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 [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)

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Message [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Jeu 21 Avr - 9:39
Il était là, le beau Taureau d'Airain dans sa fière armure tout en haut des marches du Sanctuaire. Devant ce Palais qu'il devait franchir pour revenir presque victorieux de sa mission. Et bien plus. Il n'avait pas sa cape, non, n'avait eut le temps d'en prendre une nouvelle... L’ancienne était loin. Son casque était juché sous son bras gauche, se présenter avec face à Bélisaire aurait été un affront certain, il le pensait. Ce n'était pas le gardien du deuxième temple qu'il incarnait là. Encore dans le doute face à tout ce qu'il avait appris, ce retour qu'il avait espéré plus doux... Passer dans le dernier temple avait été douloureux. Ce parfum qui restait... Il l'avait senti une fois par le passé mais ne s'en était pas rendu compte à ce moment, masqué par d'autres choses plus intéressantes. Les souvenirs s'éveillent. Il porta la main à son torse rapidement, soupirant avant de reprendre un air plus sérieux.

Dans son dos siégeait pourtant une boite dorée, celle du Cancer qu'il avait transporté depuis Rome et sa propriétaire était là à ses côtés, accrochée à son bras comme à son habitude. Heureusement que tu es là. Le temps pressait, aussi ils n'avaient eu réellement le temps de lui trouver un habit plus convenable... Pauvre Sunilda. Pourtant elle n'y prêtait guère attention comme toujours. Un fatalisme certain dans ses mots et ses gestes. Cette fois encore elle était là auprès de lui, présente et pourtant si loin. Il commençait à aimer cela, la voir ainsi. Ses prunelles d'améthyste perdues dans les cieux, regardant bien plus loin, comme lorsqu'elle sondait son âme avec clarté. Il la ferait certainement sortir de tout cela en parlant.

- Sunilda ? Nous allons rencontrer le Grand Pope désormais, le représentant d'Athéna. Une fois rentrés je te laisserais derrière moi devant la porte de sa salle, tu voudras bien attendre que je t'appelle pour venir te présenter à lui ?

I
l avait posé une main sur la sienne, instinctivement, comme elle le faisait avec lui. Une proximité nouvelle mais intuitive avec elle, comme lorsqu'il la portait. Son sourire était chaleureux sur cette demande, il souhaitait vraiment la ménager, elle découvrait tout avec des yeux nouveaux ici. Sa nouvelle vie. Ils avancèrent ensuite avant de se trouver devant la porte, la fameuse. Sunilda relâcha son étreinte. Il porta sa main jusqu'à sa joue comme pour la rassurer, pourtant il sentait qu'elle n'avait pas peur. Pas avec lui. L'instant d'après il disparut, s'enfonçant dans les antres du palais. Fièrement. Le Taureau d'Airain.

Il arriva à quelques mettre de Bélisaire qui était sur son trône. Cet instant lui rappela son arrivée au Sanctuaire assez similaire : lui venant ployer le genoux, portant une boite inconnue sur le dos devant le représentant de la Déesse. Il sourit alors en s'agenouillant, posant casque et poing au sol avant de déposer l'armure sur sa droite. Elle arrivera.

- Airôth, Chevalier d'Or du Taureau de retour de Rome, pour vous servir Grand Pope. M'autorisez-vous à parler ?

L
e Preux Chevalier était de retour en cet instant. Fier de ses accomplissements. Fier de respecter des mots qui lui avaient été prononcé en toute sincérité. Ces mots n'étaient pas un Poison pour pour lui mais un guide, une voie qu'il ne voulait pas lâcher quel qu'en serait le prix et jusqu'à sa mort. Ma mort... Si proche et si lointaine.

Spoiler:
 




Dernière édition par Airôth le Dim 24 Avr - 18:28, édité 1 fois
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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Jeu 21 Avr - 12:40

Sunilda ?

Oui ?

Te voilà enfin chez toi, auprès de la Déesse de la Sagesse.

Oui.

Tu es heureuse ?


