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 [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]

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Message [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Sam 18 Juin - 20:49


Absorbée dans sa prière, la Sainte du Cancer sentit un frisson lui parcourir l'échine. Alors elle ouvrit les yeux et regarda tout autour d'elle, comme perdue, une vive sensation d'appréhension la gagnant et qu'elle tenta de museler. Une fois qu'elle eut calmer les battements erratiques de son cœur, la passeuse d'âmes finit par se redresser, éteindre les quelques bougies qui éclairaient le mur devant elle. Sauf une qu'elle prit avec soin entre ses mains en coupe. De là elle approcha la flamme pour éclairer … un visage. Ce dernier semblait paisible dans la mort, figé à jamais dans une expression de stoïcisme absolu, le teint légèrement cireux. Il ressemblait en tout point à Silas des Gémeaux mais elle, lui et d'autres qui partageaient son secret, savaient que la réalité était toute autre. Son jumeau reposait à présent contre l'un des piliers de la porte des Esprits dont elle était la gardienne.

Un nouveau frisson, plus prononcé que le premier la fit grincer des dents. Cette impression dérangeante enserrait sa gorge dans un étau, froncer ses sourcils d’incompréhension. La jeune viking sut alors qu'elle ne pourrait éternellement ignorer leurs appels incessants. Il était temps de progresser dans les hauteurs du Sanctuaire et de se mettre en quête d'esprits perdus et tourmentés. Et elle savait où ils se cachaient, fourbes créatures. Il lui fallait se résigner à affronter le parfum des roses empoisonnées, celui qu'elle avait senti sur Taureau Blanc un fois puis … sur cet homme qui s'était fait appeler l’Éminence Grise. Le nouveau Grand Pope. Prestement, la jeune femme alla draper son corps blanc d'une robe couleur de nuit, se rappelant des conseils de Scorpion Rouge.

Puis elle s'en alla sans se presser, la tête perdue dans l'immensité d'un ciel étoilé. Sans masque, car elle n'en comprenait toujours pas l'utilité, ou la nécessité.

Les dernières marches grimpées, la petite jeune femme brune marqua un temps d'arrêt sur le parvis du temple, avisant d'un quelconque danger l'ayant suivit. Ombre ou homme. Une habitude qu'elle avait pris suite aux derniers événements ayant ébranlé le premier temple et l'entrée du Sanctuaire d'Athéna. Pas celle de s'annoncer néanmoins. Ainsi était l'enfant-sauvage, l'ancienne esclave que son maître avait nommé « Lilith ». La démone. Rêveusement, elle déambula, ses pieds nus ne faisant presque aucun bruit sur le sol en marbre blanc. Elle était une ombre parmi les ombres, se glissant en silence dans les ténèbres. Aujourd'hui encore elle avait évité le Soleil et son regard. Cette nuit, rien ne l'empêchait d'aller voir la Dame Blafarde.

La fragrance des fleurs écarlates la fit froncer le nez, plaquer une main contre sa bouche et ce dernier. Outre l'odeur qu'elle ne parvenait vraiment pas à apprécier, un second parfum supplantait l'autre et inquiétait la Sainte qui fit un pas pour se découvrir sous la lumière laiteuse. Sunilda était une jeune femme au port altier, aux jambes souples et la démarche aérienne. Chacun de ses pas étaient une invitation à la danse, un appel pour les âmes. Son regard étrange, améthyste, s'attarda sur une rose qui poussait un peu éloignée des autres. Solitaire. La belle s'accroupissait, intriguée, un index prêt à caresser le velours rouge des pétales. Elle s'arrêta, huma l'air comme un animal. Tout un paradoxe pour cette ancienne princesse nordique que l'on avait enchaîné. Sa tête se pencha sur le côté tandis qu'elle balaya le champ de roses.

« Il y en a beaucoup. »

Un grondement lui répondit, éclata dans sa tête.

C'est ton devoir.

Elle acquiesça, se redressa de toute sa hauteur. Petite hauteur. Elle n'était pas bien grande et plutôt mince à cause des années de privations. Mais pas seulement. Ses rêveries et pérégrinations avaient tenu Sunilda éloignée des choses matérielles de ce monde. Un pas, puis un autre et elle fut sur le point d'entrer dans le jardin … commença à écarter les bras. Mais en cet instant où nulle émanation de cosmos s'envolait d'elle, n'importe qui aurait pu la prendre pour une simple servante. Une servante perdue, sur le point de commettre une erreur mortelle.



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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Sam 18 Juin - 23:46

Une renaissance, c'était le mot juste, voilà sur quoi travaillé depuis son arrivé le jeune homme, sur la renaissance de se temple, de ces jardins mais aussi de ce couloir au parfum mortel. Ce parterre était tout ce qu'il n'aimait pas, tellement impersonnel, qui que ce soit, l'ancien chevalier qui avait laissé une trace de son passage allait devenir qu'un lointain souvenir, comme une pensée soufflait par une brise printanière. Aphosiôsê n’était pas le genre à vivre là où un autre avait vécu avant sans effacé tout souvenir de ce dernier. Il n'y avait aucun remord dans ces actes, il n'avait pas connu et, sûrement, qu'il ne connaîtrait jamais l'ancien propriétaire des lieux.

Il avait passé le plus clair de son temps à étudier, à appréhender ce passage protecteur qui menait au Pope, le gardien ne pouvait se permettre de faire brûler chaque parcelle ou même de faire faner ces dernières. Non la pousse, malgré le cosmos, prendrait quelques jours et le sanctuaire ne semblait pas être à l'abri d'une attaque, et même si ce n'était pas le cas, nous ne sommes jamais trop prudent.
Il n'avait point remarqué la chute du soleil derrière l'horizon et les hauteurs du sanctuaire, c'est le vent, un peu plus froid, qui le tira de sa méditation au centre des roses de l'allée. Il n'avait pas réussi à trouver de solution, dans l'immédiat, pour se débarrasser de ce nectar olfactif qui se voulait mortel pour une personne lambda.

Déposant les mains sur le sol de roses, il semblait s'être appuyé sur ces dernières qui pourtant n'avaient pas subi la contrainte du poids du guerrier, cela n'avait été qu'un léger effleurement, comme une caresse sur le visage d'une enfant. Un soupir, un étirement sur la pointe des pieds, le jeune homme à la chevelure ivoire avait laissé échappé un soupir paisible, mélange de plaisir de se déployer et d'ennui face à la situation présente. Il n'était pas le genre à agir à l'instinct et bien heureusement pour le grand Pope qui n'aurait sûrement pas aimé voir un immense escalier vierge de protection à son réveil demain.
Il s'était donc perdu, un peu plus, dans le dédale du temple des poissons, cherchant ce qui pourrait le substanter pour la soirée, il n'avait pas prit le temps de faire monter une servante jusqu'ici pour y recevoir de la nourriture de la journée ou même créer une programme pour recevoir régulièrement sa pitance, non, il fera cela à un autre jour, à un autre moment, il y avait mieux à faire et les gargouillis de son ventre serait comme un compagnon un peu trop râleur, maugréant dans sa barbe au coin du feu que la mission était bien trop compliqué pour lui. Cela faisait combien de temps d'ailleurs qu'il n'avait pas réellement côtoyer quelqu'un, enfin plus que quelques minutes en accompagnant Akrites. Il n'avait plus compter, il avait cessé de le faire car cela n'avait guère d'intérêt en soi. Il fallait bien le reconnaître que ce genre de comportement avait fait reculer sa politesse et sa manière d'appréhender les gens, toujours taquin, ironique, aux mots acides quand il n'était pas clairement désagréable dans l'approche. Au moins, il n'avait pas eut besoin de se lier aux autres, évitant tout simplement les pertes morales, mentales et ainsi être déstabiliser.

