Les mots de son subordonné glissèrent donc sur lui. Heureusement pour le chevalier de bronze, qui n’avait déjà pas une bonne opinion du jeune homme… Il savait précisément appuyer où ça faisait.

    « - Tu as finalement tout perdu petit poisson, te voilà finalement libre d’enfin faire tes propres choix… »

    Il tourna donc ses yeux qui fixait le vide, comme si la phrase qu’il venait de prononcer de sa voix qui semblait moins froide mais terriblement triste. Puis, il planta ses yeux à l’expression indescriptible, pris à la fois entre tristesses, colère et compassion, dans ceux de Satine.

    « - Tu ne m’as toujours pas répondu… Qu’est-ce que tu lui as fait ? »

    Cette dernière phrase par contre, était sans appel…


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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Lun 21 Mar - 10:26
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Tu me fais peur, Childéric, tellement peur. Où es-tu passé ? Qu'est-il donc advenu de toi ? Je ne te reconnais pas, mais, puis-je avoir la prétention de dire que je te connais ? Non, peut-être pas. Peut-être me suis-je trompée, comme toujours. J'observe tes yeux et j'y vois ce que je redoutais, ce que j'ai entrevu l'autre nuit, en plein cœur de ton jardin que j'avais relevé. Mort et destruction. Pourquoi ne me suis-je donc pas plus méfiée de l'ombre que j'avais senti en toi ? Que nous paraissons partager. Si j'ai souvent dis que j'étais un Monstre au sang empoisonné, toi, doit-on te résumer à une Bête ? Non, non, je ne veux pas le croire, je m'y refuse. Et pourtant, tes mots sont comme autant de poignards dirigés contre mon cœur. Libre. Et tandis que je m'accroche au Saint d'Andromède, que mes mains enserrent ses bras, moi, je souffle, désemparée et blessée :

- Tu me rejettes.

Cette vérité est si criante, si douloureuse. Accuser ce coup-là m'est impossible. Il m'est difficile de retenir mes larmes. Certaines échappent à mon contrôle, je les sens glisser, inexorablement le long de ma joue pâle. Comment pourrais-je me ménager quand je dois faire face à un nouvel assaut cruel ?!

- Alors je partirais !

Je crie, je tremble tout en même temps. Satine semble prête à s'animer de nouveau, mais n'ose répondre à la question du Lion. Elle me voit et se retrouve en moi. Je devine sa peine, ce qui se passe en cet instant, elle le redoutait. Dans un ultime soubresaut je me redresse pour faire face au Lion.

- J'ai été bien sotte de croire que je pourrais trouver une place auprès de vous.Mais y ai-je vraiment cru ? Un petit rire désabusé s'échappa d'entre ses lèvres craquelées. - Ils avaient tous raison …

Mes poings se resserrent, par frustration, par dépit. Soudain, ma main se lève dans la direction de Childéric.

- Tu veux savoir ce qui s'est passé ?! Je vais te le dire !

Tout à coup, une vague de cosmos part de ma paume, file dans la direction du Lion. S'il l'accepte, alors il verrait. Il verrait tout, avec les images de mon esprit, ce qui s'est passé ce jour-là. La manière dont Satine, perdue, s'était jetée sur moi avec ses lames recourbées, comment l'une d'entre elle m'a atteint au visage, puis mon bras. Il pouvait sentir ma souffrance, voir, constater que j'avais bien faillis mourir. Avec la terrible sensation – plus vraie que nature – que mon cœur allait exploser. Une douleur pareille, farouche et aliénante, ne s'oubliait pas. Ne s'oublierait jamais vraiment. Elle m'anime encore en cet instant. Le Saint sait à présent que sans l'intervention de Lesath, je serai morte. Entends-tu mes cris d'agonie ?

- Voilà, voilà ce qui s'est passé.

Une pause, je reprends mon souffle. Erratique. Je ne tiens presque plus debout. Mon étreinte sur Antéros se fait plus ferme. Je le regarde, un instant, le visage baigné par des larmes amères. Le silence reprend ses droits, ô odieux silence.

- Pars.

Mon œil unique se lève vers le Saint.