Elle ne répondit pas, mit fin à cet échange silencieux pour porter son regard partout, curieuse de tout, des moindres esprits qu'elle pouvait entendre chuchoter dans les ombres. Nullement effrayée par la perspective de rencontrer le représentant de la Déesse aux yeux pers, Sunilda se laissait entraîner par le Taureau Blanc. Airôth. Sunilda ne l'appelait pas par son prénom, comme les autres. Le plus souvent, la Sainte les affublait d'un surnom étrange. Les temples se succédèrent ainsi sans qu'ils ne s'attardent. Tant mieux, si elle avait été toute seule, il aurait été fort à parier qu'elle se serait perdue en chemin pour s'aventurer et découvrir des secrets cachés. Dissimulés dans la pierre, dans quelques objets ou même, sur quelques langues qu'elle pourrait délier. Ses yeux améthystes se promenaient bien souvent, comme elle demeurait silencieuse aux côtés de son protecteur. Ils se tenaient par la main le plus naturellement du monde. Les voir ainsi aurait de quoi surprendre mais le tableau était attendrissant. Voir un géant emporter dans son sillage une si petite chose. Tellement menue, si fragile et lui si doux. Comment aurait-on pu croire qu'il pourrait la briser avec tant d'aisance ?

Impossible. Sous un certain aspect, c'était elle la plus forte des deux. Ses doigts se resserrèrent autour de ceux du Saint chaque fois qu'elle sentait le cœur de ce dernier se perdre. Elle l'empêcherait de s'en aller trop loin.

Ô triste mélancolie. « Hm ? Oui Taureau Blanc. »

Elle s'essaya à lui rendre son sourire, mais n'y parvint pas tout à fait en sentant sa main se séparer de la sienne. Une vague caresse sur sa joue, et le voilà parti, disparaissant au-delà de la grande porte à double battant. Sunilda devait le laisser aller. Il allait l'appeler. Comme elle sentait son armure vibrer, posée sur le sol, non loin du Taureau. La jeune esclave lui intima la patience et aussitôt le Cancer s'apaisa. La belle brune ne cilla pas, se contentant d'attendre sagement, comme on le lui avait demandé.

Quelques femmes habillées de leur robe d'un blanc virginal, passaient non loin et l'observaient, interloquées de la voir si débraillée, si sale. Leurs mines sévères n'échappaient pas à Sunilda qui baissa honteusement la tête. Sa peau blanche était recouverte d'une belle couche de sable et de poussière, sa robe élimée n'était plus qu'un vague souvenir et ne couvrait pas grand-chose de son corps. Quant à sa chevelure elle était piquetée de nœuds et rendue ternes par le manque de soin. Son maître avait été bien négligent. La mine sombre, elle gardait dissimulée son avant bras, là où se trouvait la marque, la signature. Son appartenance au monde des esclaves. Ni homme, ni bête. Moins que cela.

Sunilda ...


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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Jeu 21 Avr - 18:42
Dans la pénombre, deux personnes étaient assis sur des sièges à regarder l'âtre d'un feu en train de se consumer lentement. Le premier portait une robe de bure noire avec les symboles de son pouvoir, un casque doré sur le côté, un masque posé nonchalamment à proximité. Le second portait des vêtements luxueux et orientaux, le feu laissait apparaître des yeux ambrés et une peau légèrement hâlée. Les crépitements reprirent de plus belle alors qu'un léger silence s'était installé entre les deux hommes. Une panthère noire dormait à côté du second et ronronnait au plaisir du feu qui la réchauffait.

- Voici le rapport que j'ai transmis à la Déesse Bélisaire. Vous savez tout désormais !

- Merci. Cependant, je n'ai guère apprécier votre intervention lors de ma discussion avec le chevalier du Lion. Je suis absolu et personne ne saurait me donner des ...

- Suffit. Nous avons besoin de toutes nos forces et ce genre de décision demande de la raison. L'échec du Lion est à relativiser d'une manière ou d'une autre, Nimue des Poissons était instable et selon ce que l'on a compris, elle a été "purifié" du sang des Poissons. Mon élève avait pris une bien mauvaise disciple, cette affaire me concerne jusqu'à que je m'entretienne avec elle.

- La loi est la même pour tous et pour toutes. Notre Sanctuaire s'affaiblit de plus en plus en prenant des femmes dans notre Ordre et vous savez qu'elles sont faibles de corps et d'esprit. C'est une loi naturelle. Notre Déesse est trop douce...

- Vous avez un apriori bien étrange alors que celle qui nous gouverne se pare du genre d'une femme. Votre amour pour notre Déesse vous empêche de voir l'intérêt de sa décision pour les siècles à venir....
Posant un silence. Mais je crois que vous avez de la visite.

La discussion venait de s'interrompre alors qu'un garde entrait dans la pièce afin de prévenir le Chevalier du Taureau était de retour. D'un signe de la main, je le remerciais et me levais pour le suivre. Laissant derrière moi mon interlocuteur, je savais que nous reprendrions nos discussions sur les affaires persanes ! Un silence suivit le temps de mon parcours jusqu'à la salle du trône. Les gardes se mirent en mouvement et prenaient position solennellement. Airoth entrait quelques instants plus tard et s'agenouillait devant moi avec déférence. Cela me changeait un peu après tous ces problèmes accumulés lors des derniers jours...