Mais il fut tirer de ses pensées un peu sombre quand il regarda vers le champs de fleurs, comme s'il espérait une ultime révélation pour trouver solution à son problème immédiat.

Une forme, une silhouette, un intrus qui s'était permis de fouler son temple non avoir à chercher s'il y avait un gardien attitré ou même des soldats pour veiller à ce dernier. Entrer dans le sanctuaire d'un chevalier d'or, c'est comme violer un lieu sacré par ses croyances païens et s'asseoir sur les rituels de cette religion. D'autant plus que la créature de nuit se voulait exploratrice mais surtout conquérante, elle semblait bien décidé de partir à l'assaut du passage mortel comme si de rien était.

Il fallait bien se l'avouer, cela amusa quelque peu représentant des poissons, prit d'un doute, d'une envie joueuse, se devait-il de prévenir à haute voix l'inconnu qu'il courait à sa perte, se devait-il de le laisser courir à sa perte et y perdre la vie par dédain pour les lois régissant le sanctuaire d'Athéna... Ou alors ne rien faire juste par jeu...

Il roula des yeux quelques instants, il savait déjà ce qu'il devait faire, par obligation, mais c'était un peu à contrecœur qu'il fit cela. Se déplaçant sagement, pieds nues lui aussi par habitude, avec moins de discrétion que l'inconnu, car les bracelets de cheville s’entre-choquaient dans une léger tintement désordonné. C'était une bonne manière de voir si le passager avait l'oreille fine et alerte, mais même si c'était le cas, même si le son l'avait trahi, ce qu'il fit quand il arriva à hauteur de l'inconnu fut calme et pesé pour éviter tout mauvaise surprise.

Cassant sa hauteur, il se plia en deux, son visage apparaissant au-dessus de l'épaule droite de l'étranger pour souffler, entre ses lèvres.

« La vie est une fleur, et le temps son fléau. Nul ne peut lutter et quand le temps est venu la mort l'enlève. »

Il reprit son souffle, s'interrompant quelques instants, venant à couper la parole si la personne se voulait dérangeante par des mouvements de lèvres.

« Ton temps est donc venu que tu tentes de foulée cette beauté mortelle ? Rassure toi, aucune fleur que l'on pourra porter sur ta tombe, ne sera plus belle que celles dans les quelles tu sembles décider à mourir.»

Puis, tout aussi lentement qu'il s'était penché, il se releva, faisant un pas en arrière, puis un autre et finalement un dernier, une distance de sécurité ? Si l'on veut, cela était fait pour éviter aussi tout contact désagréable et non souhaité. Pas de peur, juste de la prévention.
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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Dim 19 Juin - 9:56


Un léger tintement, une jolie et intrigante musique aux oreilles du Cancer qui, d'un coup stoppa ses pas. Sans pour autant se retourner, elle attendit que l'inconnu se porte jusqu'à elle pour se détourner avec lenteur. Ses grands yeux étranges et mauves contemplèrent le jeune homme sans mot dire, mains jointes devant elle. Dans cette parfaite maîtrise de soi et tranquillité qui lui était propre. Pourtant elle sembla ne pas comprendre les mots du gardien de ces lieux car, légèrement, sa tête brune se pencha sur le côté. Elle le détailla plus encore, notant son habit immaculé, comme cette chevelure qui dégringole. Un sourire s'épanouissait sur ses lèvres vermeilles. Blanc comme les contrées de son enfance. Oui, cela avait de quoi rendre la demoiselle nostalgique. L'ancienne esclave attendit donc que la voix de l'homme-blanc ne meurt tout à fait avant de l'imiter, par jeu, un pas, puis un second et enfin un troisième dans sa direction pour rétablir ce qui avait été brisé. La distance. La belle huma l'air à la manière d'un animal, eut une petite moue contrariée. Une ombre fugace et dangereuse dans l'éclat de ses prunelles. Pour autant elle ne s'échappait pas. Pourquoi craindre le Poison ? Elle le connaissait déjà.

« Je ne connais pas la personne qui a dit cela. Mais je sais qu'Euripide, lui, a dit ceci : Le temps révèle tout et n'attend pas d'être interrogé. »

Son sourire se fit plus mutin, elle se retourna légèrement pour regarder le champ de roses qui tranchait d'une manière saisissante dans tout ce noir. Elle devait bien admettre que ces fleurs-ci étaient d'une beauté absolue.

« Je ne suis rien pour juger de la beauté du monde. Je ne côtoie que la mort et ses ténèbres. Ces roses sont très belles, mais je préfère celles qui luttent et crèvent le manteau de la neige. Pas celles qui se complaisent dans leur suffisance. D'autant qu'elles ne sont pas les tiennes. Elles sont à Poison Écarlate. »

Nimuë. Un moment, la jeune femme sembla chercher quelque chose dans ses affaires, tranquillement, jusqu'à présenter au gardien des fleurs une toute petite chose desséchée et blanche, tirant sur le jaune. C'en était presque risible en comparaison de la magnificence des dames rouges mais le parfum, après toutes ces années, était toujours aussi doux et puissant. Le dernier fragment de son enfance perdue. Un Edelweiss. La manière dont elle regardait cette toute petite chose était criante de vérité : son cœur songeait à un autrefois perdu. Qu'elle n'avait su préserver. Un soupir.

« Décidée à mourir ? Mais je le suis déjà, morte, d'une certaine manière. Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Et je ne veux ni de tombe, ni de fleurs pour ce corps. Non, je ne veux pas être au contact de la terre pas comme Scythès, l'ancien passeur d'âme. Ce fut difficile de l'emmener jusqu'aux Portes. Le feu m'emportera et mon âme gagnera sa place. Que ce soit dans le royaume des morts, ou dans le Cocyte si le Hadès à décidé de me prendre. »

Sunilda était une femme étrange et sauvage que beaucoup pouvaient trouver dérangeante. C'était pour cette raison et parce qu'elle en était vaguement consciente que la belle avait choisi de se cloîtrer dans son Temple. Il n'y avait eu que Silas des Gémeaux qui s'était permis de la chercher dans ses ombres et seuls Lesath du Scorpion ou encore Airôth, ancien Taureau avaient eu le droit à ses visites impromptues. À un peu de compagnie de sa part. Et maintenant, lui, l'homme-blanc. L'homme-pur. Celui qui portait sur lui le même parfum qu'une personne qu'elle avait pu rencontrer.