- Tu me condamnes, tu m'assassine, alors, pars. Disparaît ! Bientôt, je n'existerais plus, alors pars !





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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Lun 21 Mar - 14:33
Malgré mes efforts, la situation continuait à dégénérer à vitesse grand V.
Le lion d'or était un homme terrifiant et lorsqu'il frappa le pilier, je frémis avant de me rendre compte d'un autre fait dérangeant. Dans mes bras, Nimue tremblait. De peur face à cet homme qui semblait être... ou avoir été son ami.
Que faire ? Plus les secondes s’égrainaient, plus le chevalier d'or passai d'homme à bête. Je commençais vraiment à craindre que le sang coule. Son attitude épuisait la sainte à l'agonie, et l'énergie qu'elle dépensait pour le ramener à la raison pourrait plus tard lui faire défaut lors de sa guérison. Je ne pouvais pas la laisser mourir aussi sottement. Sans vraiment réfléchir à mes actions, je raffermis ma douce poigne pour diriger Nimue vers Satine à qui j'adressais un regard suppliant.

Amenez la loin d'ici... Sinon elle ne survivra pas.

Avec toute la douceur possible, je transférais le bras de la sainte vers l'épaule de sa soeur, évitant de lui causer le moindre choc. Je me détournais alors des deux jeunes femmes, me postant entre elles et le lion. En écho à mon émoi, mes merveilleuses chaines de bronze étaient déjà venues s'interposer avec mon supérieur et moi et répondaient à sa froide colère par un mouvement défensif. Qu'il avance d'un pas et un rempart de métal s'opposerait à lui. Pour avoir affronter Belisaire, je savais que je ne tiendrais pas longtemps face à un tel adversaire. Plus rapide, plus puissant, plus expérimenté que moi.
Mais vu sa réaction et l'éclat de ses yeux, je ne pouvais pas le laisser faire du mal à ces deux femmes.
Le bras levé, prêt à relâcher ma chaine d'attaque qui ne demandait pas mieux face à cet homme effrayant, je lui adressais une ultime parole apaisante.

Partez, je vous en conjure. Sa vie ne tient plus qu'à un fil et elle n'a pas l'énergie de parler avec vous. Elle aura besoin de toutes ses forces pour espérer survivre. Faire preuve de violence ne vous avancera à rien.

Malgré ces quelques mots conciliants, je ne faisais pas mystère de ma volonté. Cet homme était dangereux et s'il venait, dans un élan de fureur, à s'en prendre à la maitresse des lieux, il devrait d'abord me passer sur le corps.

Je ne suis qu'un humble chevalier de bronze, mais je n'hésiterais pas à protéger Nimue de votre vindicte. Ainsi que sa sœur.

A mon bras, ma chaine vibrait de plus belle, suppliant d'attaquer avant que je ne subisse l'assaut de cette bête humaine. De ce prédateur implacable. J'avais de grandes chances de mourir. Je le savais. Mais quel homme serais-je si je devais observer un tel spectacle sans intervenir ? Ma déception était grande mais je n'avais pas le temps d'y songer. Voilà donc jusqu'où pouvait aller un chevalier d'or ? Je refusais encore d'y croire.
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Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Lun 21 Mar - 17:56
    Les mots sortirent simplement de sa bouche, comme s'il n'était rien pour elle... Mais avec eux, c'est le cœur du lion qui sortit de sa poitrine, la fragile gardienne n'avait pas compris où elle voulait en venir. Son amie n'avait pas compris le cadeau qu'il lui offrait, le sacrifice qu'il était prêt à faire pour elle. Quand des larmes sortirent des yeux de la jeune femme, se fut, en écho, un cosmos bestial qui sortit du corps du lion. Il voulait répondre, mais ses lèvres s'ouvraient et se fermaient sans qu'aucun son ne puisse en sortir. Il avait tellement à dire et en même si peu, tellement peu qu'il n'arriva pas à parler. Debout, immobile, les yeux fendus comme un animal irradié par une énergie de chasseur hostile, prêt à mordre n'importent qui....