- Sois de bon retour Chevalier, c'est un plaisir de te revoir parmi nous. Relèves toi et parle nous !

Mes deux prunelles étaient redevenues écarlates, symbole que le Sage parlait en cet instant. Est ce que le Taureau était porteur de bonnes nouvelles de Rome ? Je ne savais plus trop quoi penser depuis le rapport de Silas et de Childéric. Je laissais donc la parole au second gardien du Sanctuaire sans l'interrompre...




Les seuls qui sont autorisés à me regarder dans les yeux sont ceux à qui je parle
et ceux qui me servent. Et celui qui s'oppose à moi est autorisé à regarder vers le bas.
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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Lun 25 Avr - 0:27
Ramassant son casque il s’exécuta face à la demande du Grand Pope, se relevant sur ses deux jambes et plaçant sa protection sous son bras, restant à côté de l'urne du Cancer. Difficile de cerner les expressions du Grand Pope sous ce masque, même ses prunelles étaient difficilement accessibles. Fermées. S'il n'avait pas remarqué ce que signifiait cet objet il le saurait bien assez tôt, Airôth était heureux de l'avoir ramenée avec lui, Sunilda. Tant pour l'ordre qui gagnerait en puissance avec un femme aussi puissante qu'elle, que lui par sa simple présence et ce qu'ils partageaient depuis qu'elle l'avait accrochée, et enfin pour elle, qu'elle ne soit plus traitée comme... Cette pensée le fit vaciller intérieurement, son cœur grondait comme sa colère soudaine qu'il étouffait. Non, tout cela était fini. Elle était là avec lui.

Il s'était apaisé seul, sa présence lointaine lui suffisait, il la savait seine et sauve et cela comptait pour lui. Vraiment. Aussi sa colère passagère fut rapide, revenant face au Pope pour commencer le récit de son voyage. Par ou commencer ? Il y avait tant à dire et pourtant il savait que cela resterait court, inutile de rentrer dans les détails pour sûr, seuls les faits comptaient. Il s'éclaircit donc la voix rapidement, petit bruit qui résonna dans la grande salle vide.

- Bien. Rentrons dans le vif du sujet, une fois à Rome j'ai rencontré un Prêtre d'Apollon et pas des moindres... Il se trouvait être l'Augure du Dieu Soleil. Adalrik. Notre échange a commencé à couvert mais nous avons su nous montrer une confiance certaine, aussi a-t-il décliné son identité réelle rapidement. Nous avons discuté de bien des choses sur la vision d'Apollon et la raison l'éveil des Oracles. J'ose croire qu'il eut été des plus franc avec moi et la suite du récit vous fera penser de même j'en suis sûr. Il m'a expliqué que le Dieu voyait là la fin d'un cycle sans qu'il n'en sache réellement plus, leur éveil reste récent et eux même sont dans le flou à parcourir le monde pour comprendre j'imagine. Cherche le déclin de l'humanité... Il a été honnête, m'a avoué que nos ordres n'étaient ni amis ni ennemis. L'Augure semble être quelqu'un possédant une vision particulière du monde, conscient de nombreuses choses mais n'agissant pas forcément. Un grand observateur qui fait ce qui doit être fait, ne s’immisce pas dans les voies qui ne sont pas les siennes. Celles d'Apollon. Et pourtant il y a eu ce geste.

A
cet instant Airôth quitta l'homme assis du regard, ce dernier glissant vers la boite dorée qu'il avait posé quelques secondes plus tôt à sa droite. Il se pencha légèrement pour poser sa main sur elle, ressentant alors un comme un flux le parcourant à cet instant. Apaisant, les armures unies indirectement. Certainement que le Cancer souhaitait rejoindre la jeune femme plus loin, qu'elle le désirait plus que tout... L'inverse n'était pas réciproque, pas en cet instant il l'avait bien compris. mais quand ? Il enchaina rapidement, le Grand Pope avait certainement des questions mais l'euphorie du moment, celui de l'instant où il allait pouvoir introduire Sunilda lui fit prendre un souffle bien court avant de recommencer.