« Tu portes la même essence qu’Éminence Grise, notre nouveau … Grand Pope. Toi aussi tu es un Poison. »

Nul reproche dans le timbre toujours égal et chantant dans sa voix. Juste un constat. Elle n'était rien pour juger qui que ce soit, elle l'avait déjà dit.

« Vous faites partis de ces paradoxes de la vie que je crains et que j'admire. Je n'aime pas votre parfum, mais je reste attirée tout de même. Comme la Mort face à la Vie. Ou la Vie face à la Mort. C'est là que j'oscille aussi. Entre ces Mondes. Tu comprends, Poison Blanc ? »

Sunilda ... tu es bien bavarde et effrontée. Cela, elle le savait mais en avait cure.



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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Dim 19 Juin - 11:07
Que de vilainie dans la bouche d'une si petite femme, si elle n'était pas si étrange dans son comportement ou sa vocable dérangeante...

Elle n'employait nullement des mots qu'une servante emploierait, il y avait un manque de respect entre ses lèvres assez étrange mais d'impolitesse. C'était autre chose, elle s'exprimait de manière énigmatique, à sa manière, comme si elle n'était que difficulté au sein de relation sociale, ce qui était ironique, il fallait le reconnaître, quand on savait que l'actuel chevalier d'or avait le même soucis. Pour sûr, soit une immense incompréhension mêlée à des piques, à de l'ironie et à des phrases sans queue ni tête allait se mettre en place entre eux, soit la similitude dans le caractère sociale allait faire mouche et créer une pseudo connexion qui permettrait un échange plus qu'intéressant.

C'est avec un intérêt non dissimulé qu'il observa les réactions de la demoiselle qui pencha la tête, tel un animal qui tentait de comprendre les ordres qu'on tentait de lui faire assimiler. Il tiqua tout de même à la remarque sur les roses, sur leur « suffisance » comme elle avait dit, la jeune femme ne comprenait pas l'essence même de la beauté selon Aphosiôsê, non la Beauté ce n'était pas de la suffisance, c'était une lutte interne de tout les jours, créer ou devenir, le rester, être égal tout les jours, c'était quelque chose de plus compliqué qu'une image renvoyée.

« Oh ! je vois, tu es de celle qui pense que parce qu'on lutte pour sortir, le mérite n'est que plus grand. Il est tellement plus simple de partir de rien pour sortir valeureux que d'être déjà au panthéon divin et d'y rester. Tu me parles d'une pseudo poussée pour vivre alors que tu ne vois pas le travail accompli pour être ce que l'on est chaque jour. »

Et pourtant, si, elle devait le savoir par rapport à son statut, mais Aphosiôsê ne pouvait pas le savoir à cet instant, même s'il commençait à douter de la présence de la demoiselle sur son domaine.

C'est sur que quand on côtoie des morts,la lutte intérieure, elle a disparu depuis bien longtemps, être égal à soi même est devenu une obligation car le statut ne peut plus changer.

« Meurt sans que l'on te voit et tu ne seras rien, tel tes perces neiges. Meurt alors que tout le monde connaît et reconnaît ton existence et tu laisseras un grand vide. Toi qui semble te perdre sur le Styx, tu devrais savoir cela, on ne conte pas les aventures des paysans morts, ou rarement, mais plus souvent des dieux ou des demi-dieux décédé aux combats. »

Tu entres dans la sphère d'amusement du gardien, d'ailleurs, un léger sourire naît sur son visage de cire pour disparaître l'instant d'après, tel une illusion si la jeune femme n'avait pas porté d'yeux sur lui à cet instant. Certes, il venait ouvertement de dire que tout être n'était pas égaux à ses yeux, et c'était le cas, malgré toute la bizarrerie que l'intruse pouvait déployer, elle ne restait qu'une intruse inconnue à ses yeux et pour le moment, n'avait que peu d'intérêt sauf de lui servir de passe-temps.

Mais en plus d'avoir quelques gestuelles animales et un mélancolie du temps jadis, elle semblait aussi très, trop, observatrice, ses facultés et son intuition avaient fait mouche sur la personne qu'elle avait face à elle. Penchant le visage, le menton vers l'intérieur de son torse, le regard penché vers elle camouflé sous un amas d'ivoire capillaire, il offrit un sourire et un regard énigmatique à cet instant précis.

« Tss... Tu déduis énormément de choses en suivant ton instinct... Tu es un animal communicant avec la mort et la vie. Je ne suis pas un paradoxe, c'est la situation qui est paradoxale. »

A ses propres mots, il recula d'un pas encore avant de marcher, en cercle autour d'elle, lentement, le regard en coin pour l'observer, épier ses faits et gestes.

« Tu es là, à me parler, à me côtoyer comme si tu avais déjà une idée de qui je suis, ce que je représente et ma raison d'être là. Mais tu ne parles pas réellement, tu extrapoles sur mon essence tout en m'offrant un surnom qui me semble bien trop lourd à porter pour être innocent. »


S'interrompant, il se mit de profil, face à la jeune femme, déposant ses premières phalanges sur le sommet de son torse, laissant son pouce errer sur ses nombreux colliers qui n'était que bibelot pour trancher avec sa peau d'albâtre.

«  Le hasard est une illusion. Tyché n'a aucun pouvoir sur ma personne et encore moins sur ce lieu. Dit moi maintenant ce que tu es venu faire ici et ce que tu veux. »

Qu'elle se rassure, malgré les mots inquisiteurs qui sortaient de sa bouche, le ton n'y était pas, il n'était pas dominant ou même désagréable, non ils étaient mélanges d'impatience, de curiosité, comme s'il espérait que cela ne soit pas banalité car cette dernière tue toute beauté dans la vie d'un Homme.
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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Dim 19 Juin - 11:55


Ses mots n'étaient pas là pour blesser ni même entraîner une quelconque réaction. Pourtant, sans doute malgré elle, Sunilda venait d'outrager ce si beau jeune homme à la silhouette pâle. Elle haussa des épaules, comme souvent elle le faisait quand une chose n'avait pas sa place ici, ou qu'elle voulait balayer la fausseté des mots. Il se trompait, quelque part. L'enfant-sauvage avait parfois du mal à s'exprimer. Sa tête esquissa un léger « non », fit voleter sa chevelure aussi sombre que la nuit de droite à gauche, dans un ballet hypnotique. Elle se sentait déjà mal à l'aise, mais ne regrettait rien dans un même temps. Le sentiment était étrange, autant qu'agréable, dans une certaine mesure. Converser ainsi n'était pas sans lui rappeler les « leçons » du vieux sorcier de son village perdu dans les neiges éternelles.