    Il ne réagit pas quand la jeune femme lui fit admirer ce qui lui était arrivé. Le lion avait tout vu, de l'attaque de Satine à l'intervention de Lesath. Mais surtout, il avait entendu les cris de souffrances de Nimue, vu son corps contorsionné par la douleur, se faire mordre par les lames étranges de sa « soeur », car après vu ça, le lion avait un sérieux doute sur le lien qui unissait les deux femmes. Quelque chose dans cette vision ne collait pas... Mais par dessous tout ça, il y avait la bête qui festoyait, qui se gorgeait de la souffrance que la vision avait fait naître dans le cœur du lion et surtout, de l'agonie de la maîtresse de roses. En profitant ainsi pour s'installer définitivement dans le cœur du lion, plantant ses griffes là où son âme avait été arraché.

    La dernière réplique de son amie fut donc le glas du chevalier d'or du lion comme elle l'avait précédemment connu... Mais comment pouvait-il savoir ! Oh mais tout n'était pas fini, la bête, dont l’appétit avait été aiguisé réclamé son dû. Les mots d'Andromède lui valurent l'attention du lion d'or qui avait oublié jusqu'alors sa présence. Faisait-il donc si peur que ça ? C'était ça donc être une bête... Il pensait vraiment être capable de faire quelque chose lui . Il croyait vraiment qu'il allait tuer les deux femmes devant lui et le jeune chevalier . Oh, il était capable, il en avait la puissance, mais il n'était pas encore assez animal pour en venir là, il était trop blessé de toute façon, pour se lancer dans une traque sanglante. Mais un animal blessé est le plus dangereux et gare à celui qui n'a rien à perdre.

    Le chevalier d'or du lion n'avait pas la moindre idée d'à quel point le chevalier de bronze d'Andromède était familier avec la vitesse de l'or, celle de la lumière. S'il s'en fiait à ce qu'il avait des autres chevaliers de bronze, il avait le dessus. Froidement donc, il utilisa son énergie pour fuser comme un éclair et avant que le son de son déplacement ne se fasse entendre, il posa à la même vitesse, une main sur le front d'Andromède et une sur le bas de son dos. Poussant légèrement la main dans son dos en même temps que celle sur sa tête, créant ainsi une rupture dans la structure du chevalier de bronze, incapable ainsi de résister à la puissance de la main sur son front et qui devrait, normalement l'écraser avec force dans le sol du temple de la douzième gardienne.

    Et c'est là il revient brutalement à la réalité. Le cœur étreint de regret infini mais la bête s'était retiré juste à temps, aurait-il continué de frapper le chevalier de bronze ? Il voulait croire que nom, mais il n'était même pas sur de lui-même... Jusqu'à quand serait-il lui-même? Le lion la sentait en lui maintenant, il pouvait voir le monstre creuser sa tanière dans son cœur utilisant les dégâts qu'avait causés involontairement la guerrière qu'il était venu voir. Il était entrée en ami et partirait en ennemi. Il murmura quelques mots à l'intention d'Andromède, lui indiquant de ne pas jouer avec sa vie inutilement. Il était revenu lui-même, plus de trace d'animal, mais des yeux remplis d'une tristesse seulement égale par la honte qui l'habitait... Puis il se retourna vers son « amie ».

    « - Tu ne cesseras jamais d'exister ! Ton histoire, ta vie, brûlant d'une intensité inégalé, bouleversent tous ceux qui croisent ton chemin. Je t'ai dit que je serais toujours là pour toi et c'est le cas... J'ai besoin de toi mais toi, est-ce que c'est de moi dont tu as besoin ? Regarde ce que je suis... Viens me voir et je te raconterai l'histoire du prince déchu... vous deux aussi, vous avez gagné le droit de savoir... »

    La voix morte, le lion fit volt face, sans s'intéresse à Andromède qu'il avait enfoncé dans le sol du temple des poissons et se met en route vers la sortie, on voulait le voir partir alors il allait obéir, il ne voulait plus faire de mal, que ça soit à le autre ou à lui-même, et puis... il avait des choses à faire...