- Vous l'avez sans doute remarqué cette urne n'est pas mienne, bien qu'il semblerait que je les attire. Un éclat de rire franc vint ponctuer cette phrase, Bélisaire n'était au courant d'une infime partie de l'histoire d'Airôth sur la manière dont le Taureau était venu à lui mais il comprendrait la touche d'humour. Après tout l'Egyptien en était heureux de l'avoir trouvée. Qu'elle l'ai attendue. Il m'a aidé à délivrer cette urne et surtout... sa propriétaire qui était prisonnière. Je ne vais pas vous conter cette histoire maintenant, mais sachez qu'elle est venue ici avec moi. Je vous demande indulgence, les derniers jours n'ont pas été facile pour elle et nous n'avons pas eu le temps de faire grand chose... Vous comprendrez en la voyant. Je vais la chercher, excusez-moi.

U
n demi-tour rapide et le voici déjà pas après pas vers l’entrée de la salle. Oh il aurait pu l'appeler en prononçant son nom haut et fort mais il n'en avait plus l'envie contrairement à ce qu'il lui avait dit avant de la lâcher plus tôt. Il arriva rapidement face à Sunilda après avoir ouvert la porte, avant de la retrouver. Elle était là la tête baissée, n'avait pas remarqué le bruit ni sa présence, certainement encore décrochée du monde... Il s'agenouilla donc face à elle pour aller chercher son regard mystique avant de l'interpeler d'une voix douce, comme toujours.

- Sunilda ? Tu viens avec moi ?

I
l lui souriait tout en allant chercher sa main gauche pour la nouer à la sienne, la serrant avec force et douceur. Il ne savait pas réellement comment elle allait agir face au Grand Pope, elle était constamment entourée de ce voile mystérieux mais il la soutiendrait dans tous les cas, toutes les situations. Il serait là pour elle comme elle l'était pour lui. Constamment. Ils avancèrent donc ainsi, rejoignant Bélisaire dans la salle en s'arrêtant devant l'armure encore au sol, enfermée. La proximité de Sunilda calmerait sans aucun doute ses craintes à elle aussi.

- Grand Pope, je vous présente Sunilda, Chevalier d'Or du Cancer.

L
a pression sur sa main se fit plus intense un instant, comme pour lui souligner sa présence, la vraie. Ne pouvant la regarder en cet instant il se fiait à son instinct, se chargeait de la ramener. Au cas où. Le Grand Pope avait été bon avec Airôth et son ignorance, il le serait également avec elle il n'en doutait pas, malgré sa préhension à se perdre dans les nuées.


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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Lun 25 Avr - 20:00

Ce ne fut que lorsque la main du Taureau alla effleurer sa peau que la jeune femme revint à elle. Comme brûlée par ce contact, la belle eut une très légère moue souffreteuse. Mais à aucun moment, elle chercha à se défiler, à séparer cette main de la sienne. Si grande, qui l'enveloppait avec cette force qu'elle n'avait de cesse de sentir chez le Taureau Blanc. Elle comprenait pourquoi on lui avait demandé de l'attendre. Ça lui apparaissait si clairement que ses doutes, son égarement, tout s'envola. Comme lorsque l'on souffle sur la poussière pour faire apparaître autre chose. De plus beau, qui ne demandait qu'à sortir. Être révélé.

Alors elle avança d'un bon pas, la tête haute, silencieusement. Si silencieusement que ses pieds nus, sur le marbre blanc, ne produisirent aucunes notes dissonantes. Elle faisait partie d'un tout. Liée ici par cette main qui la reliait au présent, son armure qui chantait de lointains échos du passé et les voix des autres pour lui susurrer son avenir en tant que Sainte du Cancer. Comme Airôth l'a présenta face à la Voix d'Athéna. Que pouvait-elle ajouter ? Rien de plus qu'un salut martiale, que son père Jarl lui avait apprit. Elle n'avait pas de lame ni de bouclier mais son poing libre qui frappa son cœur surent se substituer à eux.

Elle sentait la Déesse non loin. Peut-être avait-elle tourné son regard vers eux en cet instant ? Sunilda n'aurait su l'affirmer avec exactitude mais … elle se sentait tellement bien. Si vivante, à sa place qu'elle laissa échapper un petit rire amusé. Elle s'inclina avec respect, finissant par plonger ses prunelles violines dans celles – cachées – de Bélisaire. Si mystérieuse, si proche du Monde des Morts. La chuchoteuse eut ces quelques mots qui, en apparence, n'avaient aucuns sens.

« Ancien Scorpion Rouge je vous salue, moi, Sunilda, vous présente mes hommages. J'entends beaucoup d'esprits se presser autour de vous mais je ne les vois pas. Voix de la Déesse Sage, c'est avec honneur et respect que je vous servirai. Je suis ignorante de vos coutumes, mais je suis certaine que le Taureau Blanc saura me guider. Je le sais, je l'attendais pour cette raison. »

Elle marqua une courte pause avant de reprendre d'une voix plus forte.