« Oui, ma vision est tronquée. Je ne suis pas « Celle-qui-voit-Tout. », quand bien-même il m'arrive de voir des choses passées ou futures. Pardonne ma naïveté, je ne suis qu'une jeune louve. Je ne voulais pas te blesser. »

Lui pardonner. Non, être désolée n'était plus envisageable. Lesath lui avait soufflé cela il y a peu de temps. Comme l'ancien prénom qu'on l'avait affublé, il serait difficile pour Sunilda d'aller au-delà des choses. Les relations humaines, cette matérialité gênante mais nécessaire encore. Elle resta immobile, telle une statue de sel.

« Oui, dans le monde des vivants. Pourtant j'entends toutes les histoires quand je me perds sur le sentier du Royaume des Esprits. »

Alors elle l'observa très attentivement, l'imita quand il pencha son faciès d'albâtre, lui rendit son sourire et son air énigmatique tandis que dans le lointain, l'écho d'une autre musique montait peu à peu jusqu'à elle. Passeuse d'âmes. Le devoir revenait à grand pas. Puis le dédain, pour elle, il ne semblait pas apprécier sa petite intrusion, ni-même cet échange. Aussi resta t-elle un temps dans son mutisme, son bouclier face à l'inconnu. Elle hocha la tête pour signifier son accord. Oui, la situation était paradoxale. Une rencontre, une confrontation ? La jeune Sainte ne savait pas encore. Pourtant il commença à marcher autour d'elle, comme l'avait fait le Dieu-Loup Lykeios. La comparaison l'amusait, si bien que son sourire ne fit que s'étirer davantage et la détendre.

« Je ne pense pas me tromper. »

Fit-elle malgré elle, sa langue se déliant avant que son esprit ne soupèse le poids de ses mots. La jeune brune ajouta alors tout en considérant d'un œil neutre, le petit manège du gardien des lieux.

« Il n'y a pas de jugement ni même de fiel dans ma bouche. J'énonce oui sans savoir, mais ça ne change rien au fait que tu es ce que tu es, là, maintenant, gardien du temple. »

Le son des colliers d'or qui s'entrechoquent la rendait perplexe et brusquement rêveuse, silencieuse. Il lui semblait comprendre certaines choses tout à coup. Ses yeux améthystes plongèrent dans ceux du jeune homme.

« Surnom oui, mais je ne te nommerais pas par ton prénom originel sans te connaître véritablement. Momenti Nomen. Cette loi s'applique aussi dans ce monde. »

Elle marqua une courte pause avant de lui répondre. Oui, que faisait-elle ici ? Que voulait-elle ?

« Je suis venue ici parce qu'on m'a appelé. Ton jardin est impur et doit être débarrassé des esprits tourmentés qui l'habite. C'est mon rôle, Athéna m'a guidé dans son Sanctuaire pour cette raison. Je dois libérer les âmes et mettre de nouveaux visages sur mon mur. Les prier, les pleurer peut-être. Des héros sont tombés ici ainsi que des petites gens. Sache que dans la mort ils sont tous égaux. Je les mène aux Portes de la même façon, je les écoute et les accompagne de la même manière. Je les nomme le moment venu. »

Momenti Nomen. Cette règle avait son importance et la jeune femme semblait bien décidée à l'appliquer. Elle ne lui demandait d'ailleurs pas son avis, pour le moment. Comme elle ne faisait rien. Ils s'observaient en silence. Jusqu'au moment où la brune se prit à marcher, à tourner lentement autour du jeune homme comme il l'avait fait tantôt avec elle. Dans le même but. Comme une danse.

« Le hasard est une illusion. Hm … crois-tu à un Destin immuable ? »




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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Jeu 23 Juin - 9:45
Cela, il l'avait bien compris qu'elle n'était pas celle qu voie tout, elle n'est pas un oracle, elle n'est qu'une intruse au sein du temple des poissons et qui se permet énormément de liberté dans ses gestes, ses paroles, mais aussi dans son attitude. Malgré cette analyse personnelle, Aphosiôsê haussa un sourcil aux dires de cette dernière, penchant le visage sur le coté, il siffla, entre ses lèvres, tel une vipère avant de donner l'impression de rire silencieusement, point de son, rien du tout avant que le tout ne disparaisse pour offrir un visage de cire neutre.

« Me blesser ? Tu ne peux le faire, pas avec des mots. Personne ne le peut. Prêter de l'intérêt aux dires d'autres mortels, c'est leur offrir de l'importance, trop pour ce qu'ils sont, sur une terre dominée par les dieux, aucun être vivant n'a d'impact sur moi. »

Faisant montre d'une délicatesse dans ses mots des plus... Non, en fait, sa voix comme le ton est assez froid mais étrangement ironique sur l'instant, voulant envoyé le message à la jeune femme qu'elle était invité à parler, de dire ce qu'elle voulait, cela ne changerait rien sur le calme étrange qui planait autour du Poison Blanc.

« Je ne comprends même pas pourquoi tu précises cela, que tes dires blessent ou non, ce n'est pas à toi d'en juger, mais à celui les recevant, tu uses ta salive pour ne rien dire. »

Et bien si l'intruse avait eut un retour tout autre sur les excuses, Aphosiôsê lui offrait sa version des faits. Les mots, le pardon, la prévention de ce dernier, à quoi bon ? Ce n'était que perte de temps, surtout pour faire un coup dans l'eau. Autant ne rien dire et attendre de voir si la personne était réellement blessé par ce que vous veniez de dire à l'instant.

Mais à nouveau, elle arracha un haussement de sourcil rapide à ses dires, elle voyageait dans le royaume des morts, décidément, elle n'était pas qu'une simple Intruse, elle était tout autre chose, ce n'était pas une sorte d'oracle ou de devin, non, elle n'aurait pas eut la permission de se déplacer si facilement entre les temples ou même, elle aurait respecté les lois ici bas. Non c'était autre chose, mais quoi ?

Un Saint ? Possible... Mais dans ce cas, un équivalent à lui, car un Saint connaîtrait, lui aussi les lois et les respecterai... Mais un équivalent pourrait se dire que LUI n'était qu'un inconnu et mettrait le respect et la politesse de coté pour s'inviter.

Écoutant les dires de ce dernière, il déposa son propre index sur l'extrémité de sa bouche, indiquant à la demoiselle de faire silence quelques instants, un peu comme un ordre ou une demande.

« Du fiel ? Les animaux ne font rien pour le plaisir de blesser. Tu ne peux donc pas l'avoir dit dans le but de me blesser, mais oui, puisque tu sembles l'avoir deviner. »

Il repoussa largement sa masse capillaire d'un blanc clair tout en faisant apparaître une rose aux pétales blanches et aux veines rouges, tel une représentation de son être au sein d'une fleur. Jouant de cette dernière entre ses doigts telle une pièce qu'il ferait danser, les gestes pourraient servir à hypnotiser notre inconnu, mais il y avait peu de chance qu'il y arrive, de toute manière, ce n'était pas la finalité du geste, il devait juste occuper ses doigts et sa personne, rien de plus. Signe d'ennui ? Oui et non, c'était plus compliqué que ça, il se voulait curieux mais réprimander encore ses pulsions et ses questions.