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NimuëavatarArmure :
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HP:
260/260  (260/260)
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320/320  (320/320)
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386/386  (386/386)
Message Re: [Fin Juin 550] Une rose fanée   Lun 21 Mar - 18:56
Une rose fanée







- Non … non … glissait-elle désemparée quand Satine la récupéra entre ses bras. - Calme toi Nimuë … Oh mais tu es brûlante …

Constata Satine en passant une main en travers de son front. Le visage de la Sainte se tordait de douleur, comme si l'énergie sauvage libérée par le Lion entrait en résonance avec elle. La voir ainsi brisée inquiétait l'ancienne marina qui se revoyait projetée dans son propre passé, où les rôles étaient inversés. Et puis, il y avait deux hommes qui se faisaient face, comme toujours. Comme pour elle, avec ses deux amants. Ô les liaisons dangereuses … Il ne fallait surtout pas que Nimuë sombre dans les mêmes ténèbres qu'elle. Non, elle allait la préserver, comme Antéros tenta de se dresser face au Lion d'Or qui perdait toute raison. C'était peine perdue. Satine reconnaissait dans cette colère, cette rage bestiale, la même fureur et cette même perdition que chez Arbhaal.

Rien à part lui-même saurait arrêter son cœur. Et son poing.

- Ne fais pas ça !

Avait-elle hurlé en devinant la prochaine action du Lion. Elle se débattait à présent, essayant de fuir l'étreinte de sa petite fille, résolue à arrêter cette ignominie. Je ne te reconnais plus, Childéric.. Il était bien trop tard, le mal était déjà fait. Grisées, les deux rouquines ne purent esquisser le moindre mouvement tant elles furent abasourdies par la violence de cette réplique. Entre les bras de Satine, Nimuë poussa un long gémissement plaintif avant de se détourner du Saint, d'enfouir son petit visage au creux du coup de sa « sœur ». Satine lança au Lion un regard noir, lourd de reproches.

Pour toute réponse aux dernières paroles du Lion, des pleurs, redoublés et affligés. Mais au fond d'elle, elle sut que ce n'étaient pas des adieux. Un jour, il lui raconterait son histoire. Un jour elle comprendrait cette part sombre qui habitait le gardien d'Athéna. Le sceau du secret serait rompu. Peut-être aurait-il mieux fallut qu'il se soit brisé avant … Tu ne cesseras jamais d'exister.

Une fois le Lion partit, ses sanglots étouffés, Satine alla rapidement déposer la malade sur son lit où elle se recroquevilla. Plus vite encore, cette dernière alla s'enquérir de l'état d'Andromède, l'aida à se remettre sur pied, l’œil inquiet.

- On peut dire que t'en as sacrément dans l'pantalon mon p'tit … est-ce que ça va ?

Telle une mère louve inquiète pour sa progéniture, l'atlante l'examina sous toutes les coutures, achevant son analyse par un petit sourire, ainsi que d'une bourrade dans l'épaule. Le chevelure du Bronze Saint fut évidemment ébouriffée pour souligner tout ceci.

- C'était stupide de se dresser devant un Gold, et courageux. Courageux mais stupide. Tu aurais pu te faire tuer ! Bon. Elle a besoin de repos, reste avec nous cette nuit si tu veux, on verra comment on s'arrange pour te faire monter là-haut, chez votre Grand Pope. C'est là où tu voulait te rendre non ?

Faiblement, la voix de Nimuë s'éleva.

- Il … il est parti ?

- Oui, ne t'en fais pas, il …

- Je … je suis terriblement désolée …

Un murmure presque inaudible, avant qu'elle ne sombre dans l'inconscience, vaincue. Satine resta là, perdue, un long moment à hésiter. Ce fut à son tour de chuchoter :

- La malédiction des O'Bannon ?

Elle eut un petit rire, sans saveur, avant d'entraîner Antéros dans son sillage, lui offrir de quoi se restaurer. Il avait lui aussi certaines choses à encaisser. Satine lui proposa même de s'occuper de Nimuë, quand il le pouvait. Lui glissant que son geste ne serait jamais oublié. Elles avaient une dette envers lui.





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"Et si l'on glisse et tombe aux portes de la mort, se relever bien vite et danser encore et encore !"


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[Fin Juin 550] Une rose fanée
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