« Je vous prie de m'excuser mais je me suis permise de libérer un esprit tout à l'heure qui se lamentait aux abords des premières marches menant au Sanctuaire. Anteros, c'était son nom. Je l'ai guidé jusqu'aux Portes des Esprits, c'était nécessaire, j'espère seulement ne pas avoir mal agi. Elle enfin … mon Armure. C'est mon rôle maintenant. Elle m'a demandé de le faire. »

Puis elle tomba de nouveau dans le silence. Un peu gênée d'avoir tant parlé. Cela ne lui ressemblait pas, mais elle en avait ressenti le besoin. Quelque chose lui laissait à penser que cet homme, en dehors du fait qu'il soit le Représentant de leur Ordre, possédait certaines clefs et qu'il était à même de comprendre quelques secrets de ce Monde. Et du sien. Son visage se tourna légèrement vers Airôth qu'elle gratifia d'un léger sourire, essayant de voir par la même occasion si elle avait fait ce qu'il fallait. Elle cherchait de la reconnaissance, un signe, même bref. Oh lui aussi allait finir par la comprendre totalement. Sunilda ne faisait rien pour se cacher.

Sunilda ?

Hm ?

Tu as bien agi.


Elle le pensait aussi.



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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Mer 27 Avr - 2:19
J'écoutais sagement les informations que le Chevalier du Taureau m'apprenait actuellement. Chaque nouvelle venant de Rome n'était pas de nature à me satisfaire, savoir que l'Augure d'Apollon était "neutre" vis à vis des nôtres était en soit une bonne nouvelle. Puis, voilà que Airoth me montrait l'armure du Cancer... Des tas de questions arpentaient mon esprit à cette simple annonce. Normalement, cette armure était restée dans son temple à attendre le réveil de Scythès. Pensif et aussi déçu, je sentais que l'un des chevaliers les plus proches de ma génération ne reviendrait pas de sitôt.

Me levant, je voyais la nouvelle gardienne de la quatrième maison du Cancer, elle semblait si fragile comparée à son prédécesseur. Une femme. Tss. Mon esprit n'était pas au mieux depuis les informations de Childéric et de Xanathos. Je m'approchais donc dans un grand silence afin de regarder l'armure d'or du Cancer. C'était bien elle. Mon regard ne cessait de faire des allers et retours entre les deux nouvelles "personnes" présentes. Puis, je me tournais vers Sunilda afin de donner quelques mots.

- Sois le bienvenu Chevalier du Cancer. J'espère que tu auras la même grandeur que celui qui a porté cette armure pendant des années... Ceci dit.... Non, je m'égare. Scythès du Cancer était mon ami depuis des années, cela me fait juste étrange mais c'est la vie des Chevaliers et la volonté des Dieux...

Je me retournais avec un regard mélancolique. Quelque chose venait de se briser en moi et je ne savais pas encore quoi... Je pris la parole après quelques instants de tranquillité.

- Chevalier du Cancer, je viens d'envoyer en mission le Lion de Némée. Je souhaite donc que tu gardes les défenses de ton temple en attendant. Posant un silence. Mais, avant tout cela, puis je savoir d'où tu viens ?

La question était froide. Aucune marque d'attention. Mais alors que j'attendais ma réponse, je le ressentis de nouveau. Il s'était établi dans mon temple depuis une petite semaine et cela m'indisposait de le savoir graviter les couloirs du temple. Soudain, comme un souffle, un vent léger et floral pénétrait les lieux alors qu'une présence se faisait sentir. Un homme entrait par une des portes menant dans les accès interdits du Grand Pope. Portant un masque noir et un casque rouge, il semblait ressembler à l'ombre de celui qui se parait d'or et d'albatre.

- Seigneur Bélisaire.

Il restait silencieux et courtois en présence des deux autres chevaliers d'or. Mais je savais qu'il préservait la dignité de ma fonction en cet instant, il n'était pas de nature aussi protocolaire que moi. Plus familier dirons nous. Il se posait donc à mes côtés dans dire un mot et observait le Chevalier du Cancer avec intérêt. La seule chose qui pouvait intriguer, c'était cette fragrance parfumée qui s'échappait de l'ombre du Pope.