« Oui, je suis le Chevalier des Poissons et Poison Blanc sera suffisant. »

Tu es déstabilisant petite créature, beaucoup trop, et cela en est insupportable. Tu ne peux donc pas être comme tout le monde, silencieuse et à l'admirer pour son physique et ce qu'il est ?

« Nous en revenons à notre conversation. La mort n'est qu'une délivrance qui met au même niveau dieu et mortel mais je refuse cela, je ne suis pas un simple mortel, je suis un élu d'Athéna et de ce fait, mon statut et ce qu'il représente font de moi un être à part entière. Tu diriges la mort et je crée la vie... La situation, ce que nous sommes, tout ceci est paradoxale. »

Il ferma les yeux, levant une main pour déposer le bout de ses doigts sur son propre torse, comme s'il prenait une profonde une inspiration pour inhaler le parfum nauséabond des roses présentes. La rose toujours vivante entre ses doigts.

« Tu peux prendre les morts ici présents, ils sont à toi, je n'en ai que faire, ils ne me sont pas utile. Nettoie ce lieu, purifie le, ils hantent et enlaidissent cet endroit qui doit se renouveler, renaître et pour cela, le jardin doit récupérer sa pureté d'antan. »

Même s'il ne l'avouait pas, à cet instant, tu allais lui rendre service, lui faire une grande partie du travail qu'il n'avait pas saisi, la mort s'était donc installer chez lui et se nourrissait des plantes pour enlaidir le cadre et l'endroit.

Fixant, à chaque passage devant soit, la jeune femme, il gonfla son corps, expulsant l'air par le nez, comme s'il trouvait amusant la question qu'elle venait de poser.

« Le destin ? Je pense que l'on peut lutter contre son destin ou s'en offrir l'illusion. Mais il est inéluctable. Pourquoi ? Crois tu que ton destin était de me contempler et d'échanger quelques mots avec moi ? Dans ce cas... » Il se pencha vers elle quand cette dernière passa devant lui. « Estime toi... Chanceuse... »

Lâcha-t-il avec un sourire figé, presque malsain dans la forme avant de se relever dans son entiéreté et de perdre cette expression in convenu.
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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Jeu 23 Juin - 20:35


Le jeune femme ne reviendrait pas sur ce qui avait été dit. Qu'importe la teneur des réponses qui lui fut faite. Sunilda, à l'instar de Poison Blanc, ne pouvait être blessée par des mots. Mais pas pour les mêmes raisons que le Saint des Poissons. C'était différent, parce qu'elle était différente. Et au fond, elle en avait cure. Le Royaume des Vivants ne l'intéressait guère. Bien que paradoxalement, la curiosité la poussait à revenir céans, à se pencher sur les maux des hommes. Délaissant ceux des morts. Or, ce qui l'avait amené jusqu'ici relevait directement de ce dernier point. Devoir. Rôle. La jeune femme, subitement, paraissait se refermer. Non, c'était tout autre chose. Déjà, Sunilda était ailleurs, détournait ses yeux de cet être parfait, symbole de la beauté et de la Vie dans toute sa gloire et splendeur, pour contempler les nuées. Les portes de son monde à elle.

Il pouvait refuser la Mort et ses lois, il découvrirait un jour toute l'étendue de son erreur. Devait-elle pour autant l'en prémunir et lever le voile de la désillusion ? Ses yeux améthystes se fixèrent sur la rose veinée d'écarlate.

« Pourtant, tu termineras au Cocyte, comme le devrait Scorpion Rouge. Tout le monde a une place au sein du Pandémonium. À ma mort, je serai sans doute enterrée non loin de toi, dans la neige et le froid. Peut-être serai-je ta guide dans l'au-delà. Peut-être me narreras-tu ton histoire, me révéleras ton nom, Poison Blanc ? »

Un soupir. Un sourire, celui qui était des plus doux et serein.

« Tu célèbres la beauté de la Vie, moi, celle de la Mort. Voilà tout notre paradoxe. N'est-ce pas ? »

Alors qu'elle continuait de graviter autour de lui – Mort face à la Vie – Sunilda s'arrêta quand il se pencha vers elle. Grande et pâle silhouette majestueuse jugeant de la petitesse de la sombre présence de la passeuse d'âmes. Pourtant toute aussi marmoréenne que lui, avec ce teint de porcelaine qu'elle arborait. Ses origines nordiques ressortaient, son ancien statut également. Pas celui d'esclave. Enfant, elle avait été fille de Jarl, une sorte de princesse des glaces. Et en cet instant où elle darda ses prunelles violines dans celles de son interlocuteur, brisant un peu plus la distance qui pouvait les séparer, elle sembla irradier de sa propre majesté. D'un cosmos mordoré, plus obscur que l'or des armures d'Athéna. Le parfum de l'homme était plus fort, mais cela ne semblait pas l'affecter. Pire, la jeune brune prit une profonde inspiration et … chuta contre les dalles en pierres.

Un beau silence s'installa, si vaste, si pur. Et le vent se leva, emportant dans son sillage une musique étrange et entêtante. Les Poissons pouvaient-ils entendre les voix des défunts ? Une autre supplanta les milliers d'autres.

« Chanceuse ? Je le crois oui. »

Une forme éthérée s'éleva au dessus du corps inanimé de Sunilda. Une apparition toute drapée d'un manteau immaculée. C'était bien la jeune Sainte pourtant, avec des cheveux d'un blanc aussi pur que celui de Poison Blanc, et des yeux vermeils qui voyaient bien au-delà des choses. Elle était ici et ailleurs, se pencha un peu plus vers le jeune homme qu'elle toisait, de sa hauteur tandis qu'elle flottait littéralement au dessus du sol.

« As-tu déjà contemplé le reflet de la Mort ? Reflet de la Vie … »

Soudain, quelques flammes bleutées s'allumèrent dans les mains de la passeuse d'âme. Les frappant l'une contre l'autre, la jeune femme sous sa forme fantomatique fit exploser une myriades de petites étoiles iridescentes. Celles-ci furent portées par un vent invisible et … révélèrent des formes agenouillées, en prière pour la plupart, redressant la tête en entendant la voix de Sunilda qui s'éleva.

« Ils sont les plus faciles à trouver car ils m'espèrent encore, les Endeuillés Bleus. Ils prient. Ils attendent tranquilles. »

D'un claquement de doigts la belle les fit disparaître sans autre forme de procès. Puis, lentement, elle entama une danse aussi singulière que belle. La Ronde des Esprits. Elle avait pour but d'appeler les Autres et de les attirer, comme un papillon le serait face à la flamme d'une bougie. Sa robe immatérielle suivait ses mouvements lents et hypnotiques. D'une grâce particulière, prouvant peut-être à Poison Blanc qu'elle n'était pas n'importe qui. Qu'importe les titres et les statuts.

« Viennent ensuite les Désespérés Gris. À eux, je dois faire renaître leur flamme. »

D'autres présences commencèrent faire leur apparition à mesure que la Sainte dévoilaient leur présence à force de mouvements de plus en plus aériens. De ses mains, elle effleura les joues de ces pauvres hères qui soupirèrent d'aise et d'extase. Une simple caresse avait suffit. Les voilà partis.

« Et il y a d'autres que je dois traquer. Les Déviants Rouges. Eux n'hésiteront pas à m'attaquer. »

Un cri retentit la faisant brusquement se retourner. Ses yeux s'écarquillèrent en comprenant qu'elle n'était pas la seule qu'ils pouvaient attaquer. Avec lenteur une ombre rouge s'était glissée dans le dos des Poissons … sifflante, vengeresse.

« Non ! »

Cria Sunilda en se ramassant sur elle-même, achevant son avertissement en un hurlement de loup. Ses mâchoires se refermèrent sur le corps écarlate de l'esprit esseulé. Un loup immense et blanc s'était fondu, à la vitesse de la lumière, au travers le corps bien réel du Saint des Poissons et sans une once d'hésitation, avait déchiqueté son ennemi. Sauvagement et avec violence. Les crocs de la Louve s'enfoncèrent encore et encore provoquant un cri de douleur déchirant de la part de l'âme rouge. Elle le dévora. Se retourna avec lenteur vers Aphôsiosê. Sa métamorphose cessa et Sunilda reprit sa forme originelle.

« C'est fait. »

Annonça t-elle d'une voix étrangement éteinte. Elle s'effaça en fermant ses yeux écarlates. Le corps de la jeune femme s'anima alors avec douceur, se redressa pour s'asseoir. Tenter de cacher les tremblements de ses mains. Sans un autre mot, la jeune Sainte se remit sur ses pieds, tituba, manqua de tomber. Elle s'éloigna mais dû appuyer son épaule contre la pierre d'une colonnade. Le froid lui fit du bien, elle resta donc là, immobile en attendant que le malaise passe.




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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Jeu 23 Juin - 22:49
Et pourtant, malgré cette vérité absolu, Sunilda arriva à retirer un sourire amusé au chevalier. Oh oui, elle avait la logique mortelle de notre monde avec elle, mais Aphosiôsê se refusait à l'entendre, comme le fait de se dire qu'il pourrait vieillir, dépérir puis disparaître, ce n'était pas vrai, pas possible, il était un demi dieu, il pouvait briser les étoiles avec son poing et de cela, il en était persuadé alors la mort... Il pouvait lutter contre et qui sait, peut être la battre et la plier à sa volonté. Mais cela n'était que pure folie et ce dernier, l'était toujours un peu... Fou.

« J'entends, je comprends, mais je refuse. La mort n'est ni un chatiment, ni un délivrance. C'est ce que tu voulais dire par destin, que ma mort était inéluctable ? Et si ce n'était pas le cas ? Si je pouvais créer la vie ou la Renouveler ? Rompre cette certitude qui est tienne pour te prouver que tu as tort. Je vais m’affairer à cela et je montrerai que la mort n'est qu'une poussière dans mon cosmos. »

Comme tout les ennemis futurs qu'il tuerai, ils ne seront que poussière, revenant à leur état originel. Préférant occulter la question sur son nom, il préférait garder le surnom, plutôt bien choisi, par la donzelle face à lui. Poison Blanc, ce n'était pas courant ni banal et cela offrait une lumière directe sur ce qu'il était et son potentiel de dangerosité. Il allait le garder, c'était convenu dans sa tête.
Ce ne fut qu'un hochement de tête positif qui accueilli la remarque sur la paradoxe de la situation et de leur essence, mais cela était bien plus, elle menait les morts, les diriger pour que leur âmes ne se perdent pas et lui, il manipulait le cosmos qui dormait dans l'air, dans les êtres pour les faire naître et pourquoi pas, renaître, tel les roses. C'était bien plus que la Vie ou la Mort.

La suite... Surprise mêlée à de l'amusement, elle avait été somptueuse dans cette image qu'elle offrait, elle avait frôlé le statut royal durant quelques secondes, tel une reine de glaces qui irradier de son charisme pure et naturelle, puis vint, l'inspiration, elle semblait vouloir s'enivrer du parfum délicatement poivré qui dégageait du Chevalier des Poissons pour finalement vaciller, tomber puis sombrer sur le parterre de roses. Le gardien d'ivoire n'avait pas bougé, point sourcillé, il l'avait regardé tomber, là, devant lui, sans même se donner la peine de la rattraper, ce n'était pas un galant homme et puis il voulait éviter les contacts, ce n'était que pure précaution qu'il se forçait à maintenir.

Puis, à nouveau, la surprise revint au grand galop, un peu comme un gifle soudaine et non désirée, comme si on voulait vous tirer de la torpeur pour vous prévenir d'un danger immédiat sauf que là... C'était tout autre, ce n'était plus un corps physique mais un corps astral qu'il avait face à lui, qui le contemplait et que le toiser de toute sa hauteur. Comme s'il n'était rien de plus qu'un morceau de chair qu'Hadés dévisageait. Cette situation était, on ne peut plus, désagréable pour le jeune homme, cette sensation ne lui plaisait guère, mais il devait la subir et malgré le sentiment qui le prenait au ventre, il garda une expression des plus neutres.

Il ne répondit, non, il était bien trop absorbé par ce qui se passait autour de lui, du spectacle macabre et pourtant intéressant qui s'offrait à cet instant. Bien que muet, il était pourtant présent, il écoutait tout en tentant de cerner la raison de ses créations, de ses présences face à lui. Rien n'était anodin, les êtres féeriques semblaient toujours avoir été là et graviter autour des roses du temple. C'était peut-être cela qui l'empêchait tout simplement de trouver une solution ou de travailler convenablement ici bas. Sans vouloir se répondre à soi-même, il releva à nouveau ses prunelles saphir sur la demoiselle, cette dernière partant dans un balai gracieux tel un cygne dansant sur un lac.

Il s'était douté qu'elle n'était pas qu'une innocente et frêle jeune fille mais maintenant, il avait sa confirmation, elle pouvait Réellement communiquer avec les morts, avec la mort.

Elle était un phare pour ces hommes perdues qui errer sans but, souffrant en silence. Elle avait un don, l'amante des morts avait un don. Elle pouvait voir, dialoguer et interférer avec la mort. Elle était exacte opposée de ce qu'il était...

Et pour cela, elle était tel un aimant, il ne la connaissait pas et pourtant, elle avait déjà tout son intérêt.

Quittant ses propres pensées avec des yeux grands ouverts quand elle hurla, il n'eut pas le temps, pas l'occasion de se retourner, de voir, de comprendre qu'elle avait déjà agit, pas comme elle l'avait fait quelques temps au-paravent, non, elle avait perdu de sa grâce pour un côté bestiale et agressif, dévorant simplement sa proie.

Trop rapide, trop nouveau, trop... Juste trop, Aphosiôsê ne savait quoi penser, quoi dire ? A quoi bon parler de toute manière, elle avait fait, agit et réalisé. Se débarrassant des damnés du jardin. Rapide et efficace, mais le contre coup était bien présent.