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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Jeu 28 Avr - 12:24
Toujours noués l'un à l'autre, face à la Voix de la Sagesse, Airôth regardait Sunilda se présenter à Bélisaire. D'un certaine manière ses paroles étaient belles, elle jurait sa fidélitéau Sanctuaire en cet instant et demandait implicitement à l'Egyptien de rester avec elle pour la guider. Lui n'y voyait là qu'une parole qui trahissait une vérité qui était déjà la sienne : c'était un évidence. Il sourit alors légèrement suite à ses premiers mots. Comment n'aurait-il pu le faire après tout ?

La suite fut des plus intéressante. D'une voix plus sûre, plus ferme la nouvelle Sainte du Cancer s'exprima sur une chose dont elle ne savait juste apparemment. A l’appellation du nom d'Anteros le Taureau d'Airain sursauta légèrement, comme sorti de ses pensées par la compréhension. Comme si tous les rouages d'un mécanisme venaient de s’emboîter, la dernière pièce manquante liant le tout. Les marches du Sanctuaire... Ainsi c'était cela, Sunilda avait détâché son âme de son être pour aider celui qui était tombé lors d'un affrontement aux pieds des Douzes Temples. Tout était plus clair, les paroles de Sunilda cet instant, la raison du son sommeil soudain, son sourire après être revenue à elle. A cet instant il ne la quittait pas des yeux, fixant sa bouche pour suivre chaque mouvement de ses lèvres. Elle finit par tourner sa tête elle aussi, ils fixaient alors là, oubliant totalement le lieu, leur présence ici... Jusqu'à même l'aura de Bélisaire. Leurs sourires se complétaient.

C'est d'ailleurs sa voix, celle du Grand Pope qui le fit sortir de ce monde onirique. Airôth fut presque étonné des mots du Seigneur des Saints mais les comprenait, perturbé par la perte du précédent porteur de l'armure. Sa douleur devient être bien grande et il ne parvenait réellement à la masquer et malgré ce qu'il portait sur son visage ses mots le trahissaient. Comment ne pas le comprendre après tout ? Airôth se mit alors à faire naviguer son pouce de bas en haut sur la petit main qu'il tenait fermement, douces et légères caresses pour l'apaiser. Qu'elle ne s’inquiète pas. Bélisaire continua tout en se retournant, demandant à l'ancienne esclave de veiller sur son temple, à faire son devoir de Chevalier... Airôth ne put s'empêcher de penser pourquoi lui signifier cela, après tout c'était une évidence, et pourquoi ne pas lui dire la même chose à lui après tout ? Le Cancer se trouvait après le Taureau. Les autres temples étaient-ils vides ? Même le sien ?

Tout cela n'avait pas d'importance en l'instant car la dernière question du Grand Pope intriguait le Taureau d'Airain, lui aussi curieux d'en apprendre plus sur celle qu'il ne connaissait que très peu au final. La compréhension mutuelle qu'ils partageaient n'avait pas réellement besoin d'informations supplémentaires. De leurs passés. Pourtant nul doute que cela ne pourrait que l'aider à comprendre un peu mieux les choses. A la comprendre plus simplement encore, presque intuitivement. Aussi il resta muet suite à l'apparition d'un... deuxième Grand Pope ? Sur l'instant Airôth écarquilla les yeux, légèrement surpris il fallait le dire : jamais l'on ne lui avait parlé de cela, pourtant ce casque et se masque signifiait beaucoup il n'en doutait pas. Si semblable mais si contraire à la fois... Qui est-il ? Il salua Bélisaire avec retenue et distinction avant de se placer proche de lui. Désormais ils étaient tous les quatre deux par deux, faces à faces. Airôth inclina légèrement la tête face à l'inconnu tout en fermant les yeux, montrant son respect tant à la personne qu'à ceux qui discutaient en cet instant, ne coupant pas leurs paroles inutilement.


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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Jeu 28 Avr - 13:19

« J'ai rencontré Scythès, une fois. » Avait-elle déclaré avant de s'interrompre devant le regard empli de tristesse qu'elle capta sans mal. « Le Lion de Némée ? Hm … »

Elle se perdit tant dans son esprit que la jeune femme laissa échapper quelques précieuses secondes avant qu'elle ne lui réponde. Fort heureusement, les attentions d'Airôth à son endroit la tenaient relativement accrochée à cet instant. Ô elle captait tellement de choses qui l'appelait pour vagabonder. D'où viens-tu, Sunilda ?