Un pas en arrière, puis un autre et finalement un troisième, habitude qu'il avait prit pour mettre un espace de sécurité entre les différentes personnes de son entourage. Son regard d'azur suivit la jeune femme, ne lui offrant qu'un simple regard, point de main tendu, de sourire rassurant ou même un remerciement. Il n'avait rien demandé, il n'avait pas requis ses compétences ou sa présence.

Mais elle avait fait.

Offrant quelques secondes de répit à la jeune femme, il se déplaça vers elle, se mettant face à cette dernière.

« Si fatiguée, si fragile qu'il ne serait que facilité de t'ôter la vie maintenant. Mais comme je viens d'arriver, que je ne veux pas d'ennuis et que... Je ne vois pas où cacher un corps. Tu peux te reposer dans l'immédiat. »


Lâcha-t-il sur un ton à demi sérieux. Oh, il savait très bien qu'elle n'allait pas mal le prendre, d'autant plus qu'il ne l'aurait pas dit sur ce ton s'il avait été sérieux. Non au lieu de ça, il recula, à nouveau, se posant contre l'une des colonnes à son tour. Un pied posée à plat contre la pierre et les bras croisés, son regard saphir se perdant dans ceux de la jeune femme, la testant, la jaugeant sans retenue ou gêne dans sa manière de faire. Non, il était chez lui et son assurance dans cet acte n'avait pas d'égal vivant.

Un silence s'instaura, laissant le vent et le parfum s'engouffraient dans ce lieu vide de Mort mais avec deux représentant de la Vie.

Finalement, la vie reste la dominante.
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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Ven 24 Juin - 20:58


« Je … te l'ai déjà dis. Je suis déjà morte. »

Fit-elle plus par automatisme qu'autre chose, sans même prendre la peine de soupeser la teneur de ses propos. Quelle importance cela revêtait ? Surtout pour cet homme qui paraissait se moquer d'elle, même dans cet instant de faiblesse. Était-ce une réelle moquerie ? Ou autre chose ? Cela, la jeune femme ne se le demandait pas. Les mots étaient ce qu'ils étaient et les siens possédaient en eux une certaine vérité. La Vie se riant de la Mort. Oui, la Sainte était faible, fragile et il aurait été simple de faucher ce corps mortel. Chair, os et sang. Car au final, il ne s'agissait que d'une simple enveloppe, rien de plus. Rien de moins.

Elle redressa la tête dans sa direction quand il se replaça devant elle, lui offrant une vision d'elle plus dure, plus … terre à terre. Celle qui voyageait entre les mondes, en cet instant, plus qu'aucun autre, était profondément ancrée dans cette réalité. La leur. Celle de l'humanité. Et la jeune femme ne semblait pas apprécier ce fait-là. La rêveuse se confrontait à la rigueur que ce royaume-ci lui imposait. Alors l'ancienne princesse Nordique apparaissait comme plus sauvage, plus farouche. Moins encline au dialogue. Amertume ? Peut-être. Ou seulement de la fatigue.

« Tu n'as pas peur alors ? De moi ? Tu n'as pas peur de la Mort ? » Le timbre de sa voix était plus grave, plus sombre. Mais l'ersatz d'un sourire s'épanouissait sur ses lèvres. « Vaincre la Mort ? Il te faudra vaincre la Vie aussi. Non ? Nous sommes étroitement liés. Je pourrais t'aider. Peut-être. Tu auras besoin de les dompter. De me dompter ? »

Son rictus se fit un instant plus mutin. La Sainte du Cancer, prise d'un long frisson, entoura son petit corps entre ses bras. Un geste vain. La nuit était pourtant chaude. Mais elle, elle avait si froid.

« Cela faisait longtemps que je n'avais pas dévoré une âme. »

Un soupir et sa tête se releva vers les hauteurs, là où la lune pâle brillait en maîtresse incontestée dans ce ciel d'encre. Une couleur rassurante pour la belle Sunilda qui portait pourtant le prénom d'une guerrière du Soleil. Puis ses yeux retombèrent sur la silhouette appuyée du Saint des Poissons qu'elle détailla longuement sans ressentir la moindre gêne. Lui-même ne s'en était pas privé. Elle aussi l'évaluait à sa manière.

« Si un jour tu dois tuer mon enveloppe, prends soin de la brûler s'il te plaît. C'est la seule chose que je demande. Tu laisseras le vent emporter mes cendres. »

En échange et comme pour sceller cette « promesse » qu'elle seule envisageait comme telle, la passeuse d'âme se mordit le pouce jusqu'au sang, fit naître une perle écarlate qui grandit et grandit encore … Alors elle s'écarta de la colonne et s'employa à dessiner quelque chose sur la pierre. Elle commença par tracer un grande ovale carmin puis d'autres traits. Pour finir et toute absorbée dans sa tâche, la jeune femme détailla comme des pinces qu'elle fit acérées. Elle se recula. Un crabe.

« Il te protégera maintenant. Elles pourront grandir sans ombre, tes roses. »

Une grande et étrange force émanait du symbole vermeil. Une signature cosmique, celle de la Sainte du Cancer. Sans doute venait-elle de lui révéler ce qu'elle était vraiment. Une sœur d'arme, ou au moins une égale. Si jamais on pouvait se hisser jusque là aux yeux de cet homme. Ce Poison Blanc.

Ses yeux mauves se refermèrent un instant, elle reprit sa posture première. À un détail près que la jeune femme semblait s'être endormie.




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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Dim 26 Juin - 23:05
Morte ? Pourtant elle semble bien vivante, plus dans la sphère d'influence du jeune homme que celle qu'elle pratique. Si elle devait le manipuler un jour, ça serait de sa mort alors qu'il pouvait le faire là, de son vivant, pourquoi soufflait-elle donc cela ? Pour se rassurer ? Certainement, ça ne pouvait qu'être ça de toute manière.

« La Mort est comme la Vie un passage obligatoire. Tout deux sont immuables, mais j'aime à croire que la vie est plus passionnante à vivre car modifiable de sa propre volonté. Tu vas me dire que je pourrais, de ma mort, modifier mon état de mon plein grès est seul ? »

Il aurait aimé avoir tort, mais il le savait déjà, ses roses n'avaient plus de vie quand il leur avait retiré tout sens à la vie puisqu'il était de ceux qui créé et prend. Certes sans les amener aux portes d'Hadés, mais il avait le pouvoir de faire passer de vie à trépas.

Puis il détourna le visage, regardant vers le jardin de roses, un sifflement, calme et léger, quitta ses lèvres, comme pour souffler ses pensées qui revenait à la charge sur l'état du parterre, ce qu'il devait en faire, il ne pouvait pas se perdre dans ses idées, il avait une intruse qui s'était invitée et ce n'était pas bon d'ignorer les saints, d'autant plus qu'il était nouveau et une réputation était vite fait.
Plus sérieusement, non, il avait un léger intérêt pour la jeune femme qui avait menait jusqu'ici de bien étrange investigation mais qui avait été on ne peut plus performante dans ce qu'elle faisait.