« Je viens des lointaines contrées du Nord, là où la neige est éternelle. Je suis fille de Jarl. J'ai grandis sous le regard du Père de toutes choses avant de rencontrer la Déesse Sage. Je garderais ma Maison. »

Même si la jeune femme savait qu'elle n'allait pas apprécier cela, elle acceptait de bonne grâce. Protéger sa Maison. Ce jour funeste où elle avait tout perdu, elle n'avait pas été assez forte pour empêcher ce malheur. Aujourd'hui Sunilda comptait bien faire en sorte que cette tragédie ne se répète pas. Pour eux. Pour lui. Son regard améthyste se porta sur le Taureau Blanc. Elle lui rendit son sourire.

Qui s'effaça très vite. Légèrement, Sunilda s'était affaissée, prête à montrer les crocs. Ce parfum lui fit froncer le nez. Il était similaire à celui qu'elle avait senti dans le Temple du Taureau. L'apparition d'un nouvel inconnu masqué en ces lieux eut de quoi faire surgir son autre facette, celle liée à cette Terre. Visiblement, la Sainte du Cancer se méfiait, avait même reculé d'un pas, cherchant à se dégager de l'étreinte sur sa main. Qu'Airôth s'essaye à la retenir et la louve montrerait son agressivité par un grondement bestial. Cet homme la rendait sauvage.

« Poison. »

Se contenta t-elle de chuchoter.

Calme-toi Sunilda. Il est différent.

Petit à petit la jeune femme reprit contenance, parant son doux visage d'une expression calme, bien qu'interrogative. Sa tête se pencha sur le côté, son cosmos entrait en action pour étudier l'invisible. Son armure vibra, en liesse pour communier avec sa porteuse qui poussa un soupir de soulagement.

« Qui êtes-vous ? »

Elle posait une question que son ami devait se poser. Momenti Nomen. Cette fois, la jeune femme ne parvenait pas à le lire. Voilà pourquoi et sans se soucier des convenances, s'était-elle directement adressé à l'intéressé, avait fait quelques pas dans sa direction pour s'arrêter, réalisant qu'il lui manquait quelque chose. Taureau Blanc. Elle leva sa main dans sa direction.



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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Lun 2 Mai - 21:12
Le silence du Taureau ne me posait pas de problèmes et l'arrivée de cet homme n'était pas pour me satisfaire sur le coup. La jeune femme venait donc du nord... Fronçant les sourcils, j'observais le cosmos de la demoiselle était étrange, éthérée. Toutefois, la prudence me demandait de ne rien dire pour l'instant, je laissais mon "ami" se présenter comme il se devait. Etonnament la situation me convenait pas des masses, et, je me doutais que les choses n'allaient pas dans le bon sens au vu des soucis actuels dans tout le domaine sacré.

La question de cette dernière se concentrait sur le nouveau venu. L'aura de ce dernier était impassible, calme et détendue. Ses prunelles noires passaient du Chevalier d'or du Taureau à la jeune femme en laissant passer quelques instants. Il prit enfin la parole, assez grave mais en même temps chaleureuse.

- Je suis l'éminence grise du Seigneur Bélisaire. Je suis son protecteur personnel actuellement selon les lois du Sanctuaire.

Un sourire. C'était la fin de cette phrase pour le moins amicale et tout aussi mystérieuse. Hochant la tête, je ne pouvais qu'approuver ses dires faute de mieux... Puis, je me relevais enfin afin de reprendre le fil de la conversation.

- Airoth, tu recevras sous peu un courrier au sein de ton temple afin de partir en mission diplomatique, tout sera dans cet écrit.

D'un geste de la main, je me tournais afin de me diriger vers mes appartements.

- Vous pouvez disposer et félicitations Airoth, excellent travail.

Le lieutenant du Pope observa les deux chevaliers d'or alors que le Pope se retirait. Quelques secondes passèrent et il prit la parole à son tour avant de se retirer.

- Chevaliers, je sais que les Spectres agissent dans l'ombre de l'Empire Perse. Toute information concernant ce point doit me revenir d'une manière ou d'une autre.

Une certaine autorité naturelle sortait des lèvres de l'inconnu. Une étrange aura douce et apaisante comme une fragrance entourait les deux Saints...

Citation :
Fin du RP pour moi °°






Les seuls qui sont autorisés à me regarder dans les yeux sont ceux à qui je parle
et ceux qui me servent. Et celui qui s'oppose à moi est autorisé à regarder vers le bas.
Tu devras connaître ta place.


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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   Ven 6 Mai - 11:33
Sunilda était méfiante, sa main s'était crispée alors qu'elle reculait en osant dire un mot, le mot : Poison. Elle était partie, avait quitté cette proximité pour laisser son instinct la guider. Sur l'instant Airôth ne put comprendre, ne sentait pas cette fragrance proche de celle qui l'avait frappée plus tôt. Pas aussi sensible à ces choses que l’Éthérée. Il l'avait laissé partir donc, laissé agir comme au devant des marches. Elle était complexe et il n'avait pas le désir ni le besoin de étouffer constamment de sa présence. Ils n'en avaient pas besoin tant l'un que l'autre. Puis elle avança lentement, sa crainte ayant laissé place à l'intrigue, aux questions : qui était-il ? La question qu'ils se posaient tous deux mais elle fut la voix.

Ses pas se stoppèrent alors et elle tendit la main vers lui, innocemment comme à son habitude. La voir méfiante lui avait fait dire que lui aussi devait être sur ses gardes et son visage restait impassible jusqu'à cet instant. Comment ne pas sourire face à un tel geste, une telle attention. Il se mit en mouvement pour la rejoindre, mêler leurs doigts une nouvelle fois jusqu'à la prochaine fois où ils devraient se séparer. Ils n'avaient pas à se méfier, moins encore lorsqu'il énonça son rôle sans réellement se présenter. Soit, il semblait bel et bien être l'ombre du Pope. Pourquoi se montrait-il maintenant ? Quelque chose se tramait, Airôth en était sûr et l'attitude du Cancer n'en cachait rien non plus : Les mots d'Adalrik lui revirent alors... La fin d'un Cycle.

- Merci Grand Pope.

Q
uoi dire de plus ? Il lui accordait sa confiance pour réitérer l'acte fait avec les Oracles d'Apollon en lui confiant une nouvelle mission du même ordre. Il le félicitait pour cette réussite et d'avoir ramené au Sanctuaire un des douze gardien. Les paroles de Sunilda résonnaient dans esprit, celles de ne pas oublier ce qu'il avait fait son sourire grandit alors tout comme sa confiance en lui. l'envie de ne pas décevoir, d'être ce que les autres voyaient en lui. Tous. Il resserra légèrement l'étreinte autour des doigts de l’Éthérée comme pour lui faire comprendre sa fierté. Comme pour la remercier de sa présence ici en cet instant des plus important. La fatalité n'existait pas et ce n'était pas le Destin qui les avait placé sur cette même route, non. Tout s’éclaircissait lentement, tant sur leurs passés que leurs, commun comme personnels.

- Je m'en souviendrai.

D
erniers mots adressés envers l'inconnu avant que les deux, le Pope et son Ombre, ne disparaissent dans les profondeurs de ce temple. Airôth se tourna alors vers Sunilda, toujours heureux et souriant. Tout s'est bien passé, Sunilda, tu as été parfaite. UIl lui fit un signe de tête pour qu'ensemble ils quittent se lieu, qu'il retournent dans leurs demeures respectives. Il regardait la belle de bas en haut, fixant ses vêtements et ses formes presque honteusement montrées...

- Allons-y Sunilda, tu n'oublieras pas ce que je t'ai demandé dans ton maison, hein ? Car je pense devoir partir sans toi, le Grand Pope t'as demandé de garder ton Temple et moi...

S
a mine s'assombrit alors, il venait d'y penser mais ce voyage se ferait sans elle. Cette mission il ne pourrait la faire avec elle. Il l'aurait aimé pourtant, aurait été plus en confiance, plus sûr de lui. Il songea alors à Nimuë et aux Atlantes, le Temple des Poissons vide... Le Seigneur Bélisaire allait-il lui demander de parlementer avec eux face à cette défection ? Probable, il ne voyait pas grand chose d'autre de toute manière. Pourtant il n'était pas triste face à ça, pas tant qu'elle était là, que leurs mains étaient liées. Pas depuis ce qui s'était passé dans la deuxième maison, non. Il en était même plus fort et en reprenant la route il se mit à sourire, observant le paysage du haut de cette colline, les douze temples se dessinant sous leurs yeux face à un coucher de soleil presque divin. Apollon les éclairait pour quelques longues minutes encore... Il fallait...

- Profitons de ces derniers instants ensemble, face à l'horizon, marche par marche, veux-tu ?

R
esserant l'étreinte autour de sa petite et douce main, ajustant l'urne du Cancer dans son dos. Il se penchait alors, observant un rayon de lumière sur son front, sa peau blanche éclairée comme lorsqu'Adalrik l'avait soignée d'un mal. Aussi il se mit à faire la même chose que lui, la même chose que l'Augure, ses lèvres allant caresser avec douceur et affection le haut de sa tête. Profitons, oui...


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Message Re: [Début Juillet 550] Ombre et lumière (Bélisaire & Sunilda)   
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