« Te tuer ? Voyons... Je n'ai pas encore poser mes affaires que tu me parles déjà de te tuer. Laisse moi aménager le tout et nous verrons pour cela plus tard. Chaque chose en son temps, la mort viendra tôt ou tard. »

Lâcha-t-il avec un petit sourire amusé sur le minois et concernant la perte de temps sur son corps... Il ne peut pas t'en vouloir, c'est naturel de perdre son regard sur la beauté quand on a la chance de la contemplé et de ce fait, même s'il a bien senti ce dernier sur son être, il n'aura qu'un sourire un peu plus large et sûr de lui quelques instants avant de fermer les yeux et d'offrir un visage serein.

« Tes cendres, parce qu'en plus je dois faire un bûcher en ton nom et ton hommage ? Qu'Athéna me protège de cela, si je fais un jour cela c'est que je n'aurais rien de mieux à faire. Je pense que même te tuer sera prioritaire par rapport à cela. »

Et puis qu'est ce que c'était cette manie de salir son temple, de sang en plus, il venait d'arriver, on allait déjà croire qu'il blessait les jeunes filles plus petites que lui. C'était un comble tout de même, pourquoi diantre faisait-elle cela ? Un pacte se signe avec l'accord des deux parties, pas en forçant le premier, on n'était pas à un croisement de rue ou on invoquait le démon pour lui prendre son âme...
De toute manière, c'était trop tard, non ? Elle semblait bien décidé à faire du saint des poissons sont four crématoire attitré. Avec le recul, c'était un peu triste de se voir affublé d'un titre pareil, surtout à la première rencontre... Mais indirectement, le choisir, était comme une invitation à mêlée la vie et la mort entre eux et d'en être l'instrument, l'idée n'était pas désagréable si elle n'était pas aussi morbide.

« Tu me dis que ton sang me protégera, mais qui me protégera de lui, de toi et des âmes qui traînent dans ton sillage ? C'est un peu une obligation que tu fais à cet instant. C'est assez frustrant, comprends tu ? »

Il se voulait clair et pourtant, lui-même avait du mal à se comprendre. Mais dans sa tête cela semblait plus limpide. Il voulait exprimer le fait qu'il ne voulait pas être redevable de quelqu'un, d'une aide ou de quoi que ce soit d'autre des gens, être entouré, même mal, il ne le voulait pas. Il préférait rester loin de tout et de tout le monde. Les liaisons étaient ce qui détruisaient un être vivant, partir en pleurant ou enterrer un être était ce qu'on pouvait y avoir de pire. Il s'était juré d'éviter cela et voilà qu'à sa première rencontre avec un Saint, ce dernier lui forçait déjà la main pour lui être indispensable. Elle avait déjà dépassé les limites de ce qu'il pouvait accepter et pourtant, il allait patienter, il voulait voir si cela lui était réellement utile et si ce n'était pas le cas, lui dire entre quatre yeux qu'elle n'avait aucune utilité pour lui comme pour son temple. Patience donc...

« Elles te remercierons en tant voulu... Si cela est réellement efficace... Maintenant que tu as fait cela, que peux faire le chevalier d'or des Poissons pour toi ? »

Lâcha-t-il sur un ton paisible alors qu'il ouvre finalement les yeux, posant ses saphirs sur les améthystes de la demoiselle pour la défier à cet instant. Simple teste mêlée à la curiosité de la voir réagir à cela.

Si tu viens à lui répondre écailler un poisson...
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Message Re: [Mi-Juillet 550] Purifier le jardin [Pv Aphosiôsê]   Jeu 30 Juin - 22:05


Lentement la jeune femme se laissa glisser le long de la colonnade, inspirer et expirer un peu de cet air chargé d'une fragrance trop capiteuse. Elle apprécia le contact de la pierre froide contre son front fiévreux : tout comme le nouvel envol de pensées des Poissons. La Vie face à la Mort, la Mort face à la Vie. Sa prétendue Immuabilité. La Sainte du Cancer n'y croyait pas, mais ne ferait pas part de son propre cheminement. Pas maintenant, pas ainsi. Pas comme ça. Pourtant ses mots l'amusaient, preuve en était qu'elle ne le quittait pas un instant du regard.

Sunilda prit le temps de la réflexion, observa le Crabe écarlate qu'elle venait de lui imposer. Il n'avait pas tord dans le fond et cette réalité la fit dodeliner de la tête.

« Toi qui souhaite briller dans la Vie et te hisser à hauteur des Dieux … Mortel, comment fais-tu pour être inaccessible. Si tu veux que l'on se souvienne de toi, il te faudra tisser ta toile. Comme moi. Avons-nous le choix ? »

Un sourire, elle plongea dans son regard.

« Que pourrait faire la Vie pour la Mort ? C'est une bonne question. »

Ces deux entités que tout opposaient et pourtant … elles ne pouvaient exister l'une sans l'autre. Semblables aussi dans leur immuabilité ? Cette pensée fit sourire Sunilda qui porta sa main devant sa bouche pour étouffer un léger rire. Rien de moqueur. Elle ne saurait juger une chose qu'elle ne connaissait pas, un homme dont elle ignorait jusqu'au nom.

« Diamétralement opposées, la Vie et la Mort. Mais si similaires … elles s'attirent. Je me souviens bien de l'histoire d'Hadès et Perséphone. Il y'en a beaucoup d'autres, de ces histoires … Mais celle-ci est ma préférée. Toi qui aspire au titre de Dieu, tu dois les aimer aussi, non ? »

Ses doigts allèrent se perdre dans sa chevelure sombre, aussi obscure et brillante que la nuit. Ces derniers glissaient et se perdaient dans cette oriflamme noire qu'elle commença, pensivement à natter, ces si longs cheveux d'ébène … Inconsciemment la belle s'était prise à chantonner.

« Je comprends tes questions. Mais me penses-tu réellement dangereuse ? Je ne me suis jamais définie comme étant une menace pour les Hommes. Si tel était le cas … Je demanderai à Athéna de me bannir sur le champ. Ce n'est pas mon rôle de faire abattre un monde de noirceur sur vous. Ni vous voir entourer d'âmes furieuses. Je suis une Sainte d'Or, pas un Spectre d'Hadès. »

Sur ces mots elle se redressa, sa chevelure disciplinée ramenée en une tresse qui fut emportée par une main invisible. Comme si la Cancer était entourée par une force issue d'un autre royaume. L'éclat de ses prunelles violines se firent plus perçant. Ses pieds nus foulèrent le marbre, réduisit à néant la distance que les séparait. Un pas, un second et puis un troisième. C'était ainsi qu'elle le testait, le poussait dans ses retranchement. Malmener un peu la Vie.

« Je veux juste que tu n'oublies pas cette rencontre, Poison Blanc. »

Penchée dans sa direction, la Sainte du Cancer, avec un sourire en coin, frôla son compagnon d'armes pour commencer à prendre la direction de la sortie.

Vie, sauras-tu danser avec la Mort ?



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